Ex Libris Umbra : le RPG dessous l'histoire de Harry Potter
Bonjour, cher invité !

Tu es ici parce que tu aimes l'univers de Harry Potter et que tu voudrais savoir savoir les coulisses de l'Histoire ?

Voici le contexte... Tu es pendant l'année scolaire 1991-1992...
Et si tu pouvais faire de de grands changements ? Que ferais-tu ?

Artisan de mon sort et de celui de plusieurs...
Où chacune de tes actions ont des conséquences sur toi et sur les autres joueurs.


Ex Libris Umbra, où tu suis les coulisses de l'Histoire...
Et où tu peux aussi la changer.

Merci de t'inscrire sur ce forum RolePlay convivial...
Et de laisser ta trace sur le Livre des Ombres.



 
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 Au bord du rivage

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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Au bord du rivage   Mer 14 Juil - 14:52

Précédemment, ici


"Alors, je vais t'appeler… Mori. Ça veut dire forêt en japonais, ça te va bien ! "

Forêt ? Bah tient, c'était bien la première fois qu'une personne lui disait cela. Comme quoi, les gens s'arrêtaient toujours au niveau du physique pour juger les autres. Mais bon, au moins, c'était un peu plus original que si elle l'avait appelé Robin Wood ou un truc de ce genre. Si le Serpentard portait du vert, ce n'était pas par goût de sa maison, mais simplement pour la signification de cette couleur si particulière. Elle était synonyme de mort, mais aussi de sombre et noir, de part le mot persan sabz. Sans compter que parfois, le vert caractérisait le Diable, tel le Diable des Carnages qu'il était. Ca donnait un avertissement à ceux qui voulaient trop se rapprocher de lui. Il fallait s'attendre au pire avec lui, et ils jouaient à la roulette russe s'ils étaient avec lui.

En tout cas, ça lui faisait un nouveau pseudonyme, pour quelqu'un. Comme si c'était important...

Puis, l'ancien mercenaire suivait Sarah, les mains dans les poches, et d'une expression neutre au visage. Il essayait de trouver ce qui le dérangeait chez elle ? Sa puante gentillesse ? Son caractère des plus lumineux qui l'emmerdait royalement ? Sa naïveté des plus irritantes ? Le Clone n'arrivait pas à trouver ce qui n'allait pas. Et toutes ces pensées qui l'attaquaient de toutes parts, venant des autres imbéciles autour d'eux. Bien évidemment, ça devait être comme ça. Certains qui le connaissait de vu et de réputation se frottaient les yeux, n'en croyant pas leurs yeux. Il entendait même au loin des messes-basses. Hmph ! Comme d'habitude quand il marchait dans un couloir bondé. Cela passait bien au-dessus de l'étudiant. Que ces crétins sans cervelle restent dans leurs ignorances, ce n'était pas ses affaires.

Ce fut au bout de dix minutes qu'ils arrivaient au lac enchanté. Mouais, c'était un lac comme les autres, peuplés de créatures aquatiques, dans l'esprit du jeune homme. Tss... S'il ne fallait que ça pour le faire se reposer, cette gamine allait se mettre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Par contre, ça suffisait entièrement au bonheur de Sarah, puisqu'elle s'approchait du rivage, avant de s'étirer. Lui, il était resté au loin. A quoi ça servait ? Ce n'était que du temps perdu...

"L'air est bon ici, n'est-ce pas ? Je trouve ça plus agréable."
"Si tu le dis..."

Pour lui, il n'y avait aucune différence par rapport à la bibliothèque... Non, il devait au moins se l'avouer. Au moins, il était plus au calme ici, même si c'était de la perte de temps. Il n'avait qu'à supporter cette gamine qui l'intriguait pour une chose. Puis, il ne subissait plus les assauts répétés des émotions et des sentiments des autres. Deux secondes ! Maintenant qu'il était dans un endroit plus calme, plus vide de monde, cette impression étrange qui l'avait envahi depuis qu'elle lui parlait devenait de plus en plus évidente...

Il ne ressentait pas, au fond de lui, les émotions et les sentiments de la Serdaigle. Rutusku ne subissait rien de la part de cette élève... Pourtant, même avec Rogue, il ressentait, avec quelques difficultés, ses émotions et sentiments. Et avec ce fantôme du seuil... Non, elle était hors-sujet. Elle n'était qu'une casse pied de fantôme, et elle ne faisait même plus partie du monde des vivants.

Le Serpentard avait gardé les mains dans ses poches, et regardait sans aucune particularité au loin, devant lui. C'était bien la première fois qu'il était dans une telle situation, qu'il ne savait pas quoi faire. Mais, au fond de lui-même, il se sentait... soulagé intérieurement. Enfin un moment où il était libéré de son calvaire incessant... Mais, il était hors de question de faire confiance en quelqu'un. C'était le meilleur moyen de manger les pissenlits par la racine, et il avait bien d'autres choses à faire avant de mourir.

Puis, son attention se porta sur le cou de la petite. Il n'avait remarqué avant, mais il y avait un furet. Ce dernier avait du dormir tout le long, c'était pas possible autrement. Au moins, c'était un spectacle un peu plus intéressant que ce piètre paysage. Et, comme à son habitude, il ne porlait pas... A quoi ça servait ? Il préférait nettement le silence que les paroles sans grandes intérêts.
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MessageSujet: Re: Au bord du rivage   Jeu 15 Juil - 2:47

Si Sarah s'était arrêté au niveau de l'apparence de Rutsuku pour le juger et lui donner un pseudonyme adéquat, c'était surtout parce qu'elle ne le connaissait pas mentalement. Et elle ne risquait pas de le connaître mieux demain matin, ça, c'était sûr ! Certes on aurait put penser que Sarah venait de le baptiser comme on nommerait un nouvel animal de compagnie mais elle ne le voyait évidemment pas comme ça. Elle ne voulait pas l'interpeller par de vulgaires "hé" ou "toi", ce qu'elle trouvait impolie et vulgaire. Elle préférait trouver des noms adéquats et si on ne lui donnait pas l'identité officielle, elle en trouverait une. Rutsuku ne sembla pas déranger ce qui suffisait à la jeune fille pour être satisfaite. Elle pourrait affirmer avoir trouvé un surnom original et ça la rendait presque fière. Sarah s'estimait donc heureuse de pouvoir rester encore en sa présence étrange.

Ainsi donc, en présence de "Mori", Sarah se tenait au large du rivage du lac enchanté. Elle contemplait les reflets des rayons de soleil sur la surface de l'eau assombrit par sa propre profondeur. Ses yeux rouges semblaient soudainement paisibles, plus qu'à l'habitude. La jeune femme tourna son regard de rubis vers Rutsuku lorsque celui-ci marmonna vaguement une réponse à ce qu'elle avait affirmé. Sarah le regarda en se demandant ce qu'il pouvait bien vouloir dire par là, son manque d'enthousiasme était décourageant mais elle, elle ne décourageait pas. Alors qu'il semblait lunatique, elle remarqua qu'il contemplait le furet qui entourait toujours ses épaules. L'animal dormait tranquillement sur ses épaules sans faire office de présence.

" C'est mon furet, Mio. Elle est très gentille, elle ne mord pas. "

C'était en quelques sortes une invitation indirect à venir caresser le pelage de l'animal mais elle se doutait fortement qu'il ne le ferait pas. Pas par peur ou réticence mais surtout par dégoût. Ce n'était pas tout le monde qui aimait les animaux. Il n'en possédait pas un donc elle estimait qu'il n'aimait pas trop les animaux. Après, ce n'était qu'une impression. Sarah décida de le laisser tranquille. Elle pivota sur ses pieds pour pouvoir regarder à nouveau le paysage qui s'offrait à elle. C'était une enveloppe naturelle qui semblait créer une sorte de bulle autour du duo leur permettant de se sentir seul dans non plus l'être, un sentiment bizarre.

Elle ne pouvait que fermer les yeux et laisser le vent lui caresser la peau. Il était froid, il faisait froid. L'impression d'avoir froid lui créa lentement mais sûrement de la chair de poule sur les bras. L'adolescente passa ses mains sur ses bras en les frictionnant avant de se sentir subitement fixé, son âme était percée ? C'est la seule pensée qui frôla son esprit alors que Sarah tournait la tête vers Rutsuku. Il la regardait toujours de cette étrange manière lunatique, il était ailleurs, dans la lointaine lune qui n'était pas encore présente. Sarah trottina jusqu'à lui, timide, elle se pencha un peu vers l'avant pour croiser mieux ses yeux verts.

" Hm, Mori ? Quelque chose t'embête ? "

Il n'y avait pas moyen d'être plus directe mais… comment faire autrement ? Elle avait bien ressentit que quelque chose le dérangeait subitement, mais en même temps, ça semblait inexplicablement le soulager. Sarah ne chercha pas trop à comprendre mais elle laissa la question en suspension quand même. Au bon vouloir de Rutsuku de répondre ou non. Elle ne le forcerait pas à le faire de toute manière.

Curieusement, elle se sentait de trop et ne voulait pas le déranger. Elle savait bien que son caractère n'était pas compatible avec le sien et sans doute que sa bonne humeur l'irritait. Oui, voilà, c'était ça qui devait le démanger actuellement et il voulait sûrement lui dire de se la fermer et d'arrêter de jouer les petites filles innocentes et trop gentilles. Mais Sarah ne faisait qu'être elle-même. Elle était à un mètre de lui, les mains dans le dos, immobile, contemplant son visage aux traits fatigués. Puis, subitement, l'adolescente pivota sur ses pieds pour lui tourner le dos, mais elle ne s'éloigna pas. Elle resta là et prit la parole :

" C'est moi qui t'embête, hein ? Tu peux le dire. C'est comme ça avec tout le monde. " dit-elle en jetant un regard pardessus son épaule pour le regarder, affichant un étrange sourire où se mêlait mélancolie et compréhension. Certes c'était une habitude pour elle de se faire ainsi rejeter parce qu'on la croyait trop idiote, trop naïve. Pourtant ce n'était pas du tout l'impression qu'elle voulait donner d'elle, pas du tout.
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Au bord du rivage   Jeu 15 Juil - 15:15

Au moins, c'était agréable ici... Il avait le silence qu'il voulait et, intérieurement, un souhait qui commençait à se réaliser. Il avait enfin trouvé quelqu'un de vivant en qui il ne pouvait ni lire, ni ressentir ses émotions. C'était vraiment très étrange, apaisant et... effrayant en même temps. Qu'est-ce que cette gamine avait de plus par rapport aux autres ? Qu'est ce que les autres n'avaient pas ? Quand une habitude de toujours était bouleversée, c'était destabilisant, au point de ne plus savoir ce qu'il fallait faire. Et personne ne pourrait le conseiller... Non, l'Humoculus refusait que quelqu'un le conseille. Il voulait faire les choses seul et à sa manière.

Pensez-y deux fois avant de refuser une personne qui proposera d'être votre ami ...

Et voilà les paroles de ce foutu couvre-chef rapiécé recommençaient à l'emmerder intérieurement. Jamais ! Jamais il ne voudrait d'amis ! Qui savait ce qui pouvait se passer ? Il pouvait leur faire du mal, les tuer sans aucun remords, et sans s'en rendre compte. Il n'y avait qu'à se souvenir des évènements de la fête d'Halloween, quand il avait agressé cette infirmière. Et tous les problèmes qu'il avait... Toutes les obligations qu'il devait faire... et son état d'esprit... Faire confiance n'était que le première pas à la trahison, et de bouffer les pissenlits par la racine. Dans ces histoires, il n'y avait pas de héros. Et il ne l'était pas... il ne voulait pas le devenir. La gloire, le pouvoir, la fortune, l'amitié, l'amour... tout ça ne l'intéressait pas ou plus. Il n'était qu'une copie des hommes, avec aucun désir si ce n'était de se racheter de cette faute impardonnable.

"C'est mon furet, Mio. Elle est très gentille, elle ne mord pas."

Ah, Sarah s'était retournée et avait présenté son animal, avec une invitation claire de le caresser. Valait mieux s'abstenir... Les animaux n'aimaient pas l'ancien mercenaire, et ce depuis toujours... Bien évidemment, il y avait son aigle, Hrist. Mais elle se vengeait chaque fois en mangeant une partie de sa chair et buvant de son sang. L'adolescent à problèmes savait pertinemment que ce n'était pas normal... Mais, à quoi bon ? Il n'avait pas le choix... Ce n'était pas vraiment de sa faute s'il n'était pas doué dans les relations, que ce fusse humaine qu'animale. Et parlant du loup...

"C'est moi qui t'embête, hein ? Tu peux le dire. C'est comme ça avec tout le monde."

Rutsuku la regardait toujours aussi froidement extérieurement. Pourtant, intérieurement, il réfléchissait. Qu'est-ce qu'il avait fait pour qu'elle se mette à lui parler comme cela ? S'il avait bonne mémoire, il n'avait rien fait d'autre qu'observer sans grande attention l'horizon et un tout petit peu son furet. Il n'avait pas prononcé une parole. En même temps, chaque fois, c'était la même chose... Sans doute à cause de son aura, mais il ne faisait qu'irriter les autres. Ses paroles, souvent froides et blessantes, n'étaient que des armes supplémentaires. Et son attitude changeante n'était qu'une chose imprévisible.

"Et tu peux me dire ce qui te fait affirmer ça ?"

Il n'arrivait pas à comprendre ce qui se passait. C'était bien la première fois qu'il était dans une telle situation, et il ne pouvait rien faire. Ca l'énervait, mais c'était une colère envers lui-même. Surtout, il ne savait pas comment agir, ou même réagir. Que devait-il faire pour calmer le jeu ? Que devait-il dire ? Mais, pourquoi se posait-il toutes ces question sans aucun fondement ? Le Serpentard se fichait complètement de l'image qu'il renvoyait aux autres, qui étaient tellement dénués d'imaginations. Cette situation actuelle était bien étrange. Elle s'énervant pour un rien, et lui ne sachant que faire. Belle paire...

Lorsque le Cinquième Année remarqua les bras de Sarah, ils avaient la chair de poule à cause du froid. Bien évidemment, le Printemps n'était pas encore arrivé, et au bord de l'eau, il faisait plus frais. Il réprima alors un nouveau soupire, et sortit sa main droite de la poche de son pantalon noir. Puis, il déboutonna le tissu maintenant les deux pans de sa longue veste émeraude au niveau du torse. Et, ce qu'il fit l'étonnait grandement au fond de lui-même. Ce n'était pas lui... Ce n'était pas l'impitoyable Diable du Carnage qu'il était...

Il posa le vêtement sur les épaules de la gamine, avant de reculer de quelques pas. Enfin, il retira l'étui de pistolet vide qu'il avait au niveau de la poitrine, avant de l'attacher derrière son dos, où se trouvait son étui à deux baguettes et son couteau de guerre à la poignet recouverte de pointe.

*Bordel, faut que je me ressaisisse... C'est comme si je faisais tout pour qu'elle reste. Pourtant... et si ça se produisait...*

Il gardait toujours son visage neutre dénué de sentiments. Ce masque qu'il portait en permanence. Mais qui savait ce qu'il se passait dans sa tête ?


Dernière édition par Rutsuku Fushin le Mar 20 Juil - 14:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au bord du rivage   Jeu 15 Juil - 16:06

Sarah était bien évidemment totalement ignorante du trouble qu'elle causait chez Rutsuku. Elle ne pouvait pas du tout soupçonner une seconde qu'elle était entrain de lui faire comprendre qu'il venait de trouver en quelque sorte ce qu'il cherchait depuis fort longtemps, une personne en qui il ne pouvait pas lire. Sarah ne savait même pas qu'il était apte de vivre et ressentir le passé des autres, et peut-être qu'en l'apprenant, elle risquait d'être effrayée. De toute manière, pourquoi lui dirait-il tout ça ? Ce n'était pas de ses affaires et vu de son comportement, elle risquait de mal le prendre ou de ne pas comprendre… enfin, c'était ce qu'il pouvait penser. Mais Sarah, malgré sa nature empathique peut-être un peu enquiquineuse, était une fille très intelligente et vive d'esprit. Elle pouvait plus facilement comprendre les gens qu'un psychologue le ferait certainement ! Mais certaines choses étaient hors de compréhension sans les avoir vécus, comme la mort.

Dos à lui, Sarah contemplait l'eau en se souvenant combien elle avait peur de cette vaste étendue. Elle avait peur de beaucoup de choses. Les hauteurs, l'eau, le feu, ce genre de choses effrayantes qui pouvaient nous tuer dépendant la façon dont elles étaient manipulées. Tomber de haut, mourir noyé, se faire brûler. Ces pensées firent traverser un vilain frisson le long de son échine alors qu'elle ressentait le froid de plus en plus dominant. Être au bord de l'eau en début de Mars n'était pas nécessairement la meilleure option. Mais elle se sentait bien au bord du rivage, comme si elle défiait ouvertement l'eau de venir la prendre alors qu'elle ne pouvait pas le faire. C'est alors que Rutsuku lui demanda ce qui lui faisait dire que c'était elle qui l'embêtait.

Cette réponse la surprit dans un sens. Sarah ne trouva pas quoi répondre. Elle jugeait simplement que dans les alentours, seule elle aurait put être source d'irritation chez le jeune homme, mais visiblement ce n'était pas le cas selon la réponse qu'il venait de lui offrir. Comme une enfant à qui on poserait une question évidente mais qui ne voudrait pas répondre, Sarah haussa les épaules en penchant un peu la tête sur le côté. Une brise se leva doucement pour caresser son visage et faire voler sa longue chevelure blanche comme la neige. La neige, elle ne fondait pas encore entièrement. On pouvait trouver quelques traces ici et là sur les parterres de Poudlard, mais généralement parlant, il n'y en avait plus.

Doucement, elle sentit une veste se poser sur ses frêles épaules. Elle tourna la tête vers Rutsuku qui sembla, lui, surprit de son propre geste pour la protéger du froid.

" Merci. C'est gentil… "

Elle n'avait plus aussi froid du coup puisque ce manteau aux tons verts coupait le vent, lui permettant de contempler au mieux la vue qu'ils avaient. Il ne faisait pas chaud ni trop froid maintenant mais Sarah ne voulait pas partir. Elle finit même par se pencher pour voir si le sol était humide avant de s'y asseoir en prenant siège sur son manteau de sorcier mais pas celui de son interlocuteur par respect mais aussi par peur de le salir. En regardant l'eau, Sarah chercha quoi dire maintenant. C'est en remarquant les manches vertes de la veste de Rutsuku qu'elle songea à quelque chose d'un peu banal certes, mais ce serait déjà ça.

Ainsi donc, elle prit une inspiration.

" C'est bien, Serpentard ? Mes parents y étaient. Ils étaient de sang pur. Moi aussi donc, mais j'imagine que je n'avais pas du tout la tête d'un Serpentard. Je ne suis pas futée, ni même assez froide pour ça. "

L'adolescente émit un rire amusé, enfantin, en disant ça. C'était un peu bête. Elle était une sang pur, pourtant, elle était dans les Serdaigle et était vraiment heureuse là où elle était en toute franchise. Elle n'avait pas beaucoup d'amis mais vu son comportement, Sarah ne s'en serait sûrement pas sortit entre les crocs des serpents. Mais elle comprenait, en resserrant la veste de Rutsuku autour de ses épaules de sa petite main blanche, que certains Serpentards étaient encore civilisés. Le vent poussa l'eau un peu plus loin, et Sarah se recula légèrement dans un geste lent mais, au fond d'elle, son cœur venait de cogner.

Une fois éloignée, la jeune fille replia ses jambes contre sa poitrine et les entoura de ses bras.

" J'ai toujours eu peur de l'eau depuis toute petite. J'ai failli me noyer à quatre ans. Depuis, j'en ai peur. "

Tournant la tête vers lui pour le regarder pardessus son épaule, elle demanda, souriante :

" Quelque chose te fait peur, toi aussi ? "
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Au bord du rivage   Jeu 15 Juil - 17:07

A sa question, Sarah ne sut que répondre, tel un enfant qui avait fait une bêtise et qu'on le mettait devant ses responsabilités. Mais cela était suffisant pour cette gamine. Au moins, il avait apprit quelque chose. Il n'avait pas été franc, mais il avait été convainquant dans ce qu'il avait dit. Cela pouvait être suffisant, surtout quand on aspirait à une certaine paix ou qu'on ne voulait pas montrer son incompréhension. Oui, c'était bien... Il avait bien réagit à cette nouvelle situation. Dire qu'il se moquait de lui-même intérieurement. Il était tel un enfant décrouvrant pour la première fois les premiers dangers, les premiers mystères de la vie... C'était... surprenant, puisqu'il était un adolescent, qu'il n'avait jamais été un gamin, et qu'il le devenait, là, maintenant, avec cette Serdaigle à ses côtés.

Après d'avoir murmuré un "merci", cette dernière s'assit sur sa veste de sorcier. Elle aurait très bien pu utiliser le bas de la veste émeraude... Ca ne lui faisait rien... Puis, la manche droite de ce vêtement était déchirée. Pourquoi traîter un objet pareil avec respect ? Il comprenait pour un cahier ou une photo, mais pas un vêtement. Puis, un geste assez brusque de la petite le sortit de sa torpeur. Elle venait d'éloigner ses pieds de l'eau. Elle avait peur ou quoi ? De la simple flotte ? Pff... ce n'était pas ses affaires...

"C'est bien, Serpentard ? Mes parents y étaient. Ils étaient de sang pur. Moi aussi donc, mais j'imagine que je n'avais pas du tout la tête d'un Serpentard. Je ne suis pas futée, ni même assez froide pour ça."
"La grande majorité est stupide..."

Cependant, pour Rutsuku, tout le monde était des abrutis. Ils ne faisaient que juger en ne regardant que l'apparence, sans même comprendre la profondeur des êtres ou des choses. Pourtant, et à sa grande surprise, il ne s'arrêta pas à cette seule phrase.

"Mais dans toutes les Maisons, ça doit être du pareil au même. C'est qu'uniquement parce que la majorité qui sont sortis de Serpentard ont mal tourné depuis des années que, obligatoirement, beaucoup les jugent avant même de les connaître."

Rêvait-il ou il était en train de défendre les Serpentards ? Non, ce n'était pas possible... Il n'était quasiment jamais avec eux, préférant nettement le silence et la solitude, que le brouhaha des salles de classe et de la pièce des Serpentards. Bien sûr, il y avait certains émergumènes assez intéressants à observer, comme Zipporah Blackwood, Matthew Hawkins ou Miori Tsukasa... Mais il y avait dans les Gryffondor Virgile Delacroix et Neville Londubat, notamment... Et que dire alors de Harry Potter, le Survivant et l'Elu. Rutsuku eut un rire intérieur. Ce gamin, uniquement parce qu'il avait survécu à l'Avada Kedavra, était admiré tel un saint ayant provoqué un miracle. Cela avait don d'énerver le Cinquième Année. Il ne croyait pas en Dieu et le méprisait même... Il ne croyait même pas en ces soi-disant miracles. Il y avait toujours des explications logiques.

"Et pas besoin d'être intelligent pour être là-bas... Prends l'exemple de Crabbe et Goyle, les deux acolytes de Drago Malefoy... Ces deux-là sont d'une débilité congénitale."

Là, c'était mieux et plus lui... Puis, ça prouvait que l'ancien mercenaire était neutre dans toute cette histoire des maisons, même s'il faisait lui-même parti de celles des Serpents. Hilarant, quand on savait qu'il était un Loup devenu Aigle...

"J'ai toujours eu peur de l'eau depuis toute petite. J'ai failli me noyer à quatre ans. Depuis, j'en ai peur. Quelque chose te fait peur, toi aussi ?"

Bien sûr qu'il y avait quelque chose dont il avait peur... Mais, comment l'expliquer ? Ce n'était pas une peur simple, comme une phobie de l'eau, de la foudre, ou même des côtés parce qu'on avait cassé le rétroviseur d'une voiture en roulant trop sur le côté. C'était de lui-même qu'il avait peur... Il avait aussi peur des autres, simplement pour leur sécurité. Mais surtout...

C'était son propre pouvoir qui l'effrayait.
Pourtant, il était hors de question de le dire, ou de même répondre à cette question...

"Si tu as tant peur de l'eau... Pourquoi tu ne prendrais pas une certaine résolution et avancer dans l'eau, petit à petit ? Quand on a peur, il y a deux solutions... soit on fuit de toutes ses forces... soit on essaye de la surmonter..."
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MessageSujet: Re: Au bord du rivage   Jeu 15 Juil - 19:09

Ainsi donc, selon Rutsuku, tous les Serpentards étaient des imbéciles finis. Enfin, la majorité. Cette affirmation subitement lancée fit rire la jeune femme qui, pourtant, ne sembla pas offusqué de l'entendre. C'était une affirmation plutôt froide mais elle avait comprit qu'il n'était pas du genre à faire ami-ami avec tout le monde. Il poursuivit en disant que ça devait être la même chose dans toutes les maisons, les Serpentards étaient simplement jugés ainsi parce qu'ils étaient considérés comme étant des mauvaises personnes. Il semblait défendre sa maison mais c'était quelque chose de plutôt normal, pensait-elle. Il ne voulait pas avoir l'air non plus d'une personne comme eux peut-être, et les défendait en se sortant de ce lot de petits mondes. Il était normal de vouloir paraître unique, sans l'être ou en l'étant. Pour Sarah, tout le monde était unique.

La Serdaigle continuait toujours de regarder l'eau. Elle la regardait pourtant sans aucune envie d'y poser un orteil. De toute façon à cette période de l'année, il faisait très froid et donc l'eau ne pouvait qu'être plus gelée encore. Sarah ne voyait pas trop quoi répondre à ce qu'il disait, elle ne connaissait que la facette sans scrupule des Serpentards, elle s'était souvent fait harcelée par eux ne serait-ce que parce qu'ils cherchaient un souffre-douleur. Rutsuku lui parla alors de Crabbe et Goyle en lui donnant des exemples de stupidité. Il semblait se rattraper pour avoir défendu Serpentard. Un sourire amusé éclaircit le visage de la jeune fille.

Rutsuku ne répondit pas à Sarah. Il ne voulait pas lui partager sa peur de lui-même qu'il trouvait insupportable. Sans doute qu'il jugeait improbable de lui avouer qu'il avait peur de lui-même. Pourtant beaucoup de gens étaient susceptibles de se craindre eux-mêmes, même si ce n'était évidemment pas dans le même domaine que lui. Il laissa donc la question passer à la trappe et se contenta de lui demander pourquoi elle ne tentait pas de se défaire de sa peur en entrant progressivement dans l'eau en faisant fi de ce qui l'ignorait. Intriguée, Sarah tourna la tête pour le regarder et mieux l'écouter alors qu'il lui expliquait que dans la peur, il y avait deux solutions ; soit on fuyait, soit on l'affrontait pour la chasser.

Sarah tourna ses yeux vers le lac enchanté.

" C'est ce que mes parents me disaient. "

Voilà la réponse typique d'une personne qui ne voulait pas vraiment répondre qu'elle avait trop peur de tenter le diable en allant mettre les pieds dans sa peur directement pour pouvoir se rendre compte que ça n'avait strictement rien d'effrayant. Sarah baissa le regard pour observer ses chaussures. Elles étaient blanches. Elles allaient bien avec sa robe blanche qu'elle portait sous sa robe de sorcier mais pas avec celle-ci qui était noire. Comme elle commençait à avoir froid dans cette position et qu'elle savait qu'il fallait bouger pour se réchauffer, Sarah se redressa en pivotant presque majestueusement sur ses jambes dans le même temps pour effectuer une vrille sur elle-même et finir face à Rutsuku. Toutefois, elle évita cependant le traditionnel "ta-da".

Elle sourit simplement et s'approcha un peu plus de l'adolescent qui restait réticent à, lui, s'approcher d'elle. Elle s'amusa à penser qu'elle faisait peut-être peur mais elle ne pouvait pas réellement deviner que c'était lui qui avait peur de se rapprocher d'elle. Il ne voulait pas la blesser, lui faire du mal, et gardait donc ses distances. En s'approchant, elle remarqua la chaînette en argent qu'il portait. Une chevalière en tombait lourdement contre son torse par la suspension, servant de breloque. Sarah sourit devant le modèle du bijou, assez joli, simple mais original à la fois. Elle leva ses yeux pour croiser les siens et affirma tout simplement :

" C'est vraiment très joli. "

En baissant le regard, elle cru remarquer du sang au niveau de ses mains. Il les cachait obstinément dans ses poches mais elle avait un sentiment étrange en posant son regard sur ses mains, que ce soit l'une ou l'autre. Quelque chose l'embêtait, une impression la tenaillait. Il avait… mal ? Non, ce n'était pas ça. Ou peut-être, mais ce n'était pas réellement ça. Quelque chose semblait pourtant lui faire mal en permanence et Sarah se rendit subitement mal, c'était visible puisque son regard venait de s'assombrir. La petite prit son courage à deux mains finalement. Si elle ne demandait pas confirmation, elle ne saurait jamais.

D'un geste hésitant, elle leva une main et frôla l'une des siennes, même si elle était dans une poche.

" Tu t'es fais mal… ? "
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Au bord du rivage   Jeu 15 Juil - 20:04

Si elle allait raconter ce fait, c'était sûr... Rutsuku n'allait pas avoir la paix avant bien longtemps, de la part de ses camarades de maison. Et cette fois, ça serait difficile de les envoyer boulet. Mais qu'est-ce qui lui avait prit de prendre la défense des Serpentards ? Rutsuku s'en fichait complètement du système des Quatre Maisons. Même, en réalité, il le détestait. Cela ne donnait qu'une rivalité futile, basée uniquement sur des clichés anciens et démesurés. Il manquait plus que Rogue apparaîsse à ce moment-là pour qu'il lui donne des points. Si c'était le cas... Il s'exilerait au fond d'un trou pour toujours. Mais pourquoi il avait dit une telle connerie ? Ce n'était vraiment pas lui. Etait-ce depuis son retour de voyage, ou sa rencontre avec Sarah, qu'il était méconnaissable ? Et pourquoi se souçiait-il de l'image qu'il renvoyait ? Ah oui, pour ça, c'était pour maintenir les autres à l'écart de lui-même. Mais il se fichait s'il, se faisant, il se mettait à l'écart ou qu'il était un marginal. Personne ne comprendrait, de toute manière... Même cette Serdaigle.

"C'est ce que mes parents me disaient."

Pff ! Trouillarde, se disait l'étudiant. Ne pouvait-elle pas , ne serait-ce prendre son courage à deux mains et d'y plonger un orteil ? Qu'importait si, au passage, ça dégueulassait ses chaussures. Quelle idée d'ailleurs d'en avoir des blanches ? C'était peut-être beau dans l'esprit de beaucoup de monde, mais c'était vraiment pas pratique. C'était pas avec ça qu'on restait dans la foule ou inconito. Ah ! Peut-être que c'était ça que voulait la Quatrième Année... Attirer l'attention des autres. Et quelle meilleure manière qu'être avec le plus misanthrope des élèves de tout Poudlard ? Mais ça n'expliquait pas pourquoi elle lui avait rendu son mouchoir, ni même ce pseudo qu'elle lui avait attribué. Que c'était compliqué...

Puis, elle se redressa et se retourna. Qu'est-ce qu'elle lui voulait encore ? Il la regardait attentivement et de manière à le dévisager. Heu... Elle ne l'avait pas fait avant ? Puis, le Diable du Carnage avait du mal à garder son calme face à un tel regard... Ca lui faisait penser à... Et il remarqua que Sarah regardait la chevalière en argent entachée de quelques gouttes de sang indélébiles. oui, c'était ça... Elle lui faisait penser au propriétaire légitime de cette chevalière... A ce père qu'il avait tué de ses propres mains. Et ça, c'était douloureux, au point que même son regard, habituellement froid et distant, devint plus emprunt à la tristesse, à la douleur et au regret.

Personne ne saurait... Personne ne le croirait, d'ailleurs.
Tant de secrets à garder, tout simplement parce que les autres n'y croiraient aucunement.
Tous des idiots ! Incapable d'apprendre quelque chose !

Soudainement, le clone sentit que cette gamine frôlait une de ses mains dans ses poches. Instinctivement, lié à ses pulsions guerrières, il recula d'un bond. Il allait aussi prendre son couteau, avec sa main droite. Mais, à peine qu'il l'avait empoigné, la douleur l'avait refroidi dans ses ardeurs. De plus, une goutte de sang perlait un coin de ses lèvres... Il venait de la mordre pour garder la maîtrise de soi. Mais, il n'avait pu s'empêcher de dire froidement, avec dégoût :

"Et ne me touche plus jamais..."

Et il ne pouvait pas s'en rendre compte, mais son regard avait aussi changé. Il était devenu cruel et d'une infinie monstruosité, capable de tuer sans le moindre scrupule, mais aussi d'appliquer les pires tortures possibles. Le regard d'un tigre canibale.

"...Si tu n'as pas envie de mourir."

Oui, c'était ça... c'était enfin lui. Même si, intérieurement, il se blessait à le dire. Non, qu'on n'allait pas lui dire qu'il commençait à apprécier la compagnie de cette gamine. C'était pas possible ! Où était passé Rutsuku Fushin, le misanthrope confirmé ? Où était passé le Serpentard qui se fichait de l'image qu'il renvoyait aux autres ? Où était passé l'ancien mercenaire qui se fichait carrément de ce qu'il faisait aux autres ? Est-ce que d'avoir prit sa retraite l'avait adouci ? Ou le fait de se retrouver dans une situation inconnue ?

Pourtant, il gardait son regard de fauve prédateur, prêt à sauter à la gorge à n'importe quel moment.

*Qu'elle s'éloigne... Il faut qu'elle se tire de là. Bordel ! Et dire que j'arrive même pas à le dire !*

Et dès qu'elle partirait, il allait se donner un bon coup dans la tête. Peut-être ça le rendra comme d'habitude ! Mais, il remit sa main droite ensanglantée dans sa poche, avant de s'exclamer à nouveau, de façon plus calme :

"Pourquoi ça me ferait mal ? Quand on se les inflige soi-même, on n'a pas à avoir mal. Et au moins, je ne fais pas une phobie sur la douleur."

Si le Serpentard avait voulu s'enfoncer tout seul, il avait trouvé le bon moyen...
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MessageSujet: Re: Au bord du rivage   Jeu 15 Juil - 20:59

Sans s'en rendre compte, Sarah venait de réveiller une pulsion meurtrière en Rutsuku, juste en le frôlant. Lorsque le contact fut fait, le mouvement de recul qu'exécuta son interlocuteur la surprit au moins où elle sursauta elle-même. Elle ramena promptement sa main contre sa poitrine alors que son cœur frappait subitement. Il était aller chercher quelque chose visiblement mais Sarah n'eu pas l'occasion de constater ce que c'était qu'elle remarqua du sang sur son visage, celui de Rutsuku. Il venait de se mordre la lèvre pour pouvoir s'empêcher de faire quelque chose de plus violent encore. Quelque peu sonnée, Sarah resta debout, immobile, encore surprise et cherchant à comprendre le sens de la situation, le sens de ce qui se passait. Tout s'était passé tellement subitement qu'elle n'était pas certaine de comprendre ce qu'il se passait.

Rutsuku lui siffla de ne plus jamais le toucher. La seule pensée qui traversa l'esprit de Sarah était qu'il devait s'être fait battre pendant sa jeunesse, la pensée typique que n'importe qui aurait devant une personne réagissant de la sorte à un simple contact. Le cœur encore battant, elle restait immobile, les yeux fixés sur lui. Il semblait soudainement changé, dégoûté de ce qu'elle avait fait, dégoûté de ce qu'il aurait put faire. Il ajouta alors qu'elle ne devait plus faire ça si elle ne voulait pas mourir. Sarah sentit son cœur faire un bond en entendant une personne lui parler aussi ouvertement de mort, ou indirectement la menacer. Le sentiment n'était pas agréable et elle ouvrit la bouche pour répondre mais ne sut quoi dire.

Elle resta donc silencieuse, se sentant bête d'être là.

Etait-ce de sa faute si une chose comme ça venait de si subitement arriver ? Ses yeux dérivèrent lentement vers la larme de sang qui coulait toujours à la commissure des lèvres du Cinquième Année. Ses mots raisonnèrent de façon plutôt froide et lointaine dans son esprit. Lorsqu'on s'infligeait nous-mêmes une blessure, on ne souffrait pas réellement, on ne pouvait pas se permettre d'avoir mal. Il affirma pour finir qu'au moins, il ne faisait pas une phobie de la douleur. Sarah baissa le regard, un peu intimidé, mais elle prouvait mine de rien avoir un certain courage en restant là. Elle daigna même, malgré qu'elle sentait son cœur trembler et frapper, faire quelques pas pour s'approcher de lui, consciente que malgré ses mots, il devait forcément ressentir la brûlure du mal. Il devait forcément avoir mal, puisque c'était d'humain comme sensation…

" Mais si tu te fais mal physiquement… C'est parce que ton cœur souffre, non ? "

Elle ne connaissait pas les douleurs d'une personne comme lui, et ne pouvait pas estimer les connaître. Mais elle voulait réellement l'aider et se sentait mal à le regarder là, entrain d'avoir mal même s'il ne voulait pas le dire. Oui il lui avait commander impérativement de ne plus jamais le toucher et elle comprenait, elle ne le ferait donc plus. C'était son souhait donc elle le respecterait. Mais Sarah ne voulait pas non plus le laisser là même s'il pensait aussi fort que possible qu'elle devait partir immédiatement. De toute façon, pensait-elle, elle avait son manteau sur les épaules, et ne pourrait pas réellement partir sans le lui rendre, ce serait impoli.

La situation actuelle dépasserait n'importe qui mais Sarah ne se permettrait pas de partir et de le laisser seul. Il venait de remettre sa main meurtrie dans sa poche comme si de rien n'était. Elle ne se doutait pas une seconde du passé de cet homme et ne pourrait jamais le deviner sauf si on le lui racontait. Pour le moment toutefois, Sarah était obstinée à vouloir l'aider. Il était toujours là, debout devant elle, laissant le sang couler sur son visage. Elle l'aurait essuyé si elle aurait put, mais un mètre cinquante, ce n'était pas bien grand, et elle ne se le permettait pas après une telle réaction sur un vulgaire frôlement de sa main.

Un peu confuse, Sarah leva un regard navré sur lui.

" Je suis désolée… Mori. "

Elle hésita une seconde à prononcer ce pseudonyme mais elle le fit quand même. Une enfant se serait mise à pleurer mais Sarah était plus forte qu'elle n'y paraissait si bien qu'elle n'était même pas au bord des larmes même si elle était affectée par cette soudaine réaction violente de sa part. Elle réalisait qu'elle aurait put se prendre un coup, ou d'être projeté dans l'eau. L'idée la fit frissonner d'horreur.

Au final, son seul désir était de faire quelque chose.
Quelque chose pour lui, pour l'aider. Mais qu'en avait-il à faire ?
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MessageSujet: Re: Au bord du rivage   Jeu 15 Juil - 22:08

Il ne s'en était fallu de peu. Merci Ylda et Amerawdwr de l'avoir entraîné pour cela. Ces derniers le touchaient parfois, lors de ses visites, et il devait toujours se concentrer au maximum pour ne pas leur sauter à la gorge et les tuer. Il avait déjà tué son père adoptif... Alors, s'il tuait aussi ses parents, ça serait un calvaire difficile à avaler. Alors, pourquoi restait-il avec eux ? Cela, le Serpentard ne le savait pas, malgré la dangerosité de ces actions. Mais, au fond, c'était comme s'il avait retrouvé une famille. Où n'était-ce que par pitié envers le vieux Dearborn ? Il ne le savait pas, et c'était dur...

Le Cinquième Année regardait alors cette gamine. Elle semblait tétanisée en voyant un peu de sang. Hmph ! S'il en fallait peu pour lui faire peur. Tss... Alors...

Bordel ! Tire-toi de là ! Tu veux vraiment mourir ou tu te fiches complètement de la vie ? T'as pas vu à quel point je suis dangereux ? C'était ce que voulait crier Rutsuku. Mais il n'arrivait pas à le dire. Etait-ce pas parce qu'il n'arrivait pas, habituellement, à dire une parole gentille ? Ca le désespérait grandement. Jamais... Au grand jamais il ne pourrait s'adapter à ce monde de lumière. Il était fait pour être leur ombre à tous, qu'ils oublieraient tous dans un instant. Les Ténèbres étaient sa place... Et il ne devait attirer personne avec lui...

"Mais si tu te fais mal physiquement… C'est parce que ton cœur souffre, non ?"
"Qu'est-ce qui te fait dire que j'en ai un ?!"

Cette fois, il n'avait pas pu s'empêcher de hausser un peu la voix. Peut-être qu'il était encore sous le coup de ce coup de sang dans la tête. Bon sang, il fallait qu'il se calme. Mais il n'avait pas ses cigarettes... Elles étaient dans une des poches intérieures de sa veste. Tant pis, il devait se calmer le mieux qu'il pouvait, et sans dépendre de ces sucettes à cancer. La seule chose de positive, c'était que ça pouvait lui permettre de diminuer quelque peu sa dépendance. Ah ! Comme s'il en était dépendant ! Non, c'était la seule chose qui le calmait avec les livres. Il ferma même ses yeux, pour faciliter sa concentration.

"Je suis désolée… Mori."
*Alors tire-toi de là !*

C'était ce qu'il voulait dire. Il ne voulait pas la blesser ou la tuer. Il avait promi de finir sa scolarité ici, à Poudlard... Non pas que c'était l'école de la dernière chance - puisque s'il pouvait partir et terminer définitivement ses études, il le ferait sans hésiter - mais parce que c'était son souhait. S'il y avait bien une seule qualité en l'humoculus et qu'il voudrait retenir, ce serait bien de tenir, malgré ses convictions, ses promesses, même si elles s'avéraient impossible. Au fond, il était égoïste... Il ne pensait pas vraiment pour la sécurité de cette gamine, mais uniquement de lui-même. Il y avait tellement d'aspect détestable au fond du Serpentard qu'il voulait, au moins, avoir quelque chose en quoi être fier intérieurement. Sinon, il ne serait qu'un monstre à l'apparence humaine.

Il ouvrit enfin ses yeux et fixa les deux iris rouges de Sarah. Il eut un coup de poignard...

Qu'il détestait ce regard... Ce regard de reproche derrière cette lueur triste. C'était cela, voire même plus que son propre pouvoir, qui l'effrayait. Il se l'imaginait souvent, avec le visage de Caradoc dearborn, son père adoptif. Au point qu'il ne savait plus quoi dire ? Pourquoi prendre la parole et gaspiller un peu de salive ? Il ne pouvait même pas s'excuser envers lui-même, et envers les autres... Mais aussi, à quoi ça servait ?

Comme simple réponse, il détournait son regard et son visage. Il ne savait pas quoi dire. Le clone voudrait tellement lui dire de partir et de ne plus jamais le revoir... Mais même cela, il ne pouvait pas. Que c'était pitoyable...

Misérable et crétin...


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MessageSujet: Re: Au bord du rivage   Jeu 15 Juil - 23:17

Lorsque Sarah lui parla du fait qu'il devait forcément avoir un cœur, il haussa le ton en lui demandant ce qui pouvait bien lui faire croire qu'il en possédait un. Sarah se demanda pourquoi il lui demandait ça. Tout le monde possédait un cœur, même une créature en avait un, ne serait-ce que physiquement pour vivre et pomper le sang dans le corps, mais visiblement, ce n'était pas une chose que le Cinquième Année estimait avoir. Peut-être qu'il parlait uniquement de manière métaphorique. Mais encore là, la comparaison était encore plus cruelle qu'elle ne pouvait l'être de façon physique. L'image ne plaisait pas à Sarah qui semblait s'attrister de se dire qu'il devait estimer ne pas avoir de sentiments. Son père était comme ça au début. Enfin, lorsqu'on se savait demi-démon, on ne pouvait pas réellement annoncer qu'on pouvait vivre normalement.

Sarah était en effet en possession d'une très légère parcelle démoniaque dans son corps, mais pas dans son cœur, et ça se faisait sentir étant donné qu'elle restait accrochée même si Rutsuku aurait très bien put la frapper ou pire, la tuer. Sans doute que le simple contact qu'elle avait eu avec lui avait suffit à lui noircir le regard au point de ne plus pouvoir comprendre ce qu'il faisait. Heureusement, Rutsuku s'était contrôlé, sans quoi il aurait put commettre un geste regrettable sur cette Serdaigle innocente qui ne demandait rien de plus que d'aider ce Serpentard taciturne et solitaire, même si c'en était carrément irritant et énervant pour lui.

Heureusement, il n'avait pas eu à commettre un geste irréparable. La seule chose qu'il aurait réussi à vraiment faire en cette demoiselle était de lui faire très peur. Elle avait eu en effet vraiment peur en le voyant réagir de façon si extrême, mais certaines personnes ne pouvaient en effet pas supporter le contact physique des autres. Mais a ce point ? Pourtant, Sarah savait bien qu'une étreinte lui redonnait le sourire lorsqu'elle se sentait seule ou triste. Mais peut-être que tout le monde n'était pas comme ça finalement. Il venait de fermer les yeux un instant, l'air de se concentrer, de vouloir s'échapper. Peut-être espérait-il rouvrir les yeux et remarquer qu'elle n'était plus là. Mais Sarah s'enracinait mentalement dans la terre. Elle resterait là.

" Tu en as certainement un. Si tu n'en avais pas, tu m'aurais déjà frappé. "

Mine de rien, elle marquait un point, mais peut-être que Rutsuku trouverait ça plus irritant qu'autre chose. Mais elle voulait juste lui faire comprendre que même s'il ne voulait pas le voir, pour elle, à ses yeux, il venait de prouver avoir un cœur puisqu'il ne l'avait pas frappé. Sarah estimait qu'il voudrait peut-être qu'elle parte maintenant puisqu'elle semblait lui tomber sur les nerfs mais lorsqu'elle voulu lui demander s'il voulait qu'elle parte, il ouvrit les yeux pour croiser les siens, une brillance de tristesse s'y trouvait mais il crut y lire de la reproche derrière ce rideau de chagrin invisible. Ce n'était pas réellement le cas…

Elle était triste. Triste pour lui.

Mais dans un sens, il fallait avouer que tout ceci était chamboulant. Elle ne comprenait pas exactement les raisons qui poussaient Rutsuku à ainsi se reculer, à ainsi s'éloigner, mais elle comptait tenter de saisir le pourquoi du comment en faisant preuve de compréhension. S'il lui disait de partir elle le ferait, mais s'il ne lui disait pas, comment pourrait-elle deviner ? Elle n'était pas devin même si elle possédait un sixième sens surdéveloppé. Elle captait beaucoup de choses par les impressions mais ne pouvait pas non plus tout deviner seulement par les sentiments que son esprit lui permettaient d'obtenir au sujet de quelques personnes de sa connaissance, soit Rutsuku ou ses enseignants, puisque les amis ne pullulaient pas de son côté.

Il venait de détourner le regard, son visage aussi.

" Mori ? "

Elle s'approcha un peu plus sans pour autant le toucher puisqu'elle ne voulait pas risquer d'augmenter encore plus le mal être qu'il semblait ressentir lorsqu'on le frôlait à peine. Sarah ne voulait pas paraître envahissante, mais oui, elle faisait exprès d'insister. Elle tenta de comprendre si c'était de la honte ou du dégoût qu'elle lisait dans son regard. Mais la seule chose que Sarah décryptait dans ce mystère, c'était de la solitude. Mio se faisait toujours tranquille autour de son cou, nullement menacé par tout ce qui se passait. Heureusement dans un sens. La jeune fille s'arrêta lorsqu'elle fut de nouveau à environ un mètre, peut-être moins, mais pas trop proche non plus. Elle avait remarqué qu'il avait jeté un œil sur sa veste, pendant l'ombre d'une seconde.

Ouvrant le vêtement, Sarah remarqua une poche intérieure, dans laquelle une bosse se formait, preuve qu'elle contenait quelque chose. En y glissant sa petite main, c'est un paquet de cigarettes qu'elle trouva. Elle comprenait que c'était à lui, mais pour elle, ces trucs n'étaient que du poison. Pourtant, peut-être que ce n'était que ça qu'il voulait pour se calmer deux secondes. Malgré que c'était contre ses propres valeurs et que normalement, elle lui aurait cité le fameux "ce n'est pas bon de fumer", elle lui tendit le paquet.

" C'est ce que tu veux ? "
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MessageSujet: Re: Au bord du rivage   Ven 16 Juil - 0:19

Rutsuku n'avait pas déliré lorsqu'il avait affirmé à haute voix qu'il n'avait pas de coeur. Il ne devait avoir aucun sentiment ou aucune émotion. Sinon, il mangeait les pissenlits par la racine. Puis, comment pouvait-il en avoir ? Ce n'était qu'un clone, une copie des humains. Et, ressentir à chaque instant les émotions et les sentiments des autres ne faisaient que tuer davantage ce qu'il pouvait ressentir, faisant disparaître sa propre conscience et ses propres envies. D'un point de vue biologique, il n'avait pas non plus de coeur à proprement parler. A la place de cet organe, il n'y avait rien. C'était une partie de ses poumons qui avait prit cette fonctionnalité, le permettant de vivre dans ce monde immonde, peuplé d'ignorants et d'incapables. Comment ça se faisait ? Le Serpentard savait parfaitement pourquoi il n'avait pas de coeur, mais il était parfois étonné que son corps pouvait si bien s'adapter à cet handicap. Et, bien évidemment, il était inutile de l'expliquer, puisqu'il ne le croirait pas. Personne ne croirait un fou, tel qu'on le surnommait ou nommait. C'était un taré, un dégénéré, un cas-à-part, un marginal. Que les autres le nommaient comme ils le désiraient, ce n'était que de l'inconscience.

Actuellement, ça le blessait énormément intérieurement. C'était même pire que certaines des tortures qu'il avait eu à ce moment-là. Pire que les tortures physiques dont il gardait encore les séquelles physiques et psychologiques. Jamais il aurait cru retrouver une telle douleur un jour, aussi insupportable qu'elle était. Et, curieusement, le Cinquième Année avait peur. Il avait tout fait pour se contrôler et éviter de la blesser, et ainsi de se faire virer... Mais, il avait de plus en plus de mal à se contenir. Il avait envie de lui faire ravaler sa langue, de lui tordre le cou, de la pendre par ses cheveux, de l'écarteler... Lui faire toutes les horreurs qu'était capable son esprit dérangé.

"Tu en as certainement un. Si tu n'en avais pas, tu m'aurais déjà frappé."

Cette fois, ça le faisait rire jaune, à tel point qu'il laissait échapper quelques sons peu plaisant à entendre... Un rire froid, distant, cruel et perçant. C'était complètement débile. Il ne l'avait pas attaqué qu'uniquement :

"Si je ne t'ai pas attaqué, c'est pour éviter de me faire virer de cette école de malade !"

Non pas qu'il aimait Poudlard, loin de là... Fichu promesse. Alors, il se fichait complètement de la sécurité des autres. Il faisait cela pour lui. Oui, il devait se l'avouer à lui-même... C'était un monstre et un égoïste dans l'âme. Jamais il ne serait altruïste comme l'était Wotan, voire même son père adoptif. Il avait peut-être été éduqué par eux, mais il avait déjà son caractère bien trempé quand ils l'avaient retrouvé dans ce No Man's Land entre l'Italie et l'Etat de la Cité du Vatican...

Le Diable du Carnage n'en pouvait plus. Sarah avait tord... Il était plus épuisé que depuis leur rencontre, à la bibliothèque. Toute cette cogitation intérieure, cette lutte incessante pour ne pas tuer cette gamine, ses nouvelles blessures, et cette fatigue accumulée avant... Qui savait s'il pouvait se retenir encore. Pourtant, il ne devait pas la blesser. C'était difficile, bien plus que d'apprendre un sort ou même lire un livre en russe ancien. Tout ce qui se passait était dans le domaine que le misanthrope confirmé maîtrisait le moins bien... C'était les relations sociales. En même temps, quand on rejettait les autres à tour de bras, parce qu'on pouvait lire en eux comme dans un livre ouvert, à quoi ça servait ?

Et ce regard triste qu'elle lui adressait... Ca l'écoeurait. Il attirait autant la pitié que ça ? Hors de question ! Il refusait cela ! Il faisait tout pour être indépendant, de pouvoir vivre sa vie comme il l'entendait... Il faisait tout pour ne rien laisser sur son passage. Une ombre, ce n'était qu'une forme qui suivait les contours clairement définits par la lumière, ça n'avait pas une âme propre. Puis, sa fierté... il était quand même fier quand il faisait quelque chose seul !

"Mori ?"

Cette fois, il n'en pouvait plus. tant pis, il se fichait de toute manière de ce qu'il renvoyait envers les autres... S'il pouvait éviter son pire cauchemar se répéter. Il fit quelques pas en arrière. Il voulait s'enfuir... Il devait s'enfuir. Alors pourquoi il n'y arrivait pas ?! Bordel ! Qu'est-ce qui lui arrivait depuis qu'il était avec cette gamine ? Ce n'était pas lui du tout ! Qu'il se ressaisisse, où il allait crever pour de bon. Et il avait d'autres choses à faire avant ! Pourtant, alors qu'il restait planté au lieu où il était, en colère contre lui-même d'être à la fois lâche et idiot, Sarah fouilla dans sa poche intérieure pour en ressortir ses clopes. Puis, cette gamine les lui tendit.

"C'est ce que tu veux ?"

BANG !

Cette fois, c'était parti tout seul... il avait frappé les mains de la Serdaigle avec le dos de sa main droite ensanglantée, jetant le paquet de cigarettes au sol. Il ne voulait pas succiter la pitié... il ne voulait pas de ça ! C'était la pire des humiliations pour lui.


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MessageSujet: Re: Au bord du rivage   Ven 16 Juil - 0:58

S'il ne l'avait pas frappé, c'était uniquement parce qu'il ne voulait pas se faire exclure de cette école. Cette réponse, plutôt froide et distante, laissa pourtant Sarah indifférente. Il prenait son attention pour de la pitié mais ce n'était pas du tout ce qu'elle voulait donner comme impression, pourtant c'était ce qu'il comprenait, au grand damne de Sarah qui allait devoir payer le prix de son empathie. Il en avait même rit légèrement, l'air amusé de voir que Sarah cherchait des excuses pour lui faire comprendre qu'il devait avoir un cœur. Sarah comprit après un instant que les chatouillements qu'elle ressentait dans son ventre n'était autre que la peur qui naissait lentement, sincèrement au creux d'elle. Autant dire que Rutsuku se faisait de moins en moins rassurant. Avalant péniblement sa salive, Sarah restait toujours immobile, la main tendue, courageuse.

C'est un coup soudain qui manqua de lui faire lâcher un hurlement de peur. Elle n'eu pas si mal mais sur le coup, Sarah sentit largement le claquement d'une main qui frappa durement la sienne. Elle ne put que lâcher prise sur l'objet qu'elle tenait, celui-ci fut projeté plus loin. Sans comprendre la raison de cette claque soudaine, Sarah resta figée un instant, la main levée, fixant de façon confuse le vide. Il était donc vraiment en colère… il voulait vraiment qu'elle s'en aille…? Sarah comprendrait aisément que ce soit son choix mais elle avait peur de le laisser seul, il pourrait toujours se blesser.

L'adolescente pourrait cependant aussi finir blessée.

L'idée n'était pas plaisante mais Sarah ne voulait pas partir comme ça. Etant donné qu'elle semblait lui tomber sur les nerfs, Sarah ne préférait plus parler. Elle ne voulait rien dire et s'abstint donc d'émettre un commentaire. Personne ne l'avait jamais frappée, et encore, malgré la dureté du coup, Sarah ne pouvait pas affirmer avoir eu réellement mal. Ce n'était qu'une vilaine claque sur les mains, dont ses petits doigts souffraient encore un peu. Mais ce n'était pas encore extrême, ça partirait. Dans son mouvement de recul, Rutsuku s'éloignait de plus en plus d'elle, désireux de fuir. Comprenant son souhait de s'éloigner d'elle pour ne visiblement pas l'attaquer, Sarah bifurqua sur la droite pour aller tout ramasser.

" Tu m'as fais mal… "

Elle semblait bien stoïque tout d'un coup, calme, lointaine. Se faire ainsi claquer les doigts avait fait germé en elle un sentiment de tristesse et d'humiliation. Elle estimait avoir fait une bêtise pour avoir mériter ça si bien qu'elle comprenait qu'il ne voulait probablement pas qu'elle reste devant lui. Penchée vers l'avant pour ramasser le paquet, la jeune fille se redressa en prononçant ces mots d'un air presque solennel. L'adolescente tourna sur elle-même pour rebrousser lentement chemin et retourner à sa position initiale.

Une fois de nouveau devant lui, Sarah chercha quoi dire. De profil face au Serpentard, elle avait la tête penchée et contemplait le sol avec une sorte d'incompréhension, et de confusion, où se mêlait une envie farouche de rester et de l'aider. Mais s'il prenait tout ça pour de la pitié, il était inutile d'insister, pensait-elle. Sarah leva ses mains pour les regarder, elles n'étaient pas rougies ou blessées par le coup, mais elle pouvait sentir un frisson constant les traverser par le coup reçu. Ce fut violent mais si prompt qu'elle ne l'avait pas vu venir. Malgré le froid, Sarah retira la veste de Rutsuku pour la poser devant lui.

Il lui arracherait bien volontiers des mains si elle daignait la tendre.

" Je vais m'en aller si c'est ce que tu veux. Quelques fois, c'est bien d'être seul. "

Franchement, Sarah ne pensait pas du tout ce qu'elle venait de dire. Elle, elle trouvait ça triste d'être seule. C'est alors qu'elle songea qu'il ne lui avait toujours pas divulgué son véritable nom. Tant pis, pensa-t-elle, elle le saurait peut-être plus tard, un jour, ou peut-être jamais. Dans un sens, elle voulait le revoir et ne se permettrait pas de bêtement oublier tout ça. Elle comprenait qu'il souffrait, qu'il avait souffert, même s'il ne voudrait sans doute jamais l'admettre. Beaucoup de gens souffraient plus que d'autres, tristement.

Il faisait froid. Elle avait froid. Sans la veste pour la protéger, elle avait bien plus froid d'un seul coup, et ce n'était pas réellement agréable. La chair de poule revint mais Sarah se tint à une certaine distance de Rutsuku, craintive de peut-être se reprendre un coup ou avoir un impact bien plus douloureux au corps. En refermant ses bras sur elle-même, la jeune fille hésita avant de lui poser une seule question.

" Je pourrais te revoir lorsque tu iras mieux ? "

L'insinuation d'un mal était sans doute volontaire, mais elle parlait aussi de la colère noire qui l'envahissait. Elle ne savait pas quand est-ce qu'elle le reverrait, si elle le reverrait. Elle ne savait pas non plus s'il la retiendrait ou s'il la pousserait à partir, ce qu'elle ne voulait évidemment pas, mais si c'était ce que Rutsuku voulait vraiment, alors Sarah respecterait ce choix et partirait de là. Après tout, elle n'allait pas non plus envahir son air alors qu'il ne se sentait pas très bien. Lorsque la colère nous envahissait, on avait généralement des maux de tête… Dans tous les cas, l'adolescente laissa le vent souffler et attendit la réponse du Cinquième Année.

Seul le vent brisait le silence pour le moment…
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Au bord du rivage   Ven 16 Juil - 15:10

Tout était incompréhensible pour lui, actuellement... Il n'arrivait même pas à comprendre ce qui pouvait pousser cette gamine et sa pitié puante à rester ici, soi disant pour l'aider. Rutsuku n'avait besoin de personne. Il avait toujours du se débrouiller seul depuis toujours, et il en tirait même une fierté intérieure. Et là, on attaquait directement sur son esprit, la seule chose dont il pouvait se vanter intérieurement, tellement qu'il se détestait, tellement il était écoeuré par sa propre personne. Mais personne ne comprendrait que, ce qu'il détestait le plus, c'était lui-même... Ce qu'il était vraiment, ce qu'il avait parfois fait... Tout en lui-même lui donnait envie de vomir. Mais, que pouvait-il faire, puisqu'il ne devait pas mourir ? Il était tellement perdu dans son traditionnel cercle vicieux de pensées qu'il n'avait même pas remarqué que Sarah commençait à avoir peur. D'un autre côté, tant mieux... Si elle pouvait avoir une phobie comme pour celle de l'eau à son égard, ce serait la meilleure chose qui se produirait.

*Qu'elle parte !*

Qu'elle parte, qu'elle foute le camp, qu'elle dégage de là... La Serdaigle devait absolument partir. Il commençait même à perdre le contrôle de lui-même, au point d'en trembler de plus en plus. Le Serpentard devait prendre de profonde respirations pour n'était-ce que garder un ordre de pensée définie. De plus, il se mordait encore davantage la lèvre, accentuant davantage la larme de sang sur le coin de ses lèvres. Mais, il savait pertinemment que ça n'allait pas tarder qu'il pête un fusible. Et hors de question de s'aider de ses clopes. Il n'était pas dépendant, et il savait de plus que ça ne l'aiderait pas dans ce qu'il subissait actuellement. Le calvaire qu'il endurait... c'était horrible, indescriptible et inimaginable...

"Tu m'as fais mal…"
*Tant mieux.*

Cette gamine avait en plus l'audace de l'énerver davantage. Dans la vie, il n'y avait pas que de la joie. Il y avait aussi de la souffrance... énormément. Ce n'était pas parce que l'ancien mercenaire avait énormément souffert, physiquement et psychologiquement, qu'il donnait des leçons aux autres. En même temps, donner des cours n'était pas sa première intention. Il agissait toujours comme il l'entendait. Et là, avec ce coup, ce n'était que de l'auto-défense face à ce qu'il estimait comme la pire des humiliations. Plus de pitié, plus ce regard déroutant de reproche. Dire qu'il commençait enfin à assumer ses responsabilités face à ses actes regrettables, voilà qu'il fuyait... Voilà qu'il essayait de ne pas voir la vérité. Non, ce n'était pas un lâche. Non, il les assumerait, il assumerait la vérité, mais seul. Il ne ferait rien partager, parce que ce genre de choses ne devait qu'être pour lui. Les autres n'avaient pas à le savoir, pas à connaître ce qui s'était passé, ou même le connaître.

On ignorait toujours les ombres. Alors, faites pareil... Ignorez-le de toutes vos forces !

"Je vais m'en aller si c'est ce que tu veux. Quelques fois, c'est bien d'être seul."

Ce n'était pas bien que quelque fois, c'était bien tout le temps ! Pour lui, il se devait d'être seul, jusqu'au bout. Il ne devait jamais se lier à quelqu'un. Sinon, ce cauchemar allait de nouveau se reproduire. Il avait mit tellement de temps à s'en remettre, même si ce n'était pas encore optimal. Il en avait encore du profond regret d'avoir fait cela. Qu'importait lui, ça ne devait pas se reproduire... Sinon, ils auraient vraiment un monstre à l'apparence humaine. Cela, il devait l'éviter, et perdre le peu de choses qui le rendait un tant soit peu humain... Même s'il n'était qu'un clone, une copie, un simple miroir des humains. Foutue ignorance humaine !

"Je pourrais te revoir lorsque tu iras mieux ?"

Mais, elle se fichait de lui ou quoi ? Elle voulait risquer sa vie et crever avant son heure ? Simplement pour rester avec une machine à tuer insensible comme il l'était ? Etait-ce une comédie ou une farce des plus abjectes ? Si elle avait un grain dans sa tête, elle filerait vite la queue entre ses jambes, et ne chercherait plus à le revoir. C'était la meilleure solution. ils n'appartenaient pas au même monde. Qu'elle reste dans le sien et lui dans le sien, et tout se passera pour le mieux.

Il ne savait plus quoi faire... Il en avait vraiment marre de tout... De lui-même, d'elle, de cette situation, de ce lieu. C'était tellement incompréhensible pour lui, que c'en était irroniquement drôle. Il était tellement exaspéré qu'il en avait perdu l'usage de la parole, si peu qu'il parlait. Il tenta même de la regarder, depuis qu'il avait détourné le regard, mais il ne put soutenir son champ de vision plus d'une seconde. Tout ceci le faisait souffrir... tellement qu'il n'en pouvait plus...

Ras-le bol...
Au point qu'une crise d'epilepsie commençait à lui masquer la vue... Et merde...
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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Re: Au bord du rivage   Ven 16 Juil - 17:01

[ HRP : Petit poste, mais c'était pour finaliser le tout =3= ]

Tant mieux. Tant mieux s'il lui avait fait mal. Ce sentiment raisonnait en Sarah même si elle ne l'avait pas explicitement entendu le dire. Tant mieux. Il devait estimer que c'était bien s'il lui avait fait un peu mal, peut-être qu'ainsi, elle fuirait devant lui, peut-être qu'elle s'en irait le plus vite possible. Mais Sarah restait toujours plantée là, néanmoins elle avait le sentiment qu'il serait peut-être mieux de partir maintenant. Il souffrait beaucoup mais peut-être que c'était sa présence qui le faisait se sentir ainsi. Elle allait donc devoir partir si elle voulait vraiment qu'il se sente mieux, voilà. C'était illogique mais si c'était tout ce qu'il fallait en fait… pour qu'il se sente mieux, alors elle pourrait toujours le faire, même si la logique de la chose lui échappait. Mais lorsqu'elle partirait, que ferait-elle, que penserait-elle ? Ce n'était pas si facile au final.

Partir et le laisser seul, ne plus le revoir, l'oublier ?

Elle venait de le rencontrer. Vingt minutes plus tôt, tout se passait bien, rien ne clochait, jusqu'à ce qu'elle ne fasse qu'une simple erreur, sans juger qu'il pourrait détester le contact humain, le contact des autres. De toute façon, comment Sarah aurait put le deviner ? Ce n'était pas tout le monde qui n'aimait pas se faire toucher, surtout qu'elle avait à peine frôler sa main, alors elle n'imaginait même pas le résultat si elle aurait oser la prendre carrément, ce qui aurait été typique d'elle. Heureusement, pensait-elle.

Au fond d'elle-même, un sentiment de crainte venait de naître. C'est finalement une morsure légère de la part de Mio qui la ramena à la réalité alors que Rutsuku ne semblait réellement plus se contenir. Si elle restait là, elle le sentait, elle allait se faire attaquer. Pourtant quelque chose la rattachait là où elle était, même si elle n'aimait pas du tout l'ambiance qui flottait. Elle devait fuir, sinon quelque chose allait lui tomber dessus, et pas nécessairement quelque chose de très agréable. L'adolescente fit un pas en arrière, mais Sarah hésitait.

Ses jambes bougèrent d'elles-mêmes.

C'est à contre-cœur qu'elle finit par quitter les lieux, alors que Rutsuku semblait commencer à ne réellement plus contrôler ses nerfs. Peut-être ne réaliserait-il pas tout de suite qu'elle venait de s'esquiver avec une peur au ventre. Mais elle ne courait pas, elle ne fuyait pas, on pourrait simplement penser qu'elle respectait son choix et qu'elle avait finit par l'écouter, et donc qu'elle partait de là. La seule chose qu'il resterait d'elle, ce serait la veste qu'elle aurait déposé devant lui au risque de se refaire frapper une autre fois. Elle serra ses mains contre sa poitrine alors qu'elle jetait un œil derrière elle avec une once de mélancolie au regard.

Ce n'était pas de sa faute. Elle n'avait pas voulu ça. Mais c'était arrivé. Dans sa tête, le seul mot qui lui vint, ce fut "poisse". Peut-être que c'était pour ça qu'elle n'avait pas vraiment d'amis. Elle portait malheur ? Oui sans doute que c'était pour ça que personne ne daignait être avec elle.

Que c'était écœurant de penser ça ! Pourtant elle ne parvenait pas à se retirer cette horrible penser de la tête. Pourtant il avait été gentil avec elle, ne serait-ce qu'en la protégeant du froid. Il n'avait pas été foncièrement méchant avec elle, et il ne lui faisait pas peur au final. Tout ce qui l'inquiétait, c'était surtout la tournure des événements. Si bien que Sarah s'en alla en regardant souvent derrière elle pour voir si tout se passait bien même si elle ne pourrait certainement pas deviner qu'il devait être soulagé de son départ…

Suite, deux jours plus tard → Ici
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