Ex Libris Umbra : le RPG dessous l'histoire de Harry Potter
Bonjour, cher invité !

Tu es ici parce que tu aimes l'univers de Harry Potter et que tu voudrais savoir savoir les coulisses de l'Histoire ?

Voici le contexte... Tu es pendant l'année scolaire 1991-1992...
Et si tu pouvais faire de de grands changements ? Que ferais-tu ?

Artisan de mon sort et de celui de plusieurs...
Où chacune de tes actions ont des conséquences sur toi et sur les autres joueurs.


Ex Libris Umbra, où tu suis les coulisses de l'Histoire...
Et où tu peux aussi la changer.

Merci de t'inscrire sur ce forum RolePlay convivial...
Et de laisser ta trace sur le Livre des Ombres.



 
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 Une nouvelle chance

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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Une nouvelle chance   Mar 19 Oct - 18:16

Précédemment...


Sarah ne semblait en aucun cas vouloir se détacher de son emprise. D'un côté, cela avait soulagé Rutsuku, se confortant dans l'idée que ce n'était pas à cause de lui qu'elle était partie brusquement de la Grande Salle. De l'autre, il ne comprenait pas ce qui avait poussé l'Albinos à s'enfuir le plus rapidement possible du bal de cloture du Carnaval. Lui qui n'avait jamais connu la gêne ou la honte, il avait du mal à en saisir le sens. Après tout, n'était-il pas connu dans cette école de dingue comme étant l'adolescent le plus misanthrope ? De même, il était toujours franc et n'hésitait pas à dire les choses ouvertement, sans tourner autour du pôt.

Bien sûr, sauf quand il était avec la Serdaigle... Parfois, il avait du mal à dire clairement ce qu'il pensait...

Le Serpentard ignora clairement lorsqu'elle fut surprise de ses dires. Ce n'était pas son genre de dévisager les personnes, surtout après d'avoir dit une telle parole. Lui regardait au loin, avec son regard émeraude perçant. Pourquoi la regarderait-il ? Il la tenait par son épaule et savait clairement qu'elle se sentait mieux. Il était donc inutile de la regarder... Sans compter qu'il y aurait eu une grande chance qu'elle détourne son regard écarlate de lui...

Puis, il ne voulait pas l'avouer, mais lorsqu'il la regardait, droit dans les yeux... Il ne désirait qu'une seule chose...
Fermer les yeux, tellement que son regard pur le blessait intérieurement.

"Tu lui as sûrement rendu un fier service alors."

Hahahahahahahaha ! Elle se foutait de lui, là ?! Ce n'était pas possible autrement. Le clone ne s'était pas du tout occupé de la Bimbo de Serpentard. Oh que non ! Il s'en était occupé pour lui et lui seul ! Non, c'était un mensonge... L'ancien mercenaire avait aussi fait ça pour Mina, à cause de son désespoir intérieur...

"Non, pas à elle... A moi... J'en avais marre de croiser un imbécile pareil incapable de prendre ses responsabilités..."

D'accord, il mentait, mais ça ne se voyait absolument pas. Heureusement que le chien de guerre savait être menteur et perfide, sans que cela ne se remarque. Sinon, comment aurait-il pu survivre dans son milieu ? Comment aurait-il pu aussi mériter sa place chez les Serpentards ?

Surtout, il était hors de question de parler de son pouvoir spécial... S'il avait confirmé les pensées ; fausses ; de Sarah, elle aurait peut-être deviné qu'il avait un pouvoir inédit. Peut-être qu'elle aurait même pu trouver la nature de ce pouvoir surprenant... Mais la puissance qu'il avait allait sans doute l'effrayer... Surtout qu'il n'arrivait pas à contrôler tous les aspects de son Hacking.
Cependant, il était hors de questions de révêler ceci... Parce qu'il était persuadé qu'elle aurait peur de lui...

Après tout, c'était avec ce pouvoir si particulier qu'il avait tué Caradoc Dearborn.

La Serdaigle se retira momentanément de sa poigne. Au début, le Diable du Carnage avait cru que la Quatrième Année ne comprenait pas son raisonnement. c'était pourquoi il avait ajouté :

"Sans compter que ça se voyait comme une cicatrice en plein milieu du visage que ces deux-là s'attiraient mais qu'ils n'osaient faire le premier pas."

Cependant, il avait mal deviné ; pour une fois. L'Albinos voulait simplement lui prendre la main. Toujours dans le souvenir de cette première rencontre, et comment ça s'était terminé, elle avait toujours ce moment d'hésitation. Cela le soulageait, d'une part... Puisque cela lui permettait de se préparer mentalement et de ne pas revoir ces mains noires qui le hantaient à tout bout de champ. De l'autre, cela le blessait intérieurement, puisque ça le forçait à penser qu'il fallait vraiment qu'il surmonte cette pente des plus sordides...
Dix ans qu'il se disait cela... Et dix ans qu'il n'y arrivait pas...

Puis, il se laissa mener par Sarah. Le Cinquième Année pensait clairement qu'ils allaient aller dans la Salle sur Demande, qui était leur refuge à tous les deux. Puisque, malgré tout il faisait froid dehors. Même si c'était la mi-Mars, le printemps n'abhorrait pas ses couleurs les plus chaudes... La température gardait encore les tons hivernales. Mais, non, contre toute attente, c'était dehors qu'elle le mena... Et plus précisément...

Vers le lieu de leur premier rendez-vous, près du lac enchanté.

Le taré, comme beaucoup s'amusait à l'appeler ici, ne prit pas la parole lors de leur marche. Il savourait le silence, tout en se demandant pourquoi diable lui ? Pourquoi le Diable du Carnage qu'il se faisait traîner dans un tel lieu ? Etait-ce parce qu'elle n'aimait pas la foule ou autre chose ? Etait-elle agoraphobe ou pour une autre raison ? Cependant, il n'avait pas pu s'empêcher de la remercier mentalement... Lui détestait littéralement la foule, qui le rendait malade à cause de son pouvoir particulier...

L'Albinos le lâcha pour courrir vers le lac sombre... bien qu'il reflétait la pleine lune d'une lumière bleuté. Cependant, lorsqu'il s'approchait de plus en plus vers elle, il s'arrêta quelques secondes devant le tableau qui se dressait devant lui. Derrière son masque doré et ancien, il en était estomaqué...
Comme lorsqu'il avait vu pour la première fois les hyéroglyphes de Nazca sous ce soleil couchant...

Ce relief baigné par cette douce lumière... Ce lac qui reflétait parfaitement la silhouette de l'astre de la nuit... Le vent léger qui, justement, donnait une certaine force à ce tableau... Mais surtout...
C'était ses cheveux d'argent dans le vent qui donnaient une telle beauté à ce paysage.

Ce fut au bout d'une demi-minute qu'il reprit conscience, devant un tel tableau. Il reprit sa marche et, en même temps, enleva avec sa main gauche son masque d'or... Ca n'avait plus rien à faire là... Surtout qu'elle pourrait voir qu'il s'était rasé... Qu'il avait fait un certain effort pour leur première rencontre qui n'était pas un accident. Mais aussi qu'il avait gardé, sur son poignet gauche, le ruban qui jurait sérieusement avec ses vêtements sombres.

Lorsqu'il arriva près d'elle, mais toujours derrière, il fit :

"Mais cela ne t'empêchera pas de suivre les cours de Aïkido que je te donnerai en échange du nom..."

Même s'il y avait de fortes chances pour qu'elle ne soit plus agressée dorénavant... Quand le Serpentard ne serait plus à Poudlard, elle sera de nouveau livrée à elle-même. Si, dans le meilleur des cas, il finissait sa scolarité dans cette école de dingue... Elle n'aurait qu'un an à passer ici... Mais, dans le pire des cas, s'il était viré après cet évènement qu'il avait prévu... Elle aurait trois ans à vivre dans la terreur qui était la sienne avant qu'elle ne le rencontre...

Cela... il en était hors de question... Il fallait qu'elle apprenne à se défendre.
Une forme de défense qui lui permettait toujours de garder en vue ses convictions.
Et il serait son ombre sanglante tant qu'elle n'était pas prête...

Réprimant un soupire, que Sarah devait avoir l'habitude avec lui, il enleva sa veste pour la poser sur les épaules de la Serdaigle. Il l'avait fait plusieurs fois que ça ne devrait plus étonner, ni même l'Albinos, ni même lui-même. Pourtant, ce dernier ne pouvait même pas s'empêcher de faire une grimace d'incompréhension derrière son masque. Foutu corps qui refusait clairement d'écouter la tête ! C'était souvent comme ça quand il y avait cette Princesse un peu enquiquineuse avec lui.

Ne pouvait-il pas être celui qu'il était avant qu'il ne la connaisse ? A croire que non...
Mais, heureusement pour lui, il pouvait toujours lancer des répliques cyniques :

"La prochaine fois, apporte une cape pour te protéger du froid... Ca fait déjà trois fois que je te mets ma veste sur tes épaules..."

Oui, c'était du déjà-vu... Quasiment la même scène, presque les mêmes paroles, toujours le même malaise...
Mais il était bien plus proche qu'auparavant, même s'il n'arrivait plus à la toucher pour l'instant.

N'abandonnant pas son cynisme, il fit :

"Et j'espère que tu ne vas pas me jouer la même scène en me disant que tu as peur de l'eau..."

Dire qu'un film moldu sortirait deux ans plus tard, sur le thème d'une journée sans fin... Ah, que c'était ironique, si les deux adolescents le savaient. Puis, Rutsuku n'était pas dupe... C'était en cet endroit précis qu'ils avaient discuté la toute première fois.
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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chance   Mer 20 Oct - 3:12

Sarah était devenue tellement habituée aux paroles cinglantes de Rutsuku qu'elles rebondissaient contre elle comme une balle contre un mur. Elle s'était forgée une forme de bouclier contre les insultes et ne se laissait plus prendre au jeu des vilains mots. Que ce soit de lui, ou d'autres personnes. Ce soir-là, elle avait aussi délaissée Mio dans sa cage, préférant être seule pour ce rendez-vous, pour cette invitation. Dire que Rutsuku avait accepté uniquement pour lui prouver qu'il ne la détestait pas. Enfin non, il l'avait invité pour lui prouver ça, et non pas l'inverse. Heureusement Sarah avait acceptée son invitation. Bon, au grand damne du Serpentard, mais s'en plaignait-il maintenant ? Pas réellement en fait, il avait semblé être assez bien, allant même jusqu'à prendre l'albinos dans ses bras, ce qui était fort surprenant de sa part.

Elle l'entendit à peine démentir ce qu'elle venait de dire en lui annonçant qu'il venait de se rendre un fière service plutôt. Simplement parce qu'il en avait raz le bol de croiser un imbécile inapte à prendre ses responsabilités. Mais aussi parce que ça se voyait comme une cicatrice au milieu du front que ces deux-là s'aimaient passionnément. Ah l'amour ! Qu'est-ce que c'était en fait ? Difficile à dire pour une personne comme Sarah qui n'avait jamais aimée quelqu'un dans le véritable sens du terme. Voir Matthew et Mina ensemble ne lui donnait peut-être pas un bon exemple, mais ils n'étaient pas que des bêtes sauvages envieuses de jouissance et de plaisir. Ils avaient un coeur. Même les vipères avaient un coeur. On ne pouvait très certainement pas le nier. Ils s'aimaient et ça se voyait, oui, comme le nez au milieu de leur figure.

Le vent était frais. Sarah ne s'en retrouvait pas importunée et tentait d'ignorer le froid qui lui donnait la chair de poule. En s'approchant après un instant de contemplation d'un si beau paysage semblant peint de la main de la main d'un enchanteur, Rutsuku affirma à Sarah que ça ne l'empêcherait pas de suivre des cours d'Aikido avec lui. Il posa ensuite sa veste sur ses épaules, pour bien la troisième fois, sans que Sarah ne réponde à ses mots lorsqu'il lui dit qu'elle devrait peut-être penser à amener une cape pour se couvrir la prochaine fois. Elle tourna la tête seulement pour réaliser qu'il avait retirer son masque, ce qui la fit sourire, alors qu'il lui disait de ne pas refaire la scène de la peur de l'eau. N'avait-elle pas le droit d'avoir peur de quelque chose, elle aussi ? Sarah se contenta de sourire sans quitter le reflet de la lune de ses yeux.

" Je n'ai pas envie de parler de ça. Je veux parler de choses agréables. Pas d'Aikido, ni de ces gens. "

Voilà qui avait au moins le mérite d'être clair n'est-ce pas ? Pourtant, Sarah n'avait pas parlé froidement, ce fut une voix sincère, demandant simplement à passer une bonne soirée en sa compagnie, plutôt que de constamment parler de ces choses-là. Elle en avait marre de toujours regarder ce qui arriverait demain, ce qui devait être réparé, ce qui ne pouvait l'être. L'albinos voulait juste passer un bon moment en oubliant ce qui se passait vraiment autour d'elle. Etait-ce vraiment trop demandé ? Une idée lui passa par la tête et la jeune fille lui prit soudainement une de ses mains dans les siennes, celle dont le poignet était entouré du ruban bleu ciel qu'elle lui avait offert. Elle s'exclama alors :

" Je sais ! Revenons ici tous les soirs. Pour se voir. Hm ? "

Elle ne lâcha pas sa main et regarda le lac qui brillait de milles éclats.
Pourquoi cet endroit ? Alors qu'elle avait dit ça pour la Salle sur Demande ?

" Cet endroit m'apaise... ça me rappelle que malgré le noir, il y a de la lumière quelque part. "

Cet endroit était, après tout, appelé le Lac Noir. Et comme le disait Sarah, il y avait une lumière apaisante et douce une fois le soir venu ; la lune. Bon, Rutsuku allait probablement éclater de rire, comme d'habitude, ça ferait chier, mais c'était toujours comme ça. Et Sarah n'en avait cure. Elle parlait sincèrement, avec son coeur, de ce qu'elle pensait vraiment d'un endroit à l'autre. Comme le fait que la Volière ne lui inspire qu'une chair de poule digne d'un cimetière avec la fiente qui pendait partout des murs ou encore les cris des hiboux tard dans la nuit. D'ailleurs, comment se portait Hrist ? Oh, hors sujet ! En retournant son regard vers Rutsuku, elle sourit avant d'abaisser ses yeux pour voir le ruban à son poignet.

Elle sourit, visiblement enchantée de remarquer qu'il le portait toujours. Oui, la couleur bleu ciel jurait énormément avec ses vêtements sombres, dans les tons de marrons, verts et noirs, mais elle ne pouvait pas non plus choisir quel couleur elle avait sur elle à ce moment-là. Mais il l'avait gardé et ça lui fit réellement chaud au coeur, la présence d'un bien large sourire sur ses lèvres le prouva. Pour éviter de l'enquiquiner trop longtemps, Sarah lâcha sa main et ramena les siennes contre elle, au niveau de sa poitrine, où elle tint fermé la veste de son cavalier en la maintenant d'une main sans attacher la fermeture. En levant le regard, elle remarqua qu'il avait prit la peine de se faire propre, en retirant cette vilaine barbe qui lui donnait limite quinze ans de plus. Elle sourit légèrement, contentée, avant de regarder à nouveau cette magnifique peinture.

" Tu sais malgré ce qui arrive... Je suis heureuse d'être là, avec toi. " fit-elle après un instant de silence.
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chance   Mer 20 Oct - 13:28

Rutsuku ne se doutait pas une seule seconde que sa dernière remarque allait irriter quelque peu la Serdaigle. Mais, au fond, il voulait simplement dire qu'il n'avait pas envie de rejouer la même scène que lors de leur premier rendez-vous, pour que la fin soit une sorte de happy ending... Il ne désirait absolument pas revivre sans arrêt la même scène. Après tout, à quoi cela servait-il, sinon ? Les jours pouvaient être uniques, si un seul évènement valait le coup.

"Je n'ai pas envie de parler de ça. Je veux parler de choses agréables. Pas d'Aikido, ni de ces gens."
"Je ne suis pas du genre à parler de la pluie, du beau temps et des mièveries pitoyables."

S'il avait voulu enfoncer Sarah avec son esprit pessimiste, ou réaliste au choix, le Serpentard avait trouvé le meilleur moyen de le faire. Après tout, comment rester optimiste lorsque tout ce qu'on avait connu était la guerre et les tortures ? Comment le demeurer lorsqu'on était témoins de toutes les bassesses que l'esprit humain pouvaient faire ? Comment voir le meilleur côté lorsqu'on avait vu toutes les horreurs qu'un champ de bataille offrait ? Si bien, paradoxalement, certains pouvaient mieux voir cette beauté, le Diable du Carnage en était complètement incapable... Incapable de profiter, comme le dirait cette Albinos, des petits plaisirs de la vie...

De toute manières, comment en profiter lorsqu'on désirait mourir de toutes ses forces, sans le pouvoir ? Tout ça parce qu'une certaine promesse vous interdisait justement de crever comme un chien...
Puis, comment jouïr de ces plaisirs sans prix lorsque la chose qu'on détestait le plus au monde était soi-même ?

Soudainement, il ne put s'empêcher de grimacer légèrement de douleur et de se mordre le coin des lèvres. Elle venait de lui prendre la main gauche, en faisant bouger son bras. Heureusement que Sarah n'avait pas remarqué qu'il avait un énorme problème sur ce bras, qui le faisait à chaque fois souffrir comme un martyr. Après tout... Ca ne se voyait absolument pas que ses nerfs du bras étaient bouzillés. Pourtant, un signe pouvait le trahir.
Il était plus lent avec ce bras qu'avec le droit.

Alors qu'il essuyait distraitement avec sa main droite le revers de sa bouche, pour éviter une perle de sang souillé son joli minoi ; il estimait que Sarah avait suffisament vu de violences ce soir ; elle fit :

"Je sais ! Revenons ici tous les soirs. Pour se voir. Hm ?"
"Je parierai que tu n'as même pas penser à cette éventualité... Et s'il pleut ?"

Bien évidemment, il n'avait pas abandonné son côté cynique depuis qu'ils étaient seuls, dehors, alors que les réjouissances collectives étaient dans le château.

"Cet endroit m'apaise... ça me rappelle que malgré le noir, il y a de la lumière quelque part."

Contrairement à ce que l'Albinos pensait, non, il ne s'esclafferait pas de rire intérieurement. Pour la première fois, il était même d'accord avec elle. Il n'y avait qu'à prendre son exemple. Son esprit et son âme étaient embourbés dans les ténèbres les plus visqueuses... Et le simple fait que la Serdaigle lui ait donné un nom lui avait donné une faible lumière, une étincelle, qui l'encourageait à poursuivre dans cette route sinistre et cruelle. Mais, surtout, cette lumière lui avait rapporté, pendant quelques instants, un sentiment qu'il avait oublié depuis tellement longtemps...
Le bonheur...

Sans compter que cet endroit lui rappelait fortement un endroit qu'il adorait... Un endroit qu'il avait vu quand il n'était qu'un môme.
Les hiéroglyphes de Nazca sous ce crépuscule rouge écarlate et orangé, brillant de mille feux avant son déclin prévisible.

"Si tu veux... Les soirs de la semaine... Pas ceux du week-end..."

Hors de question de lui dire qu'il avait des obligations à l'extérieur de Poudlard... Hors de question de lui avouer qu'il quitait, à chaque week-end, l'école pour aller voir les vieux Dearborn. Hors de question aussi de lui révéler son boulot tout à fait illégal, qu'il faisait aussi en cette période. Ca ne la concernait absolument pas et elle n'avait pas à le savoir. Tout d'abord, savoir le vrai nom de l'ancien chien de guerre était plus que suffisant. Elle n'allait tout de même pas devenir sa confidente ou sa gardienne des secrets ! Non mais ! Il avait bien donner une partie de sa confiance, ne serait-ce que pour son nom... Mais pas pour le reste !

A trop faire confiance, on finissait toujours par se faire trahir...

Alors, puisqu'ils étaient un dimanche soir, que faisait-il là, à une fête ? Mettez sur le compte que le Serpentard tenait toujours ses promesses, en toute circonstance. Et il avait promi à cette Serdaigle qu'il serait à cette fête puérile, parce qu'il l'avait invité.

Pourtant, il pensait davantage, après d'avoir dit cette parole... Il n'avait pas zappé le fait qu'il devait aussi surveiller la Forêt Interdite et l'évolution du massacre de licornes. Tant pis, il allait devoir utiliser le côté psychométrie de son pouvoir, pour éviter de passer une grande série de nuits blanches... Même pour éviter de ne plus dormir du tout. Cependant, cela ne l'empécherait pas de ne pas faire son cycle de sommeil nécessaire pour sa bonne santé.
Il n'avait pas le temps... Il avait trop de choses à faire avant...

Mais, pas question de penser à cela maintenant... Il était avec elle et ses devoirs attendront.
Le clone voulait simplement apprécier une compagnie à laquelle son pouvoir ne fonctionnait pas.

Puis, elle le lâcha, sans doute pour ne pas le rendre plus malade. Enfin, elle serra davantage entre ses mains le col montant en cuir. Réprimant un soupire, Rutsuku s'approcha d'elle et la boutonna au niveau du cou. Enfin, sans qu'il ne se rende compte, il prit une des petites mains de la Quatrième Année dans la sienne, alors qu'il regardait avec elle ce paysage...
magnifique.

Cette barbe de quinze jours n'était pas moche, elle lui donnait un air bien plus vieux qu'il désirait donner. A force de se voir reprocher des choses, en mettant toujours en première ligne son jeune âge, Rutsuku en avait marre. En fait, il en avait marre de se voir reprocher les mêmes choses. Si ces moralisateurs à deux balles savaient ce qu'il endurait à chaque instant, sans doute qu'il réviserait son jugement.. Ou le jugeraient encore avec leur esprit mièvre à deux balles puant le bisounours à plein nez.

S'il avait rasé sa barbe, ce n'était pas pour elle ; ou, inconsciemment et qu'il ne s'en rendait même pas compte ; mais simplement parce qu'il se faisait davantage remarquer avec une barbe que sans... Dire qu'il détestait les miroirs, qui lui montrait clairement que son visage n'était qu'emprunt... pas le sien.
D'ailleurs... inutile de dire qu'il avait, après son affaire, brisé le miroir en mille morceau avec ses poings. Bon, il s'était ensuite soigné pour éviter de se prendre une nouvelle fois un savon par Sarah...

Au fond de lui-même, il détestait tout de même de recevoir des leçons si ça concernait sa propre personne.

"Malgré ce qui arrive ? Aux dernières nouvelles, je n'ai rien fait..."

Alors là, l'Humoculus ne comprenait absolument pas pourquoi elle lui avait dit ça. Puis, il remarqua qu'il tenait la main de l'Albinos. Sans crier gare, il la relacha, se maudissant intérieurement. Mais qu'est-ce qu'il était en train de faire, en ce moment ?! Cette fois, il se détestait clairement !
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chance   Mer 20 Oct - 14:37

Evidemment que Sarah s'attendait à recevoir des réponses cyniques ou froides à chacune de ses paroles. Elle savait bien que Rutsuku n'était pas le genre à parler de la pluie ou du beau temps, mais de toute façon, ce n'était pas ce qu'elle voulait dire. Elle se contenta à son tour de pousser un soupir en se disant qu'il pourrait au moins faire un effort. Bon, il en faisait déjà un grandiose en étant venu à cette fête avec elle, donc elle n'allait pas se plaindre non plus. Elle était vraiment heureuse d'être là en sa compagnie, puisqu'elle savait très bien qu'il avait fait des efforts phénoménales pour ne pas avoir envie de saccager cette fête en réduisant à néant la salle par exemple... Bon, l'épisode avec Matthew était assez spécial mais il l'avait fait avec pour intention de lui donner des excuses, de permettre à Sarah de ne plus avoir peur de l'incube.

Pourquoi fallait-il toujours qu'elle touche une partie de son corps qui était endolorie ? C'était une maladie chez elle ? Ou plutôt chez lui. Elle n'avait pas de chance et lui non plus, mais heureusement, elle ne le remarqua pas, sinon elle aurait eu de quoi se sentir coupable d'encore le blesser sans le vouloir au plus profond de son être. Alors qu'elle s'éloignait, il lui demanda si elle avait pensé à l'éventualité qu'il pleuve. Cette fois, Sarah leva les yeux vers le ciel mais ne répondit rien. Non, franchement, autant le laisser être cynique. S'il voulait tenter de gâcher ses idées, c'était son problème. Elle qui pensait avoir eu une bonne idée pour une fois... Elle ne parut certes pas mécontente au moins. Elle savait que malgré tout, il était d'accord avec elle pour une unique chose : ce paysage était apaisant par son contraste des plus radieux.

Le silence perdura jusqu'à ce qu'il lui annonce que les soirs de semaine, ce serait convenable. Mais pas ceux du weekend. Sarah ne chercha pas à comprendre pourquoi il ne voulait pas les soirs du weekend, peut-être avait-il des choses à faire, ou voulait-il prendre le temps de faire ses devoirs, oh peu importe ! Elle était heureuse de voir qu'il acceptait sa proposition. Son sourire ne la quittait plus maintenant, elle était contente.

Sans qu'elle ne demande rien, le Cinquième Année s'approcha pour boutonner au moins le premier bouton de sa veste sur Sarah, et au passage, prendre une de ses mains dans les siennes. Sarah ne s'en retrouva pas plus surprise que ça. Elle continuait de légèrement sourire en continuant de regarder également la beauté de ce paysage. Pour une fois, elle n'allait pas se plaindre d'être celle qui l'énervait en prenant sa main, c'était lui qui l'avait fait en premier lieu ! Bon, c'était pas non plus une cours de crèche, pas besoin de sortir le "c'est lui qu'à commencer", et de toute façon, ce serait inutile là franchement... whoa ! On s'écarte du sujet. De toute manière, ce n'était pas comme si c'était désagréable. Pourtant, en lui répondant à ses dernières paroles, Rutsuku retira sa main comme s'il réalisait avoir fait une bien profonde erreur.

" Je n'aime pas être le centre d'attention, je préfère me faire toute petite. C'est pour ça que j'ai fuis de la Grande Salle. Avoir ce Serpentard à genoux devant moi, ça m'a foutu une gêne horrible, mon premier réflexe a été de partir. J'ai préféré m'effacer, c'est pourquoi j'ai fuis. "

Maintenant que ça c'était expliqué, Rutsuku comprendrait peut-être un peu mieux pourquoi elle avait fuit de la Grande Salle. Oh, peut-être qu'il ne saisirait pas, comme il ne semblait pas saisir grand-chose quand ça provenait d'elle. Mais elle pouvait toujours tenter d'expliquer ce qu'elle ressentait, ce qu'elle vivait, souvent, ça passait comme du fromage râpé dans un broyeur ; et autant ne pas chercher le pourquoi de cette comparaison douteuse. Sarah se rapprocha un peu plus de la surface aqueuse tout en cueillant un galet qu'elle lança au hasard sur l'eau. Il fit deux ricochets avant de sombrer là où la lune se dessinait, brouillant l'image quelques secondes. Elle leva ensuite les yeux vers le ciel sombre.

Quelques hiboux virevoletaient encore. Ils rapportaient probablement du courrier pour des élèves qui les trouverait le lendemain matin. Logiquement, le couvre-feu aurait déjà été annoncé, mais avec cette fête, organisée par Lucrezia Borgia, le couvre-feu avait très certainement été effacé pour laisser les élèves s'amuser à leur guise. Reprenant un galet entre ses doigts fin, Sarah le lança à nouveau pour le regarder ne faire cette fois qu'un seul ricochet. C'était de pire en pire dites donc ! Mais elle ne décourageait pas pour autant. Ce n'était que pour passer le temps assez vulgairement, avouons-le. Elle ignorait quoi dire, de peur d'encore se prendre une remarque cassant ses paroles angéliques. Rutsuku avait le don de faire tomber un ange en lui coupant ses ailes. Heureusement qu'elle, elle était plus téméraire qu'un ange.

L'endroit en lui-même regorgeait d'une certaine magie à ce moment de la journée. Des oiseaux, une si belle lumière, même quelques papillons, et un ou deux poissons émergeant de l'eau dans un bond gracieux pour y retomber. Il y avait des poissons dans le lac de Poudlard tien ? Sarah n'avait jamais remarqué. Probablement ce dont se nourrissait le Calamar Géant. D'ailleurs, aucun signe de ce gros fruit de mer. Il faisait la fête aussi ? Sarah eu un sourire moqueur en se trouvant idiote de penser ça mais évidemment, ce n'était qu'à la blague. Rien de plus en fait.

" Mais je sais aussi que tu n'aimes pas les endroits bondés. C'est mieux ici, non ? "

Elle tourna la tête pour lui sourire, visiblement fière de pouvoir prouver qu'elle le connaissait au moins un minimum, assez pour savoir que rester dans la Grande Salle ne lui aurait pas nécessairement plut. Devant ce lac au moins, même s'il faisait un peu frais, ils étaient bien solitaires et isolés du reste du monde. Contrairement à Matthew et Mina cependant, ce n'était pas nécessairement pour les mêmes raisons, non même franchement pas. Eux se faisaient probablement des mamours dans une salle au pif ! Eux se contentaient de regarder un paysage féérique. Et Sarah préférait ça. La Serdaigle cherchant autre chose à dire, elle finit par prendre la parole à tout hasard pour s'exprimer sur une chose justifié.

Même s'il n'aimait pas les remerciements.

" En tout cas, merci d'être venu, et d'avoir été mon cavalier. Sans ça, je n'y serais pas aller. Je n'aime pas réellement les fêtes. Je n'ai pas l'habitude d'y aller sauf si on m'y invite. Je m'amuse bien mais je préfère être ici. Il y a moins de bruits... et moins de monde. Je préfère lorsque le calme est bien là. "
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chance   Mer 20 Oct - 15:53

Il ne fallait absolument pas compter sur l'asocial primaire de tout Poudlard pour essayer de le forcer à faire davantage d'efforts que ce qu'il faisait actuellement. Après tout, Rutsuku n'aimait pas les fêtes et être accompagné. Là, il avait montré clairement qu'il avait fait les deux, même si l'un avait duré moins longtemps que l'autre. Alors, non, il ne fallait pas lui en demander plus. Après tout, pour dire quoi ? Il avait du mal à se faire comprendre par les mots, surtout envers la Serdaigle. Pire encore, il pouvait mieux se faire comprendre par les gestes. C'était quand même visible qu'il n'était qu'un gouffre dans la communication, non ?

De toute façon, toute les parties de son corps étaient blessées. Sarah en avait bien eu la preuve lorsqu'elle l'avait soigné, dans cette classe vide ? Elle l'avait aussi vu torse-nu lorsqu'ils s'étaient réfugiés dans la salle sur demande. Elle devait forcément avoir vu ce fait, non ? Puis, le Serpentard l'avait aussi dit... Il ne faisait pas une fixation sur la douleur ! Il s'en foutait carrément. Elle pouvait continuer à le toucher et à lui faire mal, il s'en fichait clairement.

Puis, il n'était pas un adolescent ordinaire... Il était un enfant-soldat... un ancien mercenaire qui faisait un boulot dangereux sous la couverture d'un simple étudiant rebelle. Mais... Sarah devait forcément s'en être rendue compte, n'est-ce pas ? Rien qu'avec ses blessures, elle avait du, tout de même, se poser des questions... Sur leur nature, comment et pourquoi il les avait... Mais, intérieurement, il était soulagé, parce qu'à aucun moment, elle ne l'avait questionné à ce sujet.

Peut-être que c'était justement pour cette raison, en plus de plusieurs autres, qu'il permettait à elle seule de le toucher... Peu importait d'ailleurs ses vieilles blessures qui le meurtrissait, puisqu'il n'était qu'un clone usé et brisé jusqu'à la moëlle. Un Humoculus qui n'avait, au grand jamais, été souhaité et haï dès la première seconde...
Jusqu'à ce qu'il rencontre son père adoptif sous ce froid hivernal...

Bien qu'il sentait, en lui, son attitude déçue d'essayer de casser chacune de ses idées ; bien que ce n'était absolument pas l'intention de l'ancien chien de guerre ; elle avait ce sourire poignant lorsqu'il lui avait que ce serait bon les soirs de semaine. Pourtant, il n'avait rien fait de mal... Il avait simplement envisagé le fait s'il faisait mauvais. Ce n'était quand même pas la mer à boire, tout de même ! Réprimant difficilement un soupire, il ajouta :

"Ecoute... Quand il pleuvra ou qu'il fera mauvais...
On se retrouvera dans la Salle sur Demande..."


Alors que le Cinquième Année observait tranquillement ce paysage avec l'Albinos, il faisait n'arrêtait pas de se poser des questions intérieures. Pourquoi est-ce qu'il changeait littéralement quand il était avec elle ? Au grand jamais, il n'aurait fait ce qu'il avait fait dans la grande salle, auparavant... En fait, c'était depuis qu'il avait quitté les Loups Rouges pour fonder Hraesvelg qu'il avait carrément changer... Non pas qu'il se souçiait des autres, mais il leur donnait une opportunité à rebondir et d'échapper à leur désespoir. Il leur donnait une raison de sourire, et ce perpétuellement. Et il ne voulait pas de sourire illusoire, mais que des sourires francs et sincères sur les lèvres.

Il ne pouvait pas nier aussi que les Dearborn avait aussi joué un rôle dans ce changement des plus radicals. Avec eux, il faisait clairement attention de ne pas lancer de remarques sarcastiques à tout bout de champs ; même si certaines étaient lancées sans s'en rendre compte. Surtout, il veillait continuellement à ce qu'ils ne soupçonnaient rien chez lui. Il essayait, avec énormément de difficulté, à aider la vieille Ylda dans son ménage ; autant dire qu'il n'était pas doué... ; ou même à la cuisine ; qu'il se retenait fortement à ne pas vomir de dégoût. Il jouait aux échecs avec Amerawrdr, et faisait même exprès de perdre. Et que dire de ses sourires forcés qu'il faisait avec eux... Bien qu'au fond, il était content d'être avec eux... Il n'avait pas le droit de ressentir le bonheur, en mémoire de Caradoc...

Son père adoptif...

Cependant, la Quatrième Année le sortit de ses pensées en expliquant clairement pourquoi elle s'était enfuit. Ah... C'était pour une raison aussi ridicule que cela ? Pour quelqu'un comme l'ex-mercenaire, la gêne n'était qu'un fardeau pour le combat. Puis, il ne l'avait jamais ressenti... Alors, il ne pouvait absolument pas la comprendre. Mais bon, il était clair que, niveau émotion et sentiment, elle le dépassait allégrement... Pourtant il essaya de la comprendre, se perdant une fois encore dans un flot de pensées propres qu'il ne faisait absolument pas partager avec Sarah...
Comme d'habitude...

Ce fut en entendant le galet dans l'eau qui le tira de sa torpeur. Distraitement, il regarda le nouvel essai de l'adolescente... qui fut un fiasco complet. Le Diable du Carnage ne put s'empêcher de baisser la tête et de frotter sa nuque, signe qu'il était en plein dilemme... Allait-il l'aider ou non ? Cependant, dans sa confusion, il dit ouvertement :

"Tu n'es vraiment pas doué..."

Il n'y avait aucune volonté à blesser dans sa voix. Ce n'était qu'une constatation générale. Pourtant, et sans soupirer cette fois, il se rapprocha davantage vers l'Albinos. Puis, près d'elle, il prit une pierre plate et la mit délicatement dans la petite main fragile de la Serdaigle.

"Le truc, c'est de choisir une pierre plate. Puis, tu essayes de lancer le plus parallèlement possible à l'étendue d'eau. Enfin, tu la lances, toujours en gardant l'aspect parallèle à l'eau."

Tout en gardant sa main droite sur celle de Sarah, il l'accompagna dans son geste. Qu'importait si cela pouvait montrer un certain attachement à cette gamine. Cela pouvait être prit comme un jeu entre deux amis, entre un couple ou même entre un parent et un enfant. Et alors, est-ce que ça les concernait ?! Non, alors qu'ils aillent se faire cuire un oeuf chez les Schtroumpfs. Cette scène n'était que pour eux deux. Une tiers personne n'était pas invitée...
Sauf peut-être Hrist, mais elle était en voyage, en ce moment.

Se sentant peut-être un peu de trop, Rutsuku s'éloigna alors quelques peu d'elle. Puis, il remit ses mains dans ses poches. Hors de question de violer l'intimité de cette colombe si blanche que ça lui blessait les yeux. Cependant, à peine qu'il s'était éloigné de quelques pas, la Serdaigle venait de lui poser une question évidente, à ses yeux :

"Mais je sais aussi que tu n'aimes pas les endroits bondés. C'est mieux ici, non ?"
"Suis-je vraiment obligé de répondre à cette question ?"

Il était clair, dans cette demande rétorique, qu'il se sentait nettement mieux en dehors de la foule que dedans. Après tout, sa réputation et son surnom dans l'école l'affirmaient bien, n'est-ce pas ? Pourtant, le sourire qu'elle fit le fit soupirer, baisser légèrement la tête et...

Avoir un sourire invisible sur ses lèvres...
Il avait parfaitement comprit que Sarah commençait à le cerner ; et certainement pas cerner en étant embusqué ou cerner avec des cernes sous les yeux.

"En tout cas, merci d'être venu, et d'avoir été mon cavalier. Sans ça, je n'y serais pas aller. Je n'aime pas réellement les fêtes. Je n'ai pas l'habitude d'y aller sauf si on m'y invite. Je m'amuse bien mais je préfère être ici. Il y a moins de bruits... et moins de monde. Je préfère lorsque le calme est bien là."

Une fois encore, il avait la tête baissée et se secouait les cheveux. Il comprenait parfaitement ce qu'elle voulait dire ; pour une fois ; mais il voulait ajouter quelque chose :

"A quoi sert les promesses ?"

Réprimant un soupire pour la énième fois, il mit ses mains dans ses poches. Au moins, il éviterait faire des conneries si son corps n'écoutait plus la tête. Puis, il venait tout de même de poser une question assez facile à répondre. Cependant, il se permit d'ajouter.

"Simplement à être tenue. S'il y a bien qu'une seule qualité chez moi... C'est celle-ci..."

C'était bien la seule qualité qu'il reconnaissait... Parce que ça lui permettait de garder la seule trace d'humanité... La dernière qui lui restait...

Soudainement, il eut une idée... Peut-être que cela lui donnerait l'occasion de se racheter de l'humiliation qu'il lui avait offert en public. Non pas celle avec Matthew Hawkins... Mais celle de la danse ! Sans crier gare, il s'approcha de l'Albinos, tout en sortant ses mains. Puis, il prit celle de sa petite protégée dans les siennes avant...

De prendre une position de danse... La même que celle de toute à l'heure.
Puis, une nouvelle fois, sans dire un seul mot, le clone commença à la mener... Avec des pas bien mieux éxécuter que la dernière fois. Merci cet abruti d'Incube de lui avoir donné certaines astuces.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chance   Dim 24 Oct - 1:36

Bien sûr que Rutsuku trouvait que la gêne était un sentiment stupide. C'était pourtant profondément humain comme sentiment. Enfin, c'était ce qu'elle pensait mais probablement que Rutsuku s'en fichait. Comme il se fichait de beaucoup de choses... Ah ! On pourrait bien les énumérer. Ça prendrait certainement pas mal de temps et beaucoup de parchemins pour tout lister ça. Elle savait qu'il se fichait de beaucoup de choses. De la lune qui brillait, de ses sentiments, des oiseaux qui volaient, de la brillance de chaque étoile dans le ciel, mais il restait là quand même. Il restait là et admirait ce paysage avec elle, en sa compagnie, ce qui prouvait qu'il ne s'en fichait pas vraiment. La preuve ; il lui affirma alors que s'il pleuvait ou qu'il faisait trop froid, ils pourraient se retrouver dans cette fameuse Salle sur Demande. Enchantée, Sarah le regarda avec un grand sourire et hocha affirmativement de la tête, heureuse de l'entendre dire ça, même si ça n'avait rien d'extraordinaire aux premiers abords. Pour Sarah, ça avait une grande importance. Ça voulait dire que Rutsuku se souvenait encore de cette fameuse promesse, celle de se retrouver dans la Salle sur Demande s'il y avait besoin de l'autre.

Evidemment, ça ne la concernait qu'elle en fait. Mais peut-être qu'un jour, il aurait besoin d'elle. Peu importe pourquoi, peut-être, un jour. Alors qu'elle lançait des caillous sur le lac, Rutsuku ne put s'empêcher de lui faire remarquer qu'elle n'était pas douée. Sarah fit une moue en pinçant ses lèvres ensembles, tout en haussant les épaules, l'air de faire comprendre qu'elle s'en fichait. Ce n'était pas si grave si elle n'était pas douée, pourtant, Rutsuku s'approcha pour lui montrer mieux comment faire. Il cueillit un galet bien plus plat que ceux que Sarah choisissait un peu au hasard et le referma entre les doigts blancs et fragiles de la Serdaigle. Il lui expliqua vaguement comment faire, le fait d'être le plus parallèle possible à l'eau afin de permettre à la pierre de faire plusieurs ricochets. Il l'accompagna dans son geste et l'objet fit au moins cinq à six ricochets cette fois. Sarah sembla ravie. Elle sourit en le remerciant à la volée et l'écouta lui rétorquer soudainement qu'il n'avait pas vraiment besoino de répondre à sa question... Hm, non, pas vraiment. Elle savait bien qu'il était mieux ici que dans la Grande Salle. Mais elle s'était permit de lui poser la question comme pour s'assurer qu'il se sentait mieux.

" C'était pour savoir, simplement. "

C'était une excuse que beaucoup de gens utilisaient pour poser une question d'une haute importance et la faire passer pour banale. Sarah était quand même heureuse de comprendre qu'il était mieux ici que dans la Grande Salle. Tandis qu'elle contemplait toujours ce magnifique spectacle dont la nature leur faisait grâce, elle entendit Rutsuku lui demander à quoi servaient les promesses. Sarah lui jeta un coup d'oeil en attendant de voir où il désirait en venir en disant ça. Franc et bien direct comme à son habitude, Rutsuku ajouta donc la réponse à sa propre question en disant que les promesses servaient à être tenues, et c'était ce qu'il faisait de mieux. S'il avait une qualité, une seule, c'était bien celle-là. Sarah le trouvait peut-être un peu trop méchant envers lui-même, et même si elle aurait normalement oser le lui dire, elle décida de ne pas le faire. Il allait lui renvoyer ça à la figure. A tous les coups. C'était son genre de toute façon. Donc autant rester silencieuse et se contenter d'hocher de la tête. Simplement. C'était suffisant.

Passant nerveusement ses doigts entre eux-mêmes, Sarah continuait de contempler ce magnifique tableau en se demandant à tout hasard quelle heure il pouvait bien être. Plusieurs personnes sortaient pour prendre l'air mais en voyant Rutsuku au loin en compagnie de sa protégée, ils ne daignaient évidemment pas se rendre jusqu'au lac, à moins de plusieurs mètres ! Ils partaient vites, passant leur chemin. Il n'y avait donc presque plus personne. Le temps que Sarah se tourna pour voir si les festivités avaient toujours lieux, elle remarqua que le Serpentard s'était approché d'elle. L'aigle d'azur resta immobile, curieuse de voir où il comptait en venir. Quoi, encore un coup avec les galets ? Elle n'avait pas réessayer pourtant. Il prit une de ses mains, la laissant perplexe. Pourtant - et était-ce sa curiosité ou juste une confiance étrange, qui sait - elle le laissa faire et attendit de voir où il comptait en venir. Elle comprit bientôt ce qu'il comptait faire. C'était clair comme de l'eau de roche. Bien clair, plus que cette lune. L'albinos était si incrédule, surprise, ou simplement perplexe, qu'elle ne disait rien du tout. Enfin... c'était le genre de moment où parler, ce serait gâcher l'instant magique.

Et ils se mirent à danser.

Pas de musique tambourinnant dans leurs oreilles, pas de couples les entourant risquant de se heurter par inadvertance à eux, pas de faux pas pouvant briser l'instant présent, juste eux, le silence, et ce sublime tableau représenté par le lac noir et le reflet de la lune trônant le ciel en l'absence de son frère soleil. Sarah aurait put craindre qu'il ne fasse un vulgaire faux pas, mais ça ne lui passait pas vraiment par la tête. Elle ne menait pas, ce n'était pas de coutume que la fille mène dans une danse, et il s'y prenait bien, rattrapant donc ses erreurs. Sarah ne put s'empêcher de penser qu'il devait être mal à l'aise en public, avec tout ce monde, et ça l'avait simplement déconcentré. Logique en même temps, lorsqu'on angoisse dans un endroit comme celui-là, bondé de monde, avec tout ce qu'on déteste le plus, il n'y avait pas de quoi vouloir faire une prestation parfaite d'une danse comme un slow sur une musique de Scorpions. D'ailleurs, il n'y en avait pas, de la musique. Pourtant, dans sa tête, Sarah en entendait une.

Elle ne se sentait pas gênée outre mesure, mais son coeur était serré, et gros à la fois. L'impression qu'il était devenu une bombe à retardement lui était désagréable. Non, pas pour une envie de pleurer, oh ! Ce moment était trop bien pour gâcher ça. Elle avait juste l'impression d'avoir chaud alors que sa peau était couverte de chair de poule par endroit. Ses épaules étaient toujours couvertes par la veste du Serpentard, donc il était normal qu'elle aille plus chaud que plus tôt. Suivant le mouvement sans difficulté, légèrement bouleversée par ce changement soudain de situation, Sarah ne disait pas un mot. Elle se sentait submergée par un sentiment inconnu, peut-être simplement que la magie était forte, et ne donnait pas envie que ce moment ne cesse. Le tableau s'arrêterait peut-être, avec pour figure, un couple en ombre dansant près du clair de lune. Attendez, un couple ? Nah. Mais c'était l'image que ça donnait. Dans tous les cas, le coeur battant à tout rompre, Sarah suivait convenablement le rythme, lentement.

Peut-être que c'était de ça dont ses parents parlaient. Un jour, elle rencontrerait quelqu'un, son coeur deviendrait curieusement lourd, pesant plus lourd qu'elle contre sa poitrine, et il voudrait cogner pour en sortir. Mais quand on voyait comment Rutsuku agissait... Ah ! Elle était bonne celle-là. En tout cas, elle n'osait pas s'approcher de trop, elle ne voulait pas encore lui faire mal. Il s'en fichait ? Oui il s'en fichait, mais Sarah aussi, s'en fichait qu'il s'en fichait (Oula). Et alors que dans sa tête, I'm Still Loving You de Scorpions passait en mode Repeat, le silence régnait toujours. De la magie, à Poudlard, il y en avait énormément. Dans tous les coins. Mais une magie dans ce genre-là, il n'y en avait pas dans les chaudrons, il n'y en avait pas dans les baguettes, ni dans les chapeaux pointus. De la magie comme celle-là, elle n'était qu'à un seul endroit : le coeur d'une personne.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chance   Dim 24 Oct - 16:48

Gêne, honte... Voilà encore des sentiments qui étaient inconnus pour Rutsuku. Bien qu'il pouvait les ressentir venant des autres et qu'il ne voyait absolument aucune différence entre ces deux émotions, de même pour la pitié et de l'inquiètude envers une personne extérieure, il n'avait aucune émotion... Peut-être était-il trop aveugle ? Ou peut-être que, à force de ressentir les émotions et les sentiments des autres, il avait fini par être étouffé par ces flots incessants d'éléments extérieurs propre à l'intérieur de chaque individu. Ou encore, parce qu'il avait été éduqué dans un environnement dur, où les pires horreurs se cotoyaient ? Le Serpentard soupira intérieurement ! Il était inutile de mettre cela à cause de l'environnement de son enfance. Il était clair qu'il ne pourrait jamais vivre normalement après de tels traumatismes liés à ces massacres sans noms.

Peut-être que c'était pour trouver un peu de réconfort qu'il s'était un peu plus rapprocher de Sarah ? Ah ! Il ne le méritait pas ! Un individu tel que lui, copie de tous les Humains et des êtres vivants, et surtout coupable du pire crime jamais commis, ne pourra jamais connaître le pardon ou la rédemption. Il ne méritait même pas cequ'il vivait actuellement... Voir un paysage avec quelqu'un, même si cette personne était la seule en qui il ne pouvait lire. Il était, pour la première fois, remplit de culpabilité qu'il n'avait même pas fait attention au sourire de l'Albinos. Oui, il ne méritait pas ce qui se produisait en ce moment. Pourtant, juste une fois... Juste une fois il voulait être quelque de noumal...

Ne plus penser à cette croix trop lourde pour ses frèles épaules... Ne plus songer à ses obligations qui l'incombaient... Rien faire d'autre qu'ici, avant que les ténèbres le recouvrent entièrement, tôt ou tard. Bien évidemment, personne n'était au courant et, pour certains individus, mieux valaient qu'il ne soient jamais au courant.
Personne ne savait qu'il prenait toujours le chemin le plus cruel, le plus sinueux et le le plus dangereux... Uniquement parce que personne d'autre n'allait le prendre. Le sacrifice de sa propre personne ne valait rien, surtout si le sacrifié désirait mourir plus que tout, mais qu'il ne le pouvait pas. Qu'il n'avait de toute manière plus rien à perdre, puisque rien ne le rattachait sur cette Terre...

Peut-être encore les vieux Dearborn...

Il ne fallait pas croire que l'Humoculus écoutait d'une oreille pour que les paroles ressortent de l'autre. Comme il l'avait dit, il mettait un point d'honneur ; qui était sans doute le seul ; sur les promesses. Bien qu'il n'avait rien dit pour la Salle sur Demande, mis à part pourquoi elle voulait tant le revoir, le fait qu'il avait sourit d'une manière invisible lorsqu'elle était allée se couchait signifiait qu'il acceptait de tenir cette promesse... Même quand il ne le pouvait pas ou que ça ne le concernait pas directement.

Ce qui emmenait quand même cette question dans sa tête... Et pour les vacances ? Bah, il serait étonnant qu'il la revoit à cette période de scolarité... Non seulement ça ne durait que deux semaines, mais en plus il serait tellement submergé de travail qu'il ne pourrait même pas se reposer... Voir les vieux Dearborns à Glastonbury, s'occuper de ses missions en tant que Hraesvelg, faire davantage de recherches sur Voldemort et d'autres choses. S'il pourrait dormir que deux heures par nuit... Le Diable du Carnage s'en estimerait heureux.

Alors, quand il l'aida à apprendre à faire des ricochets, l'ancien mercenaire pensait en faire trois au grand maximum. Ahh... Combien de fois avait-il réalisé des ricochers ? C'était une tactique peu utilisée, mais vachement pratique pour déconcentrer un ennemi et gagner un peu de terrain avant de l'abattre... Mais, c'était bien la première fois qu'il montrait à quelqu'un comment les faire, surtout à une personne comme était la Serdaigle. Hmph, ça lui rappelait la fois où Zweig lui avait montré comment les réussir. Quel âge devait-il avoir ? Oh, pas loin de trois ans, si ses souvenirs étaient exacts.

"C'était pour savoir, simplement."
"A croire que tu attendais vraiment une réponse plus pertinente..."

Le Cinquième Année n'était pas dupe. Combien de fois avait-il entendu cette excuse ; un peu bidon ? En même temps, on ne la faisait pas à un hacker de cerveau, même si la personne avec qui il était actuellement ne pouvait pas le subir. Mais, il estimait qu'il n'avait pas à développer davantage sa pensée. Sans doute avec sa question, elle aurait comprit qu'il préférait nettement être ici que dans ce stupide bal de clôture du Carnaval ! Et la réputation qu'il avait dans l'école ?! C'était quand même un bon indice comment il était !

Lorsque Rutsuku lui disait que la seule qualité qu'il avait, c'était de tenir ses promesses, il avait deviné que Sarah n'était absolument pas d'accord ! Après tout, il n'y avait pas qu'elle... Lui aussi commençait à la saisir un peu. Puis, à chaque fois qu'il jugeait de manière cruelle ou méchante, elle avait toujours ce petit tics de froncer, très brièvement, les sourcils. Bien qu'il s'attendait qu'elle le réfute... A sa grande surprise intérieure, elle ne le fit pas. Mais il avait raison... Sa seule qualité était celle-ci...
Surtout qu'il n'y avait rien d'autre à aimer en lui...

D'ailleurs, le Serpentard n'avait même pas fait attention que des élèves sortaient du château. Pourtant, il sentait clairement leur peur lorsqu'ils le croisaient du regard. Hahahahahaha ! Que ces abrutis aillent voir ailleurs si ils y étaient ! Cet endroit n'était que pour eux, pour l'instant. Ce moment n'était que pour ces deux élèves. Si un abruti oserait casser tout cela... La fureur du Cinquième Année serait une des pires jamais vue dans toute l'école.

Que personne n'interrompe leur danse ! Que personne n'ose modifier ce paysage qui ne lui était pas indifférent ; pour une fois. Que personne n'ose d'ailleurs se rapprocher d'elle. Il n'avait pas envie de danser un troisième fois pour effacer cette mauvaise danse de la première fois, au bal !

Pourtant, l'ancien chien de guerre ne se rendait même pas compte qu'il était en train de séduire l'Albinos !S'il était au courant, il était plus que probable qu'il arrêterait tout, tout de suite, et parte directement, sans lui dire un seul mot de plus !Oui, sur ces histoires-là, il pouvait être très lâche !Après tout, pourquoi aimer un individu tel que lui, alors qu'il ne méritait que le mépris et l'humiliation. Il n'avait rien à rapporter, si ce n'était la Mort...
De toute manière, pour lui, ce n'était pas le cas. Il voulait simplement faire oublier à Sarah sa mauvaise expérience de tout à l'heure. Puis, c'était aussi un moyen de mieux passer le temps, que rester à se poser des questions presque digne du jeu débile action ou vérité.

Enfin, il s'arrêta au bout d'un bon moment, plus de dix minutes, tout de même ! Tout de suite après, il fit :

"La seule chose que je peux affirmer sans prétention... C'est que j'apprends vite. Mais ça devrait être suffisant pour que tu oublies carrément ma performance pitoyable de tout à l'heure."

Reprenant son souffle, tout en soupirant, le clone crut bon de rajouter :

"Et ne va pas croire que je t'ai menti la dernière fois. Je ne sais pas danser du tout. Je me débrouille mieux quand il s'agit de massacrer les autres..."

Puis, enlevant la main qui tenait la taille de la Serdaigle, il fouilla dans sa sacoche derrière son bassin et en sortit un paquet de cigarettes et un briquet. Qu'elle n'aille pas croire que parce qu'elle était avec lui qu'il arrêterait de fumer. Sans compter qu'ils étaient en extérieur. Ce n'était pas comme s'ils se voyaient tous les jours et que l'adolescent à problèmes fumait à chaque secondes. Ils n'étaient pas mariés et jamais il ne l sera.
Après tout, il ne le pourrait pas. Il n'avait pas de noms officiels, ni même de papiers. Il n'était qu'une ombre dans le Monde de la Lumière. Le nom qu'il avait actuellement, qui était son nom auquel il se présenterait, offert par Sarah, ne suffirait même pas à une seule administration d'un pays...

Sans compter que ça ne l'intéressait pas... Surtout pour l'instant !
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chance   Mer 24 Nov - 1:28

Pendant cette danse improvisée dans un silence étrange et curieusement léger, Sarah se sentait ailleurs, au point d'en oublier le temps qui passait. Ce qui était mine de rien assez étrange étant donné que la nuit était largement tombée et que les festivités se poursuivaient toujours dans le cadre de la fin du festival organisé par miss Borgia. D'ailleurs, les festivités battaient leurs pleins mais ce serait bientôt terminé, comme cette danse. Mais cette danse allait très certainement bientôt prendre fin puisque connaissant Rutsuku, il allait bientôt se lasser. Ou simplement laisser tomber après un tout petit faux pas de sa part. Il ne s'y prenait pourtant pas si mal que ça et se débrouillait franchement bien, du moins aux yeux de Sarah, qui était heureuse de le voir tenter de rattraper ses erreurs. Bon, rater un pas de danse n'était pas réellement une erreur, mais aux yeux de Rutsuku, ça semblait avoir été important. Il avait voulu réparer cette petite bafouille. Ce n'était vraiment pas indispensable aux yeux de Sarah mais s'il le voulait vraiment. Elle n'allait pas l'empêcher de le faire, surtout qu'elle se sentait bien actuellement. Elle se sentait isolée du monde, juste avec lui, mais peut-être était-ce une erreur...

Lorsqu'il s'arrêta de bouger, signant donc la terminaison de cette danse silencieuse et pourtant extrêmement significatif pour notre jeune albinos, une certaine rougeur teinta ses joues. Heureusement qu'il faisait noir, sinon, ça aurait été flagrant ! On aurait put faire cuir un oeuf sur ses pommettes. Elle détourna un peu la tête, innocemment, vers l'eau, alors que Rutsuku lui disait qu'il apprenait vite en tout cas et qu'elle pourrait sûrement oublier sa performance ridicule de plus tôt avec cette danse privée et silencieuse. Sarah sourit et hocha simplement de la tête. Un remerciement, peut-être, mais elle avait comprit avec le temps qu'il détestait recevoir des merci. Pourtant, l'envie de le remercier pour cette danse restait là. Elle le garda pour elle, en se disant qu'elle pourrait toujours lui donner quelque chose en échange. En tournant la tête alors qu'il sortait un paquet de cigarettes, elle l'entendit lui dire qu'il n'avait pas mentit, qu'il ignorait franchement comment danser. Il était plus doué à massacrer les autres. Sarah laissa son sourire s'effacer l'ombre d'un instant. Toutefois, il revint légèrement lorsqu'elle vit qu'il portait toujours le ruban bleu ciel autour de son poignet. Il ne l'avait pas retiré.

Elle ne s'empêcha pas de sourire même si oui, elle se retint de le lui faire remarquer. Elle se doutait qu'il lui dirait quelque chose comme un "bien vu" d'un ton suffisamment cinglant pour qu'elle perde toute envie de discuter davantage avec lui. Pourtant, Sarah se sentit curieusement flattée de remarquer ça. Son regard s'adoucit lentement tandis qu'elle regardait en direction du lac où des lucioles flottaient singulièrement, sans se préoccuper de ce qui se passait autour d'elles. Même si elle se sentait bien actuellement, elle ne pouvait retenir le sentiment de gêne qui lui nouait un peu l'estomac. Comme pour tenter de dénouer ce sentiment, Sarah prit une profonde inspiration et expira discrètement, mais rien n'y fit. Elle se sentait nerveuse et ne saisissait franchement pas la provenance de ce sentiment. Il n'y avait aucune raison d'être stressée. Un hullulement lointain attira son regard. Un simple hibou se baladait dans les airs, sa silhouette traversait quelques fois la lune blanche comme les cheveux de Sarah. Celle-ci jouait nerveusement avec ses doigts en les entremêlant tout en scrutant distrairement l'horizon. Elle cherchait quelque chose à faire, quelque chose à dire, un mot, une conversation.

Mais il n'y avait rien à dire.

Sarah se souvenait encore de la première fois qu'elle l'avait amenée devant le lac enchanté. Le lac noir. Ça n'avait pas exactement tourné comme elle l'aurait voulu même si, évidemment, elle n'avait pas de plan à la base ce jour-là. La jeune Serdaigle avait au moins retenu le fait que Rutsuku était franchement spécial. Une personne spéciale toutefois... tourmentée. Et ça, elle l'avait vu dans son regard la première fois qu'elle l'avait vu. Il était tourmenté. Par quoi, par qui ? Elle n'oserait demander. C'était de son passé, de sa vie personnelle, et privée. Mais Sarah le voyait toujours dans ses yeux pourtant si froids et distants : il était constamment tourmenté par quelque chose. Une chose qui le torturait intérieurement. C'était presque triste de savoir, ou de penser savoir, que cette personne gardait sous clef autant d'émotions et de cris. Sarah posa ses yeux sur le ruban bleu ciel. Tandis que Rutsuku continuait de fumer sa cigarette sans s'occuper vraiment d'elle, elle tendit une main discrète vers le ruban, juste pour le toucher. Mais au passage, elle frôla sa main et eu soudainement un moment d'absence qui passa inaperçu. Le décor devant elle s'effaça quelques secondes et elle se sentit un peu désorientée.

Une lumière crépusculaire l'aveugla quelques secondes. Puis, elle sentit l'air sec l'entourer. Cet endroit n'était certainement pas Poudlard. L'air était vraiment sec, vide de vent, pas un souffle. Le paysage était magnifique, tout semblait avoir été paint par des mains divines. L'absence de vent empêchait le sable de s'échapper. Sarah ne voyait pas tout clairement mais elle pouvait percevoir des dessins qui semblaient représentés des animaux pour la plupart, de manière assez grossières, mais claires. Le ciel était magnifique et semblait faire une sorte d'union avec la terre elle-même. Difficile de dire où se trouvait les hiéroglyphes dans cette peinture teinté d'une certaine rareté et d'une perfection à couper le souffle. Le sable se faisait quasiment absent, la terre aussi, tout semblait n'être que pierre, et tout semblait être immobile. Comme si le temps s'était arrêté. Elle eu vaguement le temps de contempler l'horizon qu'une voix masculine lança un nom. Zweig selon ce qu'elle entendit, ou crut entendre. Pas le temps de voir autre chose, Sarah fut projeté hors de ce qui sembla être un souvenir. Ramenant sa main vers elle, Sarah regarda autour d'elle. Elle était de retour à Poudlard. Dans le froid de Mars. Près du lac.

Etait-ce un souvenir du Cinquième Année ? Comment aurait-elle put avoir cette soudaine communication avec lui ? Une communication purement mentale et spirituelle. S'en était-il seulement rendu compte ? Peut-être pas, sauf s'il lui avait trouvé une tête d'ahurie pendant qu'elle fixait le vide, quelques secondes plus tôt, l'espace d'un tout petit moment. Le flot à la fois sec et doux de l'ambiance lui manqua déjà. Un peu troublée, Sarah chercha comment demander à Rutsuku s'il connaissait cet endroit. Elle voulait savoir si c'était son souvenir, parce que oui, elle avait le pressentiment bien clair que ce moment apparenait uniquement à Rutsuku, et qu'elle venait de s'y immiscer injustement. Elle avait donc le sentiment qu'elle devait lui dire qu'elle avait vu cet instant-là. Cherchant ses mots quelques secondes, Sarah finit par reprendre la parole après un instant qui sembla bien long.

" Rutsuku... Est-ce que tu es déjà aller voir des hiéroglyphes ? "

Difficile de savoir comment formuler sa question. Elle ne savait pas trop comment la mettre en place. Après tout, elle ignorait le nom de cet endroit précis, si c'était des ruines connues ou autre chose. Sarah aurait put faire l'erreur banale de lui demander s'il avait été en Égypte, puisque c'était là qu'on croisaient les hiéroglyphes les plus connus, mais elle ne fit pas cette erreur et lui demanda simplement ça. Craignant qu'il ne se mette peut-être en colère, elle se recula de quelques pas, furtivement, pour éviter qu'il ne remarque ce recul. Elle précisa :

" J'ai, j'ai vu un endroit magnifique... Avec des hiéroglyphes. "

L'oiselle blanche marqua une petite pause. Rutsuku pourrait bien penser à une coïncidence. Mais elle ajouta autre chose.

" Mais ce n'était pas mon souvenir... Je n'ai jamais vu de telles choses. "

Elle se sentait un peu comme une petite fille qui aurait, malencontreusement, découvert un secret par mégarde. Et maintenant, elle en portait le fardeau. Peut-être que c'était une chose qu'il aurait voulu conserver pour lui, un souvenir dans sa tête, à lui, et seulement pour lui. Mais maintenant, qui sait comment, Sarah était au courant, elle avait vu ce souvenir et avait même presque crut ressentir combien il était paisible l'espace d'un instant, tandis qu'il admirait un paysage qui semblait être un paradis dont les sources étaient à secs. Comment le prendrait-il ? Sarah le verrait bien, peut-être serait-il seulement surpris. Tout comme elle ne comprenait pas la provenance de cette étrange vision. Elle n'avait pas fait exprès après tout et n'avait demandé à personne d'avoir cette vision révélatrice concernant ce protagoniste sombre. Mais bon, peut-être comprendrait-elle bientôt... Peut-être s'expliquerait-il. Mais Rutusku était quelqu'un de très surprenant et ça, elle l'avait vite comprit depuis qu'elle le connaissait. Prouvant ne pas avoir peur de sa réaction, Sarah se rapprocha un peu en scrutant son visage pour trouver ses yeux émeraudes, et espérer peut-être récolter une information au sujet de ce lieu.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chance   Mer 24 Nov - 2:58

La danse terminée, Rutsuku ne s'était pas géné de s'éloigner quelque peu de l'Albinos. Même si elle était spéciale pour lui, qu'il baissait inconsciemment sa garde quand il était avec elle, qu'il était même moins mordant qu'habituellement, qu'il n'était pas comme sa réputation le décrivait ;- fou, dérangé, asocial, misanthrope, ect ;- cela ne l'empéchait pas de faire certaines choses... Être cynique, fumer ou même garder le silence digne du Silence des Agneaux. Alors, qu'elle n'essaye même pas d'avoir la pensée d'essayer de le disuader de fumer !

D'ailleurs, qu'est-ce qu'elle était bonne, cette sucette à cancer. Hmmmm, elle le calmait et lui redonnait matière à reflechir plus calmement. Au fond de lui, le Serpentard voulait être celui qu'il voulait être... ou du moins, de l'image qu'il voulait donner de lui-même... Un enfoiré de première, qui ne se souçie aucunement des autres, que de lui-même et avec une volonté de tout sacager lorsqu'une chose ne lui plaisait guerre. Mais, en fait, il ne faisait que jouer une comédie, devenu depuis son propre visage, uniquement pour éviter de trop souffrir de ce pouvoir éprouvant. Bien qu'il détestait les menteurs, les perfides et les lâches qui s'en prennent toujours aux plus faibles, il devait se l'avouer... Il était devenu un de ces salopards qu'il détestait plus que tout.
Mais qui connaîtrait les vrais raisons de ses choix ?

Personne... Puisque personne ne devait se méler à lui... Mais s'il pouvait essayer d'espérer une seule chose... Pouvoir avoir un seul souhait à être réalisé...
Pouvoir vivre normalement, comme un adolescent de 15 ans, sans toutes les responsabilités qui le rongeaient peu à peu... Lui n'avait jamais pu être un gamin ou un adolescent... Pour survivre, il avait du devenir un adulte. Alors, il avait du mal à comprendre pourquoi les autres de son âge ne s'intéressaient qu'à des futilités sans précédent.

L'Humoculus soupira sans aucune raison... Non, ce n'était pas le moment de penser à cela... Il avait des choses à faire, des promesses à tenir...La seule chose qu'il fallait penser... C'était uniquement lui rendre cette soirée agréable, et pas qu'elle se termine comme d'habitude. Sinon, il le savait... Sarah ne lui pardonnerait jamais, en ne suivant pas ses cours d'auto-défense. Pourtant, il s'était promi de la former et de la protéger. Qu'importait si, au passage, il avait montré à toute l'école qu'il était devenu le pit-bull de la Serdaigle.

Un mouvement de cette dernière tira l'ancien mercenaire de sa torpeur. Elle semblait vouloir toucher ce ruban bleu ciel qu'elle lui avait offert et qu'il avait vers son poignet gauche. Peut-être voulait-elle le reprendre ? Peut-être voulait-elle seulement s'assurer qu'il était bien attaché. Peut-être qu'en fait, elle voulait simplement tenir sa main gauche ? Il ne l'avait pas gardé attaché depuis les évènements de la volière parce que c'était un souvenir de la Quatrième Année, c'était simplement que son corps ne voulait pas l'enlever. A force, il avait du s'adapter à ce ruban qui jurait vraiment avec ses vêtements sombres. Sans compter...
Peut-être que ça prouvait aussi qu'il était devenu l'aigle protecteur de l'aigle de bronze...

Pourtant, lorsqu'elle frôla sa main, l'Albinos semblait absente. Cela étonna intérieurement le Diable du Carnage. Cependant, il ne fit rien d'autre que d'envisager toutes les possibilités si, au cas où, Sarah voulait l'attaquer. Toujours envisager le pire et contre-attaquer sans que l'autre ne s'y attende. Voilà une règle qui l'avait permi de vivre jusqu'à aujourd'hui... Peu importait si ce n'était pas glorieux... Sa plus dure promesse à tenir était de vivre, même si lui, ne désirait que mourir...

Mais, tout aussi soudainement, après quelques secondes, la Quatrième Année revint à elle et éloigna sa main. A première vue, elle semblait être normale... Du moins, à première vue. Avait-elle était en transe ? Qu'est-ce qui s'était passé ? Les questions n'arrêtaient pas de fuser intérieurement dans le tête de l'ancien chien de guerre. Oui, c'était assez étrange, mais, au fond, il se faisait du soucis pour sa protégée. Mais cela, hors de question qu'elle le voye ! L'épisode du bal avait suffit !

Malgré tout, il n'avait pas terminé d'être surpris... Et cette fois, il le montra vraiment, lorsque Sarah lui posa des questions sur des hiéroglyphes. S'il en avait vu... Oui, il en avait vu énormément... Lorsqu'il était en guerre ou en voyage, il profitait toujours de ses journées de repos pour aller voir des 'vieilles pierres', comme le disait Wotan. Ce dernier comprenait pas l'intérêt qu'avait Rutsuku de voir ces choses du passé... Pourtant, le plus jeune en apprenait énormément et trouvait ce passé bien meilleur que le présent merdique auquel il vivait actuellement. Mais, hors de question de devenir archéologue ou autre chose plus tard... Il préférait garder cela comme une sorte de passe-temps, voire même une passion...
Après tout, lui aussi était un visage du passé...

Le fait que la Serdaigle lui posait des questions sur cela l'étonnait et l'enrageait quelque peu... D'après ce qu'elle lui avait dit, elle avait 'vu' un endroit magnifique avec des hiéroglyphes, mais qu'elle n'avait jamais vu. C'était étrange mais, il sentait qu'elle avait fait quelque chose... Cependant, ce n'était pas le fait qu'il était en colère contre elle pour avoir vu un souvenir ; de toute façon, il n'a pas encore deviné ça. Normalement, son Hacking devrait le protéger contre ça... ; mais le fait qu'elle se sentait mal à l'aise... Dire qu'il faisait tout pour qu'elle se sente mieux, bordel !

Cependant, il prit son temps de recracher sa dernière bouffée de cigarette et d'écraser le mégot dans son cendriller portatif. Puis, alors qu'il le rangeait, il se mit à regarder le lac au reflet de pleine lune :

"J'en ai vu énormément... Des classiques égyptiens, des anatoliens, des babyloniens, des chinois, des peuples slaves ect...
Mais les plus belles étaient sans aucun doute... les Hiéroglyphes de Nazca... se trouvant dans la Pampa au Pérou."


Oui... jamais il n'avait vu de telle merveille dans le monde, même s'il avait parfois apprécié d'être dans des ruines où les Hommes avaient construits une trace éternelle de leur civilisation. La Cité Interdite, Bagdad, Hama, Rome, Pompei, York, Glastonbury, la Pampa, Machu Pitchu, Saint Pétersbourg ect...

"Contrairement aux autres que j'ai vu, celles-ci ne sont pas gravées sur la pierre, mais sur le sol d'une plaine sèche... Bien que le terme exact soit géoglyphe... Même après plus de deux mille ans, elles sont toujours intactes... L'atmosphère est sèche, sans jamais de vent, et il ne tombe que l'équivalent de 20 minutes d'eau par an sur cette plaine désertique couverte de sables et de pierres.
Surtout, ce que peu le savent... C'est que ces Géoglyphes peuvent se voir depuis la lune, au même titre que la Muraille de Chine."


Maintenant qu'il était dans son récit, il ne pouvait plus s'arrêter... En même temps, il se remémorait justement de ce paysage hors du commun, dans un crépuscule flamboyant. Sans compter l'hiéroglyphe du Condor qui suivait parfaitement la lumière du coucher de soleil. Et les autres géoglyphes, qui donnaient à cette plaine un mystère que personne ne devait trouver, pour garder la profondeur mystique de ce lieu...
C'était bien le seul endroit, archéologiquement parlant, que Rutsuku n'avait jamais voulu utiliser son pouvoir de psychométrie...

"La première fois que je les ai vu... C'était sous un crépuscule d'une rare beauté, mélangeant avec harmonie le rouge et l'orange. Les roches élevées donnaient l'impression que le Ciel et la Terre ne faisaient qu'un...
Et les Géoglyphes, dessinés par une civilisation disparue et seul vestige de leur existence, donnaient à ce spectacle une âme brillant de mille feux...
Comme une chandelle, en ses derniers instants."


Le Serpentard avait fermé les yeux lorsqu'il avait raconté cela. Pourquoi le faisait-il avec elle ? Il aurait mieux fait de la garder ignorante de ce qui ne la concernait pas. Puis, ce souvenir n'était normalement que pour lui. Personne ne devait le voir, mis à part lui-même. Personne n'irait de toute façon voir un tel lieu paumé. Beaucoup ferait plutôt les endroits classiques, comme l'Egypte, la Grèce ou Rome, carrément... Qui savait qu'il existait un tel lieu en Amérique Latine ? Peu de monde, en effet...

"Pourquoi me parles-tu de ça ?"
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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chance   Jeu 25 Nov - 16:27

La question de Sarah sembla désorienter momentanément Rutsuku, bien que ça ne fut pas du tout visible sur son visage ou même dans ses faits et gestes. Elle-même ne comprenait pas la nature de cette vision mais elle avait ressentit le besoin d'en discuter avec lui. Bien sûr, il allait lui poser la question, il allait lui demander pourquoi elle lui demandait une telle chose, mais Sarah se préparait déjà mentalement à répondre à cette question. Contrairement à ce qu'elle pensa aux premiers abords en demandant s'il avait déjà visité des hiéroglyphes, il ne sembla pas du tout tendu, ni même en colère. Il resta parfaitement calme et répondit à cette question le plus sobrement du monde. Il n'était pas dérangé, même si ça l'avait effectivement surprit de l'entendre lui demander ça, hors du silence qui pesait déjà. Elle le regarda singulièrement profiter de sa dernière bouffée d'air cancégirène avant d'écraser le mégot dans un cendrier portatif. Sarah ne put s'empêcher de penser que c'était franchement inutile de fumer, puisque ça ne calmait même pas les nerfs, ce n'était que mental ; physiquement parlant, la nicotine accélérait considérablement le rythme du coeur et étouffait les poumons.

Mais ce n'était pas son problème, c'était le sien, et ça, elle l'avait comprit. Rutsuku répondit finalement en disant qu'il avait vu beaucoup de hiéroglyphes. Ah ! Voilà qui allait compliquer la tâche concernant ces dits symboles étranges en forme d'animaux, mais Sarah ne baisserait pas les bras, c'était un endroit vraiment magnifique et elle voulait savoir, curiosité oblige, ce que c'était que cet endroit. Alors qu'elle pensait formuler une question à ce sujet, le Cinquième Année précisa que les plus belles ruines qu'il avait eu l'occasion d'admirer avaient très certainement été les hiéroglyphes de Nazca. Bien que ce nom lui fut totalement inconnu, une sorte de tilt raisonna en la demoiselle qui crut comprendre que ce lieu et ce nom étaient un tout. Comme absorbé par son explication, comme si c'était sa plus grande passion, Rutsuku se mit à lui raconter brièvement les choses spéciales qui entouraient cet endroit. Des hiéroglyphes gravés dans une plaine asséchée, ils étaient restés intacts grâce à la carence de pluie et de terre. Le soleil brillait de milles feux là-bas et l'air était sec. Comme dans ce souvenir. Et en plus, ces dessins mythiques étaient visible de la lune, comme la Muraille de Chine... Impressionnant.

Sarah ne pouvait pas nier ignorer tout ça. C'était bon à savoir pour sa culture générale bien que ça ne l'aiderait pas en cours, mais ce n'était que des détails. C'était intéressant après tout ! Rutsuku, lancé dans une sorte d'explication digne d'un enseignant archélogue, continua en lui racontant cette fois son expérience personnelle concernant cet endroit. Il y avait été et avait admiré l'endroit sous un crépuscule magnifique. On aurait crut que tout ne semblait faire qu'un. La terre, le ciel, les dessins, tout. Il parlait avec une âme de poète presque, c'était un tantinet beau à voir, curieux aussi. Sarah sourit en remarquant qu'il avait même fermé les yeux. Visiblement, ça le passionnait vraiment. Les vestiges du passé des civilisations disparues. Les derniers mots de ceux qui ne sont plus. Cessant de parler et reprenant son comportement distant, délaissant ses airs passionnés, Rutsuku lui demanda pourquoi elle lui demandait ça. Laissant son sourire perdre de son envergure mais pas disparaitre, Sarah tourna ses yeux vers le lac. Comment lui expliquer ? Comment s'assurer qu'il ne le prendrait pas mal ? Elle n'avait pas fait exprès après tout. Ce n'était pas de sa faute. Si bien qu'elle se lança au hasard.

" En te touchant la main, j'ai été projetée là... J'ai vu cet endroit donc tu me parles, comme si j'étais dans ta tête. "

Bref, de son champ de vision, il ne fallait pas le prendre au mot en pensant qu'elle avait tout vu ses pensées et qu'elle le connaissait de A à Z maintenant, ce n'était pas ça. Elle avait admiré la scène de son point de vu tout simplement. Peut-être qu'il ne la croierait pas mais elle n'avait pas de raisons d'inventer une telle chose après tout. Surtout que ça ne lui rapporterait rien, sauf des informations sur ce personnage sombre. Mais Sarah avait abandonné l'idée de lui faire cracher des morceaux qu'il avait avalé depuis bien longtemps. Elle le laisserait parler s'il le voudrait éventuellement. C'est lui qui s'ouvrirait et certainement pas elle qui parviendrait à le faire parler. Ça prendrait le temps qu'il faudrait. Peut-être serait-elle sur son lit de mort qu'elle attendrait encore... Mais ça, ce n'était pas pour demain. Du moins, il fallait quand même l'espérer. Il était vrai qu'avec les événements récents, il fallait faire gaffe. Tout le monde savait que des choses étranges se tramaient dans la forêt interdite. Sans parler de l'interdiction d'aller au troisième étage. Ce n'était pas un peu louche tout ça ? Sarah lia ses mains dans son dos en marchant un peu au hasard, comme dans l'unique but de se dégourdir les jambes.

" Je suis revenue à moi quand un homme t'a appelé... Zweig, je crois. "

Elle fit une drôle de moue signifiant qu'elle n'était pas certaine. Puis...

" Oui. C'est ça. "

Comme si de rien n'était, Sarah lui tourna le dos. Le manteau trop grand pour elle que ses épaules portaient se souleva dans l'élan donné. C'était bien quoi, la troisième fois qu'elle avait son manteau sur ses épaules ? Non pas que ça la gêne. C'était presque flatteur. L'oiselle regarda parterre et cueillit un galet comme ceux que Rutsuku lui avait indiqué de prendre si elle voulait faire de bon ricochets sur l'eau. Elle le regarda un instant sous tous ses angles. La pierre grisâtre ruisselait à l'éclat de la lune puisqu'elle était un peu humide par le contact de l'eau du lac, et donc froide. Les doigts de Sarah se retrouvèrent bien vite trempés. D'un mouvement bien préparé, elle projeta le galet sur la surface de l'eau pour qu'il rebondisse. Elle n'avait jamais été douée pour ça mais elle parvint à faire au moins cinq ricochets, ce qui était mieux que son premier essai. Merci à son professeur très très temporaire disons. Contente d'elle-même, Sarah sourit légèrement avant de jeter un oeil sur Rutsuku comme pour voir s'il avait vu, bien qu'il devait s'en foutre autant que le nombre de poissons qu'il pouvait bien y avoir dans ce lac. Oh, tant pis hein. Sarah donna un léger coup de pied dans un galet qui alla se noyer.

Il commençait à faire froid et elle ignorait si elle voulait encore rester là des lustres. Elle était bien oui, mais là n'était pas la question. Le vent commençait à se lever et donc le froid se faisait plus âcre. Heureusement, elle était plus forte qu'elle n'en avait l'air, si bien qu'elle soutenait bien la température. Surtout près de l'eau. Sarah jeta un oeil derrière elle. Elle vit trois Serpentard. Mais les trois personnes ne s'approchèrent pas. Ils se contentèrent de marmonner quelque chose entre eux et de dégager d'un pas si rapide qu'elle crut qu'ils avaient peur. Ah ! Bon débarras ! Un sourire triomphant s'afficha sur ses lèvres. Elle tâcha de le camoufler, mais malgré tout, ce sentiment triomphant resta là. Ce n'était pas son frère ou son père qu'elle appelerait si on la faisait vraiment chier. Mais Rutsuku... ou Matthew mais ça c'était une autre histoire. Ce n'était pas la même chose. Cet Incube lui avait donné un seul ticket. Si elle avait un vrai problème, elle pourrait l'utiliser, mais il n'était pas réutilisable et surtout pas renouvelable. De toute façon, elle tâcherait de ne jamais en faire usage. Les festivités semblaient se calmer dans le château. Incertaine de la suite des événemenets, Sarah demanda timidement :

" Tu veux rentrer peut-être ? "
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chance   Jeu 25 Nov - 18:34

Rutsuku n'était pas dépendant. C'était une erreur de croire cela. Il fumait pour se calmer. Sans doute que ça ne le calmait que psychologiquement, mais c'était justement ce qu'il avait besoin. A force, on perdait tout espoir avec ce pouvoir éprouvant. S'il ne se calmait pas quelque peu, il y avait de fortes chances qu'il saccage tout sur son passage... Avoir le calme autour de lui, ne plus rien ressentir, ne plus rien sentir... Etait-ce parfois trop demandé ? Puis, même s'il se déglingait la santé, ce qu'il s'en fichait complètement, au moins, il fumait proprement. Il ne laissait aucun de ses mégôts par terre. Bien évidemment, personne ne s'en rendait compte. Au moins, à sa manière, il respectait la nature. Alors, qu'elle n'ose pas lui lancer une morale à deux balles qui ne le concernait pas...

Bien évidemment, une fois qu'il était lancé dans ses explications, le Serpentard avait bien du mal à s'arrêter. Puis, ce n'était pas son genre d'embellir les portraits ; il était même du genre à les enlaidir... Mais ce paysage était exceptionnel... Une union entre le Ciel, la Terre et les Hommes. Quasiment jamais il n'avait vu de telles choses. Habituellement, dans les sites archéologiques qu'il avait visité, il n'y avait pas cette union avec le ciel... Uniquement entre la Terre et les Hommes. C'était pour cette raison que celui-ci était unique dans son genre. Même si, dans ses explications, il avait prouvé à Sarah d'être passionné par l'Histoire et l'archéologie. Mais, qu'importait... Peu connaissait sa passion... Ou beaucoup la dénigrait... Pourtant, ils ne seraient pas là s'il n'y avait pas eu ce passé...
Il ne fallait pas vivre dans le passé, mais uniquement tiré du passé pour mieux vivre...
Et Nazca avait était un des exemples les plus marquants. La civilisation avait du, à force de sécheresses et de catastrophes naturelles, s'exiler et disparaître... Au moins, ils ne s'étaient pas rattachés à leurs racines pour leur extinction...

"En te touchant la main, j'ai été projetée là... J'ai vu cet endroit donc tu me parles, comme si j'étais dans ta tête."

Cette phrase l'étonna vraiment. Cependant, contrairement à ce qu'il pensait, il ne s'énerva pas. Non, c'était comme s'il se disait que, si c'était l'Albinos, c'était bon. Il acceptait uniquement que ce soit avec elle, pas avec les autres.

"Peut-être que..."

Cependant, il se tût. Il ne voulait pas avouer qu'il avait un pouvoir particulier... Surtout parce qu'il était persuadé qu'elle allait le rejeter après. Cela, il ne le voulait pas... Il commençait tout juste d'avoir quelqu'un en qui il ne pouvait lire, quelqu'un en qui il avait une légère confiance et qu'il voulait vraiment protéger...
Pourtant, le Serpentard sentait que sa dernière phrase pouvait succiter la curiosité de la Quatrième Année. Il sentait clairement que, si elle lui poserait davantage de questions sur ce qu'il voulait dire, il n'aurait pas la force de sortir une connerie ou un mensonge...

"Cet endroit... peu le connaissent. En fait, qui imaginerait qu'un tel lieu se trouverait en Amérique du Sud ?
Pour beaucoup, l'archéologie se résume à l'Egypte, la Grèce, Rome, Aix-la-Chapelle... bref, à l'Histoire Européenne, voire aussi méditerrannéenne. Pourtant, il y a bien eu d'autres Civilisations, ne serait-ce qu'en Asie, en Afrique ou même en Amérique...
Certaines fois... Je trouve que le passé des Hommes est bien meilleur que le présent merdique auquel nous vivons..."


Pourtant, il montra clairement sa surprise lorsque Sarah lui avoua :

"Je suis revenue à moi quand un homme t'a appelé... Zweig, je crois. Oui. C'est ça."
"C'était moi qui appelait cet homme... Jamais on ne m'a appelé ainsi..."

Fermant les yeux, pour éviter de briser son visage de froideur qu'il arbhorrait toujours et de montrer du regret dans son regard émeraude, il mit les mains dans les poches. Oui, cette fois, il jouait une certaine comédie, pour se rendre plus fort aux yeux de tous. Il se devait d'entretenir son image d'insensible et d'indifférence générale.

"S'il y a bien deux noms que je refuse prendre... C'est bien celui-ci et Caradoc..."

Bien évidemment, c'était son choix. Mais il estimait qu'il n'avait pas le droit de les porter... Après tout, il avait tué son propre père... Un crime impardonnable... Déjà qu'il pouvait maintenant utiliser sa baguette, il n'avait pas le droit de porter le nom de celui qui l'avait adopté.
Bien au désaccord de ses grands-parents adoptifs, qui lui ont fait une carte d'identité sous le nom de Askeladd Dearborn...

"Puis, j'en ai un... N'est-ce pas ?"

Il avait un léger sourire invisible sur ses lèvres. Bien évidemment, il voulait parler du nom que lui avait offert Sarah... La seule qui avait eu ce privilège.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, l'ancien chien de guerre vit la Serdaigle prendre un galet. Ah, elle voulait essayer seul à faire des ricochet. Bien évidemment, il lui laisserait ce privilège. Il n'avait pas à s'imminiser à chaque fois qu'elle voulait tenter de réaliser une chose seule. Il savait parfaitement que cela pouvait être étouffant pour elle. Puis, il la préférait nettement libre qu'être avec une autre personne. Puis, elle fit cinq ricochets. Oui, c'était bien mieux que ses anciens essais, à tel point que celle-ci se retourna. Il fit un simple hochement de tête... Après tout, mieux valait ne rien dire... Il y avait de fortes chances qu'il allait dire une vacherie au lieu d'un compliment.
Cependant, elle semblait l'avoir mal prit et donna un coup dans un galet qui s'enfonça dans la flotte. Ce geste l'avait étonné intérieurement. Sans doute que son comportement l'insupportait. Rho, et puis, il ne pouvait pas lire en elle, lui ! Contrairement avec les autres !

Sans se retourner, grâce ou à cause de son pouvoir unique, il avait remarqué qu'il y avait trois élèves de Serpentard... Des Serpents avides à vouloir torturer celle qui avait osé apprivoiser le Diable du Carnage. Ce dernier les ignora sciemment, en ne se retournant même pas pour les dévisager. Bande d'imbécile, se disait le Cinquième Année. Oui, ces trois Serpentard étaient vraiment des imbéciles. Bien évidemment, ils voulaient embêter la Serdaigle. Mais, dès qu'ils avaient vu l'ancien chien de guerre, ils avaient prit la fuite. Tiens, ça lui rappelait ce film à l'humour absurde des Monty Pythons, Sacré Graal ! Une de ses anciennes connaissances dans le milieu était fan de ce groupe et, lors de la première diffusion de ce film à la télé, il l'avait enregistré... Et, une fois par moi, celui-ci visionnait inlassablement le film, dès qu'ils était dans une ville où il y avait un magnétoscope... Plus précisément, ce passage lui rappelait la Geste de Sir Robin, le chevalier-un-peu-moins-courageux-que-Sir-Lancelot, quand il avait croisé la route du Juge à Trois Têtes. S'il se souvenait bien, ça faisait...
And Sir Robin ran away, Bravery ran away away, When danger reached its ugly head, he braverly turned his tails and fled, Yes brave Sir Robin turned about, And gallantely he chickened out, Bravely taking his feet, He beat a very brave retreat, Bravest of the Brave Sir Robin.
Tiens, c'était étrange qu'il connaissait ce passage par coeur... Oh, sans doute à force de l'avoir écouté... Oh puis qu'importait, au final ! Si ces derniers oseraient se venger plus tard, Rutsuku ne se ferait pas prier de leur créer leur pire des cauchemars, à la limite des règles de l'école. Mais ça, c'était une surprise.

Mais il était exact de dire que, si un jour, elle avait besoin d'aide...
Le Serpentard serait là... Même s'il était paralysé ou six pieds sous terre... Il l'aiderait toujours.

"Tu veux rentrer peut-être ?"
"Toi, tu m'as l'air d'avoir froid..."

Une fois encore, il soupira intérieurement. Cependant, il ne pouvait pas le nier qu'il commençait à faire un peu plus frais... Pas que cela le dérangeait. Son pull brun le protégeait tant bien que mal de l'air ambiant frais.

"C'est comme tu veux... Je te l'ai dit en début de soirée. C'est la tienne. Demande et je te suivrai..."
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chance   Jeu 2 Déc - 15:15

Tandis que Sarah réfléchissait au sujet de cette étrange vision, Rutsuku semblait avoir une idée de ce qui aurait put la causer. Pourtant, il n'osa la prononcer de vive voix. Il ne voulait pas dire à Sarah les pouvoirs qu'il possédait, probablement de peur qu'elle ne puisse fuir en entendant qu'il possédait des capacités aussi étranges et puissantes. En effet, lire dans l'esprit des autres, ce n'était pas donné à tous. Mais sans doute qu'elle ne saisirait pas alors pourquoi il ne lisait pas en elle. Et Sarah n'était certainement pas celle qui pouvait au mieux comprendre ce genre de choses. Si Rutsuku lui-même ne pouvait pas le comprendre, alors pourquoi diable le pourrait-elle ? Elle était d'une nature compréhensive mais elle ne pouvait pas non plus tout deviner. L'esprit humain était une chose assez étrange à comprendre. On ne pouvait pas tout saisir si facilement entre ses doigts. C'était comme l'eau, ça s'évadait. On ne pouvait pas enfermer de la fumée dans un bocal. Comme on ne pouvait pas clairement comprendre l'esprit humain. C'était une chose qui dépassait beaucoup de gens. Même Sarah ne saisissait pas toujours comment les autres réfléchissaient mais si elle faisait un effort, elle pouvait comprendre.

Ses yeux contemplèrent distraitement l'eau du lac pendant qu'il lui parlait de cet endroit, un peu vaguement. Il lui affirma indirectement que ces hiéroglyphes se trouvaient en Amérique du Sud et non pas dans les clichés comme l'Égypte ou les cités de sable. C'était bien ce que tout le monde pensait, que l'achéologie ne se situait que dans des lieux comme la Grèce, ou même l'Italie, dans les endroits ensevelits. Pourtant, on ne le savait pas, on pouvait trouver des trésors dans son sous-sol. Façon de parler évidemment, pour dire qu'on pouvait trouver des choses étonnantes près de chez soi. Pour finir sur une note assez amer pourtant réaliste, Rutsuku ajouta qu'il préférait scruter le passé des Hommes plutôt que d'en voir le présent horrible dans lequel ils baignaient. Une note assez froide qui laissa Sarah distante. Certes le présent n'avait rien de reluisant. Il ajouta, lorsqu'elle lui parla de ce fameux Zweig, que ce n'était pas lui qu'on appelait ainsi. C'était plutôt lui qui avait appelé cette personne ainsi. Sarah arqua un sourcil. Pourtant, ce n'était pas sa voix qu'elle avait entendu. Pourquoi démentissait-il ça ? Pourquoi vouloir le cacher ? Pourtant, Rutsuku resta catégorique là-dessus, et s'esquiva mentalement.

Sarah le regarda un instant, un air interrogateur sur le visage. Pourtant, il avait fermé les yeux, il l'ignorait déjà. Rutsuku sortit de ses pensées pour lui dire qu'il refusait bien deux noms, celui-là, et Caradoc. Ce dernier sembla interloqué Sarah qui aurait juré déjà l'avoir entendu. Où déjà ? Ça lui échappait. Mais bon, ce n'était sans doute pas important, si elle avait oubliée. La jeune Serdaigle joignit ses mains dans son dos sans le quitter des yeux. Il venait de rouvrir les yeux en lui disant qu'il avait un nom maintenant de toute façon. Cette affirmation la fit sourire. Elle hocha joyeusement de la tête, arborant ce qui semblait être une forme de fierté sur son visage. Elle était contente d'avoir eu ce privilège. Celui de lui choisir une identité propre. Tandis qu'elle pivotait sur elle-même pour tenter de deviner quelle heure il était par la hauteur de la lune, Rutsuku remarqua qu'elle semblait avoir froid. Elle lui avait demandé s'il voulait rentrer et ce fut sa seule réponse. Sarah haussa les épaules. Pourtant, même si elle ne voulait pas s'imposer, il lui rappela que c'était sa soirée et qu'il suivrait ce qu'elle voulait. Pourtant il y avait bien une chose qu'elle voulait bien. Et une chose qu'elle ne voulait pas, qui formaient un tout.

Elle ne voulait pas que cette soirée se termine maintenant.

" J'aimerais rentrer. Mais pas dans la Salle Commune. Je ne suis pas fatiguée. "

Il était encore tôt après tout. Et pas besoin d'un dessin pour savoir ce qu'elle désirait faire. Les événements de la Grande Salle étaient maintenant passés et s'étaient échappés, elle n'y pensait même plus désormais. Ce n'était même plus important. Certes dans un sens, elle avait envie de revoir ce lieu, cette lumière enchanteresse, cette teinte crépusculaire qui donnait une ambiance enchantée à la chose, mais ce soir, ce ne serait pas possible. Alors autant trouver quelque chose pour le remplacer. Peut-être allait-elle se faire gronder par le professeur Flitwick, elle était souvent absente de la Salle Commune ces temps-ci, mais est-ce qu'ils le remarquaient vraiment ? Est-ce que la petite albinos de Serdaigle se faisait vraiment remarquer par son absence ? Ce n'était franchement que le cadet de ses soucis. Si elle pouvait passer davantage de temps avec Rutsuku, ça ferait son bonheur de toute façon, même si elle ne se l'avouerait jamais. En tout cas, elle avait maintenant prit sa décision sur ce qu'elle comptait faire pour terminer cette soirée. Elle sourit au Cinquième Année avant de l'inviter à la suivre pour se rendre à l'intérieur du château où il pourrait voir où elle désirait en venir, même si c'était évident.

C'est sans craintes que Sarah passa la grande porte menant dans le hall. Il y avait quelques couples ici et là qui discutaient ensemble. Ils étaient les derniers sans doute puisqu'il n'y avait plus beaucoup de personnes dans la Grande Salle, même si oui, il y avait encore quelques personnes qui dansaient et grignotaient ici et là ce qui restait du grand buffet présent dans la salle un peu plus tôt. Comme Sarah le pensait, Matthew et Mina n'étaient pas revenus. Ils devaient être partit se bécoter quelque part. Oh, à leur guise ! Elle s'en fichait. Elle jeta un oeil sur Rutsuku pour s'assurer qu'il suivait et une fois la porte fermée, elle lui rendit volontiers son manteau pour éviter de le porter pour rien. Elle grimpa les escaliers et continua de monter de la sorte jusqu'à rejoindre un étage assez élevée. Lorsqu'ils se trouvèrent devant un mur paraissant tout à fait normal, la jeune femme sembla prendre une pause. Elle avait une chose à demander, même si ça semblait trop demander, mais elle oserait quand même. Elle voulait vraiment revoir cet endroit. Non pas dans la Salle sur Demande, ou dans un rêve. Elle voulait le revoir et avec lui, puisque seul lui pourrait l'y amener très certainement, n'est-ce pas ? Elle se lança donc.

" Je voudrais revoir cet endroit un jour. Mais je voudrais y aller avec toi. Ça te dit ? " fit-elle avec un sourire tout doux.
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Une nouvelle chance   Jeu 2 Déc - 18:38

Rutsuku n'avait pas menti en disant que c'était lui qui avait appelé une personne dénommée Zweig. Après tout, quand il avait vu ce lieu, il venait d'avoir six ans. Puis, avec le temps, une voix se mue, surtout lors de la période de l'adolescence. C'était ce qui se passait actuellement avec lui. La voix du Cinquième Année n'était pas entièrement formée, bien qu'elle s'approchait clairement du son baryton, bien que plus penchant vers le grave. Sans doute était-ce pour ça qu'elle ne le croyait absolument pas. Mais, cela lui était complètement indifférent... Après tout, un adolescent faisait que peu le rapprochement avec ce fait naturel.

Mais, à chaque fois, c'était pareil... Le Serpentard ne pouvait s'empêcher d'aoir une once de regret profond lorsqu'il évoquait toujours le nom de Zweig ou de Caradoc. Bien qu'il savait pertinemment qu'il avait tué son père, comment il l'avait fait... Malgré tout ses efforts, il n'arrivait pas à comprendre la raison pour laquelle il l'avait fait cela, bien qu'il sentait au fond de lui que ce N'etait PAS un accident... Que c'était volontaire. Il n'arrivait même pas à se souvenir comment il avait fait pour trimballer le corps de son père adoptif jusqu'au lieu où il reposait en ce moment... C'était un vide dans sa tête, dont l'adolescent à problèmes avait apprit à vivre avec.
Sans doute parce que c'était à cause de ça qu'il n'arrivait pas à surmonter cette pente... Parce qu'il avait accepté de vivre avec, et non pas d'y surmonter.

"J'aimerais rentrer. Mais pas dans la Salle Commune. Je ne suis pas fatiguée."

Comme réponse, il ne fit qu'hôcher de la tête. De toute façon, il n'avait rien à dire et elle avait été assez claire. Puis, il ne voulait pas qu'elle hausse de nouveau la voix lorsqu'il dirait qu'elle devrait songer à aller dormir, pour ses cours le lendemain. Les évènements de Poudlard reprendraient leurs aspects habituels dès le lendemain, avec les intrigues, les ombres, mais aussi la lumières et le bruit des plumes frottant sur le parchemin. Bien évidemment, l'ancien chien de guerre n'irait pas en cours, comme d'habitude. Il préférait étudier à sa manière...
Et hors de question que Sarah suive le même chemin que lui...

Puis, ce fut les mains dans les poches qu'il suivit docilement la Quatrième Année, sans prendre la parole. le Diable du Carnage l'avait bien dit, non ? Il la suivrait où qu'elle voulait. Par contre, si elle tentait de lui faire avaer un seul plat préparé, elle allait le regretter amèrement. On ne se moquait pas impunément de lui, tout de même. Qu'importait de toute façon les regards qui les dévisageaient quand ils rentrèrent dans le château. Après tous, ils étaient, eux aussi, aussi des élèves. A moins que ceux qui les regardaient étaient toujours sous le choc de voir qu'une si frèle élève de Serdaigle avoir pu apprivoiser ce Taré, ce Fou, ce Dérangé...

S'ils ne pensaient qu'à ça, ils n'allaient pas aller loin, se disait le Cinquième Année...

Alors qu'il se demandait où elle allait l'emmener, Sarah reposa sa veste émeraude et la lui tendit. D'abord un peu surpris intérieurement, il la reprit doucement, sans blesser les mains blanches fragiles de l'Albinos. Bien évidemment, il n'oublia pas le hochement de tête qui était le seul signe extérieur de son remerciement intérieur. Puis, alors qu'il la suivait, il la remit distraitement sur ses épaules. Pourtant, à peine qu'il avait fait cela, bien qu'il suivait sa cavalière, il était perdu dans ses pensées...
Parce qu'il sentait son odeur enivrante. Elle était tellement particulière que ça le rendait perplexe intérieurement. Elle était bien plus douce, plus discrète, et plus précieuse que toutes les autres qu'il avait sentit jusqu'alors ;- en même temps, sentir le sang, les cadavres brûlés et la terre calcinés, ce n'était pas compliqué de faire plus doux.
Et cette chaleur accueillante qui lui recouvrait ses épaules... Il n'avait jamais ressenti cela, même si le plus proche de cette étrange chaleur qu'il avait ressentit était celle d'Ylda Dearborn...

Puis, elle s'arrêta devant un mur banal. Comme d'habitude, il regarda autour d'eux, voir s'il n'y avait personne, mais aussi pour se reconnaître dans le lieu. Pourtant, ça lui disait quelque chose... Comme lorsqu'ils avaient fui Rusard une nuit. Oui, maintenant qu'il y pensait, c'était là que se trouvait la Salle sur Demande.
Cependant, elle prit la parole, avant qu'il ne le fasse :

"Je voudrais revoir cet endroit un jour. Mais je voudrais y aller avec toi. Ça te dit ?"

Et voilà qu'en plus, elle avait sourit... Bon sang...
Il n'arrivait rien à lui refuser quand elle était comme ça...

"Nazca se trouve au Pérou... Et ce n'est pas avant un bon moment avant qu'on y aille vraiment..."

En même temps, l'ancien mercenaire avait raison... Il fallait être majeur ou avoir l'accord de ses parents et être accompagné par un adulte pour voyager, surtout dans un pays aussi instable que le Pérou. Enfin, le pays en lui-même n'était pas vraiment instable, c'était les pays environnants. Ne serait-ce que le Chili avec la Dictature de Pinochet, terminée l'an dernier... Sans compter le voyage, il ne fallait pas oublier le Triangle du vide entre les côtes africaines et américaines...
Et puis, il y avait aussi son travail illégal. il venait de le commencer... Il ne pouvait pas se permettre de prendre déjà des vacances...

"Mais, on ira un jour sur les lieux... si tu veux...
En même temps... On en profitera pour visiter le Machu Pichu, qui se trouve aussi dans ce pays, et pas très loin."


Bien évidemment, Il y avait aussi d'autres sites archéologiques, mais bon, il n'allait quand même pas déjà prévoir un programme digne d'une agence de voyage uniquement pour elle. C'était elle qui déciderait... Sans compter qu'il ne savait pas si elle affectionnait l'Histoire et l'archéologie en règle générale...

"Cependant, ce n'est pas pour tout de suite... Tu ne peux profiter que du souvenir que j'ai de ce lieu."

Rutsuku faisait une moue intérieure, se disant vraiment qu'il n'arrivait vraiment rien à refuser venant de la part de Sarah... Il en soupira même de consternation, tellement qu'il était faible face à elle. Pourtant, au même moment, une phrase d'un écrivain français lui traversa l'esprit :

Il n'y a qu'une seule règle en amour, c'est de rendre la personne heureuse...

Déjà que le Serpentard n'aimait pas Stendhal, mais en plus, non ! Il n'était pas amoureux et ce n'était pas ce soir la veille qu'il allait commencer !

"Et si tu veux encore en profiter... Faudra trouver une pensine..."

Peut-être que l'Albinos comprendrait ce qu'il voulait dire par-là... Ou pas...
Mais qu'elle n'ose pas croire qu'il allait s'ouvrir à elle et tout lui révéler. Oh que non !
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