Ex Libris Umbra : le RPG dessous l'histoire de Harry Potter
Bonjour, cher invité !

Tu es ici parce que tu aimes l'univers de Harry Potter et que tu voudrais savoir savoir les coulisses de l'Histoire ?

Voici le contexte... Tu es pendant l'année scolaire 1991-1992...
Et si tu pouvais faire de de grands changements ? Que ferais-tu ?

Artisan de mon sort et de celui de plusieurs...
Où chacune de tes actions ont des conséquences sur toi et sur les autres joueurs.


Ex Libris Umbra, où tu suis les coulisses de l'Histoire...
Et où tu peux aussi la changer.

Merci de t'inscrire sur ce forum RolePlay convivial...
Et de laisser ta trace sur le Livre des Ombres.



 
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 Un Refuge Ailé [Privé]

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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Un Refuge Ailé [Privé]   Mar 20 Juil - 20:41

9 Mars 1992

Le souffle haletant, Sarah courait hors du château. Le vent fouettait son visage. Derrière elle, trois Serpentard, trois langues de serpent désireux de venir la persécuter, les mêmes que d'habitudes. Elle trébucha à plusieurs reprises mais se rattrapa avec brio à chaque fois, tentant de ne pas s'étaler de tout son long sur le sol pour ne pas non plus leur donner une magnifique occasion de l'écraser brutalement et aussi facilement. C'était une habitude maintenant mais elle n'avait pas d'idée où aller se cacher.

La Serdaigle laissait ses pas filer et décida d'aller se cacher quelque part, peu importait où, tant qu'elle pouvait se cacher à l'intérieur. En courant de la sorte, la jeune fille finit par tomber nez à nez avec une tourelle. Celle-ci se trouvait éloigné de Poudlard mais renfermait une chose que Poudlard possédait : une volière.

On pouvait trouver toute sorte d'oiseaux là-dedans. Sarah arrêta de courir, et repositionna son masque sur son nez. Il n'était pas bien difficile de la reconnaître étant donné qu'elle était toujours très blanche d'apparence. Même son déguisement était celui d'un ange. Le souffle court, elle regarda derrière elle avec inquiétude. Les trois Serpentard se rapprochaient en disant "qu'elle était là". La jeune fille pressa le pas.

Elle grimpa les marches deux à deux.

Ce à quoi elle n'avait pas penser cependant, c'était qu'il n'y avait pas d'autres issues dans la volière, outre l'entrée qui était aussi la sortie. Se sentant pourchasser comme un pauvre animal en période de chasse, Sarah entra dans la volière où elle chercha, par réflexe, la porte pour s'enfermer. Mais il n'y en avait pas.

Damnation ! Le cœur battant, la jeune fille chercha frénétiquement un endroit où se cacher. L'endroit, recouvert de défécation d'oiseaux et de plumes perdues, n'avait aucune cachette potentielle. Les Serpentard entrèrent, sournois, près à bondir sur l'aigle d'azur. Mais tout se passa tellement vite, soudainement, alors que Sarah se recroquevillait dans un coin, espérant que quelqu'un débarquerait pour la sauver de là.

Son cœur se serra et une colère noire l'aveugla. Elle poussa un hurlement tellement strident qu'ils se bouchèrent les oreilles alors qu'elle se débattait furieusement. Ils finirent par partir en jugeant qu'ils allaient se faire pincer. Dans la brève bataille, Sarah s'était elle-même griffée la joue de ses doigts de fée.

Elle caressa son visage. Une ligne de sang coulait sur sa joue.

Les larmes aux yeux, la jeune fille regarda les trois élèves partir de la volière. Elle resta niché dans ce refuge temporaire. Heureusement sous son masque qui couvrait seulement ses yeux sans évidemment lui couper la vue, on ne voyait pas ses larmes qui coulaient. Sarah retira son masque un moment.

Sarah passa ensuite ses mains sur ses yeux et soupira un bon coup, comme si soupirer de la sorte lui permettrait de se vider l'esprit et le cœur. Mais ça ne fonctionnait pas tellement et elle étouffa un sanglot. Ses vêtements sales par ses nombreuses chutes mériteraient certainement un bon lavage. De sa baguette, elle retira les taches. La jeune fille essuya ses yeux du revers de sa main alors que le silence se brisait.

Les trois Serpentard venaient de revenir en compagnie d'un autre, beaucoup plus barraqué. Les yeux rouges de Sarah s'ouvrirent très grands en voyant cet adolescent qui devait être en Septième Année. Elle tenta de reculer mais heurta un mur. Le garçon l'agrippa par le col de sa robe de sorcière et la souleva du sol. Sarah tenta de se débattre en criant à l'aide mais personne ne venait. Elle était coincée.

Un sourire mauvais illumina le visage de ce Serpentard. Il trouvait amusant de la voir verser des larmes.

Pourquoi l'ombre ne venait-elle pas l'aider cette fois ? Cette colère qui avait fait fuir les trois autres. Profitant qu'elle soit dans les airs, un étudiant venait de lui prendre sa baguette pour l'empêcher de se défendre de façon magique. Celui qui la maintenait en l'air d'une main la menaçait de la sienne toutefois.

Sarah ferma les yeux, prête à encaisser, craintive.


Dernière édition par Sarah Mikltov le Mer 21 Juil - 0:55, édité 2 fois
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Mar 20 Juil - 22:00

Spoiler:
 

Depuis trois jours, c'était le Carnaval, et l'évènement battait son plein. Comme si beaucoup s'amusait dans cette fête pathétique et dénuée de sens. A quoi elle servait, étant donné que, dans ce lieu, il ne servait à rien d'interchanger les rôles ? D'après ce qu'il savait aussi, beaucoup étaient heureux ici et ne voudrait pas changer leurs places. Alors, pourquoi avoir organisé un tel évènement, et qui s'étalait sur dix jours ? Vraiment, cela était incompréhensible pour Rutsuku. Cependant, il avait décidé, pour une fois, de jouer le jeu... Après tout, avec un masque, on allait enfin lui ficher la paix qu'il aspirait tant. Du coup, lors du lancement de cet évènement si particulier de cette fête, il avait emprunté un vieux masque qu'avait les Dearborn. Il était de forme triangulaire et dorée, recouvrant toute sa face mais laissant tout de même paraître quelques contours de son visage caché par sa barbe d'une quinzaine de jours. D'accord, il n'y avait pas beaucoup d'élèves qui portaient une barbe, mais c'était toujours mieux que rien. Puis, ce masque lui donnait aussi l'air d'un monstre, puisqu'on ne voyait pas son regard, perdu dans l'épaisseur de l'ombre.
Au moins, là, il était un vrai monstre... Même son visage l'était extérieurement. Qu'importait si c'était un cache...

De plus, il était vêtu un peu plus différemment que d'habitude. Beaucoup pouvait le reconnaître avec ses vêtements normaux. Pourtant, il avait gardé son pull brun, bien qu'il l'avait changé pour un plus neuf, étant donné que l'ancien fut détruit par son récent accident. Il avait une veste en cuir, mais dont les manches étaient en tissu vert. Bien évidemment, à ses mains, il y avait ses éternels gants noirs. Mais ses poignets étaient cachés par une doublure en cuir de la veste. Comme d'habitude, il y avait une ceinture portée de travers sur son torse, juste par dessus le pull. Il avait aussi un autre pantalon noir, rentré dans des bottes hautes brunes à lacets.
Bien que gardant son style vestimentaire, personne ne l'avait encore reconnu. Ah, que ça faisait du bien d'être inconito. Ce serait bien la première fois qu'il appréçiait une idée de fête.

Pourtant, malgré la fête, la foule le rendait toujours malade et de très mauvaise humeur. C'était donc irrascible qu'il allait se retrouver à l'endroit qui était le plus calme de toute l'école, en ces temps d'agitations...
La Volière.
Même la bibliothèque était prise d'assaut par des personnes bruyantes, à cause de cette fête. Il ne pouvait même plus étudier tranquillement pendant un certain temps. Mais, il n'était pas le seul que ça dérangeait... Cela dérangeait aussi Madame Pince et une autre élève de Gryffondor... Hermione Granger.

Ce fut les mains dans les poches qu'il montait tranquillement les escaliers vers la Volière. Il pourrait peut-être demander à Hrist de lui ramener des bouquins. Au moins, il aurait de quoi s'occuper quelques temps, en attendant que ce vacarme cesse. Rien ne valait la lecture quand on était ennuyé de quelque chose. Puis, la surveillance de l'établissement qu'il faisait actuellement était devenu plus difficile à cause de ces évènements. Cependant, d'après les indices qu'il avait récolté, Voldemort n'avait pas assez de force pour aller chercher la Pierre. Par contre, il y avait bien ce crétin de Matthew Hawkins qui allait bientôt se mettre en route ; connaissant le caractère de l'Incube. Mais, ce n'était pas le moment... Surtout pas.
Sans compter que ça le contrarirait dans ses plans. Ces trois petits Bouffondors voulaient empêcher le seigneur des Ténèbres de l'avoir... Alors, autant les utiliser un peu, à leur insu.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il releva la tête, lorsqu'il arrivait vers les dernières marches de la Volière. Bien évidemment, il savait déjà qu'il y avait des présences en ce lieu... Mais, il n'arrivait pas vraiment à mettre un nom dans ce qu'il ressentait, aux personnes qui avaient des envies sadiques et de martyriser des faibles.
Hmph... Ce n'était pas ses affaires.
Pourtant, ses pas le menèrent aux pans de l'entrée de la salle salie par les fientes d'oiseaux en tout genre.
Et quand il vit ce qu'il se passait, il ne put contrôler ses gestes.

Il sortit de sa main gauche une baguette aux bois différents et fit exprès de lancer un sortilège, sans dire un mot, au-dessus d'eux... A un centimètre du visage de l'agressée. C'était uniquement pour attirer leurs attentions. Et ça avait marché. Alors que les trois plus jeunes se retournaient, il était déjà à leur niveau et les ignora sciemment. Ces derniers ne firent rien, incapables de faire un seul geste. L'individu sourait intérieurement. Au moins, ça lui servait...
Par contre, à la grosse brute qui ne s'était pas retourné en pensant que ses copains feraient tout pour dégager ce géneur... Ce dernier jeta sa baguette en l'air et empoigna la nuque du Septième Année. Puis, quand le bout de bois percuta le sol, il y eu un craquement désagréable.
Il venait de lui casser une cervicale, sans pour autant le tuer. Et, sans attendre le reste, il le jeta au sol, en le roulant sur le dos, comme une prise de judo.

Voyant que le plus âgé fut mit au tapis, les trois petits vauriens tentèrent de s'échapper... Pourtant, un instant plus tard, ils furent tous trois stupéfixer. Cependant, l'inconnu ne voulait plus les voir. Toujours sans aucune parole, il reprit sa baguette qu'il avait jeté quelques instants plus tôt. Enfin, il jeta un levicorpus général, sur les quatre agresseurs. Il ressortit ensuite temporairement de la salle, avec les quatre corps inconscients... avant de les jeter du haut des escaliers. Ca leur fera les pieds.

Alors, quand il regarda la victime, intérieurement, il fut surpris. C'était pas vrai ! Il était vraiment maudit !

Sans aucune parole, il s'approcha de cette fichue gamine qu'il n'arrêtait pas de rencontrer ces derniers jours. Il sortit en même temps, de sa main gauche, un mouchoir blanc en soie brodé main... un mouchoir que cette Serdaigle avait déjà vu quelque part. Malgré l'aura que cet inconnu dégageait, il n'avait aucune intention de la frapper. Même, arrivé à sa hauteur, il s'agenouilla et posa le doux linge sur la griffure que s'était infligée cette Quatrième Année... Vraiment, elle n'était pas douée lorsqu'elle se défendait...

A aucun moment, il ne prit la parole...
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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Mar 20 Juil - 23:55

A force de se faire ainsi soutenir par le col de sa robe, Sarah commençait à avoir du mal à respirer. Elle se débattait mais en se débattant, elle avait tendance à se faire encore plus mal, alors autant faire attention. Elle tenta de griffer les mains de son agresseur pour pouvoir s'en défaire mais il ne semblait pas déterminer à la laisser. Il se contentait de la secouer en lui demandant si ça l'intéressait d'avoir des furoncles violettes dans le front, ou encore de cracher des limaces par exemple.

Elle secouait négativement la tête, ce qui les amusa grandement.

Sarah regarda derrière elle mais les hiboux ne venaient pas l'aider évidemment. Seul celui dont elle se servait pour envoyer des lettres à ses parents tenta d'attaquer les assaillants, en picorant leurs mains ou mordant leurs doigts, mais ils le chassaient comme on le ferait avec une mouche, d'un geste las de leur main.

C'est alors que tout se passa très vite. Une personne entra dans la volière pour aider Sarah. Il commença par lancer un sort juste au-dessus de la tête de tout le monde, arrachant un cri à la jeune fille alors que son agresseur ne la lâchait toujours pas. Elle ferma les yeux en repoussant les grosses mains qui lui tenaient toujours le col, mais il tenait bon, ce crétin ! Elle ne parlait pas, ce qui empêchait Rutsuku de la reconnaître.

Il se débarrassa avec brio de ces quatre personnes grâce à des sorts et des prises. Les trois premiers furent neutralisés grâce à un Stupéfix brillamment lancé et le dernier mais pas le moindre lâcha brutalement Sarah lorsqu'une main lui agrippa le cou pour lui en briser une cervicale dans un craquement horrible.

La Serdaigle ne put s'empêcher de grimacer.

Son pseudo-sauveur se débarrassa rapidement des quatre imbéciles qu'ils étaient. Il revint ensuite pour voir si la jeune femme allait bien lorsqu'il reconnut avec horreur Sarah, cette jeune fille qu'il ne voulait plus revoir. Il s'approcha d'elle mine de rien, malgré qu'il ne voulait pas nécessairement le faire, pour sortir un mouchoir brodé qu'elle reconnut lorsque sa douceur s'appliqua sur sa joue blanche. Encore confuse, elle balbutia :

" Je, enfin je… merci… "

Non, elle ne l'avait pas reconnu. Derrière ce masque, il lui était étranger, mais dans un sens, elle ne pouvait pas nier que l'impression qu'il lui donnait, et les couleurs qu'il arborait, tout ça ne lui était pas inconnu.

Sarah se sentait subitement honteuse étant donné qu'elle était consciente d'avoir attaqué ces personnes. Mais pour le moment, la seule chose qui la surprenait, c'était l'attention que cette personne lui offrait. Si c'était la même personne à qui elle était entrain de penser, alors oui, ce serait vraiment surprenant…

Peut-être que, même s'il disait être maudit et ne voulait réellement plus la revoir, il ne pouvait pas s'empêcher de l'aider malgré tout. Si vraiment il ne voulait pas qu'elle soit dans ses environs, il serait sans doute déjà partit après tout ! Mais il venait de doucement poser un mouchoir brodé sur sa blessure, tachant ainsi un tissu mine de rien semblant assez précieux voire coûteux étant donné que ça semblait être fait de soie.

Sarah se sentait confuse. Encore choquée par les événements, elle leva une main pour l'apposer contre sa joue, contre impérativement contre le mouchoir, et donc par extension, sur la sienne, sans vraiment le vouloir.

Elle était encore sonné dans un sens. Il ne fallait pas lui en vouloir.

" Merci de m'avoir aidé… Ce n'est pas la première fois que ça arrive … "

Alors apprend donc à te défendre ! Elle s'attendait à une réponse dans le genre. Par la couleur verte qu'il portait, elle jugeait qu'il devait appartenir à cette même maison. Serpentard, les serpents. Son cœur battait encore assez fort. Elle ramena sa main contre elle, libérant celle de Rutsuku. Elle ne voulait pas le déranger et se sentait encore davantage confuse subitement. Pourtant elle continuait de se dire… encore et encore…

Elle savait qu'elle avait déjà vu ça quelque part, ce mouchoir, cette douceur.

Dans un flash, la jeune fille revit l'épisode de la bibliothèque. Où elle avait rencontré cet homme pour la première fois. Cet homme vêtu de vert qu'elle avait affectueusement surnommé "Mori" à cause de son apparence. Elle n'était cependant pas convaincu, mais se souvenait d'une chose, de ce mouchoir brodé, lorsqu'elle l'avait ramassé au sol pour le lui rendre en étant convaincu que c'était le sien.

La jeune fille n'osa pas le toucher. Elle avait un peu peur en se souvenant de l'épisode de l'infirmerie. Elle l'avait soigné et elle se demandait s'il se sentait mieux maintenant. Peut-être qu'il s'était blessé à nouveau… Peut-être qu'il avait gardé les soins qu'elle avait fait. Tellement de questions. Mais avant, une seule…

Une seule question avant de poser les autres.

" Est-ce que c'est… toi ? Mori ? "
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Mer 21 Juil - 0:54

Mais pourquoi faisait-il ça ? Il n'en avait absolument pas envie, surtout que ce n'était qu'une griffure de rien du tout, et voilà que le Serpentard lui passait une sorte de compresse. Ca l'embêtait un peu de salir ce mouchoir, surtout que le sang ne partait pas si facilement, et qu'il allait encore se recevoir une gentille remarque de la part de la Mère Dearborn. Non, surtout ce qui l'irritait, c'était qu'il ne voulait plus jamais revoir cette gamine et que, chaque fois, il la croisait. Vraiment, il en avait marre de sa foutu malchance légendaire. Il était pire que maudit, en fait, dans son esprit. Chaque fois qu'il y avait des embrouilles, il était toujours dans les lieux.
Il en soupira presque ouvertement de cette malchance.

Rutsuku caressait doucement la joue meurtrie avec le tissu, lorsqu'il entendit d'une oreille distraite :

"Je, enfin je… merci…"

L'adolescent ne fit aucun geste et ne dit aucune remarque envers cela. Merci ? Merci de quoi ? Il ne méritait aucunement ces éloges. C'était son corps qui avait agit seul. Mais, alors qu'il estompait le sang - elle s'était bien griffée, quand même, il refléchissait du pourquoi cette action. Il s'arrêta même pendant une seconde, en fermant les yeux. Hmph... Non, il savait pertinamment ce qui l'avait motivé. Il connaissait parfaitement les raisons. Au fond, il s'était vu pendant une fraction de seconde, plus jeune, dans cette position délicate... Lors de ce jour maudit... Sauf qu'en face de lui, il n'avait pas des enfants de son âge, ou presque, mais des adultes puants de cruauté et de sadisme. S'il s'était reconnu dans cette situation... c'était que les agresseurs avaient les mêmes pensées et intentions viles que ses anciens bourreaux.

Puis, il y avait l'état d'esprit de Sarah... Il l'avait clairement ressenti en lui... Ce désespoire sans aucun echappatoir. Le même qui le motivait à faire ce qu'il faisait, aux yeux et à la barbe de tous, à commencer aux enseignants et à Dumbledore lui-même.
Non, à ce moment précis, il n'avait plus été le Diable du Carnage... Ni Mori... Ni Rutsuku Fushin... Ni même Askeladd...
Il était l'Avaleur de Cadavres...

Pourtant, il s'était promi de ne jamais agir ainsi en l'enceinte même de l'école. Ca allait attirer une attention particulière sur lui qu'il ne voulait vraiment pas ! L'ancien mercenaire ne se sentait pas encore assez surveillé ou quoi ? Pourtant, ce n'était absolument pas le moment ! Ca allait enfin bouger récemment, et il fallait impérativement qu'il soit en dehors de tout soupçon. Vraiment, cela l'énervait sérieusement. Parfois, le Cinquième Année faisait vraiment des bêtises sans s'en rendre compte, comme maintenant...

Il fut tiré de ses pensées par cette main au-dessus de la sienne. Autant avant, il aurait tué la personne qui avait osé faire cela... Avec cette gamine, c'était différent. Bien évidemment, il y avait toujours l'ombre de ces mains noires dans son esprit. Mais, inconsciemment, il sentait qu'il ne fallait pas l'attaquer, elle... Comme s'il se souvenait toujours qu'elle l'avait soigné... Puis, surtout qu'il ne pouvait pas ressentir en lui ses émotions ou ses sentiments. Cependant, quand elle le touchait, ça lui provoquait tout de même un malaise et lui donnait envie de s'éloigner de quelques pas.
Alors pourquoi est-ce qu'il avait ressenti, à ce moment précis, son désespoir des plus poignants ?

"Merci de m'avoir aidé… Ce n'est pas la première fois que ça arrive …"

Il ne répondit toujours rien... Pourtant, il aurait voulu lui dire qu'elle ferait mieux de prendre des cours d'auto-défense... Mais, pourquoi faire ? Se défendre et attirer encore plus de représailles ? Et à force de se laisser faire, elle pouvait, non seulement se perdre psychologiquement, mais aussi pousser les autres, soit à se lasser, soit à continuer parce qu'elle ne répliquait pas. Ce qu'il venait de faire, ça n'allait marcher qu'une seule fois... Il fallait que les autres arrêtent de la persécuter. En les terrorrisant ? Non, ça pourrait être pire. Et il ne serait pas toujours là pour elle...

Puis, son esprit... Il le voyait clairement qu'elle détestait se battre... Il fallait qu'il règle vraiment ce problème. C'était son devoir. Tant pis s'il allait se faire virer... Mais il devait le faire... La Serdaigle retira alors sa main, comme pour se laisser aller. Et lui, il était là, à tenir ce bout de tissu, et à cogiter certains plans, pour qu'enfin, elle puisse étudier en paix.

"Est-ce que c'est… toi ? Mori ?"

Toujours à cette question, il ne répondit pas. Il posa pendant quelques instants le mouchoir - où la Quatrième Année pouvait nettement voir le A. du tissu - et se redressa sur ses jambes. Alors qu'il avançait plus profondément vers les animaux, ces derniers le fuyaient comme la Peste. Il devait voir son aigle, et lui faire une course urgente. Pourtant, il ne vit aucunement Hrist dans ce tas d'oiseaux de malheur.
Cependant, quand on parlait du loup, il arrivait.

L'aigle royal au plumage noir se posa soudainement sur son épaule, après d'être passé par la grande fenêtre ouverte de la Volière. La femelle tenait une lettre dans son bec. Distraitement, il prit le morceau de papier et la rangea dans sa petite sacoche derrière sa veste en cuir. Puis, il sortit sa bourse et la fixa à la patte de l'animal. Il retira ensuite quelques instants son gant de la main gauche et le rapace plongea son bec dans une des blessures du clone, s'abreuvant de son sang. Enfin, le majestueux oiseau reprit son vol, en sortant par la fenêtre.

Lui, il remettait distraitement le gant dans sa main meurtrie. Mais, pas encore une seule fois, il avait prononcé une parole.
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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Mer 21 Juil - 1:29

A tout ce qu'elle pouvait dire, demander, Rutsuku ne disait pas un mot. Il ne voulait pas lui répondre, ou n'avait simplement pas envie de lui prodiguer une quelconque réponse. Ou, encore, peut-être s'était-elle trompé, peut-être n'était-ce pas Mori ? Peut-être qu'elle avait l'air plus qu'idiote maintenant. Sarah se faisait distraite et décida de ne plus parler. Elle se disait qu'elle était peut-être trop lourde. Peut-être qu'il ne voulait pas l'entendre parler. Il continuait de tenter d'arrêter l'écoulement du sang qui tombait sans cesse de sa joue trop blanche pour être souillée ainsi. Et elle, de ses iris rouges, scrutait le noir du masque pour tenter d'y trouver une familiarité. Cependant, dans sa confusion et sa fatigue, elle ne voyait pas.

Le temps passait dans un silence angoissant qui laissait Sarah froide. Elle commençait à ressentir des frissons à cause des battements d'ailes des oiseaux. Elle n'avait pas peur d'eux mais autant dire que l'endroit n'était pas des plus accueillants, pourtant c'était le seul endroit où elle semblait pouvoir avoir la paix. La jeune fille scrutait toujours le visage de son sauveur, ou du moins le masque pour tenter de trouver pourquoi elle pensait que c'était Mori, plus connu sous le nom de Rutsuku dans cette école. Pourquoi le voyait-elle ainsi ?

Elle n'aurait pas réellement le temps de poser la question qu'elle remarqua qu'il entreprenait de se lever lentement. Sarah se leva aussi en voyant au passage l'initiale A. brodé sur le morceau de mouchoir. Oui, c'était bien ce mouchoir-là qu'elle avait redonné à Mori lorsqu'elle l'avait croisé la première fois. Pourtant il ne semblait pas du tout hostile soudainement, au contraire, il semblait calme, pausé, il ne semblait pas prêt à l'attaquer. Elle lui avait touché la main et il n'avait rien dit, alors était-ce vraiment Mori ? Peut-être que quelque chose l'adoucissait au final. Sans doute pas elle, peut-être la période de l'année, elle ne le savait pas…

Le Cinquième Année se dirigea vers les oiseaux. Sarah le regarda sans bouger de sa position. Elle ne savait pas trop ce qu'elle devrait faire, partir, se rapprocher, rester là ? Autant rester là, quitte à faire. Alors que Rutsuku regardait les alentours, un énorme oiseau se montra pour se poser non loin de lui et prendre une lettre. Le jeune homme retira ensuite un gant pour laisser le volatile y plonger son bec, arrachant une exclamation d'horreur à Sarah qui plaqua ses mains contre sa bouche, scandalisée.

L'oiseau venait carrément de lui boire son sang ?!

Sarah ne savait comment réagir. Son cœur cognait encore contre sa poitrine alors qu'elle abaissait ses mains dans lesquelles elle renfermait ce mouchoir brodé taché de sang. C'est en pensant, justement, à du sang, que la jeune femme se rendit compte que sa joue était toujours blessée. L'auréole qu'elle avait fait de façon purement magique au-dessus de sa tête venait de disparaître par le manque de concentration de la Serdaigle. Ses ailes étaient cependant toujours là évidemment puisqu'elles étaient faites à la main et non pas par magie, faites avec des plumes achetées dans une boutique à Pré-au-Lard, de vraies plumes d'un blanc pur.

" Il t'a mordu ? Je peux voir ? "

La volonté de Sarah à vouloir soigner et aider les autres était visiblement inépuisable. Elle ne voulait pas le laisser là avec une blessure mais si c'était bel et bien Mori, alors il avait retiré les bandages qu'elle lui avait appliqué trois jours plus tôt. Cette idée l'attrista. Il ne pouvait pas avoir soigné si rapidement, elle se souvenait de l'état de ses mains et savait bien que ça ne se soignerait pas aussi promptement qu'en trois jours. Sarah était blessée plus gravement au niveau de sa joue, elle ne pensait pas à elle pour l'instant.

Toutefois, comme elle retenait les leçons qu'elle avait apprise dans le passé, Sarah ne forcerait rien du tout. Elle lui avait posé timidement la question, comme une fillette qui hésiterait grandement à demander à ses parents si elle pouvait avoir un quelconque jouet ou un bonbon par exemple. Sarah gardait ses petites mains contre sa poitrine, tenant nerveusement le mouchoir brodé alors que du sang coulait le long de son cou, puis allant tacher ses vêtements d'une blancheur maintenant souillée. Mais ce n'était que le cadet de ses soucis.

Sarah réfléchissait beaucoup et elle songea qu'on ne pouvait pas savoir ce que cet oiseau avait mangé ou but avant de venir ainsi cueillir le sang de l'étranger. Elle s'inquiétait donc pour une infection.

" On ne sait jamais ce qu'il a mangé… Peut-être que ça pourrait s'infecter… "

Médicomage qu'avait dit Mori. Peut-être qu'elle devrait vraiment considérer aller dans cette voie. Vu comment elle pouvait se montrer lourde pour pouvoir soigner quelqu'un, on pouvait deviner qu'elle ferait bien son boulot au moins ! Sarah sentit cependant un léger chatouillis au niveau de son cou. L'écoulement du sang provenant de sa joue se poursuivait toujours et elle venait de le ressentir. Sarah soupira doucement.

Que s'était-il passé alors qu'elle voyait noir ? Elle commençait à avoir peur, tout d'un coup. Elle se demandait ce qu'elle avait bien put faire. La jeune femme s'approcha un peu d'un oiseau au hasard et tendit la main pour lui caresser le plumage d'une manière assez distraite prouvant qu'elle ne cherchait qu'à s'occuper l'esprit un instant, négligeant totalement la blessure qui sillonnait sa joue gauche. Elle finit cependant par s'en souvenir étant donné que ça commençait à chauffer. Quelques larmes montèrent à ses yeux.

C'était douloureux, brûlant… et inexplicablement, elle se sentait désespérée…

Etait-ce le contrecoup de cette colère qui avait égorgé son cœur, quelques minutes plus tôt ? Elle ne le savait pas, mais en tout cas, l'angélique adolescente se détourna de l'oiseau, et donc de l'inconnu aussi, pour s'installer volontairement en amazone au sol, peu importait la propreté de celui-ci. Des larmes allèrent se mêler au sang qui coulait déjà le long de son visage. Elle semblait désorientée, perdue. Que se passait-il, elle ne le savait pas, et se sentait vide. Un sentiment désagréable la submergeait. Elle hoqueta quelques mots.

" Je, je suis désolée… Je ne sais pas ce qui… Enfin, je ne sais pas… "

Elle renifla en allant essuyer son nez du revers de sa main. Que lui arrivait-il ?
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Mer 21 Juil - 12:26

A peine que Hrist était parti, Rutsuku s'était retourné, vers Sarah. Cependant, il ne s'était pas rapproché d'elle, puisqu'il remettait son gant en place. Il nettoyera la plaie plus tard et il y avait plus urgent à faire, à commencer par cette gamine insupportable qu'il n'arrêtait pas de croiser ces derniers jours. Vraiment, il devait être maudit pour être poursuivi par une personne comme elle. Elle l'irritait, lui cassait les pieds avec son esprit mièvre... Tiens, comme Mina Ricci, cette gosse de riche qui n'avait rien pour elle. Dire qu'elle s'était éprise de Matthew, un des hommes les plus loins de son idéal masculin. Pourtant, il avait envie de dire ce qu'il pensait réellement... Qu'elle le faisait chier, l'emmerdait royalement, et qu'elle devrait sérieusement arrêter d'espérer, puisqu'elle le regretterait forcément lorsqu'elle tomberait dans le désespoir !

Pourtant, il n'y arrivait pas... Il n'y arrivait jamais avec cette gamine. D'accord, il ne pouvait pas lire en elle, ni même ressentir ses émotions ou ses sentiments. Mais, ça n'expliquait pas tout... Ca n'expliquait même rien du tout. Alors, où était vraiment le vrai Serpentard impitoyable ? Où était l'élève le plus dangereux et le plus imprévisible de l'école ? Où était Fushin, l'ancien mercenaire qui se fiche de tout et de tous ? Il fallait qu'il se ressaisisse sérieusement, ou son pire cauchemar pourrait se reproduire. Et ça... Jamais !

Après quelques instants, il se dirigea vers elle. En même temps, il retirait sa veste en cuir et en tissu. Le Cinquième Année s'était rendu compte qu'elle frissonnait. Mais, il savait pertinemment que le froid n'était pas la seule explication, ni même les volatilles qu'il y avaient dans cette pièce. C'était le désespoir. On frissonnait toujours lorsque la vérité laide nous sautait au visage, ou lors d'une expérience traumatisante. Là, c'était claire que c'était cela la cause de ces tremblements.
Alors, pourquoi n'avait-il pu pas s'empêcher de lui mettre, une fois encore, son vêtement sur ses frèles épaules ?

L'Avaleur de Cadavres enleva ensuite son étui à révolver vide, qu'il portait sur son épaule gauche, et le fixa sur la sacoche, derrière son dos, où se trouvait aussi son étui à baguette et son couteau de guerre.

"Il t'a mordu ? Je peux voir ?"

L'adolescent rebelle ne fit qu'un simple geste de négation avec la tête, doucement. Il ne voulait pas que son masque de monstre tombe. Il n'avait pas envie qu'elle sache que c'était en fait lui. Et, s'il parlait, ça allait trahir son timbre de voix... Il prit ensuite le mouchoir imbibé d'un peu du sang de cette gamine, pour nettoyer la trace de sang sur le visage blanc. Puis, comme avant, il l'appliqua sur la blessure, comme une compresse. Ca devrait suffir, en attendant que ce fichu rapace revienne...

"On ne sait jamais ce qu'il a mangé… Peut-être que ça pourrait s'infecter…"

Une fois encore, il fit non de la tête. Non, il n'avait pas envie de s'embêter, une fois encore, alors qu'elle rejouerait les infirmières. Il soignerait ceci plus tard. Ce n'était qu'une blessure bénine. Oui, ce n'était qu'une égratignure, pour lui. La blessure ne lui faisait même pas mal.

Pourtant, elle s'éloigna quelque peu de lui. Avait-il fait quelque chose de mal ? Peut-être que de ne pas parler, ça l'irritait. Mais, pourtant, c'était le mieux, pour lui... Mais aussi pour elle... Il se retournait lentement, alors qu'elle tendait son bras vers un hibou quelconque. Ah oui, le même qui l'avait défendu précédemment. Elle ne devrait même pas faire cela. Elle n'avait pas pensé que sa plaie pouvait s'infecter ou pire ? Mais, peut-être qu'elle n'avait besoin que de se changer les esprits ? Oh la vache, qu'est-ce que c'était dur...

Il s'était rapproché d'elle, pour remettre ce tissu sur cette blessure qui allait peut-être laisser une trace sur son visage... Pourtant, elle prit la parole :

"Je, je suis désolée… Je ne sais pas ce qui… Enfin, je ne sais pas…"

Il avait posé deux de ses doigts sur les lèvres fines de la juvencelle, comme pour l'empêcher de parler. Oui, il voulait l'empêcher de parler, parce qu'à force de faire des mouvements avec sa bouche, sa blessure n'arrêtait pas de saigner. D'accord, elle était profonde, mais ça n'expliquait pas ce surplus de sang. Vraiment, il devrait parfois faire gaffe quand il l'énervait... elle pouvait faire du gros n'importe quoi, et encore plus se blesser que se défendre. Sérieusement, il n'avait jamais vu une telle maladresse envers soi-même...
Oh, qu'est-ce que ça pouvait l'énerver !

Et voilà que Sarah se mettait à chialer, comme la fille qu'elle était. Ca l'irritait intérieurement... Le clone n'aimait pas les larmes, parce qu'il n'en avait jamais versé, mais aussi que ça faisait du bruit pour rien, sans compter que c'était aussi une perte de temps record. Oui, il était dur sur cet aspect humain, mais c'était ce qu'il pensait sérieusement. Même si, au fond, il ressentait comme une sorte de jalousie envers les humains. Eux, au moins, avaient des sentiments et des émotions qu'ils pouvaient librement exprimer. Lui n'avait rien de tel.

Pour une fois, il allait prendre la parole, lui dire d'arrêter de pleurer parce que ça ne servait à rien. Mais, lorsqu'il vit son regard... Il en fut incapable. Son regard exprimait clairement le désespoir qui l'avait envahi en entier. Oh non... D'accord, c'était vrai qu'on était toujours déprimé après une telle situation, parce que les agresseurs attaquaient, non seulement le physique, mais aussi le moral de la victime.
Cependant, ce qu'il fit l'étonna grandement. Toujours de sa main gauche, il redonna un coup de mouvoir, pour enlever un peu de sang. Puis, il le reposa de nouveau dans la main de la Serdaigle, avant d'enlever quelques larmes des yeux écarlates de cette albinos. Enfin, et c'était cela qui le surprit le plus intérieurement, il entoura de ce même bras la tête de la Quatrième Année, avant de l'entraîner vers le creu de son épaule gauche. Il réprima une grimace de douleur... Son épaule et ce bras lui faisaient toujours mal, à cause de ses nerfs bouzillés.

Au moins, là... elle pouvait pleurer tout son saoul...
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Jeu 22 Juil - 19:29

Comme elle le pensait, étant donné que Sarah était convaincue que cet homme était Mori, il refusa qu'elle regarda sa blessure. Curieusement, ça ne la dérangea pas trop, elle s'attendait à cette réponse en fait. Elle se contenta d'afficher une moue pseudo-déçue en haussant les épaules, l'air de lui dire un "OK" silencieux, elle ne comptait pas non plus le forcer. Elle s'était déjà attiré suffisamment d'ennui comme ça, elle n'allait pas empirer en tentant de forcer un étranger à la laisser le soigner s'il ne voulait pas. Il ne voulait visiblement rien savoir du tout des soins puisqu'il secoua négativement la tête encore une fois lorsqu'elle lui affirma que ça pourrait bien s'infecter, mais visiblement, ça lui passait bien six pieds au-dessus de la tête ! Autant le laisser faire.

La jeune fille sentit l'émotion lui prendre la gorge. Elle se sentait secouée de l'intérieur et une envie inexplicable de pleurer lui monta aux yeux. Lorsqu'elle balbutia quelques mots, Sarah se fit couper net par deux doigts qui se posèrent tout doucement sur ses lèvres, l'air de lui demander de se taire. La jeune femme le regarda de ses grands yeux embués de larmes, si expressifs et tremblants à la fois. Quelques larmes coulèrent lorsqu'elle battit des paupières. Honteuse, elle baissa le regard et pleurnicha timidement, tentant mine de rien de se contrôler. Elle ne pouvait pas réellement empêcher ses émotions de prendre le dessus de toute manière.

La Serdaigle tenta de faire fuir ses émotions en les chassant de ses petites mains blanches. Elle essuya ses yeux, son nez, ses joues, mais elle ne parvenait pas à les chasser convenablement. Il continuait de nettoyer sa joue sanglante, tentant de cesser l'écoulement constant du sang, qui justement était entrain de se maîtriser. Il ne resterait bientôt plus que du sang séché de cette mauvaise expérience. Elle ne se souvenait de rien pendant cette période de colère mais une chose était sûre : elle devait s'être agité d'une telle façon qu'elle avait frappé ses agresseurs mais aussi elle-même, se blessant considérablement la joue par un pur accident assez bête. Maintenant, cette personne l'aidait et lui permettait de se sentir mieux…

Alors que les larmes coulaient, elle le sentit les chasser de ses doigts, doucement. Confuse et surprise, Sarah leva les yeux vers lui pour tenter de comprendre le but exact de cette attention si chaleureuse. Aucun mot n'était échangé depuis le début, rien du tout, Sarah semblait parler à un mur, ou un muet, il ne disait rien. Pourtant, elle avait l'impression de comprendre quelque chose, de saisir tout ce qu'il aurait put vouloir dire. Tout doux, elle sentit un bras l'entourer, et elle se retrouva à pleurer contre l'épaule de cette personne.

Normalement, elle se serait reculée. Mais maintenant, c'était différent.

Quelque chose en cet individu lui semblait étrangement familier. Ou plutôt, pas totalement inconnu. D'une de ses petites mains blanches, Sarah tenait toujours le mouchoir brodé, taché de sang. Dans un sens, en voyant combien l'objet semblait doux et fragile, elle regretta d'avoir forcé cette personne à l'utiliser pour empêcher le saignement de se poursuivre. Mais maintenant que c'était fait, Sarah ne pouvait pas revenir en arrière non plus, étant dépourvu d'un Retourneur de Temps. Au final, elle s'abandonna, et se mit à pleurer, en quête de compréhension face à cette situation plus qu'étrange pour une jeune fille comme elle qui n'avait jamais, ô grand jamais attaquer quiconque, pas même lorsqu'on l'insultait. Et là, la colère l'avait submergée.

" Je ne sais pas ce qui s'est passé mais… J'ai eu si peur… "

Il ne répondait jamais, se disait-elle, donc autant se vider le cœur un minimum. Le dernier mot s'étouffa, comme engouffré. Il s'étouffa et mourut dans la petite voix fluette de Sarah, gorgée d'émotions et de tremblements, de hoquets, et de sanglots. On aurait put la prendre pour une timbrée à ce moment précis mais elle avouait simplement ne pas comprendre ce qui avait put se passer pendant cette si brève période de temps. Elle ne leur avait pas fait mal, mais elle avait semblé suffisamment 'différente' pour les faire fuir du moins. Ils étaient ensuite revenus avec des renforts et voilà où elle finissait. La petite angélique qu'elle était se sentit soudainement piteuse. Un aigle pleurant contre un serpent, était-ce seulement logique ?

Dans tous les cas, Sarah s'en fichait et agissait à sa guise, si on lui offrait une épaule sur laquelle pleurer, elle ne cracherait pas dessus. Surtout que cette personne l'avait volontiers débarrassé de ses agresseurs…

Une fois de plus, elle avait reçu, juste avant cette étreinte inexpliquée, une veste aux tons verts sur les épaules. Ce signe, ce symbole lui permit de presque reconnaître cet homme qu'elle appelait constamment Mori depuis qu'elle l'avait rencontré dans la bibliothèque, entrain d'étudier quelque chose qui lui échappait encore. Mais le plus important n'était évidemment pas là. Comme Rutsuku pourrait le remarquer, cette fois, Mio n'était pas là. Le furet albinos de cette jeune fille tout aussi albinos en lui entourait pas les épaules comme d'habitude. Peut-être l'avait-elle laissé dans sa cage, dans le dortoir féminin des aigles d'azur. En tout cas, après quelques minutes, elle sécha ses larmes en se reculant timidement de lui, sans sortir de son étreinte.

Levant le regard sur le sien, invisible par le masque, elle lui sourit.

" Merci. C'est bien la première fois que quelqu'un m'offre une épaule sur laquelle pleurer. "

Outre ses parents, bien sûr, mais ce n'était qu'un détail. Dans cette école, elle était un peu le vilain petit canard du lot. Sauf qu'elle était une colombe parmi les corbeaux et non pas un cygne parmi les canards. Beaucoup de Serpentard se faisaient un plaisir à la faire pleurer puisqu'elle était sensible. Dans tous les cas, agenouillée, la jeune fille contempla un moment le masque de son sauveur avant de tendre doucement les mains vers celui-ci, avec la claire idée de le lui retirer, mais il aurait largement le temps de l'arrêter…
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Jeu 22 Juil - 21:53

Tous ce qu'il venait de faire l'avait profondément surprit intérieurement. Rutsuku ne se reconnaissait plus du tout. Mais qu'est-ce qu'il faisait, à réconforter cette gamine qui l'emmerdait plus que tout ? Non seulement il n'arrêtait pas de la voir depuis quelques jours, mais voilà qu'il agissait bizarrement, qui n'était pas du tout son caractère. Soigner une enquiquineuse avec les moyens du bords, en attendant que Hrist revienne, la protéger du froid, lui préter une épaule bouzillée et une oreille attentive dont il percerait bien les tympans pour éviter d'entendre les gérémiades de la Serdaigle... Sans compter la sauver d'une agression particulièrement violente pour la victime, puisqu'elle s'était effondrée en larmes. Oh bon sang ! Qu'est-ce que ça l'énervait plus que tout ! Il devait se ressaisir. Il était tout de même un ancien chien de guerre, un démon, un Serpentard même ! Il était pareil que ces idiots qui l'avait agressé, tout de même !

Alors, pourquoi est-ce qu'il se sentait bien, tout d'un coup, avec cette Albinos dans ses bras ? Peut-être parce qu'il soulageait, bien malgré lui, le désespoir qui avait envahi la Quatrième année ? Si seulement son pouvoir marchait sur elle, il saurait quoi faire. Mais là, il était tel un idiot ne sachant que faire. L'adolescent rebelle était dans une telle situation que seul ses gestes faisaient tout, alors que lui se torturait mentalement à comprendre un sens à ces actes qui n'étaient pas les siens habituellement. Etait-ce qu'il était en réalité en lui ? Un individu sensible qui se préoccupait des autres ? Non ! Il refusait cela ! Il préférait plus être mis à l'écart, et être marginal ! Rester cruel, menteur, perfide, manipulateur et calculateur. C'était ainsi que marchait le monde... Quand on était une bonne poire, on se faisait toujours avoir !

Pourtant, une pensée le percuta... Il arrivait encore mieux à communiquer rien qu'avec les gestes. Le Diable du Carnage savait pertinemment ce qui avait envahi celle qu'il tenait actuellement dans ses bras. Mais quoi ? Il savait que, s'il parlait, il la pousserait à se suicider. Et, même s'il ne voulait pas l'admettre, cela lui ferait mal. Non pas qu'il s'attachait à elle... La cause serait de part son vrai nom, celui qu'il ne pouvait absolument pas révéler, sous risque de changer la face de toute l'Europe du Nord... D'ailleurs, ces derniers temps, il faisait tout de même attention à ce qu'il disait, pour éviter de se faire remarquer. Si toutes ses activités se savaient... Soit ils ne le croiraient pas... soit il se ferait virer illico presto.

"Je ne sais pas ce qui s'est passé mais… J'ai eu si peur…"

Bien évidemment, c'était typique d'une agression. Les victimes oubliaient souvent ce qui s'était passé précisément... Il y avait deux causes : la colère ou la peur. Cependant, l'Avaleur de Cadavres ne savait pas ce qui avait vraiment traumatisé Sarah. Il savait particulièrement ce qu'était une agression, du point de vu de l'agressé surtout. Mais, il ne savait pas quoi dire ou faire pour la rassurer. Lui avait du s'en sortir seul... Il en avait même perdu la voix pendant six mois... six longs mois... Et jamais personne...

Au fond de lui, ne commençait-il pas à ressentir... de la jalousie ? De la jalousie envers un geste qu'il faisait à cette Albinos ? C'était complètement ridicule ! Être jaloux d'un geste fait soi-même ? Déjà que ses gestes non contrôlés le mettaient intérieurement en plein dérision, tellement que c'était pathétique... Mais là ? C'était irréalisable !
Ce n'était pas vrai ! Il allait vraiment se détruire lui-même si ça continuait... Pourtant, il devait être seul... Il se le devait... Et s'il devait crever prochainement, ça serait après un certain évènement, pas avant ! Cela, il refusait clairement de décéder, sans finir ce qu'il avait commencé.

Puis, il sentit un regard. Soupirant intérieurement, il abaissa son champ de vision et la vit. Peut-être qu'elle avait autre chose qui n'allait pas et qu'il n'avait pas remarqué. Comme son furet albinos, par exemple. Mais cela, c'était vraiment le cadet de ses soucis. Il se fichait éperdumment des animaux. Déjà que ces derniers ne l'aimaient guère et s'enfuyaient, en général, dès qu'il le voyait. Pourtant, Rutsuku ne leur avait rien fait... Il ne pouvait même plus manger de viande ou de poisson depuis ce jour. Il ne pouvait même plus manger un plat préparé, de toutes manières.

Ah, un lapin derrière une bête féroce !

"Merci. C'est bien la première fois que quelqu'un m'offre une épaule sur laquelle pleurer."

Si elle était le vilain petit canard, qu'est-ce qu'il était, lui ? Le Serpentard ne le savait pas... Mais il savait clairement qu'il n'était pas du tout comme les autres élèves. Il connaissait toutes les horreurs de la vie, tous les vices et les attitudes dégueulasses des Hommes. D'ailleurs, il n'était même pas un Homme, mais juste une de leur copie. Sans compter qu'il avait été seul... seul depuis ses six balais.

Soudainement, il sentit un geste de la part de cette petite. Cette dernière voulait clairement lui retirer ce masque. Non ! Il ne fallait surtout pas ! Il tenait à garder son anonymat, mais surtout qu'elle ne découvre pas qu'il était en réalité l'Avaleur de Cadavres... Il ne voulait pas non plus qu'elle sache que c'était en fait lui qui faisait tous ces gestes bizarres ! Il l'empêcha d'aller plus loin. Non, il ne voulait pas qu'elle sache que c'était lui... Que c'était cet adolescent que tout le monde craignait dans cette école de dingue... Que c'était celui qu'elle avait surnommé Mori, simplement parce qu'il n'avait pas de nom... ou un nom qu'il ne pouvait, au grand jamais, révélé au monde...
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Jeu 22 Juil - 23:41

Plus les secondes avançaient, plus Sarah avait le sentiment de parler pour rien. Il ne répondait pas à ses questions ni même à ce qu'elle disait, sauf si elle lui posait des questions auxquelles il pouvait aisément répondre par oui ou par non. Mais Sarah n'avait pas trop la tête à jouer à ce genre de choses, à jouer à poser des questions apte de se faire répondre uniquement par oui ou non, pas envie. Elle avait mal à la tête et ne voulait pas non plus s'amuser à trop réfléchir. Heureusement que, dans un sens, le carnaval avait coupé court aux classes en cette période de la semaine, sinon, elle serait déjà en retard et aurait eu droit à des retenues ou à des représailles de ses camarades si elle aurait oser faire perdre des points à la maison des aigles.

Mais, comme dit, heureusement, ce n'était pas la période de cours. Sarah avait donc tout son temps actuellement pour pouvoir discuter avec cette personne et prendre le temps de le remercier de l'avoir sauvé cette fois. Elle se doutait que c'était Mori, mais qu'il ne voulait simplement pas qu'elle le reconnaisse. Pourquoi ? Sarah ne le savait pas mais elle jugeait qu'il devait forcément avoir de bonnes raisons. C'était pourquoi elle n'insistait pas en lui demandant constamment qui il était et pourquoi diable il ne voulait pas révéler une simple identité. Peut-être que c'était un jeu, une surprise, peut-être qu'il avait une bonne raison aussi, elle ne le savait pas vraiment…

Une chose était sûre du moins, il ne voulait pas qu'elle le sache et le prouva en lui agrippant le poignet pour l'empêcher de lui retirer son masque. Sur le coup, le cœur de Sarah fit un bond, puis se compressa sur lui-même, mais elle ne tarda pas à se calmer en se disant qu'elle venait de faire une bêtise et que c'était de sa faute. Elle s'excusa timidement en ramenant sa main vers elle, le faisant donc lâcher prise sur elle.

Sarah abaissa son regard un instant, affichant une mine de petite fille fautive, comme si elle se sentait mal d'avoir ainsi prit une initiative sans lui avoir demandé la permission. Mais au final, elle n'avait rien fait de réellement méchant ni même mauvais, juste tenter de lui retirer son masque, mais avant même qu'elle ne le touche, il l'avait arrêté de toute façon. Elle ramena donc timidement ses mains contre elle, abandonnant l'idée.

La jeune fille finit par sourire en allant fouiller dans la poche de sa robe. Elle y dénicha un ruban bleu clair, assez long, mais pas trop. Il semblait tout neuf, et visiblement, c'était un ruban qu'on utilisait couramment pour les cheveux, pour nouer une queue de cheval ou autre chose. Mais Sarah avait une autre idée en tête. La Serdaigle alla chercher la main encore tendue du jeune homme pour la prendre dans la sienne, doucement, puisqu'elle était consciente qu'elle était recouverte de blessures malgré la présence de son gant qui la recouvrait. C'est là qu'elle prit le ruban de son autre main pour lui entourer le poignet à la manière d'un bracelet. Elle ne faisait rien contre son gré, s'il voulait se défaire de ce qu'elle faisait, il pourrait le faire.

Elle forma un nœud papillon qui, une fois libéré des mains de Sarah, chuta contre son bras.

" C'est pour m'avoir aidé. Ça semble n'être qu'un ruban mais il porte bonheur. Tu verras. "

La conviction de ce qu'elle avançait était bien présente dans sa voix. Elle prouvait qu'elle croyait vraiment que ce simple ruban bleu-ciel apportait la chance. Enfin, on ne parlait pas ici de félicité, ou d'argent. On parlait simplement de moments heureux, de lumière. Sarah lui sourit franchement, ses larmes semblaient parties, elles avaient séchées et elle rayonnait un peu plus, même si ce n'était pas autant que d'habitude. La marque sur sa joue formerait une cicatrice qui partirait, il faudrait espérer, tôt pour ne pas gâcher son minois.

La Quatrième Année se redressa sur ses jambes pour pouvoir pivoter sur ses talons et se rapprocher de la fenêtre ouverte de la volière. Beaucoup de hiboux volaient à l'extérieur sans pour autant venir en direction de la tourelle. Ils ne livraient pas nécessairement de lettres. Mais le soir se couchait, et dans le ciel orangé aux nuances rosées, Sarah pouvait voir des étoiles. Elle sourit légèrement en se souvenant encore combien elle aimait, toute petite, dessiner des formes en reliant des étoiles entre elles. C'était un jeu purement enfantin qu'elle avait adorée faire étant plus jeune. Maintenant encore, elle se surprenait encore de le faire…

Sarah se retourna pour regarder son sauveur qui était toujours là. Son auréole venait de revenir de façon purement magique au-dessus de sa tête. Elle ne brillait pas de milles feux, mais elle scintillait discrètement. L'innocence pure, ha ! La jeune fille tendit alors une main vers lui, comme pour l'inviter à la rejoindre devant cette fenêtre à travers laquelle le ciel était bien plus que majestueux. Peut-être qu'il n'avait jamais prit le temps d'admirer les beautés de la nature, les choses qui n'avaient pas encore de prix à leur époque.

" C'est joli n'est-ce pas ? Quand quelqu'un me manque, je regarde toujours le ciel. Je me dis… que cette personne regarde certainement le même ciel que moi, en ce moment. "

Comme pour amener des gestes pour confirmer ce qu'elle venait de dire, Sarah tourna la tête vers le ciel et le contempla d'un œil rêveur. Ses larmes n'étaient plus, maintenant elle souriait, elle semblait heureuse, soulagée. Soulagée qu'une personne soit encore avec elle, même si cette dite personne était silencieuse. Peut-être était-il simplement muet, oh ! Quelle importance ? Tant qu'il restait avec elle, c'était le principal pour Sarah, qui pouvait donc admirer ce ciel en compagnie de quelqu'un. Elle passa quelques minutes en silence à regarder le ciel par cette grande fenêtre par laquelle les hiboux rentraient à la volière.

Après un instant, alors que le noir faisait son règne, la jeune fille repositionna la veste convenablement sur ses épaules, comme pour lui permettre de mieux les recouvrir. Elle la tenait fermée d'une main contre sa poitrine. Comme pour s'assurer que son compagnon ne s'ennuyait pas, elle tourna les yeux vers lui, affichant un grand sourire tout à fait innocent et lumineux. Comme quoi il lui en fallait bien peu pour être heureuse.
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Ven 23 Juil - 12:45

Ouf ! Il s'en était fallu de peu. Un peu plus et elle pouvait enlever son masque. Non, Sarah ne devait absolument pas savoir que c'était lui... L'élève le plus dangereux et le plus imprévisible du Collège. Oui, c'était blessant pour elle. Mais, lorsque cela était nécessaire, Rutsuku était capable de faire le plus de mal possible. Pour lui, tous les moyens justifiaient la fin, mais qu'aussi il fallait battre le mal par le mal. Ah ! Ce n'était pas un Serpentard pour rien. Rusé, calculateur, sans coeur... C'était ce qu'il était vraiment. Pourtant, tel qu'il était actuellement...Il en était méconnaissable. Et bien qu'il se fichait de ce que les autres ressentaient à son égard, il ne voulait pas du tout briser l'image qu'il avait. Sinon, il allait attirer des individus vers lui... Et subir les pensées, les émotions et les sentiments des autres à longueur de temps... Non, ça serait un enfer au quotidien, encore pire que celui qu'il subissait en ce moment, de manières générales.

Elle retira alors sa main, tout en murmurant des excuses. Mais qu'elle les garde, ses mots. Il s'en fichait complètement de ses mots. Il n'en méritait aucunement. Puis, il n'y avait eu encore aucun mal. Alors, qu'elle les garde, ça éviterait de lui casser les oreilles. Franchement, il était vraiment mal tombé... La seule personne de vivante à laquelle il ne pouvait lire était une Princesse casse-pied, chiante et chieuse. Toujours à s'excuser, à le regarder d'une manière qu'il n'aimait pas, l'emmerder royalement pour voir ses blessures. Vraiment, il n'était jamais verni, et sa chance était aussi pourrie d'un mort-né.

Pourtant, ce qu'elle fit par la suite l'étonna grandement. La Serdaigle fouilla quelques instants dans sa poche. Tiens, elle allait lui donner de l'argent, comme il l'avait fait la dernière fois ? Si c'était le cas, elle commençait vraiment à l'imiter, sans savoir vraiment qui elle imitait... L'élève le plus misanthrope de tout Poudlard. Cependant, l'Albinos en retira un ruban bleu clair et l'attacha autour de son poignet gauche, celui qui était toujours tendu. Mais, pourquoi est-ce qu'elle faisait cela ? Et pourquoi bleu clair ? Elle ne pouvait pas le choisir vert ou noir ? Mais, avant qu'il n'ait pu faire quelque chose, elle avait terminé et s'était éloigné quelques instants :

"C'est pour m'avoir aidé. Ça semble n'être qu'un ruban mais il porte bonheur. Tu verras."

Un porte-bonheur ? Elle croyait en plus à ces choses là ? Mais sarah était complètement félée ou quoi ? Qui croirait de telles idioties ? Sérieusement, elle se berçait dans de telles illusions que ça en devenait risible. Il n'y avait pas de chance, ou on ne pouvait pas en gagner, par un objet. Elle avait du trop jouer à Dragon Quest ou à Final Fantasy - même s'ils n'étaient sorti qu'au Japon - pour croire en des futilités pareilles.
Il avait même envie de le retirer et de le rendre ! A quoi lui servirait un tel truc, de toute manière ? Cependant, malgré sa volonté, son corps refusa de bouger et d'enlever ce stupide ruban qui ne lui allait absolument pas, même au poignet.

Puis, elle se redressa sur ses jambes, lentement. L'ancien mercenaire ne faisait rien de particulier. Elle n'était pas assez blessée pour pouvoir se redresser. De plus, elle n'aurait aucune peine à marcher. La blessure se trouvait sur son visage, pas sur ses jambes. Enfin, elle se dirigea vers une des larges croisées ouvertes de la pièce. Il pensait sérieusement qu'elle allait sauter et se casser la figure comme une grosse loque... Mais non, elle voulait seulement admirer le paysage. Mais en quoi était-ce bien d'admirer les beautés de la nature ? Ce n'était que de la perte de temps ! Et lui n'en avait pas...

Soudainement, elle tendit une main vers lui, l'invitant à profiter de ce spectacle avec elle. Il soupira intérieurement. Il valait mieux qu'il soit là, au cas où elle tomberait, malencontreusement... Rutsuku s'approcha et colla son dos, contre un des pans de la fenêtre. Il tournait aussi la tête, pour voir ce ciel que cette gamine admirait.

Un crépuscule ?
Ca lui faisait penser à ce ciel qu'il avait observé sur le plateau de Nazca, avec son père... Un ciel dégagé de tout nuage... mais la beauté du sol, avec ses hieroglyphes d'une culture riche, mais disparue, le rendait vraiment exceptionnel. C'était vraiment le travail acharné et en symbiose entre la terre, le ciel et les Hommes...
Et ça lui faisait mal...

"C'est joli n'est-ce pas ? Quand quelqu'un me manque, je regarde toujours le ciel. Je me dis… que cette personne regarde certainement le même ciel que moi, en ce moment."

Si c'était vrai... Alors son père verrait le même ciel que maintenant. Non, c'était impossible... il était enterré, six pieds sous terre, et s'il pouvait voir quelque chose, ce ne serait que l'obscurité oppressante du sol. De plus, dans les prochaines années, en plus de la terre, il y aura l'eau qui bloquera une partie de la lumière. Le lieu où reposait Dearborn allait devenir un lac artificiel, créé par les Moldus à cause d'un barrage. Mais c'était le choix de son père. Et l'adolescent rebelle avait tout fait pour la respecter.
Il avait même creusé sa tombe personnellement, loin de tout regard en pleine nuit et orage violent, avec comme pelle ses deux seules mains couvertes de sang et balafrés de son péché impardonable.

Mais cela... Qui pourrait le comprendre ?
Cette pensée le rendit plus triste, plus amer aussi. Lors de ce Massacre, il avait tué la seule personne qui pouvait, un tant soit peu, le comprendre. Et parmi tous les individus qu'il avait oté la vie, c'était bien le seul envers qui il avait profondément du regret.

Pourtant, une fois encore, il sentait ce regard qui le dévisageait. Ce regard de bonheur et de pureté. Mais qu'elle arrête cela. D'accord, c'était agréable, mais ça lui faisait mal aussi ! Le Diable des Carnages ne méritait aucunement qu'une telle personne le voit de cette manière. Ca... C'était insupportable...
Il ne tourna même pas la tête... Il ne voulait pas observer ce spectacle pitoyable... parce qu'il l'était... Pitoyable et lâche. Incapable de soutenir même un seul champ de vision...

Soudainement, un bruit attira son attention. Un bruit de battement d'aile majestueux. Ah, enfin Hrist qui revenait de sa course. Qu'est-ce qu'elle en avait mit du temps. Pour la première fois depuis qu'il s'était revu, le Serpentard tendit son bras droit. Il avait encore son attèle, mais normalement, le lendemain, il pourrait l'enlever. Merci la vieille Ylda de l'avoir soigné, même s'il en avait souffert le martyr.
L'aigle royal noir se posa doucement sur le membre. A sa patte se trouvait un petit paquet. De son autre main, le Cinquième Année caressa deux secondes son bec et lui retira sa charge. Elle aura sa récompense plus tard, quand Sarah ne sera plus là. Puis, le rapace alla vers le plafond de la Volière, tandis qu'il ouvrit ce que la femelle volatile avait rapporté.
Du matériel de premiers secours.

Sans grande conviction, il prit un morceau de coton et l'imbiba de désinfectant. Enfin, sans crier gare, il l'appliqua doucement sur la griffure de l'Albinos. Bien évidemment, il n'était absolument pas doué dans ses choses... Mais il faisait du mieux qu'il le pouvait.
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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Sam 24 Juil - 18:39

Sous certains angles, ça pouvait paraître bien ridicule, un ruban. Mais dans l'esprit de Sarah, les propriétés spirituelles de cet objet valaient beaucoup plus que ce que l'œil permettait de voir ! Bon d'accord, il fallait vraiment y croire pour comprendre le point de vue de Sarah, mais pour elle, c'était un objet magique. Oui il était habillé sombrement et franchement, le bleu ciel faisait très flash avec le reste, mais là n'était pas vraiment l'important ! Pas pour elle. Heureusement que Sarah ne pouvait pas lire les pensées en tout cas, puisqu'elle aurait peut-être été vexée de se rendre compte que Rutsuku désirait plus que tout retirer ce fichu tissu soyeux. Pourtant, son corps ne réagissait pas. Il ne pouvait pas l'arracher, et ne pourrait pas le détruire sans se sentir coupable de le faire. C'était comme ça qu'il se sentait, sans que Sarah ne puisse s'en douter.

Maintenant, elle regardait un ciel qui n'avait pourtant rien de vraiment spécial. C'était simplement un crépuscule. Une image qui revenait tous les soirs à la même heure approximativement. Il n'y avait franchement rien de réellement spécial dans un tel spectacle, mais Sarah avait apprit à contempler chaque moment et en tirer la beauté du mieux possible. C'était comme ça qu'elle avait été élevée. En même temps, avec une mère et un père qui ne connaissaient que les facettes sombres d'un monde déjà assez morbide, ce n'était pas réellement étonnant. Ils voulaient que leur fille unique soit plus lumineuse et lui apprenait donc à voir les bons côtés des choses, le revers de la médaille positivement parlant. Elle était simplement comme ça, c'était Sarah.

La jeune fille conservait son silence dans un sens, peut-être parce que c'était mieux. L'adolescente contemplait simplement le ciel en vérifiant quelques fois que l'inconnu était toujours à ses côtés. Le ciel était de plus en plus sombre et Sarah se disait qu'elle n'avait jamais vraiment eu la véritable occasion de regarder un coucher de soleil en compagnie de quelqu'un. C'était plutôt unique comme sensation, même si techniquement, elle ne connaissait pas cette dite personne. Mais pour Sarah, il ne fallait pas nécessairement connaître quelqu'un pour partager quelque chose avec elle, et ce moment était donc parfait pour elle. Il fut cependant, et assez brusquement, brisé lorsque des battements d'ailes se firent entendre. Elle se poussa de la grande fenêtre.

Un oiseau majestueux fit son entré. Le même que plus tôt.

Sarah le regarda un instant en se demandant ce qu'il portait. Il avait un paquet discret dans ses serres. Petite boîte que prit l'autre homme qui se trouvait présent dans la salle avec la jeune fille. Il l'ouvrit, alors que l'oiseau partait vers le plafond de la volière, sans doute pour s'y isoler. Sarah voulu demander ce que l'oiseau portait mais lorsqu'elle tourna la tête vers l'individu, il était à sa hauteur, juste devant elle. Elle sentit juste après le contact doux d'une boule de ouate imbibé de désinfectant. Sarah frissonna en sentant le picotement de l'alcool contre sa blessure encore fraîche mais lentement, elle s'habitua à la sensation et ne broncha plus même si ça picotait encore un tantinet. Il était un peu maladroit, mais ce n'était pas sorcier d'appliquer un simple coton sur une blessure, alors on ne pouvait pas vraiment dire qu'il s'y prenait mal.

Du moins, du point de vu de Sarah.

Abaissant les yeux, la jeune fille pouvait voir le ruban qu'elle venait de lui apposer autour du poignet. Il était justement sur la même main qu'il utilisait pour la soigner, et donc tout près de son regard. Elle le laissa faire un instant sans le quitter des yeux, guettant ses mouvements. Il agissait doucement, il faisait attention à ce qu'il faisait et en ressentant cette douceur discrète, Sarah sourit doucement. Elle se demandait quoi dire maintenant, elle ne voyait pas exactement quoi dire. C'est après un moment que Sarah ouvrit la bouche.

" Il est intelligent, il a ramené juste ce qu'il fallait… C'est toi qui lui a demandé ? "

Bien que le silence était quelque chose de fort agréable normalement, Sarah préférait parler un peu pour éviter que l'ambiance ne devienne morne ou froide. Elle ne savait cependant pas si c'était lui qui avait demandé à son aigle de ramener ces premiers soins, peut-être qu'à la base, c'était pour lui en fait… Et qu'il l'utilisait maintenant pour elle simplement parce qu'elle était blessée. Doucement, la jeune fille leva une main pour l'apposer contre celle qui était entrain de la soigner. Elle se disait sans cesse que ça ne pouvait qu'être Mori mais… quelque chose clochait, bien qu'elle ne voyait pas quoi, une chose manquait à l'appel. Normalement il ne l'aurait pas soigné, il serait partit après l'avoir sauvé. Il lui avait dit qu'il ne voulait plus la revoir.

Pourtant, lui, Mori ou pas, restait là. Il restait avec elle et était même entrain de la soigner. Le bruissement des ailes se faisait entendre dans le silence perpétuel que cet individu intimait en ne disant pas un mot.

Sarah se sentait mal à l'aise à l'idée de parler, pourtant elle se disait que c'était peut-être mieux d'ainsi rester dans un silence omniprésent. Les oiseaux chantaient quelques fois alors que le crépuscule mourrait derrière les collines d'Écosse pour tout doucement laisser place à la nuit, et la lune se levait, illuminant le visage de ces deux personnages. Logiquement, Sarah aurait dut rentrer, le couvre-feu devrait bientôt sonner, mais elle ne voulait pas rentrer. Qui le saurait ? Quelqu'un fouillait la volière, la nuit ? Peut-être Rusard, mais Sarah n'avait pas peur de ce vieux fou accompagné d'une chatte étrange au poil ébouriffé et aux yeux rouges. Sarah gardait toujours sa main sur la sienne, mais l'enleva pour lui permettre de continuer ses soins.

Elle sourit tout doucement pour parler ensuite en toute franchise.

" Je ne sais pas pourquoi… Mais je me sens en sécurité avec toi. "

Et ce, même si elle ne savait pas vraiment qui il était, bien qu'elle l'aille déjà croisé et rencontré. Pour elle, il l'avait sauvé de personnes qui auraient put se jouer d'elle, la frapper, lui voler ses effets ou faire autre chose de bien plus dégoûtant seulement à y penser. Sarah effectua une toute petite exclamation de douleur en sentant l'alcool guérir sa blessure, une inspiration soudaine mais discrète qui se fit évidemment entendre. Quelques plumes tombèrent sur eux alors que les oiseaux battaient rigoureusement des ailes. Des plumes de toutes les couleurs, majoritairement brunes avec des taches noires. Sarah en cueillit une dans sa main comme un enfant attraperait un flocon entre ses doigts pour le laisser fondre, bien que la plume ne fonderait pas.
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Sam 24 Juil - 20:04

Si quelqu'un les trouverait en ce lieu incongru, en plein Carnaval, et qu'en plus, il reconnaîtrait l'élève le plus misanthrope de toute l'Ecole, il se demanderait vraiment si ce qu'il verrait actuellement sous ses yeux était vrai. Après tout, Rutsuku était connu pour ne se soucier qe de lui. Alors, le retrouver là, en train d'essayer de soigner, le mieux possible selon ses maigres connaissances en premier secours, ce serait comme la veille de la fin du monde ou le ciel qui était tombé sur la tête... Ou encore qu'il allait pleuvoir le lendemain, d'une pluie torrentielle... Au fond de lui même, le Serpentard n'avait qu'une seule envie... jeter la bouteille de désinfectant sur le visage angélique de Sarah et s'en aller directement. Il n'était vraiment pas doué dans ces choses-là. De plus, c'était comme s'il recherchait de la compagnie, alors qu'il savait pertinement qu'il ne devait se lier à personne ! C'était comme s'il jouait avec le feu, avec en mise sa dernière once d'Humanité...

Sans compter que ça l'énervait intérieurement. Mais, contrairement à d'habitude, c'était envers lui que sa colère était dirigée. Il était même pas fichu de soigner correctement une gamine, même si elle était aussi chiante que celle qu'il avait devant lui. La preuve, c'était son petit cri rapidement étouffé, lorsqu'il avait passé la ouate de coton imbibée de désinfectant. Lorsque c'était elle qui l'avait soigné, il n'avait rien ressenti. Mais lui, il était vraiment maladroit... Bien évidemment, il était plus expert à blesser ou à tuer les gens qu'à les soigner ou les sauver. Vraiment, ces deux élèves de Poudlard étaient vraiment le jour et la nuit.

Alors pourquoi diable il n'arrivait pas à lire en elle ?!

Tandis qu'il était perdu dans cette pensée traditionnelle lorsque cette Albinos était avec lui, il remarqua qu'elle observait ce ruban. Elle le revoulait ou quoi ? Pourtant, elle n'avait pas l'air de le désirer ou autre... Non, elle ne faisait que l'observer, comme pour s'occuper pendant qu'il la soignait avec maladresse. Non, jamais ça ne vaudra quelque chose d'assez simple que pouvait faire un individu ayant suivi des cours de premiers soins. Le Cinquième Année devait improviser à tout moment...

"Il est intelligent, il a ramené juste ce qu'il fallait… C'est toi qui lui a demandé ?"

Comme réponse, il fit un hochement de la tête, même si ce n'était pas vraiment le cas... Mais bon, il n'allait quand même pas prendre la parole et expliquer que c'était en fait grace au pouvoir particulier qu'il avait qu'elle savait ce qu'elle devait faire. D'une, parce qu'il ne voulait pas révéler ce pouvoir du fait que personne ne le croirait... De deux, parce qu'il ne voulait pas...

"... Hrist..."

Intérieurement, il grogna de rancoeur. Il ne voulait pas parler du tout, et voilà qu'il sortait le nom de sa tête de piaf ! Merde ! Cette fois, il se détestait vraiment ! Heureusement encore qu'il avait prit une voix plus grave que sa voix naturelle.

Hrist... Celle qui fait trembler en ancien norrois. C'était aussi le nom d'une ancienne Valkyrie, une des plus méconnues, mais aussi l'une des plus importantes. Confidente d'Odin, celle qui lui ramenait sa corne remplie d'Hydromel. Elle choississait aussi, avec de nombreuses autres Valkyries, les morts valeureux tombés sur le champ de bataille. L'ancien mercenaire l'avait appelé, parce que cet aigle faisait parfois trembler son précédent propriétaire par son caractère des plus affirmés.

Soudainement, il sentit une main au contact de la sienne. Cela le fit stopper pendant quelques instants son geste. Un peu plus et on se serait dit dans un de ces films romantiques d'une débilité profonde et d'un manque flagrant de réalisme. Bien qu'il regardait les iris rouge de cette gamine, il n'avait pas envie de lui caresser le visage, ni même de l'embrasser. Il voulait simplement savoir s'il pouvait continuer de la soigner. Peut-être que si elle avait posé cette main... C'était pour dire qu'il ne devait plus du tout appliquer ce fichu bout de coton... ? Mais qu'en savait-il ? Il ne pouvait pas lire en elle, ni même ressentir ses émotions ou ses sentiments !

"Je ne sais pas pourquoi… Mais je me sens en sécurité avec toi."

Ah ! C'était simplement pour dire cette débilité. D'un autre côté, il en était soulagé qu'il se mit à observer plus attentivement son visage. Rhaaa ! Est-ce que cette casse-pied pouvait éviter de bouger ? Il avait grandement besoin de se concentrer ! Le Diable des Carnages n'était pas du tout un infirmier. Puis, comme pour exprimer son mécontentement, il appuya fortement et pendant deux à trois secondes, la ouate de coton sur la blessure. Tout le monde n'avait pas des talents pour jouer à l'infirmière ! Non seulement il n'était pas une fille, mais en plus, il était un meurtrier !

Alors que Sarah observait - enfin - tranquillement sa plume qu'elle venait d'attraper, il vit la blessure... D'accord, elle ne saignait plus... Peut-être qu'il devait appliquer une crème cicatrisante, avant de poser un pansement. Oh, et puis zut ! Il n'avait qu'à le faire et si ce n'était pas ça, elle n'avait qu'à le dire... Et si possible en évitant de lui casser les oreilles, déjà mis à rudes épreuves par le chant de ces fichus oiseaux !
Tiens, il pouvait aussi...

Tout en cherchant le baume, il siffla très lègérement entre ses lèvres. Puis, après quelques secondes, l'aigle royal noir arriva sur ses épaules, avant de se diriger vers la Serdaigle. Au moins, ça l'occupera pendant qu'il enlèverait ses gants.
Après de les avoir enlever, Rutsuku vida la bouteille de désinfectant sur ses mains, nettoyant au passage sa blessure causée par le bec de son espèce de volatile. Enfin, il posa un peu de crème sur ses doigts de la main gauche et les appliqua doucement sur cette fichu griffure sur le visage blanc de l'Albinos.
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Mar 27 Juil - 3:44

Il fallait quand même avouer que dans un sens, Rutsuku avait des raisons d'être frustré. Il tombait constamment sur cette jeune fille alors qu'il ne voulait pas la revoir ! Ce que ça devait être frustrant mine de rien. Sarah ne comprenait cependant pas en quoi ça pouvait bien le frustrer. Elle se disait dans un sens que, la concernant, elle était toujours heureuse de le croiser. Bon, évidemment, maintenant, Sarah n'avait pas la confirmation claire et net qu'il s'agissait bel et bien de Rutsuku – ou plutôt "Mori", comme elle le surnommait presque affectueusement. Mais mine de rien, dans son esprit, même s'il ne voulait pas lui répondre, c'était le cas. Qui ne dit rien consent ! Voilà comment elle avait été élevée. Enfin, c'était une des valeurs qu'elle avait déjà eu étant petite.

Actuellement, le temps passait dans un silence qui dérangeait un peu Sarah. Mais elle se disait dans un sens que s'il ne voulait pas lui parler, elle pourrait toujours lui poser des questions qui se répondaient pas oui ou non ! Ce serait pas trop mal comme idée. La jeune fille le regardait toujours pour le moment, silencieuse. Elle cherchait à voir la brillance d'une couleur derrière ce masque, dans les orifices présents pour permettre à l'individu de voir malgré la présence d'un masque camouflant son visage. Mais elle ne devinait aucune couleur, si ce n'était qu'une sorte de vert dont elle n'était même pas sûr, la lumière du crépuscule pouvait se dévoiler trompeuse.

La jeune fille ne quittait pas son visage des yeux mais elle crut l'avoir énervée lorsqu'il insista sur le coton contre sa blessure. Elle ne broncha pas mais grimaça un peu en se disant qu'il charriait peut-être un peu là ! Elle n'avait rien faire de mal ! Enfin, dans sa tête, elle n'avait rien fait. Lorsqu'elle parla de l'oiseau, Rutsuku prononça un mot étrange. Hrist. La Serdaigle le dévisagea alors qu'il sifflait tout doucement en allant chercher de la pommade dans la trousse de premiers soins, pour lui plutôt que pour elle, même si ce serait partagé. Sarah vit l'oiseau majestueux se poser sur l'épaule du Serpentard. Captivée, Sarah ne fit rien de plus que de tendre une main vers le bec de l'oiseau, lorsque celui-ci changea d'épaule pour aller sur celle de Sarah, surprenant l'albinos.

" Hrist. C'est son nom ? "

Là, il ne pourrait pas jouer sur le silence pour ne pas répondre, un simple hochement de tête suffirait après tout. Mine de rien, Sarah était inquiète concernant la présence de cet aigle sur son épaule si frêle. Il fallait avouer qu'elle était quand même lourde ! Mais elle n'oserait pas broncher en se souvenant qu'elle avait plantée son bec dans une blessure de son propre maître. Rutsuku lui avait donné cette distraction pour qu'elle cesse de bouger mais aussi pour qu'elle ne le regarde pas pendant qu'il se soignerait les mains. Mais les yeux de Sarah, volatiles, tombèrent sur les blessures qu'elle regarda une seconde, jusqu'à ce que l'élève relève les yeux sur elle.

Sarah tendit une main hésitante vers Hrist.

Quand elle crut avoir la confirmation de pouvoir l'approcher, la jeune fille cajola le dessus de son bec du revers de son index, prouvant peut-être son hésitation à la toucher de peur qu'elle ne la morde, ce qui était tout à fait normal avec un animal qu'on ne connaissait pas, et surtout un oiseau. Mais elle semblait relativement amicale, enfin, si on pouvait dire ça comme ça. Alors qu'elle regardait ce magnifique oiseau, elle sentit un contact froid qui la surprit un peu. Elle tourna la tête vers la main qui se trouvait contre sa joue pour remarquer qu'il s'agissait d'un baume. Sarah ne bougea donc plus, admirant Hrist dans un certain silence puisqu'elle pensait être agaçante à force de parler dans un sens. Peut-être que c'était le message que Rutsuku tentait de lui passer…

" C'est rare de voir des Serpentard être si gentils. J'ai rencontré un Serpentard, il y a quelques jours. Je ne l'ai pas revu depuis jeudi passé… J'imagine qu'il m'évite. Il m'a dit qu'il ne voulait pas me revoir. Ça me rend triste dans un sens mais si ne plus me revoir peut faire son bonheur et bien… Tant mieux, je crois. Si ça peut faire son bonheur, alors ça fait le mien. "

Elle savait, évidemment, que c'était un Serpentard par la présence de son insigne. Discret, mais il était là quand même, puisque c'était obligatoire pour être identifié, mais aussi parce qu'il portait en majorité du vert, donc dans un sens, c'était assez facile à deviner. Laissant tomber son attention sur l'aigle noir, la jeune fille tourna ses yeux rouges vers l'étudiant. Dans un sens, Sarah lui parlait comme s'il n'était pas Rutsuku, mais elle était convaincue que c'était lui. Alors pourquoi parler de lui si elle croyait que c'était lui ? Assez curieux ! Mais peut-être que ça le forcerait à se dévoiler, qui sait ?

Bon, elle en doutait un peu quand même, ce serait bien trop facile.

La Serdaigle baissa le regard pour fixer le sol sans dire un mot. Cette fois, elle n'avait plus rien à dire. Elle se disait simplement que si elle parlait trop, elle finirait par le lasser. Sarah attendit donc qu'il termine de soigner sa joue pour cesser de l'embêter parce qu'elle gigotait trop ! En même temps, elle réalisait seulement maintenant que ça pouvait être un peu lourd quand même, et ça ne lui facilitait pas du tout la tâche. Lorsqu'il commença à ranger tout, et qu'il eu reprit son aigle – parce que malgré sa beauté, ça devenait lourd, physiquement parlant ! – la jeune fille s'enquit de reprendre encore la parole en liant ses mains dans son dos.

" Je l'ai surnommé Mori. Il ne voulait pas me dire son nom. Je l'ai appelé comme ça parce qu'il me faisait penser à une forêt au niveau physique, même si maintenant, je trouve que ça lui va encore mieux. Une forêt, on lui donne le nom qu'on veut selon ce qu'elle inspire. Comme la forêt interdite. "

Marquant une brève pause, Sarah réalisa qu'elle ne lui permettait pas de répondre si elle ne lui posait pas de question se répondant par oui ou non. La jeune fille émit un rire amusé avant de reprendre la parole dans l'unique but, cette fois, de lui demander son avis par oui ou non concernant ce qu'elle venait de dire. Elle lui demandait juste son avis sur la chose.

" Et toi, tu crois que Mori, ça sonne bien ? "
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Mar 27 Juil - 18:48

Quel ne fut pas son léger plaisir intérieur de la voir grimacer de douleur lorsqu'il avait appliqué violemment cette ouate mouillée. C'était une certaine et petite vengeance personnelle...

Autant le dire, le Serpentard était dans un grand dilemme médical. Il venait de finir d'éponger avec de l'alcool à désinfecter... mais, est-ce qu'il devait mettre cette pommade ou pas ? Et pourquoi son animal n'avait-il pas rapporté un bouquin sur les premiers secours ? Intérieurement, Rutsuku se disait que la prochaine lecture qu'il ferait, ça serait sur ce domaine. C'était bien à ce moment-là qu'il se prouvait intérieurement qu'il en était nul à en déplorer l'incompétence dont il en faisait preuve... Il se fichait complètement de sa propre personne et de sa propre santé... Mais si, un jour, il devait intervenir immédiatement sur une place incongrue... Fichu méconnaissance et fichu boulot illégal !

Heureusement encore qu'il instaurait le silence, l'Humoculus pouvait tout de même mieux réflechir sur ce qu'il devait faire. Hmmmm... s'il se souvenait de ce qu'avait fait cette gamine embêtante quand elle avait joué à l'infirmière... Après d'avoir nettoyé les plaies, elle avait passé un baume facilitant la cicatrisation... ou bien devait-il nettoyer l'eau, pour dilluer le désinfectant ? Bon, il allait rester sur sa première impression, en se maudissant vraiment. Oui, pour une fois, l'ancien mercenaire affirmait intérieurement qu'il ne savait pas du tout maîtriser un domaine ! Oui, il n'était pas parfait, et de toute manière, personne ne l'était... et lui encore moins...

"Hrist. C'est son nom ?"

Comme simple réponse, il hocha de la tête. Oui, c'était bien le nom de cet aigle si particulier. Et, comme pour prouver un certain attachement à l'animal, malgré ses travers, il ne put s'empêcher d'ajouter :

"Celle qui fait trembler... en norrois..."

Quitte à prendre la parole, autant forcer la voix en prenant une tonalité plus grave que celle d'origine, comme quand le Diable des Carnages avait fait lorsqu'il avait présenté la prédatrice. Mais, intérieurement, il était satisfait d'avoir donné un nom original et qui allait parfaitement au volatile. A tel point que, se souvenant de l'épisode du bec, elle tenta de lui caresser le bec avec une certaine peur... Cette même peur qui faisait trembler inconsciemment les membres.

Alors qu'il prenait la pommade, il remarqua du coin de l'oeil qu'elle le caressait avec le revers de l'index. Ah !Elle en avait encore peur, mais elle essayait tout de même de la surmonter. Hrist appréçiait ce geste, au point d'en fermer les yeux pendant une seconde. Puis, cette femelle béqua très légérement et affectueusement le doigt de l'Albinos. Tiens, ce fichu rapace aimait bien cette princesse emmerdante... Génial...

"C'est rare de voir des Serpentard être si gentils. J'ai rencontré un Serpentard, il y a quelques jours. Je ne l'ai pas revu depuis jeudi passé… J'imagine qu'il m'évite. Il m'a dit qu'il ne voulait pas me revoir. Ça me rend triste dans un sens mais si ne plus me revoir peut faire son bonheur et bien… Tant mieux, je crois. Si ça peut faire son bonheur, alors ça fait le mien."

Que c'était étrange, Sarah parlait de lui alors que la personne était sous ses yeux, masquée, et faisait tout pour éviter qu'elle sache que c'était lui. Là, il était vraiment dans une situation habituelle. Beaucoup essayait de le percer à jour, depuis toujours, et ils s'étaient tous cassés les dents. Puis, avec ses activités, tout cela était devenu plus fréquent... Et les Dearborn... Ah, ces chers Dearborn qui, comme des grands-parents, essayaient d'en savoir plus sur quelqu'un qu'ils venaient adopter dans leur coeur, bien qu'ils ne forçaient pas du tout comme beaucoup d'autres.

Enfin quelque chose dont il était habitué et qu'il savait parfaitement comment réagir. Toujours de sa voix faussement grave, il prit de nouveau la parole :

"Ne t'es tu jamais demandé... pourquoi il t'évite ?"

Bien évidemment, il était hors de question d'expliquer son comportement ou autre pensées. Il ne fallait absolument pas qu'il se trahisse, bon sang ! Même si elle tentait de deviner si il était celui qu'elle surnommait Mori ou non. Lui faisait tout pour prouver le contraire... Après tout, est-ce qu'il l'aurait soigné s'il n'avait pas été masqué ? Est-ce qu'il l'aurait soulagé s'il n'y avait pas ce costume ridicule ? Est-ce qu'il resterait avec elle s'il n'était pas dans ces conditions ? Est-ce qu'il ne ferait pas tout ce qu'il faisait s'il était mis à nue ?

Profitant que cette agaçante Serdaigle eusse terminé de bouger, il en profitait pour étaler davantage cette pommade facilitant à cicatrisation. La prochaine fois, si cet abruti de fantôme du seuil ou cette Albinos casse-pied le soignait, il éviterait autant que possible les commentaires cyniques et souvent assassins. Cette fois, il avait vraiment une plus haute opinion de ce qu'était vraiment soigné les autres... Un casse-tête chinois des plus complexes et des plus dangereux, tel que l'acupuncture.

Ce fut au bout de quelques minutes qu'il terminât son application, en apposant finalement un pansement sur la griffure... Ne sachant pas du tout quel taille choisir, Rutsuku avait décidé de prendre le plus grand qu'il y avait dans sa boîte de premier secours. Cependant, quand il recula de quelques pas, histoire de voir... Le pansement couvrait toute la joue griffée. Il avait été un peu fort, mais c'était le mieux qu'il pouvait faire. Mince, c'était vrai !Il tuait, il ne soignait pas !La médecine et le meurtre ne faisaient absolument pas bon ménage. Cependant, alors qu'il se convainquait difficilement que son ouvrage allait, le Serpentard remarqua que Sarah faiblissait, à cause du poids de Hrist. Tout en rangeant dans la boîte, il siffla pour alléger la charge de cette Princesse des plus emmerdantes !

"Je l'ai surnommé Mori. Il ne voulait pas me dire son nom. Je l'ai appelé comme ça parce qu'il me faisait penser à une forêt au niveau physique, même si maintenant, je trouve que ça lui va encore mieux. Une forêt, on lui donne le nom qu'on veut selon ce qu'elle inspire. Comme la forêt interdite."

C'était déjà plus original que Robin Wood, voulait dire le Cinquième Année, mais il se ravisa. Il ne suffisait que d'une parole cynique ou sarcastique pour qu'elle puisse avoir la puce à l'oreille... Pour éviter cela, il ne répondit pas, demeurant silencieux le plus possible, pendant qu'il était affairé à ranger son matériel. Puis, lorsque cela fut terminé, il renfila ses gants. L'étudiant se dirigea vers la fenêtre et tourna le dos de l'extérieur. Il venait de s'assoir sur le rebord, les mains dans les poches. Hrist venait de passer de son épaule à ses genous, histoire de se rapprocher davantage de l'Albinos.

Dire que le clone ne pouvait pas supporter la Quatrième Année, il fallait que sa tête de piaf l'appréçie...

"Et toi, tu crois que Mori, ça sonne bien ?"
"Est-ce que ça a l'air de le gêner ?"

Bien évidemment, il parlait toujours avec sa voix faussement grave.
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Mar 27 Juil - 20:23

Quand Sarah questionna Rutsuku concernant le nom de l'oiseau noir, le jeune homme prit la peine de lui répondre verbalement après avoir hoché de la tête affirmativement pour confirmer que c'était bien le nom de l'aigle noir. Il prit même la peine de lui expliquer que ça voulait dire "celle qui fait trembler" en norrois. Elle ne connaissait pas cette langue et se demanda de quel pays ça pouvait bien venir. Pendant qu'il lui avait expliqué ça, Hrist avait prouvé une certaine affection envers la Serdaigle en lui mordillant tout gentiment le doigt. La jeune fille eu un mouvement de recul mais elle comprit que ce n'était pas méchant si bien qu'elle se laissa faire en souriant alors que les soins tiraient à leurs fins. Il était entrain d'apposer un pansement sur la griffure.

Il lui demanda alors, d'une voix assez grave, si elle ne se demandait pas pourquoi il ne voulait plus la voir. En fait maintenant qu'il le disait, bien sûr qu'elle se posait la question !! Mais Sarah ne voyait pas exactement comment le deviner. Elle avait beau réfléchir à la question, elle ne parvenait tout simplement pas à trouver ce qu'elle avait bien put faire de travers. La Serdaigle baissa le regard et haussa des épaules alors qu'il venait de siffler pour rappeler Hrist à lui et empêcher qu'elle ne fasse du mal à la jeune fille en pesant ainsi sur son épaule. Sarah contempla un moment un point imaginaire sur le sol en laissant ses pensées se faire un véritable carambolage dans sa tête mais elle ne parvenait pas à répondre à ses questions silencieuses. Pourtant, c'était simple…

Le pansement en forme carré couvrait toute la griffure et une partie conséquente de sa joue. Ce n'était pas dérangeant cependant même si on allait certainement deviner qu'elle s'était blessée, ce n'était pas très difficile à deviner sur ce point-là ! Alors qu'elle conservait le silence, elle regarda Rutsuku se diriger vers la fenêtre sur laquelle il siégea, sur le rebord. Hrist descendit de l'épaule de son maître pour descendre au niveau de ses genoux et pouvoir s'approcher de l'albinos qui sembla être ravie. C'est là qu'elle le questionna au sujet du pseudonyme offert à ce curieux personnage et il lui demanda si ça semblait le gêner, lui, de se faire surnommer ainsi. Non, il ne semblait pas dérangé à vrai dire. Mais, au fond, peut-être que c'était ça qui l'embêtait.

" Bien sûr que j'y ai pensé. Mais je n'ai jamais compris ce que j'ai fais pour que ça l'embête. J'essai d'être moi chaque fois que je le vois, mais j'ai l'impression que quelque chose chez moi le dérange. Quelque chose d'involontaire. Je ne fais pas exprès de l'énerver, ce n'est pas ce que je veux. "

Si elle aurait sut qu'elle était entrain de parler au concerné, sans doute qu'elle n'aurait pas été aussi franche. Comme Hrist semblait chercher de l'attention de la part de la jeune fille, celle-ci tendit une main vers l'aigle afin de lui cajoler tout doucement le bec, cette fois-ci avec moins d'hésitation que la fois précédente. Elle sourit en se risquant à aller passer le revers de son index sur ses douces plumes. C'était assez étrange vu que ce même oiseau avait quand même bu le sang de ce protagoniste alors qu'il lui demandait d'envoyer une lettre ! Mais maintenant elle était bien attachante avec elle. C'était étrange mais elle trouvait ça plutôt agréable.

Maintenant… est-ce que ça dérangeait Mori de se faire surnommer ainsi ? Sarah ne croyait pas que c'était le cas mais n'étant certainement pas dans sa tête, elle ne pourrait pas le deviner. Alors qu'elle cajolait toujours Hrist, elle sembla songeuse, ses yeux rouges se voilèrent un instant, comme si elle plongeait dans une réflexion lointaine. La première fois qu'elle l'avait baptisé ainsi, lorsqu'elle lui avait annoncé qu'il se nommerait dorénavant "Mori", il lui avait dit de le faire si c'était ce qu'elle voulait, bref qu'il s'en fichait. Donc au fond, elle jugeait qu'il ressentait une profonde indifférence à ce sujet. Sans doute que c'était la seule chose qu'elle pouvait deviner chez lui. C'était un personnage bien mystérieux dont on ne pouvait que péniblement deviner les desseins, certes.

" Je ne pense pas que ça le gêne. Sinon, je pense vraiment qu'il me l'aurait dit ! "

Pour le peu qu'elle connaissait Rutsuku maintenant, Sarah avait remarqué combien il était direct et cynique. Si ça l'aurait vraiment dérangé, il le lui aurait craché au nez en disant qu'il n'était pas un animal qu'on baptisait à sa guise, bien qu'elle ne le considérait pas du tout comme tel évidemment. De son point de vu, pour ainsi dire, c'était plutôt un pseudonyme affectueux plus qu'autre chose. Elle ne voyait pas en quoi ça pourrait vraiment être agaçant. Dans tous les cas, elle continuait de se préoccuper de Hrist plus qu'autre chose pour le moment. Elle contemplait le beau pelage de l'oiseau alors que dehors, la nuit venait d'instaurer son règne nocturne.

Sarah cessa de cajoler l'oiseau après un moment de silence. Un silence si épais qu'on aurait put le trancher avec un couteau. Oh, c'était dans une comédie musicale qu'elle avait entendu ça ! Si ses souvenirs étaient bons, ça parlait de chat. Bon, elle était bien jeune lorsque c'était passé à Londres mais elle s'en souvenait. D'ailleurs, cette comédie musicale avait inspiré la jeune fille pour le nom de son chat qui était chez elle. Elle préférait garder un petit animal tel un furet avec elle à Poudlard afin de s'assurer de toujours l'avoir près d'elle.

Sans aucunes raisons apparentes, elle se mit à parler de ce chat, ne serait-ce que pour dire son nom qu'elle trouvait original. Elle aimait bien parler d'elle ou des choses qui l'entouraient de toute façon.

" Moi je n'ai pas d'hibou, j'emprunte ceux de Poudlard pour envoyer des lettres. Mais j'ai un chat, à la maison. Elle s'appelle Jemima. Ça ne veut rien dire par contre, contrairement à Hrist. "
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Mar 27 Juil - 22:41

Beaucoup se demanderait bien d'où venait le Norrois. C'était la langue du Nord, et plus particulièrement celle des Vikings, dont les sorciers utilisaient, inconsciemment, leur héritage. N'était-ce que par l'étude des Runes, l'écriture ancestrale de ces peuples du Nord, barbares, mais aussi plus avancé dans les domaines magiques. Si Sarah voulait aussi savoir comment il s'écrivait, il lui aurait montré directement l'écriture Futhark... l'écriture des Runes. Alors, pourquoi avoir donné un tel nom, dans une langue ancienne et oubliée des mémoires collectives. Ah ! Si ces ignorants savaient, ils ne poseraient pas ces questions d'une rare débilité sans précédente, pour Rutsuku.

Alors qu'elle réfléchissait, lui avait fermé les yeux... Ah, si elle savait vraiment ce qui se passait... Puis, sans grande attention, il regarda dehors. Ah... La nuit était tombée, avec elles les ombres des complots et autres sournoiseries. Et s'il y avait encore le meurtre d'une licorne cette nuit ? Bien évidemment, l'ancien mercenaire ne pourrait pas empêcher ce drame mais... Il pourrait récolter des indices, pour son plan. Depuis le début de l'année, il n'avait qu'une obsession en tête... Trouver la Pierre Philosophale. Il se devait de la trouver, coûte que coûte... Et autant utiliser tous les outils qu'il aurait à sa disposition... Matthew Hawkins... Potter, Weasley et Granger... Voldemort aussi... Tant qu'on y était aussi, les professeurs pouvaient se révéler fort utile...
Et qu'importait s'il devait se faire virer ensuite... Il se devait de la trouver...

"Bien sûr que j'y ai pensé. Mais je n'ai jamais compris ce que j'ai fais pour que ça l'embête. J'essai d'être moi chaque fois que je le vois, mais j'ai l'impression que quelque chose chez moi le dérange. Quelque chose d'involontaire. Je ne fais pas exprès de l'énerver, ce n'est pas ce que je veux."

Bien évidemment, la Serdaigle ne pensait qu'à ce qu'elle avait fait, sans analyser ce qui se passait autour d'elle. Pourquoi ? Il y avait bien d'autres éventualités, d'autres hypothèses. Mais, comme d'habitude, ils ne regardaient qu'un seul aspect. Elle avait regardé son attitude, les autres ne l'observaient qu'avec leurs esprits ignorants. Que c'était hilarant ! Un peu plus et le Cinquième Année exprimerait clairement son amusement actuel, devant la bêtise humaine la plus parfaite, la plus théatrale et la plus véridique.

Derrière son masque doré, il avait les yeux fermés, non pas pour réflechir, mais pour se retenir de lancer des remarques assassines. Pourquoi donnait-il plusieurs fois une certaine chance de comprendre à cette gamine, en sachant pertinemment qu'elle ne trouverait pas la solution. Est-ce qu'il commencerait à s'attacher à elle ? Non !Il ne le devait absolument pas !Il ne voulait pas que son pire cauchemar se reproduise... Il avait déjà suffisament de regrets et de croix à porter. Il ne voulait pas vivre dans une certaine crainte ou une peur perpétuelle.

Mais, il devait l'avouer... Il avait enfin trouvé ce qu'il cherchait depuis si longtemps...
Quelqu'un en qui son pouvoir éprouvant n'avait pas d'effet... Et que cette personne soit vivante.

Il fit alors, toujours dans ce ton grâve forcé :

"N'as tu pas... envisagé une autre possibilité ?"

Elle devait toujours croire qu'elle parlait à un inconnu, qui n'était pas du tout la personne concernée ! Qu'importait s'il devait changer son timbre de voix, ou s'il devait se retenir de dire des remarques cyniques. Elle ne devait pas le savoir, et tout serait pour le mieux. Non seulement l'honneur serait sauf pour le Serpentard, mais en plus, il n'attirerait pas plus l'attention sur sa vraie identité.

"Les gestes sont souvent les plus révélateurs..."

Cette fois, il venait de faire un cadeau. Et ça serait le seul de la part du Diable du Carnage. Qu'elle n'aille pas croire qu'il était devenu le Père Noël en plein Carnaval ! Et heureusement qu'elle continuait à cajoler son aigle, ça le laissait tranquille avec sa rage intérieure. En plus des Premiers Secours, il faudra aussi apprendre à ne pas trop parler avec cette gamine... C'était la seule qui lui faisait cet effet !

Oui, il était mystérieux et souvent incompréhensible... D'un autre côté, c'était la volonté du Diable du Carnage. Il était un marginal depuis le début, et peu importait ce qu'il faisait, il l'était toujours. Alors, autant continuer à agir anormalement, puisque peu importait ce qu'il faisait, il serait toujours mis à l'écart des autres. Non que ça le dérangeait d'ailleurs. Avec un tel pouvoir éprouvant et épuisant... Il serait tranquille pour toujours.

"Je ne pense pas que ça le gêne. Sinon, je pense vraiment qu'il me l'aurait dit !"

Ah ! Et elle n'avait pas imaginé qu'il n'avait pas de nom, ou un nom qu'il ne pouvait absolument pas dire, sous risque de changer à tout jamais l'Europe du Nord ? Oui, il y avait un nom qui pouvait faire cela, un simple nom... Une vieille croyance que beaucoup croyait encore dans leur inconscient... Ce nom qui fut aussi utilisé à maintes reprises, pour essayer de prendre en mains tous les peuples du Nord. Pourtant, Rutsuku n'aspirait qu'à une certaine paix. De plus, il ne souhaitait, en aucun cas, réclamer non seulement son dû, mais aussi à se faire vénérer par des millions de personnes. Qu'ils arrêtent leurs conneries et de croire en de telles âneries.

Puis, si son Paradis était si parfait que cela, il est logique qu'il ne devait pas revenir...
Tout cela serait pour le mieux... Qu'ils arrêtent de croire en des choses qui ne devraient plus être...

Soudainement, elle arrêta de caresser Hrist, comme si elle réflechissait. Celle-ci se demandait la raison pour laquelle ces cajoleries avaient cessé, mais n'en réclamait pour l'instant aucune autre. Si elle était bien comme son maître, c'était sur ce point. Elle attendait toujours avant d'agir...

"Moi je n'ai pas d'hibou, j'emprunte ceux de Poudlard pour envoyer des lettres. Mais j'ai un chat, à la maison. Elle s'appelle Jemima. Ça ne veut rien dire par contre, contrairement à Hrist."

Sur ce point, l'homme masqué ne répondit pas. S'il le faisait, il se trahirait à coup sûr. Mieux valait laisser cette phrase en suspens. Cependant, il se permit d'ajouter, au sujet de l'aigle noir :

"Hrist faisait trembler son ancien propriétaire... Elle fait assez peur à ses congénaires ou aux autres oiseaux... J'imagine qu'elle avait du beaucoup souffrir, tout en attendant quelqu'un qui la comprenait vraiment..."

Tout en parlant de son animal, il avait retiré sa main gauche de la poche de son pantalon. Puis, il caressa la tête du rapace. Le volatile en ferma de nouveau les yeux, appréçiant ce moment rare que lui donnait le Serpentard. D'ailleurs, celui-ci continuait, toujours de sa voix faussement grâve :

"Le sang est la seule chose qui lui redonne quelques forces, et qui l'apaise quelques peu... C'est peut-être un peu extrême mais, elle avait été élevé dans un environnement dur... Je sais que son ancien propriétaire ne la nourrissait que de sang, pour essayer de l'affamer ou de l'assoiffer...
Si je peux un peu la soulager en la laissant me blesser... C'est une bonne chose..."
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Mer 4 Aoû - 13:35

Si elle n'avait pas envisagé d'autres possibilités… comment est-ce que Mori pourrait bien être en colère contre elle si ce n'était pas à cause d'elle ? C'était un peu bête comme question mais en même temps, il était vrai que d'y réfléchir ne serait pas une mauvaise idée. Il ajouta que les gestes étaient souvent bien plus révélateurs. Voilà qui ne l'aidait pas du tout ! C'était presque frustrant. Elle avait l'impression de le savoir, de l'avoir vu, mais dans sa tête, ça ne venait tout simplement pas. C'était comme avoir un mot sur le bout de la langue sans être apte de le prononcer ni même de le trouver, pourtant on était sûr qu'il était là. Sarah baissa la tête, soucieuse, songeuse, plongée en pleine réflexion. Quoi donc ?! C'était si frustrant !

Mais elle ne comptait pas perdre patience, de toute façon ce n'était pas son genre. Mais elle n'oserait pas lui poser la question non plus, trop timide.

La Serdaigle cessa de creuser sa mémoire inlassablement lorsque son interlocuteur mystérieux reprit la parole pour lui raconter que le nom donné à Hrist était celui-ci parce qu'elle faisait trembler son ancien propriétaire. Elle était appelée ainsi, "celle qui fait trembler", parce que ses congénères et camarades à plumes avaient tendance à avoir peur d'elle. Sarah tourna un regard interrogé vers l'aigle. Elle n'était pas si effrayante… Enfin, en même temps, Sarah avait tendance à voir le bon côté des choses plutôt que de voir ce qu'elles étaient vraiment. Il disait qu'il pensait que Hrist avait dut beaucoup souffrir et cette pensée blessa Sarah qui tendit à nouveau une main vers le volatile pour la cajoler, l'air désolée de son sort. Elle n'aimait pas que les autres souffrent, animaux ou êtres humains, la différence était légère à ses yeux. Personne ne méritait de souffrir. Personne.

Peut-être que Hirst ne cherchait qu'une personne pour la comprendre…

Rutsuku se mit à cajoler l'oiseau alors que Sarah ramenait sa main vers elle, l'air de comprendre quelque chose. Il ajouta, pour expliquer la raison pour laquelle l'oiseau s'était délibérément nourrit de son sang, que son ancien maître ne la nourrissait que de sang, pour l'affamer et l'assoiffer. C'était la seule chose qui l'apaisait un peu. La dernière chose qu'il souffla en parlant de son aigle, c'était que s'il pouvait la soulager un peu en se faisant blesser de la sorte, alors c'était une bonne chose. Sarah aurait put le dévisager, se moquer. Mais elle se contenta de rester un peu incrédule, toutefois profondément convaincue qu'il devait être une personne possédant un bon fond pour faire une telle chose pour un 'simple' aigle. Elle sourit un peu en regardant Hrist qui semblait toujours autant apprécier les caresses. On ne devinerait pas lorsqu'on la voyait mordre son maître !

Mais maintenant, Sarah comprenait mieux la situation. Mieux comprendre permettait de se faire une autre idée de la chose. Une autre opinion, et de voir la personne en question sous un nouveau jour.

" Tu as de la chance d'avoir un maître comme celui-là alors, hein, Hrist ? "

Parler aux animaux était une chose qu'elle faisait depuis fort longtemps. Elle le faisait autant avec les hiboux, avec les chats, les furets, les rats, ou même avec des poissons par moment. Ils ne répondaient pas évidemment mais là n'était pas l'histoire. En tout cas, Sarah pensait avoir maintenant comprit quelque chose. Elle cessa de caresser l'oiseau pour se mettre à réfléchir plus sérieusement à tout ce qu'elle venait d'entendre. Les gestes étaient révélateurs qu'il avait dit, mais quoi donc ? Les seuls vrais gestes qu'elle avait vu provenant de Mori étaient cette claque sur ses mains… mais aussi… lorsqu'il avait posé son manteau sur ses épaules… Un geste de solidarité, de gentillesse. Elle baissa le regard pour voir sa petite main toujours fermée sur la veste de cet inconnu. Elle ressemblait beaucoup à celle de Mori, se disait-elle avec un semblant de soulagement.

Et si c'était lui… alors… elle pourrait toujours en profiter, indirectement.

Ce serait un plan comme un autre sans que ce ne soit égoïste. Sarah porta une main sur sa joue où un pansement en forme de carré se trouvait toujours. Elle le tapota gentiment et sentit un léger picotement. Visiblement, c'était toujours en cours de guérison. Fixant un point imaginaire dans le vide, elle semblait réfléchir, profondément, réfléchir à tellement de choses en même temps qu'elle s'en retrouvait perdue dans ses pensées et ne voyait pas les minutes filées. Prouvant qu'elle comptait enfin agir ou parler, elle leva ses yeux de rubis vers le masque de son interlocuteur. Elle avait trouvé quoi dire. Elle regarda Hrist avant de parler.

" Je ne l'ai croisé que deux fois… Mais chaque fois, dans ses yeux, je voyais de la douleur et de la solitude… Chaque fois, je me dis que je voudrais l'aider, ça me blesse de voir des gens comme ça. Je sais qu'il ne veut pas de mon aide, même si je ne sais pas pourquoi… Dans un sens je me dis, qu'il a peut-être simplement besoin d'une personne pour le comprendre, le comprendre vraiment ! Et le voir comme il est… Le voir sous un jour différent de celui qu'il montre à tous. "

Abaissant le regard, Sarah pivota doucement sur ses talons pour s'éloigner. Chaque fois qu'elle parlait, elle se sentait vraie, elle se sentait sincère, se savait réelle. Mais elle savait aussi que tout ce qu'elle disait était prit de travers. Tout ce qu'elle disait lui donnait sûrement envie de rire, de se moquer, de lui dire qu'elle n'était qu'une gamine et qu'elle ne pouvait rien comprendre. Tant pis… elle était sincère et elle le savait, elle. C'était ça l'important. Elle regarda l'extérieur par la grande porte ouverte de la volière, un peu éloignée de cette personne. Des hiboux entraient et repartaient à la chasse. C'était la nuit, normal en même temps. Dans sa tête, tout était clair. Elle se souvenait encore des paroles de son père concernant son neveu, donc son cousin.

Si tu n'essai pas de sauver quelqu'un… alors tu ne sauveras personne…

Etait-ce vrai ? Sarah ne pourrait jamais le savoir sans essayer. Mais le courage lui manquait, les mots aussi. Elle baissa la tête, fixant visiblement le sol. Crasseux, couvert de fientes d'oiseaux, plein de pailles et de déchets en tout genre. Rien de vraiment romantique ni même de classe ! Mais elle s'en fichait, elle ne vivait pas dans le luxe non plus. Elle avala péniblement sa salive et parvint finalement à prononcer quelques mots. Il fallait maintenant espérer qu'il saisirait le sens, lui, de ce qu'elle voulait vraiment dire dans ces paroles pleine de vérité.

" Je veux sincèrement l'aider… Mais j'ai peur qu'il ne pense pas que j'en sois capable. "
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Mer 4 Aoû - 19:36

Intérieurement, Rutsuku se félicitait de ne pas en avoir trop dit, qui pourrait le trahir. Il avait agit comme s'il n'était pas du tout ce Mori, bien qu'il avait encore la désagréable sensation que Sarah le soupçonnait. Elle ne pouvait pas arrêter de l'emmerder ainsi ? Mais, au moins, avec ses paroles, elle n'avait plus prit la parole. La Serdaigle reflechissait justement à celles-ci, et il savourait enfin ce silence, tout en caressant Hrist. Oui, il faisait exprès d'être vague, pour éviter de se faire reconnaître... Cependant, le Serpentard ne pouvait pas s'empêcher de voir si ceux qui voulaient vraiment essayer de le connaître étaient prêt à faire fonctionner leurs méninges. Il refusait clairement de dire quoique ce fusse aux ignorants, aux idiots, aux crétins et autres abrutis. Si ils voulaient savoir des choses surprenant toutes les convictions, ébranlant toutes les certitudes... Il fallait s'en montrer digne.

Mais le Cinquième Année n'avait pu s'empêcher de raconter l'histoire de son aigle. Oui, quelques morceaux d'histoires qu'il venait de raconter s'appliquait aussi à lui. Mais, non, il n'était pas un bon maître. Il ne la laissait pas le blesser pour la soulager, mais parce qu'il méritait d'être comme Prométhée... Il avait fait une chose impardonnable, mais au niveau moral. Autant le Titan s'était rebellé contre l'autorité de Zeus en donnant aux Hommes le Feu, début de toutes les technologies... L'ancien chien de guerre avait commis un crime inavouable, sans aucun motif... Et cela ne lui avait apporté que désolation, tristesse, amertume et haine envers soi-même.

Personne ne pourrait comprendre ce qu'il vivait à chaque instant...

C'était normal... Personne n'avait assez d'imagination pour le faire. Peut-être que c'était cela que voulait dire l'Humoculus en racontant l'histoire de sa Tête de Piaf. Il ne le savait guère intérieurement, et il ne pourrait absolument pas répondre à cette question. Quelques fois, ses mots ou ses paroles lui échappaient à tout contrôle. Comme quand il avait frappé les mains de l'Albinos lorsqu'elle lui avait tendu son paquet de cigarette... Comme quand il avait fait quelques pas en arrière, en voulant s'enfuir à des années-lumières... Comme quand il avait rassuré cette gamine plusieurs fois... Comme la plupart de ses paroles lorsqu'il s'était fait soigné, la semaine précédente... Comme maintenant, avec l'histoire de son rapace...

Cela l'énervait intérieurement, parce que, à chaque fois, ça lui faisait penser à son paricide. Oui, il avait tué son père, mais il l'avait fait sans en être conscient. Non, ce n'était pas comme Matthew Hawkins, qui avait tué son paternel, parce qu'ils étaient dans deux camps opposés... Lui l'avait tué, alors qu'ils étaient dans le même camp, au même endroit infernal. Caradoc l'avait même aidé dans ces moments difficiles... et tout ce qu'il avait reçu en retour...
C'était l'Ankou.

Pour éviter de se faire remarquer, il avait continué à caresser la tête emplumée de son oiseau noir. Pourtant, intérieurement, ses pensées étaient toujours les mêmes en ce moment. Ca y était... Encore ce cercle vicieux de songes désagréables. Chaque fois, c'était la même chose. Depuis quelques temps, le Diable du Carnage se frappait la tête, pour justement clarifier son esprit, le forcer à penser à quelque chose d'autres que de souvenirs mélancoliques. Si tu as du temps pour pleurer ou pour penser au passé, utilise-le plutôt pour faire quelque chose de vraiment utile pour l'avenir. L'adolescent rebelle eut un sourire invisible sur les lèvres. Oui.. Une fois, son père lui avait dit cela, indirectement... Il l'avait en fait dit à un soldat, mais cette parole était resté encrée dans sa tête. Il avait raison... On devait toujours utiliser le temps pour quelque chose de plus grand...

"Je ne l'ai croisé que deux fois… Mais chaque fois, dans ses yeux, je voyais de la douleur et de la solitude… Chaque fois, je me dis que je voudrais l'aider, ça me blesse de voir des gens comme ça. Je sais qu'il ne veut pas de mon aide, même si je ne sais pas pourquoi… Dans un sens je me dis, qu'il a peut-être simplement besoin d'une personne pour le comprendre, le comprendre vraiment ! Et le voir comme il est… Le voir sous un jour différent de celui qu'il montre à tous."

Cette fois, heureusement qu'il y avait son masque, parce qu'il montrait clairement derrière le bout de métal jaune qu'il était stupéfait. Sa machoire n'avait fait aucun geste, mais ses iris étaient deux billes émeraudes. Heureusement qu'il avait ce masque étrange, qui le rendait comme un monstre, sur son visage et qui cachait aussi son regard vert perçant. Le Fléau des Catacombes continuait toujours à donner des caresses à Hrist, mais il se sentait étrange... Au fond de lui, cette parole le blessa mais, lui fit énormément de bien... Comme si tous les efforts qu'il avait fait depuis tout ce temps n'était pas vain. A tel point qu'il sentit quelque chose de chaud au niveau de ses yeux... Quelque chose de liquide qui brûlait ses yeux et qui brouillait sa vue.

De colère envers lui-même, il ferma longuement les yeux et se concentra sur la pointe de ses pieds. Oui, pour une fois, il faisait de la relaxation. Il n'avait pas le droit de verser de larmes, ni même de ressentir une quelconque émotion... Il n'en avait pas et tout n'était que copie en lui. Mais, par-dessus tout, il ne méritait aucunement ce traitement de faveur.

"Je veux sincèrement l'aider… Mais j'ai peur qu'il ne pense pas que j'en sois capable."

Alors qu'il avait toujours les yeux fermés, il se permit de faire un léger sourire derrière son masque doré. C'était un sourire mélancolique, bien qu'un peu terne puisqu'il n'avait plus du tout souri depuis dix longues années maintenant... Mais cette fois, il en était persuadé... Au point qu'il arrêta un moment de cajoler l'aigle royal noir. Puis, toujours de sa voix faussement grave, il commença :

"Il était une fois..."

Oui, l'élève le plus misanthrope de toute l'Ecole allait raconter une histoire !!Mais, attention, ce n'était pas une version Disney ou à l'eau de rose ! C'était une histoire tragique, que lui avait raconté une fois son père...

"Il était une fois, un enfant tout à fait normal. Il était profondément altruiste et avait quitté toute sa famille, pour trouver un moyen de protéger tous ce qu'il aimait, mais même aussi les inconnus... Pour cela, il avait décidé de voyager vers une île mystérieuse, remplie de roses. Il avait entendu parlé d'un individu fort et courageux, pouvant soulever des montagnes et manipuler une énergie hors du commun.
Lors de son voyage, il avait rencontré beaucoup d'enfants de sa génération, aspirant au même rêve... Bien qu'allant à des destinations différentes, ils se firent la promesse mutuelle de se revoir."


Rutsuku se permit de faire une pause à cet instant, pour permettre à Sarah d'ingurgiter le début de cette histoire. Bien évidemment, il n'était vraiment pas doué pour les raconter... Mais le plus important était ailleurs.

"L'enfant souhaitait devenir un homme comme était l'habitant sur l'île aux roses, et ignora tous les dangers pour rencontrer son idôle. Ce dernier accepta de prendre l'enfant comme apprenti, mais le mit en garde...
Tu auras la puissance pour aspirer à ton rêve, mais tu as un prix à payer..."


Que c'était ironique. Oui, pour chaque chose reçu, on en perdait une... Il le savait... Il le savait que trop bien...

"Une dizaine d'années passa. L'entraînement de l'enfant était terminé, et ce dernier devint un jeune Ephèbe des plus talentueux. Mais, il n'avait plus rien de l'esprit de l'enfant qui l'animait. D'un enfant enjoué et vivant, il était devenu terne et cruel, bien qu'altruiste... Lorsqu'il rencontrât ses amis qui aspiraient au même rêve que lui, il s'éloigna rapidement d'eux, en étant cruel, et cherchant la solitude complète..."

Si Dumbledore arrivait maintenant, et avec sa discussion avec Wotan, ce premier aurait fait tout de suite le rapprochement. Merci le Carnaval et cette fichue semaine déguisée si les élèves le désiraient, sa réputation était sauve.

"L'île aux Roses n'était pas un Paradis. Celles-ci étaient empoisonnées. A force de rester à leur contact, tout le corps de l'enfant était devenu un poison, allant de son sang jusqu'à sa peau. Un simple contact avec les autres, et ces derniers mouraient empoisonnés.
Profondément altruiste, l'enfant avait décidé de rester seul jusqu'au bout, pour éviter de blesser et de tuer accidentellement les autres... Même si, pour cela, il devait perdre de la chaleur humaine et la nature même de son humanité... Même s'il ne devait rien dire..."


Le Serpentard ne continua pas sa phrase... Mais, il devait tout de même se l'avouer... Son comportement ressemblait beaucoup au personnage principal de cette histoire contée par son père. Oui, il ne se mêlait pas aux autres, pour une malédiction semblable... Il avait peur, au fond de lui, de provoquer, une fois encore, son pire cauchemar... Oui, il écartait les autres pour leur propre sécurité... Mais l'ancien mercenaire n'était en aucun cas altruiste. Il faisait au contraire tout pour lui... Il ne voulait pas perdre la dernière chose qui le rattachait en tant qu'être humain... Il voulait tenir sa parole, coûte que coûte, même si c'était contre sa volonté.

Il avait promi à Zweig de finir sa scolarité à Poudlard...


Dernière édition par Rutsuku Fushin le Ven 6 Aoû - 17:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Mer 4 Aoû - 22:54

Le silence perdura un instant. Un moment qui parut long pour Sarah. Elle en avait même fermé les yeux en se demandant si elle ne venait pas de dire quelque chose de mal, quelque chose de travers. Pourtant, elle ne pensait pas avoir fait quelque chose de mal. Elle se tourna pour regarder son interlocuteur et remarquer qu'il était toujours préoccupée à cajoler son oiseau. Son aigle était donc si captivant. Mais dans un sens, elle se disait qu'il l'avait forcément écouté, elle en était sûre. Il était toujours caché derrière son masque. Pourquoi ne voulait-il donc pas qu'elle voit son visage ? Etait-il blessé, cachait-il une véritable identité ? Voilà qui forçait Sarah à penser davantage qu'il s'agissait de Mori. Mais s'il ne voulait pas le montrer, alors elle jouerait le jeu.

Alors que le silence perdurait, Sarah l'entendit entamer une bien étrange histoire. Il commença par un fameux "il était une fois" qui la laissa clouer sur place. Pourquoi lui racontait-il une histoire ? Pourquoi ici et maintenant ? Avait-elle dit quelque chose pour le forcer à raconter une histoire ? Mine de rien, ça l'intriguait, si bien que Sarah garda le silence et se mit à l'écouter. Elle aurait put s'asseoir sur le sol pour écouter attentivement mais cet endroit était beaucoup trop dégoûtant pour oser ne serait-ce que poser une main nue par terre. L'adolescente se contenta donc de rester debout. Elle ne s'attendait pas à une histoire sans but, sans morale et vide. Elle se disait que s'il se mettait à faire ça… peut-être qu'il voulait lui faire comprendre quelque chose.

Il commença à parler d'un simple enfant désireux de pouvoir aider ceux qu'il aimait, et le monde avec lui. Il avait quitté sa famille pour trouver un moyen de pouvoir sauver et protéger ses proches, et un jour, il décida d'aller dans une île mystérieuse recouvertes de magnifiques roses. Il y avait un homme là-bas, très fort, qu'il voulait rencontrer pour avoir la puissance de protéger ceux qu'il aimait. Evidemment dans son voyage, il rencontra des jeunes comme lui. Intriguée, Sarah resta attentive à la suite. Sa curiosité était piquée maintenant. Elle voulait connaître la suite, mais curieusement, un sentiment de mystère et de chagrin entourait la salle.

Ce garçon avait ignoré tous les dangers et les avertissements pour pouvoir rencontrer cet homme. Lorsqu'il le rencontra enfin, il accepta de le prendre comme apprenti, en l'avertissant quand même qu'il allait devoir payer un prix très cher pour tout ce pouvoir. C'était un peu la morale de la vie en elle-même, pour une chose, on en perd une autre. Et après, il y avait de quoi se demander pourquoi on disait "une de perdue, dix de retrouvée".

Des années s'écoulèrent comme l'eau sous les ponts. Le garçon devint un homme. Un homme au cœur refroidi par l'entraînement. Son but, l'avait-il encore en tête ? Malgré sa cruauté, il était resté altruiste, sans doute parce que c'était sa nature. Le jour où il retrouva les amis avec qui il avait un jour partagé ce rêve, il les repoussa, s'éloigna volontairement. Il cherchait à être désespérément seul. Le regard de Sarah sembla se voiler d'une certaine tristesse provoquée par l'empathie qu'elle ressentait pour le personnage de l'histoire. Et puis, le prix. Le prix, il était coûteux. A force de rester aux environs de ces roses, l'enfant était devenu une sorte de poison ambulant. Il était resté ainsi seul, ensuite, pour ne pas blesser les autres sur son passage…

Un contact chaud et humide grimpa aux yeux de Sarah, bien plus rapidement qu'elle ne l'aurait pensé. Fixant le vide, elle battit légèrement des paupières, causant la chute immédiate de quelques lourdes larmes, sans pour autant qu'elle n'aille de sanglot ou de hoquet, juste des larmes.

" C'est… c'est triste comme destin… "

Ses yeux se levèrent vers le visage masqué de son interlocuteur. Honnête, sincère jusqu'au bout. Elle ne savait pas quoi dire, quoi répondre, son cœur se serrait et elle avait le sentiment qu'un étau tentait de l'écraser, comme sa gorge qui semblait se boucher d'un trop plein d'émotions. Elle prit une profonde inspiration pour faire passer et soupira pour évacuer cette peine qui n'était pas sienne. Sarah alla essuyer son visage et se demanda ce qu'elle pourrait bien lui répondre. Dans son cœur, elle avait un gros doute. Une hésitation profonde. Elle ignorait de qui il parlait, ni de quoi. Peut-être que ce n'était qu'une simple histoire. Juste une histoire. Mais il ne la lui aurait pas raconté si ce n'était que pour parler. Sarah s'approcha un peu, ouvrit la bouche, mais la referma.

Et s'il parlait de lui ? Et s'il parlait de Mori ?

L'ange abaissa son regard en ne trouvant tout simplement pas un ordre précis à ses mots. Sarah essuya à nouveau ses larmes ainsi que ses joues et cessa d'en verser. Ce n'était que des larmes passagères. Sur le coup de l'émotion en entendant cette triste histoire. Elle regarda ensuite Hrist et eu un léger sourire en allant lui cajoler un peu la tête, constatant encore et toujours la douceur de ses plumes. Les mots vinrent d'eux-mêmes.

" Il n'a jamais trouvé un antidote… pour le poison des roses ? "

Autant continuer sur les métaphores s'il voulait parler comme ça, ce n'était pas ce qui gênait Sarah, au vu de son imagination débordante, on pouvait se douter qu'elle était apte de parler ainsi pendant des heures. Un son attira soudainement son attention. Dehors, il pleuvait. Il s'était mit à pleuvoir. Depuis quand ? Trop préoccupée par l'histoire de cette personne, Sarah n'avait même pas remarqué que les larmes des cieux s'abattaient sur le sol, sur les toits, l'herbe, ou encore le lac, au loin. Sarah se rapprocha de la porte, tournant donc le dos à nouveau à cette personne qui lui était encore techniquement inconnue. Techniquement seulement.

" Comment s'appelait le petit garçon de ton histoire ? "

C'était un artifice comme un autre pour voir ce qu'il lui répondrait. Elle voulait vraiment le savoir, ne serait-ce que pour voir ce qu'il était susceptible de lui répondre. Baissant la tête, elle alla chercher un ruban bleu ciel qu'elle avait dans sa poche. Le même que celui qu'elle avait attachée autour du poignet de Rutsuku. Elle le contempla un moment, songeuse et rêveuse en même temps, difficile à dire. La douceur de ce tissu la laissait paisible. Elle le rangea discrètement dans sa poche alors que ses ailes artificielles laissaient quelques plumes tomber. Elle s'approcha de la porte jusqu'à être à la limite de la pluie qui tombait. Elle regarda le ciel un moment.

Il était sombre. Le crépuscule s'en était aller. La nuit faisait son règne.

" Tu sais, l'adolescent dont je t'ai parlé un peu plus tôt… Je sais très bien que ça l'énerve que je veuille tant l'aider. Je ne sais pas moi-même pourquoi j'insiste tellement… Lorsque je l'ai vu, je me suis senti… Concernée. Je voudrais juste parler avec lui, ou même peut-être le voir heureux… "

Elle marqua une pause. La dernière précision qu'elle fit, serait sûrement la plus démonstrative.

" Je, je voudrais juste qu'il me donne ma chance. "
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Jeu 5 Aoû - 14:58

Alors que Rutsuku avait commencé à raconter son histoire, il remarqua que la pluie commençait à tomber. Tiens, même le ciel pleurait pour le personnage principal de l'histoire ? Non, c'était du grand n'importe quoi. Ce n'était qu'un conte, triste, mais qui était aussi très beau et instructif. Heureusement que l'histoire avait assez de qualité pour cacher les piètres qualités de conteur du Serpentard. Celui-ci n'avait en effet aucun talent pour tout ce qui concernait les domaines artistiques. Il chantait comme une casserole, écrivait comme un torchon, dessinait tel un bovin, racontait les choses toujours d'une façon pessimistes et négatives.

Distraitement, il se mit alors à regarder le ciel derrière son dos. Non, il ne répondrait pas à cette lettre reçue auparavant tout de suite. D'ailleurs, qui avait pu lui écrire ? Sans doute la vieille Ylda, pour lui demander de revenir le prochain week-end, ainsi de prendre soin de ce masque emprunté. L'élève espérait simplement que la Vieille Dearborn n'avait pas deviné qu'il était encore qu'un collégien... Il avait tout fat pour les persuader qu'il était un adulte. Il était hors de question qu'ils se posent des questions sur ce qu'il était en réalité... Surtout, ils ne devaient pas du tout savoir qu'il n'était qu'un étudiant de Poudlard. Ces vieux éplorés par la disparition de leur fils adoptif avaient eu suffisamment de convocations pour toutes leurs vies. Ils méritaient une vie plus tranquille, et surtout remplie de bonheur.

Malgré son péché, le Clone restait avec eux... Il savait que sa présence les comblait de bonheur, comme s'il rendait visite à ses grand-parents. Qu'importait son propre malaise, tant qu'ils étaient en paix... Eux l'avait au moins accepté sans le juger, sans chercher à en apprendre sur l'étranger qu'il était...

"C'est… c'est triste comme destin…"

Cette parole le tira de ses pensées. Cependant, lorsque l'Humoculus vit cette fichue Serdaigle, il n'aurait même pas du être étonnée.
Elle était en train de pleurer à chaudes larmes. Ce n'était pas vrai... Il lui manquait sérieusement une case pour pleurer... surtout pour une histoire fictive, qui n'était pas vrai et mal racontée...

Réprimant un soupire, et forçant Hrist à se maintenir sur le rebord de la croisée à laquelle il s'était assit, il se redressa sur ses jambes. Puis, il sortit le mouchoir tachée du sang de cette gamine casse-pied. Enfin, une fois encore, il sécha ses larmes. Pourtant, intérieurement, il voulait lui casser la figure pour qu'elle cesse de pleurer. pétard, qu'est-ce que ça l'énervait !!

"Il n'a jamais trouvé un antidote… pour le poison des roses ?"
"Pour la suite, je ne sais pas... On ne me l'a pas raconté."

En réalité, le Cinquième Année mentait. Mais ses mensonges étaient tellement parfait qu'ils étaient invisibles. Oui, il pouvait être menteur et perfide. Après tout, pourquoi serait-il à Serpentard s'il ne l'était pas ? Il n'avait absolument pas une des marques de fabrique de cette maison... L'ambition... Mais il avait bien d'autres critères qu'il remplissait à merveille. Menteur, cruel, perfide, rusé, manipulateur, et surtout indifférent à tout ce qui se passe autour de lui. Sans compter qu'il ne respectait aucunement les règles établies, puisqu'il les bafouait à la seconde même où c'était possible. En tant qu'élève, il se devait d'aller en cours et il n'y allait jamais. Il devait même en ce moment respecter le couvre-feu, et il ne le faisait jamais.

Ce n'était pour rien qu'on le surnommait l'adolescent rebelle...

"Comment s'appelait le petit garçon de ton histoire ?"
"Ce n'est qu'une histoire où on ne dit pas le nom de l'enfant. Peut-être en avait-il un ? Mais, quand on me l'a conté, il n'en avait pas..."

Cette fois, il disait la vérité. Bon, il pourrait très bien inventer un nom quelconque, mais il n'en avait pas envie. Bien qu'il fusse très imaginatif, surtout au niveau des noms et prénoms, il avait déjà suffisamment à faire avec cette gamine. Pourtant, inconsciemment, un des premiers noms qui lui vint pour ce personnage fictif était : Albafica... Simplement en références pour les roses blanche Alba. Cependant, qu'elle n'aille pas croire qu'il se donnait en exemple à ce moment précis !Il avait un nom, mais qu'il ne pouvait pas dire, au risque de changer toutes les croyances de l'Europe du Nord. C'était pour cela qu'il disait fermement qu'il n'avait pas de nom. L'ancien chien de guerre ne voulait, en aucun cas, choisir un nom de substitution... Seule une personne particulière avait le droit de le faire.
C'était de toute manière une règle des mercenaires.


"Tu sais, l'adolescent dont je t'ai parlé un peu plus tôt… Je sais très bien que ça l'énerve que je veuille tant l'aider. Je ne sais pas moi-même pourquoi j'insiste tellement… Lorsque je l'ai vu, je me suis senti… Concernée. Je voudrais juste parler avec lui, ou même peut-être le voir heureux…"

Que c'était hilarant... Rutsuku lui donnait toujours de nouvelles chances pour se racheter, et elle était bien la seule dans ce cas-là. pour les autres, s'ils loupaient la seule chance qu'il leur donnait, il n'insistait pas. Etait-il si intentionné avec elle, uniquement parce qu'il ne pouvait pas lire ou ressentir ce qui la tracassait en ce moment ? Alors, pourquoi n'était-il pas ainsi avec Pandora ? Simplement parce que l'Albinos était vivante et l'autre morte et enterrée, six pieds sous terre, et que sa seule présence d'existance, c'était son état de fantôme ? Pourtant, il sentait clairement qu'il y avait une autre différence entre ces deux emmerdeuses... Mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus.

"Je, je voudrais juste qu'il me donne ma chance."
"Et lui... comment a-t'il réagit ? Qu'a t'il fait pour que tu penses cela ?"

Il faisait tout pour être le plus distant possible, tout en faisant attention de ne pas en dire trop. merci son nouveau travail pour le rendre habitué à cette situation.
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Ven 6 Aoû - 13:16

Alors que des larmes tombaient de ses yeux rouges, Sarah eu la surprise de ressentir encore une fois le contact rassurant et doux du tissu dont le Serpentard s'était servit pour soigner sa blessure plus tôt. Il venait d'essuyer ses larmes comme s'il ne voulait pas les voir glisser plus loin, comme s'il ne voulait pas les voir mourir au sol. Il lui répondit par la suite qu'on ne lui avait pas raconté la suite de l'histoire et de ce fait, il ne pouvait pas lui dire si l'enfant avait trouvé un antidote ou pas. Attristée de cette nouvelle, la jeune fille baissa le regard vers le sol un instant avant de se détourner et de se rendre vers la porte où la pluie tombait. Ce n'était pas la seule déception dont elle souffrirait puisqu'il lui raconta également que cet enfant n'avait pas de nom dans cette histoire.

Oh ? Pourtant tout le monde avait un nom… Là était la seule pensée qui lui traversa l'esprit. Mais peut-être qu'à force d'avoir été contée, cette histoire avait été remontée dans tous les sens et maintenant, les personnages n'avaient plus de noms, les îles non plus, la seule chose qui avait encore du sens, c'était l'histoire en elle-même et sa morale. Voilà ce qui était encore intact. Sarah poussa un soupir fort discret, inaudible. Au fond, peut-être qu'elle réfléchissait trop à ce que les autres ne prenaient pas le temps de méditer. Elle se prenait la tête avec ce qui était compliqué alors qu'elle aurait put faire bien simple. Mais elle avait toujours été comme ça. Une jeune fille bien simple qui camouflait pourtant une façon de penser si extraordinaire que s'en était renversant.

Son interlocuteur lui demanda alors ce qui lui faisait penser que Mori ne lui offrait pas de chance. Une chance de se prouver. Sarah fixa un moment le paysage en se posant aussi la question. Alors, qu'est-ce qui lui faisait croire que Rutsuku ne voulait pas lui donner une chance ?

" C'est compliqué. Quelques fois j'ai l'impression qu'il me donne une chance. Mais ensuite j'ai le sentiment de faire une bêtise, ou de dire quelque chose de travers, et d'un coup de sa main, il arrache cette chance. J'ai l'impression qu'il n'a pas l'habitude d'agir comme ça… mais alors, pourquoi moi ? "

Pourquoi donc agirait-il différemment avec elle plutôt qu'avec une autre personne, avec monsieur et madame tout le monde ? Ce n'était pas qu'elle ne serait pas apte de le comprendre, mais surtout qu'elle ne pouvait pas une seconde le deviner, évidemment. Sarah possédait beaucoup d'imagination mais peut-être pas à ce point-là ! En tout cas, les étoiles brillaient et la lune était présente dans le ciel. Sarah était consciente qu'elle allait devoir rentrer dans sa salle commune et qu'elle était déjà en retard. Mais si son père lui avait bien apprit quelque chose – certes, de stupide – c'était que si tu étais dans la merde, autant t'y enfoncer le plus possible. Donc autant rester là, avec cet étranger qui l'avait sauvée. Autant rester là, où elle était presque en sécurité…

Quelque chose la démangeait depuis un petit moment. Cette personne l'avait sauvée et elle estimait ne pas l'avoir proprement remercié. Ces Serpentard devaient certainement être entrain de se plaindre de cet individu masqué à l'heure qu'il était ! Tant pis pour eux. Tant mieux, devrait-elle plutôt dire. Ils ne méritaient pas mieux ! Ce genre de personnes lui donnaient envie de hurler. C'était des gens tellement méchants. Avaient-ils seulement un but à se montrer ainsi hostile avec de pauvres élèves plus petits et plus faibles qu'eux ? Cette pensée la laissa froide et blanche. Sa mère lui aurait simplement dit qu'il y avait de tout pour faire un monde.

Elle se fichait un peu de ce que ça pouvait bien engendrer. Il l'avait sauvée.

Sarah pivota sur ses talons. La Serdaigle regarda un instant son interlocuteur avec une marque d'hésitation dans le regard. Si cette personne était vraiment Mori, se disait-elle, alors il la repousserait violemment, voir même qu'il la jetterait sans doute par la fenêtre s'il ne la donnait pas en pâture à ces hiboux. Ça ne donnait pas trop envie de tenter le diable quand on pensait à ce genre de choses. Mais Sarah ressentait une étrange confiance. Être positif apporterait certainement du positif. Si elle pensait de façon négative, elle était déjà bonne pour Sainte-Mangouste. Elle s'approcha et dès qu'elle fut au plus près sans non plus l'avoir touché ou même empiéter sur son air, la jeune fille leva le regard vers son sauveur. Les larmes avaient fait place à un sourire radieux.

" Merci beaucoup. Pour ton aide, les soins. C'était vraiment gentil. "

Une pause s'installa, le silence. Quelques petits pas se firent ensuite entendre et elle daigna finalement faire ce qu'elle voulait faire. Doucement, elle entoura sa taille de ses bras, sans pour autant appuyer. Eh oui, Sarah daigna carrément l'enlacer ! Voilà qui aurait de quoi choquer ceux qui connaissaient Rutsuku quand même. Dans cette position, elle put se rendre compte que les côtes de cette personne n'étaient pas dans un état très saint. Là encore, elle pouvait reconnaître Mori. Si c'était lui, pourquoi le cachait-il ? Il ne voulait pas qu'elle le sache ? Pourquoi ? Sans doute qu'il avait ses raisons, voilà tout ce qu'elle se disait, c'était la seule excuse.

La Serdaigle ferma les yeux. A la fois attendrie et craintive. Un mélange bien curieux d'émotions totalement contradictoires. Elle comptait les secondes avec appréhension, dans sa tête, avant de se faire violemment jeter. Ce n'était que purement amical, juste pour le remercier, juste une attention comme une autre. Pour Sarah, ça n'avait rien de réellement intime. Ce n'était que pour lui dire merci plus franchement encore qu'elle ne l'avait déjà fait en vérité. Elle ne serrait pas beaucoup, au risque de blesser ses côtes, c'était la seule chose qui occupait ses pensées actuellement en vérité. Elle ne voulait pas le blesser. Elle ne voulait pas empirer son cas.
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Ven 6 Aoû - 15:07

S'il y avait bien une raison pour laquelle le Serpentard avait menti concernant l'histoire, celle-ci était étonnament simple. Il n'avait pas envie de la voir encore pleurer, encore plus à chaudes larmes, avec pour résultat lui taper davantage sur les nerfs ! Oui, il n'aimait pas les larmes, parce qu'elle démontrait de la faiblesse et une perte de temps inimaginable. Lui dont son temps était compté, il ne pouvait pas se permettre d'en perdre en futilité de ce genre. Sans compter que pleurer ne servait à rien. Ca n'arrangeait rien du tout ! Oui, Rutsuku était cruel et pessimiste sur cette valeur essentielle qui faisait un humain. On pouvait s'en servir uniquement comme arme, pas comme moyen de persuasion... Et encore, le seul endroit où on pouvait les utiliser, c'était dans un hôpital psychiatrique.

Alors, quelle ne fut pas la grogne intérieure du Cinquième Année devant un tel spectacle. Il voulait vraiment lui hurler à la figure que pleurer ne servait à rien ! Il voulait lui gueuler dessus en lui disant que ces abrutis de Serpentard la prenaient pour cible uniquement parce qu'elle était trop sensible et trop faible ! Il désirait par-dessus tout lui affirmer que, si elle voulait que les choses changent, il fallait qu'elle se bouge, au lieu de perdre du temps pour rien ! Il essayait de toutes ses forces d'ouvrir sa bouche, lui dire ces paroles qui pourront changer son attitude puante de mièvreries... Pourtant, il n'y arrivait pas ! Bordel ! Pourtant, il l'avait fait avec Mina Ricci, en ce même lieu, en Décembre !

Pourquoi n'y arrivait-il pas avec Sarah ? Pourquoi n'arrivait-il pas à être franc et blessant avec cette Albinos ? Pourquoi n'arrivait-il pas à être le maître de lui-même en face d'elle, dans de telles circonstances ? Pourquoi était-il toujours sur la défensive avec cette gamine des plus insupportables ?
Toutes ces questions se bousculaient dans sa tête... et l'ancien chien de guerre n'arrivait pas à trouver la réponse. Il était tellement enragé contre lui même qu'il aurait voulu se mutiler, une fois encore.

Mais pas devant cette Princesse casse-pied...

"C'est compliqué. Quelques fois j'ai l'impression qu'il me donne une chance. Mais ensuite j'ai le sentiment de faire une bêtise, ou de dire quelque chose de travers, et d'un coup de sa main, il arrache cette chance. J'ai l'impression qu'il n'a pas l'habitude d'agir comme ça… mais alors, pourquoi moi ?"

Ah ! Elle n'arrivait pas à deviner que lui non plus, il ne savait pas pourquoi il faisait cela ? De plus, le Diable du Carnage ne pourrait même pas demander un seul avis... Cela nuirait à la réputation de misanthrope qu'il construisait intentionnellement, jour après jour. Mais surtout, personne ne devait le savoir. Par fierté... Il voulait régler cette affaire seul, comme il en avait l'habitude... Il s'était promis de ne plus jamais dépendre de quelqu'un. Et, c'était son état d'esprit, sa ligne de conduite... Il tenait ses promesses, coûte que coûte !

Il poussa un léger soupire inaudible. Hors de question de répondre à cela et de prouver qu'il n'en savait rien. Le coup avec les premiers soins avait déjà suffisament blessé son orgueil. Pour gagner un peu de temps, l'étudiant regarda autour de lui, et plus particulièrement la croisée... Le couvre-feu venait de s'éteindre... Ca voulait dire en gros qu'il devrait rester avec cette gamine pendant un certain temps. Et voilà qui l'arrangeait, d'ailleurs. Il était maudit... Vraiment maudit pour avoir autant de malchance aujourd'hui. Ou bien l'instrument de sa malchance se nommait Sarah...

D'ailleurs, Hrist ne pourrait même pas l'aider... Elle venait de partir. Ce rapace savait toujours quand réagir, se disait ironiquement le Clone.

"Pourquoi ne lui poserais-tu pas la question quand tu le verras la prochaine fois ?"

C'était la seule réponse d'à peu près correcte qu'il avait pu formuler. Même s'il s'était un peu contredit, en jurant intérieurement de ne pas répondre, il avait quand même dit une parole intelligente.

La Serdaigle avait profité de ce long moment de refléxion pour s'éloigner quelque peu. Qu'elle se tire dans la salle commune des Serdaigle, se disait-il intérieurement ! Il l'avait assez vu pour aujourd'hui, et pour le reste de sa vie ! Mais elle ne semblait pas vouloir partir, à son grand désespoir intérieur. Il allait encore devoir traîner cette gamine avec lui, pendant un certain temps. Rutsuku espérait vraiment que le jour suivant serait moins irritant que celui-ci... Particulièrement en ne la croisant pas du tout ! Alors, quand elle lui adressa un de ses sourires radieux...

"Merci beaucoup. Pour ton aide, les soins. C'était vraiment gentil."

Ce regard... Ce sourire... Ces paroles... Ca le blessait tellement qu'il en avait détourné le regard. Heureusement qu'il y avait ce masque emprunté aux Dearborn qui cachait, actuellement, son attitude lâche et déplaisante.
Pourtant, il mit tout de même un pied en arrière, de manière défensive... Comme la première fois, au lac.

Alors, qu'elle ne fut pas sa surprise quand elle l'enlaça de tendresse. Si c'était une autre personne que cette gamine, Rutsuku aurait explosé la tête de celui ou celle qui aurait osé ce geste. Mais non ! Et voilà qu'elle lui faisait un peu mal, à cause de ses côtes pas entièrement soignées. D'accord, elle les touchait à peine, mais ça lui faisait quand même encore un mal de chien !

Pourtant, et malgré son envie de la jeter au sol ou à la fenêtre, le Serpentard ne fit rien. Au contraire, et à sa plus grande stupéfaction... Il se mit à apprécier ce moment... A se détendre légèrement... A oublier quelques instants toutes les tâches qui lui incombaient ces derniers temps. Non ! Il ne devait pas ! Il n'en avait pas le droit ! Il ne pouvait pas se reposer ! Il avait tant de chose à faire, et si peu de temps... Et il n'arrivait toujours pas à se défaire de là...

Ca l'énervait tellement intérieurement qu'il dit, de sa voix normale :

"Il te manque vraiment une case pour oser faire ça..."

Cette fois, il ne put s'empêcher de grogner légèrement. Qu'est-ce qu'il se détestait ! Là, il venait de se trahir en beauté !Et comme si ça ne suffisait pas...

Son masque doré venait de tomber...

...
...

Soirée pourrie.
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Sam 7 Aoû - 16:11

Sarah savait bien ce qu'il risquait de lui dire. Si c'était Mori, si c'était lui, il lui dirait une vacherie s'il ne la repousserait pas tout simplement. Mais plus les secondes s'écoulaient, plus Sarah était rassurée. Il ne la repoussait pas. Même s'il l'envie devait lui déchirer l'esprit, ça, c'est sûr ! Il en avait envie, alors pourquoi ne le faisait-il pas ? Sarah ne pourrait évidemment pas répondre à cette question, mais curieusement, lui non plus. Bien que son esprit et sa tête lui disaient de la repousser et de dégager, son cœur – ou ce qui le remplaçait à titre d'émotions, puisqu'il s'obstinait à affirmer qu'il n'en avait pas – semblait lui dire de ne pas le faire. Hrist venait de s'envoler. Elle était partit comme si elle sentait que la situation leur appartenait et que ce n'était plus de son ressort d'être là. Ses plumes cajolèrent le vent alors qu'elle rejoignait un perchoir lointain.

La Serdaigle avait sentit un léger mouvement lorsqu'elle avait touché ses côtes. Elles étaient douloureuses alors. Un autre signe qui prouvait que c'était bel et bien Rutsuku. Inquiète, Sarah prit la peine de faire attention à ne pas le blesser davantage en pressant trop par exemple. Une inquiétude sincère et profonde la submergea mais elle ne pouvait rien dire. Elle ne voulait pas l'enquiquiner en lui disant qu'elle l'avait reconnu alors qu'il pourrait nier la vérité, quoi que pas pour longtemps. Dans tous les cas, avant qu'elle ne s'approche, il lui proposa de poser la question à Mori lorsqu'elle le reverrait. De lui demander pourquoi 'elle' ? Il ne répondrait sans doute pas, distant comme il était. Il ne répondrait pas si elle venait à lui demander mais elle le ferait quand même. Elle était têtue ! Oui et souvent ça lui permettait d'obtenir ce qu'elle désirait, alors autant rester têtue…

Enfin, c'est ce que son père lui aurait répondu. Oui, plus têtu que lui, difficile à trouver franchement. C'était tout un personnage. Et Sarah l'adorait. Il lui avait apprit, que dans la vie, il fallait oser.

Quand elle osa l'enlacer ainsi tendrement, comme une amie le ferait tout simplement, elle le sentit soudainement surprit. Normal en même temps ! Qui s'attendrait à ça ? Le silence s'installa, un silence pendant lequel Sarah se surprit à avoir peur. Une peur bien petite, mais une peur quand même. Le calme avant la tempête ? Non, heureusement… une voix raisonna, cette fois-ci, la vraie voix de cette personne. Il lui affirma qu'il devait lui manquer une case pour qu'elle daigne faire ça et Sarah laissa un grand sourire apparaître sur ses lèvres. L'air de penser, je le savais ! Pourtant, elle ne recula pas tout de suite, quelques secondes passèrent, et finalement, Sarah se recula un peu mais pas trop. Et pile au même moment, le masque camouflant le visage de son interlocuteur tomba. Par réflexe, Sarah le rattrapa de ses deux mains, et le contempla.

" Je savais bien que c'était toi. " fit-elle en souriant gentiment.

Mine de rien, Sarah lui tendit son masque, l'air de lui dire que s'il voulait le remettre, il le pouvait. Ça ne la dérangeait pas plus que ça. C'était une belle pièce, un beau masque doré. Non pas similaire au sien qui était bien plus féminin évidemment, mais ça ne changeait pas le fait qu'il soit de la même couleur, même si elle, ce n'était pas de la vraie or. Le sien brillait, comme si s'en était, mais elle ne pourrait pas le dire à l'œil. Lorsqu'il reprit ce qui lui appartenait, Sarah regarda un instant son visage. Il semblait terriblement fatigué. Même si elle souriait toujours un peu, ses yeux rouges exprimaient une empathie légère et une certaine inquiétude. Elle ne cachait pas vraiment ses émotions et le démontrait bien par la seule expression de ses yeux de rubis.

De toute façon, pourquoi se voiler la face ?

" Je crois plutôt que j'ai quelques cases en trop. "

Elle eu un sourire candide en disant cette réplique qui contredisait énormément toutes les insultes que Rutsuku avait put lui sortir concernant les cases 'manquantes' dans sa tête. Que voulait-elle dire par là ? Sans doute qu'elle était apte de saisir des choses que les autres ne saisissaient pas. Qu'elle était capable de comprendre des choses, d'entendre des choses que certaines personnes ignoraient. Elle avait, en effet, un sixième sens surdéveloppé. Ses intuitions étaient bien souvent véridiques, elle pouvait avoir des impressions réelles à propos d'un événement à venir, elle comprenait aisément les autres sans les connaître, lisait leur regard. Bref, elle était une personne bien spécial en son genre, même si pour des sorciers, ce n'était rien.

La Quatrième Année avait comprit qu'il souffrait encore au niveau de ses côtes. Sans doute avait-il mal ailleurs aussi. Sarah se mordit la lèvre inférieure, marque de nervosité ou de malaise, mais en fait, elle réfléchissait. Avec tout ce qu'il lui avait dit, voulait-il lui faire passer un message ? Quelque chose qu'il avait voulu lui dire en se faisant passer pour une autre personne plutôt que pour lui-même ? Parler de lui par exemple. Perspicace la petite Sarah, oui, mais elle ne poserait pas la question. Toutefois elle avait des choses à dire.

Sarah osa tendre une main pour l'apposer contre sa hanche, et remonta au niveau des côtes. Evidemment, par la douleur, Rutsuku ne put que réprimer la grimace, et elle comprit qu'il avait toujours mal malgré ses soins. Avait-il seulement conserver ces soins ? Ne s'en était-il pas débarrassé lorsqu'il l'avait chassé ? Le regard de Sarah sembla se durcir. Elle fronça un peu les sourcils en suivant sa propre main du regard, jusqu'à la ramener vers elle. Là, elle leva son regard vers Rutsuku et le questionna au sujet de cette douleur étrange.

" Tu as encore mal ? "

Elle marqua une pause. Puis, une nouvelle question émergea.

" Pourquoi tu ne voulais pas que je sache qui tu étais ? Je suis toujours heureuse de te voir. "
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Sam 7 Aoû - 23:11

Hrist partie, Rutsuku se retrouvait bien seul avec pour seule compagnie des animaux qui avaient peur de lui, et cette gamine insupportable dont il voulait bien la trucider sur place, pour avoir ne serait-ce qu'un instant de paix et de sérénité. Mais non, c'était trop demander à sa chance des plus inexistantes... Sans compter que la personne de ses malheurs était des plus têtue... Pire que lui, dans certains côtés. Il sentait bien qu'il aurait du mal à s'en débarasser, autrement que lui donner des coups de pied au derrière, en lui disant franchement qu'elle l'emmerdait royalement !Pourtant, il savait très bien que son corps ne réagirait pas, malgré son envie et ses pensées.

Quel piètre marionettiste qu'il était... Incapable de contrôler son propre corps. Il l'avait sauvé alors qu'il ne voulait pas. Il avait voulu lui faire regretter de l'avoir touché, il n'avait rien fait... C'était comme s'il s'empêchait, intérieurement, de faire du mal à Sarah. c'était vraiment insupportable pour le Serpentard. Ne pas être maître de son corps comme on l'entendait. Heureusement qu'il n'était pas sur un champ de bataille, puisqu'il serait mort et en train de bouffer les pisselits par la racine, depuis plus d'une heure déjà.

"Je savais bien que c'était toi."
"L'acte a été très mal joué..."

Puis, doucement, le Diable des Carnages reprit son masque des mains blanches de cette Aigle Bleu. Il était bien hors de question d'être brusque pour un objet si particulier et qui n'était pas le sien. Alors qu'il le soulevait un peu, la Quatrième Année put voir quelques inscriptions en vieux celtique et en saxon. Cet objet était ancien, mais très bien conservé et entretenu. Ah, si ces ignorants savaient ce que c'était... Cela les ferait mourir de rire ou les étonnerait à en provoquer à chacun une crise cardiaque. Distraitement, il le mit dans sa sacoche, derrière son dos. Au moins, ce petit sac à hanche était utile lorsqu'il ne voulait rien avoir dans ses mains, comme maintenant.

Il réprima un baillement. Il était vraiment épuisé dernièrement, mais il n'avait pas le temps de dormir... Il n'avait quasiment pas fermé l'oeil lors du week-end dernier. Son boulot illégal avait prit énormément de temps, et avait bouffé toutes ses forces. Et la vieille Ylda qui lui avait fait souffrir le martyr. Elle l'avait forcé à plonger ses mains et ses avant-bras dans des bassines de potions régénératrices. Pour une personne normale, il ne fallait pas à en venir à de telles extrèmités. Mais Rutsuku n'était pas normal... Les potions et autres méthodes de régénération fonctionnaient mal ou pas avec lui... Et chaque fois, ça lui faisait encore plus mal que les douleurs.
Cependant, face à la vieille Dearborn... Mieux valait ne pas lui tenir tête... Il en avait déjà assez des sermonts habituels des professeurs. Alors, si il devait aussi en supporter là-bas...

Il n'y survivrait pas...

Résultat... ses bras étaient quasiment guéri, ainsi que son coude... Mais il avait clairement refusé de se laisser toucher le torse. Le Fléau des Catacombes n'avait pas voulu que les vieux Dearborn voyent ses vieilles blessures non traîtées. Il ne voulait pas leur provoquer un choc et aller directement à Sainte-Mangouste.

"Je crois plutôt que j'ai quelques cases en trop."
"Il t'en manque plus d'une pour les choses essentielles et qui te sont souvent répétées."

Combien de fois le clone avait-il répété qu'il était dangereux ? Qu'il ne fallait pas le toucher ? Cette fois, il avait pu se retenir de ne pas faire de mal... Mais la prochaine ? Il ne voulait absolument pas tenter le Diable, même s'il l'était lui-même un peu d'une certaine manière. Il avait déjà suffisament de sa croix à porter, et n'avait pas envie de briser la seule chose qui le rendait un tant soi peu humain. Il n'avait pas envie de briser une seule de ses promesses. S'il ne le faisait pas... rien ne le distinguerait des bêtes.
A tel point que, quand elle fit un sourire radieux... il avait fermé les yeux, pour éviter de montrer son attitude lâche et puéril.

Elle n'arrivait pas à comprendre que ça le blessait, quand elle faisait ça ?

Lorsqu'il rouvrit ses paupières, ce fut lorsqu'il sentit une main sur une de ses hanches. Il réprima avec difficulté une grimace de dégoût. Même si c'était cette chieuse, il avait encore du mal à supporter le contact physique avec quelqu'un. Au point qu'il avait mordu le coin de sa lèvre pour garder la tête froide et ne pas se jeter sur l'étudiante. Qu'importait s'il y avait un mince filet de sang qui coulait vers son menton barbu tant qu'il n'agressait personne... Cependant, il put difficilement réprimer ce léger grognement de douleur, lorsqu'elle lui touchât, une fois encore, ces saletés d'os cassés.

Il recommençait peu à peu à reprendre conscience de la soudaine douleur, lorsqu'elle prit la parole :

"Tu as encore mal ?"
"Pour quelqu'un qui a tout pour devenir une emmerdeuse de garde-malade... T'as pas l'air d'avoir compris que, les côtes, ça ne se soigne pas en un jour."

Là, il était clair que le Serpentard était complètement différent de ce qu'il avait été, quelques minutes auparavant. Le masque était tombé, donc, il n'avait aucune raison de jouer encore la comédie dont il était profondément mauvais, selon ses piètres résultats devant Sarah.

"Pourquoi tu ne voulais pas que je sache qui tu étais ? Je suis toujours heureuse de te voir."
"Et moi, je ne voulais pas te revoir !"

C'était vraiment du direct et sans aucun tact qu'il faisait actuellement. Cependant, le Cinquième Année s'en fichait comme de la pluie qui tombait dehors. Il était connu pour être franc, et dire les choses de manière blessante. Oui, cela pouvait pousser quelqu'un à la déprime. Mais, il fallait bien, d'une manière ou d'une autre, repousser ces idiots qui voulaient le fréquenter.

"Puis, si ces abrutis savaient que c'était moi... ça aurait été pire."

Au moins, son argument était valable. Si il avait affronté ces agresseurs, le visage dévoilé... Cela aurait été pire, surtout pour cette Serdaigle. Beaucoup dans cette école voulait tomber dans ses bonnes grâces, et profiter de ses capacités hors-normes pour diverses raisons. Une sorte d'objet de valeur, simplement un faire-valoir pour des personnes qui n'en valaient vraiment pas la peine de s'y intéresser. Il avait cessé d'être un chien de guerre...
Puis, un seul geste qui trahissait un certain - mais faux - attachement envers quelqu'un, celui-ci risquait de sérieuses répercutions.

"Et t'es incapable de bien jouer la comédie."

Dans cette parole, l'Humoculus mentait tellement bien que cela était indécelable... Mais il n'avait pas su que cette poisseuse d'albinos avait deviné derrière son masque qui il était. Comme elle était la seule en qui il ne pouvait pas lire... C'était nettement plus compliqué que d'habitude.
Mais ce changement lui faisait du bien, intérieurement... Au moins, il avait une relation presque normale avec quelqu'un... Même si c'était avec cette Princesse aussi emmerdante que dans les contes pour gamins.

"Bon, maintenant, tu peux arrêter de me toucher. Je ne suis pas un mannequin ! Et j'aurai du mal à me retenir de t'étriper si tu continues encore..."
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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Re: Un Refuge Ailé [Privé]   Ven 13 Aoû - 1:49

L'acte avait donc été très mal interprété ? S'il le disait, disons juste que Sarah avait un bon sixième sens, et repérer ceux qu'elle connaissait déjà n'était pas une tâche vraiment difficile pour elle. Elle ne répondit pas et suivit simplement le mouvement que Rutsuku fit en allant porter dans sa sacoche le masque qu'il avait accidentellement laisser tomber un peu plus tôt. Sarah leva ensuite son regard pour croiser ses yeux émeraudes et se surprit à sourire en se demandant pourquoi il voulait cacher de si beaux yeux derrière un masque, aussi beau et précieux que ce dernier puisse être. Elle aurait cependant une mauvaise surprise, une bien mauvaise surprise en se rendant compte que Mori n'avait pas changé tant que ça, pas comme elle le croyait.

Tel un serpent crachant un venin qu'il avait retenu depuis longtemps, le Serpentard lui affirma qu'il lui manquait certainement des cases pour comprendre des choses essentielles qui lui sont souvent répétées. La jeune fille laissa son regard de rubis se durcir en entendant une réplique aussi cinglante et se voulant probablement insultante à son adresse. Elle se contenta de faire une moue pseudo-vexée mais ne prit pas la parole pour lui répondre, surtout qu'il se permit d'en ajouter en lui disant qu'étant une personne qui possédait tout ce qu'il fallait pour devenir une imbécile de médico-mage, elle ne semblait pas savoir que les côtes se guérissaient en plus d'une journée. Tsk ! Pour qui il se prenait… Ses dents se serrèrent en une colère passagère…

" Baka… ça doit bien faire quatre jours qu'on ne s'est pas vu… "

Parler en japonais, ça lui arrivait quelques fois, pour s'exprimer. Elle aimait bien, et c'était devenue une habitude pour ainsi dire "automatique". Sarah croisa les bras après avoir marmonnés cette phrase sans se préoccuper de savoir si ça avait été entendu ou ignoré. Elle détourna le regard pour fixer un point imaginaire sur le sol avant de sursauter en entendant Rutsuku lui scander bien sèchement que, lui, il ne voulait pas la revoir. Son cœur frappa contre sa cage thoracique comme les coups secs et rudes des tambours. Un mélange de chagrin et de colère se mêla au creux de son estomac pour former un nœud désagréable. N'était-il donc pas capable de remercier des gens ?! N'était-il donc pas capable de ressentir de la putain de reconnaissance ?!

Les questions traversaient son esprit mais elle ne les poserait pas et se contenta de garder son regard durcit sur le visage de cette personne à qui elle venait d'ouvertement se confier sans que ça ne le fasse broncher. Comme pour se justifier sur le fait d'avoir utilisé un masque pour voiler son identité, Rutsuku précisa que si ces imbéciles qui l'avaient attaqués auraient su que c'était lui, ça aurait été pire. En quoi ? Sarah voulu farouchement poser la question mais ses lèvres restèrent obstinément scellées. Comme pour en ajouter une couche, il lui lança qu'elle ne savait pas bien faire la comédie. La comédie ?… en quoi venait-elle de faire du cinéma ? Pff ! Ce n'était pas comme si c'était son but. De toute façon, cet homme semblait tout prendre de travers…

Cerise sur le gâteau : il la repoussa en lui disant de ne plus jamais le toucher de la sorte, affirmant ne pas être un mannequin. Il la menaça même de l'étrangler si jamais elle continuait de faire ça. La jeune fille serra davantage les poings, vexée et en colère. Dans ses yeux, des flammes brillaient.

" Urusai ! Tu n'es donc pas apte de te montrer gentil une seule seconde ? "

Elle venait de s'emporter, mais cette fois, elle ne l'avait pas giflée. Néanmoins elle venait de lui dire de se la fermer et Sarah poussa un profond soupir comme pour se reprendre. Elle n'aimait pas perdre son sang froid, mais les gens comme lui, les gens méchants, elle n'aimait pas ça. Il se mentait donc à lui-même ! Il agissait si gentiment avec elle derrière son masque et maintenant qu'il était tombé, il redevenait l'enfoiré qu'il voulait être. Pourquoi ?! Pourquoi diable agir comme ça ! Crétin fini, imbécile… Tellement de choses qui passaient par son esprit actuellement, oh ! Heureusement qu'il ne pouvait pas lire ses pensées. Elle, par contre, ne se ferait pas prier de dire son mot maintenant qu'elle avait vraiment le droit de parole dans la salle.

" Tu étais si gentil avec moi il y a quelques minutes, alors que ce masque couvrait ton visage… Pourquoi tentes-tu de te montrer sous une facette aussi horrible ?! Que la vie te soit tomber dessus est une chose, mais ne lance pas tes malheurs sur les personnes qui veulent te tendre une main ! Cracher sur les autres, c'est cracher sur toi. Je ne veux que t'aider… tu m'as aider !! Alors pourquoi agir comme ça, soudainement, juste parce que ton masque est tombé ?! Tu n'es qu'un menteur… et en plus, tu te mens à toi-même ! "

Encore une fois, la claque partit d'elle-même. Le son raisonna dans la volière et fit même s'envoler quelques oiseaux de leur perchoir tranquille. Le souffle rapide de Sarah était audible. Elle se sentait tremblante malgré cette claque qui aurait l'effet d'une caresse sur sa joue.

Ecœurée, Sarah pivota sur ses talons. Elle venait de laisser parler son cœur et sa tête et maintenant, elle avait mal à la tête, terriblement mal, comme si elle faisait un malaise et qu'un tourbillon de fantômes lui frappait le cerveau. Les larmes au coin des yeux, les dents serrées, elle se dirigea vers la sortie malgré son pas chancelant, et ce, rapidement. Avant de partir, l'oiselle jeta un œil derrière elle.

" Et je ne suis pas une princesse emmerdeuse ! "

Voilà, c'était dit, maintenant il pourrait arrêter de la surnommer comme ça. Oh, l'avait-il fait ? Non, pas vraiment en fait, c'était une impression, elle se disait que c'était comme ça qu'il devait la surnommer lorsqu'il pensait à elle. Elle ne voulait pas qu'il pense ça d'elle. Elle n'était pas une emmerdeuse ni une chiante qui poursuivait les autres dans le but de leur apporter la malchance. En colère et chagrinée, Sarah sortit par la porte de la volière, où il pleuvait à boire debout. Ses fausses ailes se mouillèrent immédiatement, et se firent plus lourdes, perdirent quelques plumes aussi. La Quatrième Année dévala les marches avant de pivoter à l'intersection alors que l'eau souillait ses vêtements et sa cape sombre. Les marches étaient glissantes en fait…

Au tournant pour descendre les dernières marches pour aller à terre et continuer jusqu'à Poudlard, Sarah perdit pied. Oh ! Joie, il ne manquait plus que ça ! Maintenant Mori allait se ramener et l'insulter de maladroite stupide et inapte à se tenir debout ! Sarah dégringola les marches trempées jusqu'à leur base et s'écrasa contre l'herbe mouillée, assez lamentablement. Là, un coup contre sa poitrine lui coupa le souffle. Son poignet gauche était douloureux. En tentant de se redresser, elle s'écroula à nouveau, couvrant ses cheveux, son visage et ses vêtements de terre mouillée. Essuyant son visage de sa main droite couverte de sang par les éraflures des marches, Sarah échappa un sanglot en murmurant une seule et unique phrase.

" Papa avait la force… maman avait le courage… mais moi je n'ai rien… "
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