Ex Libris Umbra : le RPG dessous l'histoire de Harry Potter
Bonjour, cher invité !

Tu es ici parce que tu aimes l'univers de Harry Potter et que tu voudrais savoir savoir les coulisses de l'Histoire ?

Voici le contexte... Tu es pendant l'année scolaire 1991-1992...
Et si tu pouvais faire de de grands changements ? Que ferais-tu ?

Artisan de mon sort et de celui de plusieurs...
Où chacune de tes actions ont des conséquences sur toi et sur les autres joueurs.


Ex Libris Umbra, où tu suis les coulisses de l'Histoire...
Et où tu peux aussi la changer.

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 Londres : Petit Moment de Répit

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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Londres : Petit Moment de Répit   Dim 23 Jan - 18:41

× Précédement ×

Evidemment, Rutsuku ne pouvait pas s'empêcher de répondre de manière toujours aussi cynique dès qu'il en avait l'occasion. Lorsqu'elle lui demanda si ça le gênait d'aller manger un morceau en sa compagnie, il se contenta de dire que si ça le dérangeait réellement, il serait déjà rentré à Poudlard sans autre forme de procès. Sarah décida donc de se taire et haussa les épaules innocemment. Elle ne pouvait pas dire qu'elle ne s'y attendait pas. Elle le connaissait assez bien maintenant pour estimer quand il risquait de lui donner une réponse cynique ou qu'il risquait de mal prendre quelque chose. Il ne fallait pas réellement le connaître pour ça mais simplement deviner ce qu'il ne fallait pas dire et ce qu'on pouvait dire à nos risques et périls. Elle se souvenait encore du jour où elle l'avait rencontré dans la bibliothèque. Il lui semblait tellement glacial, si lointain. Maintenant au fond, elle se rendait compte, en étant davantage à ses côtés, qu'il était plus aisément vivable qu'elle n'aurait put le penser ce jour-là entre ces multitudes de rangées de livres, sous le regard mauvais de madame Pince. Elle se souvenait aussi de la rencontre assez catastrophique au niveau du lac noir longeant Poudlard.

Ce jour-là, Rutsuku lui avait annoncé qu'il se mutilait lui-même les mains, lorsqu'elle avait remarqué bon nombres de coupures sur le revers de celles-ci. Et il lui avait sommer de ne plus jamais le toucher au risque de mourir. Pourtant, là, elle lui tenait la main, et il la tenait aussi, la sienne. Il ne semblait pas empreint d'une envie de meurtre, il ne semblait pas trouver ça désagréable. Heureusement. Mais le fil de ses pensées s'échappa lorsqu'il décida de s'approcher d'un sans-abri quémandant de l'argent. Si Rutsuku pensait qu'elle avait jugé cet homme dangereux, c'était faux. Elle n'aimait pas croiser des mendiants parce qu'elle se sentait impuissante face à eux. Elle était trop généreuse, trop gentille. Elle les aiderait bien mais elle se sentait si bête lorsqu'elle n'avait pas un sous dans les poches qu'elle préférait ne pas les croiser. Leur regard remplit de désespoir l'atteignait trop rapidement. Mais Rutsuku la surprit en s'approchant, et en lui posant une question que Sarah ne comprit pas du tout, puisqu'il venait de s'exprimer dans une langue étrangère. D'après l'accent, Sarah crut comprendre que c'était du russe, mais elle ne saisissait pas du tout ce que ça voulait dire. Il parlait donc russe ?

Elle ne pouvait pas vraiment s'empêcher de trouver ça fascinant. Parler le russe semblait être quelque chose de compliqué lorsqu'on l'entendait juste comme ça. Le sans-abris répondit dans la même langue après avoir semblé ébahit d'entendre une personne parler son langage. Il put répondre en russe plutôt que de baragouiner de l'anglais mal prononcé et difficilement compréhensible. Après cette discussion dans laquelle Sarah ne trouva pas du tout sa place, elle fut estomaquée de voir Rutsuku sortir de l'argent et le donner au sans-abri russe. Sarah avait tout suivit même si elle ne comprenait pas les mots prononcés. Pendant qu'il fouillait dans son porte-feuille, elle avait évidemment remarquer la photo, du coin de l'oeil, mais elle n'y prêta pas tellement attention. Elle y jeta un regard en tentant de mieux voir mais elle n'en aurait pas le temps qu'il ferma le vieux porte-feuille et donna de l'argent au mendiant avant de prendre Sarah par une épaule, une forme de protection, tout en lui indiquant le chemin. La jeune fille hocha de la tête tout en suivant tranquillement. Puis, après quelques minutes de silence, alors qu'ils longeaient la rue déserte, Sarah se décida à reprendre la parole tout doucement.

- C'était du russe non ? Je ne savais pas que tu savais le parler.

En vérité, il y avait bien des choses que Sarah ne savait pas sur cet étrange personnage. Contrairement à ce qu'il pensait, Sarah ne comptait pas le bombarder de questions. Elle comptait le laisser tranquille pour le moment, déjà qu'elle se doutait que c'était pénible pour lui d'aller dans un restaurant où il y aurait sans doute des personnes en cette petite soirée et de la nourriture alléchante... pour une personne normale. Lui n'aimerait pas l'odeur des pâtes à la sauce rosée cependant. Mais Sarah adorait ça et elle mourrait de faim, elle ne se priverait donc pas de manger. Lorsqu'ils furent devant la porte, elle réalisa que c'était un restaurant relativement modeste, rien de trop dispendieux mais pas pauvre non plus, quelque chose de sympathique. Lorsqu'ils entrèrent, l'odeur de la nourriture donna encore plus faim à Sarah, mais elle jeta un oeil sur Rutsuku en se disant que ça le dégoûterait sûrement davantage. Il faisait un gros effort et elle l'appréciait. Un serveur vint les accueillir et demanda si c'était pour deux personnes. Question tellement stupide quand on y pensait. Il les guida à une table où il leur donna un menu en leur disant que quelqu'un viendrait prendre leur commande sous peu.

Sarah le regarda partir.

- Avec mon père, la cuisine italienne, ça me connait... Il adore ça. On en mange souvent.

Sans doute que Rutsuku n'en avait rien à faire mais Sarah avait lancé ce petit commentaire pour adoucir l'ambiance. La jeune albinos ouvrit le menu qu'elle regarda pendant un instant. Pas envie de vin, non merci, elle n'aimait pas l'alcool. Elle se contenterait sans doute d'un soda avec une assiette de pâtes à la sauce rosée, ou peut-être des canellonis au fromage ! Oui voilà ce serait parfait ça. Elle décida donc de prendre ça. Preuve qu'elle avait fait son choix, la Serdaigle ferma le menu. Mais, en attendant le serveur, une question la travailla soudainement. Elle regardait son verre d'eau dans lequel les glaçons s'entrechoquaient paresseusement, jusqu'à finalement avoir le cran de poser la question.

- Rutsuku... Pourquoi tu n'aimes pas manger des plats cuisinés ?
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Dim 23 Jan - 20:44

Si une chose avait satisfait Rutsuku, c'était bien que ce clochard russe ne les suivait pas. De plus, il semblait avoir comprit son message. Hmph ! En même temps, il avait quand même été clair. Bon, sa seule difficulté serait de mieux parler anglais. Mais bon, il n'allait quand même pas devenir un professeur particulier pour un sans-abri. On n'avait rien sans rien. Bref, il fallait faire un effort considérable pour avoir ce qu'on voulait. C'était ainsi. Ne pas compter sur une certaine charité ou une quelconque providence. Forger ce qu'on désirait avec ses propres mains. Voilà comment fonctionnait la vie. La nationnalité n'avait peu d'importance, en ce cas-là.

Cependant, la Serdaigle avait posé sa question, comme un peu surprise qu'il maîtrisait plusieurs langues. C'était si étrange que ça ou bien était-ce de la fascination ? Le Serpentard ne savait pas trop comment le prendre... Alors autant le prendre comme d'habitude, c'est-à-dire avec indifférence.

"En même temps, j'ai travaillé avec beaucoup de Russes... Puis, j'ai pas fait neuf écoles pour rien... Être polyglote, ce n'était pas obligatoire, c'était une nécessité dans mon boulot en plus."

Qu'importait s'il venait de révéler qu'il avait été dans plusieurs établissements scolaires. Cependant, il s'attendait aussi à être questionné sur le mot boulot. Après tout, il l'avait utilisé deux fois dans sa réponse. Sans doute que ça tiquerait dans l'esprit de l'Albinos... Comme beaucoup de choses. Mais bon, il n'y répondrait pas... Du moins, pas tout de suite.
Il se préparait mentalement de ne pas vomir de dégoût lorsqu'il sentirait pendant un bon moment les différentes odeurs des plats préparés. Il se préparait aussi à supporter la vue d'un de ces plats sans rentrer dans une fureur noire. L'histoire du pain à la Salle sur Demande avait suffit. Puis, il avait bien pu supporter cela lors du bal de clôture du carnaval... Le Diable du Carnage pourrait bien supporter cela une fois de plus.
Surtout pour elle... C'était la moindre des chose de l'avoir accompagné voir les Dearborn.

Oxford Street était une longue avenue, assez peuplée. Mais c'était souvent des passants qui ne faisaient que passer et qui ne visitaient pas les lieux. Cependant, les quelques restaurants qu'il y avait remplissait toujours une grande partie leurs tables. Après tout, être dans une rue avec beaucoup de mouvement, c'était facilement repérable. Certains restaurants avaient misé sur l'attirance visuelle avec le bling-bling. D'autres, dont le restaurant italien, avaient décidé de miser sur la sobriété. Après tout, ils n'étaient pas dans la Cinquième Avenue, ni même dans les Champs Elysées.

Alors, quand ils rentrèrent dedans, l'ancien mercenaire se retint de faire une grimace de dégoût en sentant l'odeur. Cependant, cela se voyait que son teint était devenu plus pâle, moins ferme. Mais, il devait quand même faire cet effort pour la Serdaigle. C'était en pensant à cela qu'il accompagnait sa protégée jusqu'à la table présentée par le serveur et qu'il s'y assit aussi... C'était une place un peu en hauteur, en ayant une vue privilégiée sur la rue passante. Au moins, ça lui laissait l'occasion de voir autre chose que de la bouffe.

Quand on lui donna sa carte des menus, il ne s'embarrassa pas de la regarder, il la laissait sur le côté.

"Avec mon père, la cuisine italienne, ça me connait... Il adore ça. On en mange souvent."
"Je ne connais pas vraiment la gastronomie italienne, même si j'ai fais un séjour là-bas."

Plus ou moins long et plusieurs fois... Sans compter qu'il avait été créé à l'Etat de la Cité du Vatican et qu'il avait été trouvé dans un No Man's Land entre justement le Vatican et l'Italie...

"Sans compter que, par extention, je suis Italien..."

Merde ! Pourquoi est-ce qu'il venait de dire ça ? Franchement, l'Humoculus voulait se fracasser le crâne pour avoir sorti ça. Une fois encore, il avait dit une chose qu'il voulait garder en lui... Bon, il savait que ce n'était pas l'Albinos qui allait le crier sur les toit, ni même sur l'Etna... Mais quand même ! C'était à croire qu'il n'avait aucune défense quand il était avec la Serdaigle. Heureusement qu'à Poudlard, les autres étaient tellement ignorants et aveugles qu'ils n'y faisaient pas gaffe... En même temps, si ça se remarquait et qu'un imbécile le lui faisait remarquer, il y avait de forte chance que le dit imbécile finisse à l'infirmerie...

Alors que lui regardait Oxford Street sans grand intérêt, tout en restant en alerte sur des gestes ou des pensées suspectes, que ce soit à l'intérieur ou dehors, son regard était perdu dans le vague... L'adolescent repensait à ce qu'il venait de se passer, tout en affichant son désintérêt pour la carte des menus. L'hospitalisation d'Amerawrdr, les punitions et la tendresse d'Ylda, le soutien de Sarah... Mais aussi les problèmes qu'ils pourraient avoir à Poudlard s'ils se faisaient attraper. De toute façon, il prendrait ses responsabilités, comme il l'avait annoncé à sa protégée. S'il était viré de cette école, ses problèmes allaient continuer et il n'allait pas arrêter d'échaffauder des plans pour voler la Pierre Philosophale.
Puis, quelque chose lui parvint à ses oreilles, qui le tira de ses pensées...

Et voilà qu'elle lui posa LA question... Pourquoi il ne mangeait rien de préparer. Sans doute qu'elle avait vu qu'il avait tiqué quand Ylda avait déclaré qu'elle allait préparer un festin et qu'ils allaient devoir le manger. Ou même devant le pain à la Salle sur Demande, quand il avait une vive colère contre lui-même en regardant ce simple bout de pain.

"Tu as intérêt à avoir vu où était les toilettes..."

Puis, il poussa un soupire audible. Au fond, il ne voulait pas le dire, surtout à une gamine aussi sensible que Sarah. Mais bon, si elle aspirait un jour à être dans le domaine médical ; même s'il était persuadé que ce serait le mieux pour elle ; elle verrait des fois des blessures que le commun des mortels n'avait pas... ou que les personnes normales n'étaient pas succeptibles d'avoir. Après tout, toutes les cicatrices qu'il avait étaient uniquement liés à la facette que l'Humanité refusait clairement de voir... Les Massacres, les Guerres, les Conflits, les Génocides... Lui avait baigné dedans quand il n'était qu'un nourisson. Et avait du grandir rapidement s'il ne désirait pas manger les pissenlits par la racine.
C'était bien pour cela qu'il avait du mal à s'accomoder au monde normal et civilisé... Il n'avait vécu qu'en extériorisant la partie sombre de lui-même... Là, il la refoulait.

L'ancien chien de guerre releva alors la manche de son pull brun de son avant bras-gauche. Outre les brûlures ou diverses plaies, il y avait aussi ces morceaux de couleur de peau différentes... Plus rouge que le teint normal de sa peau, qui laissait aussi une étrange différence de niveau. Comme si c'était une peau minutieusement arrachée, en profondeur... Puis, instinctivement, il remit le bout de tissu sur son bras lorsque le serveur arriva pour prendre la commande.

"Rien pour moi. Prenez la commande de mon amie."

Au moins, il était catégorique. Cependant, le serveur voyait cela comme une outrance.

"Monsieur, veuillez au moins..."

Cependant, comme avec la secrétaire de Sainte-Mangouste, il agit étrangement, ignorant complètement le Hacker de Cerveau. Une fois encore, il s'était introduit dans l'esprit de quelqu'un pour avoir la paix. Franchement, s'il ne voulait pas consommer, il ne consommait pas ! Point final ! Il attendit que cet enquiquineur eusse prit le menu de Sarah, ainsi que les deux bout de cartons et qu'il s'éloigne pour un bon moment.

"Je te laisse deviner ce que sont ces cicatrices."
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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Sam 29 Jan - 12:25

Le fait que Rutsuku ait travaillé avec des russes lui avait permit d'apprendre cette langue avec relativement d'aisance. De toute façon, dans son travail, peu importe ce que ça pouvait être, il fallait être polyglote pour pouvoir s'exprimer convenablement avec les personnes parlant d'autres langues que l'anglais ou le français. Sarah ne pouvait qu'avouer qu'elle trouvait ça fascinant de parler autant de langue, elle qui ne connaissait que l'anglais, le français et un brin de japonais. Son père avait beau parler italien, elle n'y comprenait rien du tout et en vérité, ce n'était pas une langue qui l'attirait particulièrement, tout comme l'espagnol. Elle n'aimait pas la sonorité de cette langue en vérité, il ne fallait pas trop chercher à comprendre. Mais si Rutsuku s'imaginait qu'elle allait lui poser trente-six questions juste parce qu'il lui parlait de son boulot, il se mettait le doigt dans l'oeil. La jeune fille se contenterait de garder ça en tête pour poser la question plus tard, dans des moments plus propices. Là, une autre questions planaient dans l'air et c'était celle qu'elle lui avait posé concernant ces fameux plats préparés et son dégoût à l'égard de ceux-ci. Après tout, elle ne trouvait pas ça réellement normal de cracher là-dessus...

Et pourtant, elle ne s'imaginait pas combien Rutsuku avait une bonne raison. Une raison assez étonnante d'ailleurs. Toutefois avant de répondre à sa question, il annonça aussi qu'il n'y connaissait strictement rien en gastronomie italienne et pourtant, il avait passé un séjour là-bas, sans en dire la longueur. Sarah voulu tout de suite savoir de quoi ça avait l'air mais avant qu'elle ne lui demande, Rutsuku précisa que de base, il était italien. Et pourtant il ne connaissait rien à la cuisine italienne. Si Sarah ne prononça aucune parole, son regard disait tout : elle voulait absolument qu'il lui parle de l'Italie. Manque de chance cependant, ce n'était pas ce qui en suivrait avec la discussion relativement étrange qu'ils allaient avoir. Puisque lorsqu'elle posa la question, la première réponse du Serpentard fut qu'elle ferait bien de connaître la direction des toilettes. Sarah arqua un sourcil, questionnée quant à une réponse aussi étrange. Pourquoi devrait-elle savoir où se trouvait le petit coin, pour vomir ? Oui probablement ça, sinon, elle ne voyait pas le rapport, bien qu'elle le comprendrait bientôt lorsqu'il releva sa manche pour lui montrer son bras. Baissant le regard dessus, Sarah put voir son état disons, curieux.

Son bras était salement amoché. Il était couvert de morceaux de diverses couleurs, c'était franchement étrange. Elle ne ressentait pas de dégoût mais plutôt une certaine, disons, curiosité à l'égard de ce qu'elle voyait devant elle. Elle voulait savoir ce qui s'était passé. Après tout, ça ressemblait un peu à un vieux vêtements qu'on aurait réparé avec des patchs de différentes couleurs sans trop s'en préoccuper. La vision s'effaça alors que le serveur revenait vers eux pour prendre leur commande. Rutsuku retira rapidement son bras de la vue de l'homme en lui disant qu'il ne prenait rien et qu'il ne faisait que prendre la commande de Sarah. L'albinos allait dire ce qu'elle voulait quand le serveur, visiblement outré, demanda à Rutsuku d'au moins consommer quelque chose. Il changea cependant vite d'avis et se contenta de prendre la commande de Sarah. Lorsqu'il partit suffisamment loin, Rutsuku lui demanda de deviner ce que ces cicatrices représentaient. Elle le regardait dans les yeux avant de descendre le regard vers son bras qui était encore recouvert de sa manche. Elle s'imagina plein de trucs farfelus mais n'osait y croire. Finalement, Sarah décida de poser la question avec une hypothèse légère.

- Tu, tu as été mordu ?

Bon d'accord, elle se sentait un peu stupide de poser la question comme ça, parce que ce n'était pas du tout ça. Enfin, on pourrait dire que ça avait quelque peu un rapport avec la véritable raison. Elle ne voulait pas non plus s'imaginer des choses comme une histoire de cannibale et pourtant, ce n'était pas si loin de la réalité. Contrairement à ce que pensait Rutsuku néanmoins, elle n'avait pas envie de vomir, et manger en parlant de ça ne lui ferait strictement rien. Sarah était plus forte qu'il ne le pensait. Elle avait un mental d'acier, merci à son père, et le coeur solide. Parler de trucs aussi dégoûtants que des excréments à table ne lui levait pas le coeur du tout. Elle en oublia cependant de lui demander comment c'était l'Italie, bien que ça lui reviendrait sûrement. Tandis qu'elle attendait la réponse de Rutsuku, son plat arriva. Service rapide, pensa-t-elle. L'assiette fumante sentait bon la sauce tomate, les pâtes chaudes et le fromage fondu. Des choses qui donneraient envie de vomir à son ami sans aucun doute, si bien qu'elle garda le plus possible l'assiette vers elle. Sarah attendit quand même un peu. La fumée s'échappant de là prouvait que c'était encore très chaud, peut-être bien trop.

- Tu peux me le dire... Je n'irai pas fuir aux toilettes, fit-elle discrètement avec un sourire en coin.
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Sam 29 Jan - 15:41

Pour un individu tel que Rutsuku, c'était difficile de rester calme et ne pas avoir envie de recracher ses derniers repas. Pour cela, il se retenait franchement à tout casser, tout en serrant les dents. Bon sang, que cette torture se termine vite fait, puisqu'il ne pourrait pas tenir toute la soirée dans cet état-là. Et pourtant, il sentait que Sarah voulait qu'elle lui parle de l'Italie. De toute façon, qu'est-ce qui avait à dire de ce pays ? C'était comme partout... Ce pays ne faisait même pas honneur à leur glorieux passé lié à la Renaissance... Les Borgia, Della Rovere, les différentes Ville-Etats, sans compter les artistes tels que Michel-Ange, Boticceli ou un génie tel que Leonard de Vinci. Tout ce que les italiens se souvenaient, c'était la réunification et leur indépendance au dix-neuvième siècle.

Sans compter qu'il n'était pas vraiment Italien... Il l'était par extention. Quand on était né à la Cité Etat du Vatican, on était toujours, par extention, Italien. Mais, tant que Sarah ne posait pas de question, il ne répondrait pas. Après tout, comment avouer qu'à peine sa naissance ; même si dans son cas, le terme création était plus approprié ; on l'avait abandonné dans un No Man's Land entre justement le Vatican et l'Italie, représentée par Rome. Comment avouer en plus que, quand on l'avait laissé tomber, il avait failli crever de froid, de faim et de maladie...

Il ne devait sa survie qu'à son père... Et en remerciement, le Serpentard l'avait tué de la plus horrible des manières... La seule personne qu'il ne voulait et ne devait jamais tué... Il l'avait fait...
Non, même... Il ne se sentait pas capable de répondre, même si l'Albinos lui poserait des questions sur ses origines. Déjà qu'il faisait un grand effort en lui même pour vouloir lui dire pourquoi il ne pouvait pas manger des plats préparés.

La Serdaigle était trop pur et, au fond... Il voulait préserver cette blancheur qui le caractérisait, cette innocence... L'Humoculus ne voulait pas qu'elle connaisse les horreurs qui LE caractèrisaient. C'était peut-être pour cela qu'il la protégeait maintenant... Qu'il était devenu son garde du corps.
Parce que l'adolescente était devenu son ange... La seule personne qu'il estimait comme une amie... Cet ange qui lui avait donné une lumière inestimable pour son âme embourbée dans les ténèbres sombres et visqueuses. Il la protégerait de toute ombre qui oserait la tâcher... Qui oserait la salir. Pour que plus jamais, elle ne connaisse le désespoir qui l'avait touché à la Volière lors de la semaine du Carnaval.

Alors, quand elle supposa qu'il avait été mordu, il ne poussa qu'un simple et court soupire. Franchement, les morsures ne laissaient pas de telles blessures, surtout carrées ! Quand c'était les morsures, ça laissait que des trâces en lignes ou arrondies... Pas carrées ou précisément coupées, comme c'était le cas sur son bras. Tsss... Elle n'avait vraiment rien dans la cervelle. bref, un crâne vide, comme parfois, il l'appelait. A moins qu'elle n'avait pas osé lui demander s'il avait été victime de canibalisme. Victime de canibalisme... Ah, ça faisait pitoyable dit comme ça... Non, il n'avait même pas été une victime, puisqu'il avait choisi d'être à cette place là... Il avait accepté de subir tant de torture pour une seule chose... Une chose dont il avait lamentablement échoué.

C'était peut-être pour cela qu'il n'arrivait pas à se pardonner... Qu'il se détestait vicéralement... Qu'il n'arrivait pas à surmonter ce traumatisme... Qu'il n'arrivait pas à se souvenir précisément ce qu'il avait fait entre le Massacre de Hama et le Massacre de Sabra et Chatila...

Le Diable du Carnage allait répondre quand le serveur rapporta le plat commandé par sa protégée. Si bien que le teint de l'ancien chien de guerre était blanc avant, cette fois... C'était plus que visible. Tout son visage était devenu blanc comme un linge et il faisait un énorme effort pour ne pas avoir à montrer son dégoût ou son envie urgente d'aller aux toilettes et boucher une cuvette des wc. Il attendit que le serveur la serve correctement et s'en aille pour essayait de dire quelque chose...

"Heu..."

Très construit, ça ! Cependant, il la regardait... Mais il voyait en même temps ce fichu plat de pâtes fumantes, avec cette sauce tomate et ce parmesan fondu. Sans compter cette senteur... Et voilà que le Serpentard commençait à suer à grosse gouttes, tellement qu'il se retenait pour ne pas être malade ou écoeuré. Heureusement que peu le savait, mais ce n'était vraiment pas la peine de ramener des gros bras pour le battre... Lui présenter des plats préparés suffisaient à le rendre malade et à lui faire perdre ses moyens.

Rutsuku ne put s'empêcher de dire en un souffle :

"Mange ce satané plat... Je ne vais pas pouvoir te répondre en sentant perpétuellement cette odeur infecte accouplée avec cette vision qui me donne envie de gerber tout mon être."

Tout en disant cela, l'adolescent sentit un haut le coeur vraiment désagréable. Comme s'il avait le mal de l'air, de mer et de terre en même temps. Et puis, pourquoi est-ce que la bouffe préparé fumante puait autant ? Franchement, ce n'était pas possible ! Même si Rutsuku savait pertinemment que ce soucis, ça ne venait que de lui...

Puis, il se mit à regarder la rue passante, tout en mettant sa main droite devant sa bouche et son nez. Au moins, ça pourrait sembler, pour les serveurs, que l'étudiant le plus misanthrope de tout Poudlard réflechissait ou avait le regard perdu dans le vague, perdu dans ses pensées.
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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Mar 1 Fév - 0:38

Sarah avait émis une hypothèse un peu bizarre et peut-être trop extrême pour Rutsuku. Ce dernier devait encore penser qu'elle avait un crâne vide. Comme le coup où il lui avait proposé de lire Hamlet parce qu'ils auraient des points en commun ; un crâne vide dans le bouquin. C'était franchement cinglant comme réponse mais Sarah avait totalement l'habitude maintenant et ses phrases sarcastiques ne lui faisaient plus autant d'effet. Du moins, pas d'effet négatif. L'assiette fumante sous le nez, l'albinos attendait que son ami de chez les serpents d'argent lui réponde concernant ces étranges marques sur son bras. Ce n'était pas des marquages ordinaires après tout et elle avait tout simplement pensé qu'il aurait put être mordu, et pas nécessairement par un être humain, peut-être pas un chien, ou même un ours vu les endroits où il allait. Elle ne pensait pas qu'il avait été la pauvre victime d'un cannibalisme. Quoi que, c'était bien une théorie qui lui avait traversé l'esprit, bien qu'elle ne le pensa pas réellement. Elle ignorait, en vérité, d'où venaient ces marques et voulait le savoir. Elle désirait le savoir par curiosité maladive maintenant. Après tout, Sarah était, avouons-le, une personne trop curieuse.

Néanmoins, la réponse de Rutusku ne fut pas aussi constructive qu'elle l'espérait. Lorsqu'elle l'incita à lui en parler, le jeune homme se contenta d'émettre un simple son comme s'il allait commencer une phrase en réfléchissant à sa structure, mais il abandonna, il semblait avoir horriblement blêmit soudainement. Sarah afficha une bouille inquiète tandis qu'il détournait farouchement le regard en lui ordonnant de rapidement manger son plat pour éviter qu'il n'aille encore plus mal au coeur. Oh ! Elle avait complètement oubliée qu'il détestait ne serait-ce que la vision d'un plat préparé. Rutsuku disait être tout simplement incapable de lui répondre tant qu'il aurait cette odeur repoussante sous le nez et la jeune fille baissa le regard sur son plat qui, selon elle, sentait vraiment très bon. Elle ne comprenait pas comment il pouvait détester ça autant. Mais peut-être qu'elle comprendrait mieux plus tard, lorsqu'il accepterait de tout lui raconter. Prenant le menu qui se trouvait encore sur la table, Sarah l'ouvrit pour le poser juste devant elle. Elle se cachait ainsi de Rutsuku mais elle lui cachait aussi la vision de ce plat qu'il semblait trouver totalement infecte. Elle le respectait là-dessus et venait de le prouver.

- C'est mieux comme ça ?

Il pouvait toujours sentir l'odeur mais au moins, il n'aurait pas la vision de ces pâtes bourrées de fromage et de sauce tomate sous le nez. Elle ne faisait pas ça pour l'inciter à parler, elle le faisait surtout pour qu'il se sente moins inconfortable. Il pouvait toujours la voir de toute façon, à un certain point, mais il ne voyait plus du tout son assiette encore fumante. Si Rutsuku refusait de manger, Sarah ne se crèverait pas de faim pour ses beaux yeux verts. La jeune femme piqua donc dans son assiette et commença à manger sans trop s'imaginer à quel point son ami pouvait être mal à l'aise actuellement. Elle se disait simplement que ça devait être similaire à un haut le coeur en plein avion, ou en pleine voiture, ou tout ça en même temps. Quand elle y pensait, elle n'aimait pas non plus les voyages. Elle avait le mal des transports. Ce qui était assez stupide pour une élève de Poudlard devant souvent prendre le train, mais dans un train, elle avait tendance à supporter le mouvement, contrairement à une voiture moldue ou même un avion. Elle avait prit le bateau une seule fois lorsque son père avait voulu lui montrer comment pêcher. Un cours assez catastrophique puisque Dante avait fini dans le lac...

Elle prit quelques minutes quand même pour manger. Bien qu'elle se pressa un peu pour ne pas trop faire attendre Rutsuku, elle ne s'étouffa pas non plus en se dépêchant comme pas possible. Sarah gratta au mieux le fond de son assiette pour tout débarrasser et s'essuya la bouche à l'aide de la serviette placée là plus tôt, avant même qu'ils n'arrivent sans aucun doute. Comme elle avait terminée, allant même jusqu'à prendre un bout de pain pour retirer les restes de sauce, Sarah daigna enfin retirer la carte de devant ses yeux pour la coucher à plat contre la table et pousser un peu son assiette, démontrant ainsi à un quelconque serveur passant par là qu'elle avait terminée de manger et qu'ils pourraient prendre l'assiette et les couverts. Pour mieux faire passer le tout, Sarah prit le temps de boire le reste de son eau bien froide dans laquelle baignait encore quelques bouts de glaçons. Ils avaient déjà beaucoup fondus. L'eau était donc particulièrement froide sans que ça ne déplaise à la jeune fille de Serdaigle. Cette dernière but cul-sec le reste de son verre et le posa sur la table avant de s'essuyer de sa manche - oubliant que c'était le manteau du Serpentard - avant de sourire franchement.

- Ce fut délicieux. Je me sens mieux maintenant ! On se sent toujours mieux après avoir mangé de toute façon...
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Mar 1 Fév - 2:22

A peine qu'il avait donné son ordre... enfin, qu'il avait dit cette remarque, Rutsuku était stupéfait intérieurement de la voir agir ainsi. Elle venait de poser un des menus entre lui et son cauchemar du moment. Il la regardait du coin de l'oeil, toujours de la même position comme s'il fixait la rue. Oui, au moins, il n'y avait plus cette vue immode. Et heureusement qu'il avait mit sa main devant sa bouche et vers ses narines, comme s'il réflechissait, pour éviter de perdre complètement la face. Pourtant, son teint n'avait pas reprit des couleurs et il suait toujours à grosses gouttes.
En fait, malgré la barrière devant ses sens olfactifs, il sentait toujours cet immondice ! Sans compter son pouvoir et ces gens dans le restaurant. Bon sang, il n'inviterait pas tous les jours Sarah ! Non, il ne pourrait pas supporter cela tous les jours.

Alors, quand la Serdaigle posa sa question, il ne fit qu'un simple hochement de la tête. Bon, maintenant, qu'elle mange et fista ! Et il espérait qu'elle appréçie quand même ce moment, pour pas que le Serpentard se dise qu'il supportait cela pour rien. Enfin, il avait demandé au clochard russe un bon restaurant italien... Pas le meilleur. Il osait espérer que la cuisine serait suffisament bonne pour sa protégée.
Puis, peu importait le prix après. Il pourrait toujours faire passer cette facture en note de frais à ce Français... Non, l'Humoculus l'avait invité et il devait régler lui-même cette invitation. C'était tout de même un adolescent responsable... Après tout, il était émancipé depuis qu'il avait eu ses seize ans...

Puis, l'Albinos eut terminé en buvant cul-sec son verre d'eau. Tiens, ça faisait pensait au Diable du Carnage qu'il n'avait pas touché à son verre d'eau. Réprimant un soupire, il tendit le sien vers elle, tout en n'osant pas la regarder. On pouvait croire à un geste de galanterie ; une fois encore ; s'il n'y avait pas eu cette parole :

"Tu sais que la serviette, c'est fait pour s'essuyer la bouche... C'est un peu plus civilisé... Enfin, à ce qui parait."

L'ex-mercenaire se disait intérieurement qu'il garderait une trace d'elle, même si une trainée de sauce tomate, ce n'était pas du tout de son goût... Mais bon, l'ancien chien de guerre n'allait pas la nettoyer, puisqu'il n'était vraiment pas doué pour faire fonctionner une machine à laver. Il préférait faire sa lessive à la main. Sans compter que ça ferait une preuve physique de cette soirée...
Comme la preuve de leur troisième rencontre à la volière avec le ruban bleu-ciel qu'il avait encore autour du bras gauche. Si Sarah ne l'avait pas vu avant, c'était uniquement parce qu'il l'avait monté en même temps qu'avec la manche de son pull brun...

Cependant, il ne put s'empêcher de grimacer de dégoût quand il entendit la dernière phrase de la Serdaigle. Franchement, ça le répulsait et il ne se génait vraiment pas pour l'afficher.
Mais, elle avait posé une question sur l'origine de ses marques... Il devait néanmoins poser une condition avant de le dire :

"Cela, tu ne le répètes pas... Surtout à Ylda et Amerawrdr. Ils ne doivent pas savoir ça !"

L'adolescent était persuadé que, si Ylda aurait su cela, elle aurait prit le taureau par les cornes... Elle utiliserait un enteau-noir et déverserait sa cuisine carrément dans la bouche de son petit-fils adoptif ! Déjà que c'était ce qui risquait de se passer Samedi, au grand désespoir du Cinquième Année. Amerawrdr, lui, s'amuserait sans aucun doute à lui offrir diverses sucreries dont il était friant, tout en jouant une partie d'echec ; toujours perdue par Rutsuku puisqu'il était nul à ce jeu. Vraiment, ce vieux couple était bizarre à leur manière, mais agréable et complémentaire.

"Dans toutes les tortures que j'ai subi... Mes tortionnaires se sont amusés à couper des morceaux de ma chair... Aux bras, comme je t'ai montré... Mais les jambes sont encore pires.
Et devine qu'est-ce qu'était la seule pitence qu'on avait le droit, Zweig et moi..."


Alors qu'il racontait ça, le Serpentard se rappelait parfaitement de ce Massacre, en vitesse accélérée... Comment il avait du manger cette pitence, parce que son père le lui forçait de le faire... Ou bien les tortionnaires, avec leur torture à l'eau. Il devait l'avouer, ce n'était pas ce que subissait un enfant normal... Mais il était différent... C'était un enfant-soldat... Il n'avait même jamais été un môme, pour commencer... Il avait du apprendre à manier les armes, se parfaire physiquement, à se débrouiller seul, à prendre ses responsabilités... Sans avoir l'innocence des gamins...

"Ces morceaux de peau qu'ils ont si gentillement découpés... Que ce soit en soupe, grillés ou autres plats préparés... Voire même nature."

Bien évidemment, il avait été ironique en disant gentillement. En fait, même s'il gardait toujours son côté détaché et sarcastique, ce n'était qu'une facade. Au fond de lui, il avait peur... Il avait peur au fond de lui qu'il la terrorise... Il avait peur qu'elle s'éloigne dorénavant de lui. Bien évidemment, il avait toujours peur à cause de ce traumatisme qu'il avait toujours depuis ces évènements... Mais son appréhension était aussi mélé à celle de... son attachement inconscient à Sarah.
Mais il était HORS DE QUESTION de montrer ou d'extérioriser cette peur !

C'était dans cette optique là qu'il sortit ses dernières paroles. Cependant, il n'osait pas regarder l'Albinos... Le clone ne voulait pas voir ce regard d'empathie, qu'il considérait comme de la pitié. Pas là... Il ne serait pas capable de le supporter. Surtout en racontant ça...
S'il la regardait, il était sûr qu'il verrait le visage de son père avec ce regard... Le dernier visage de Caradoc avant qu'il n'expire son dernier souffle.

"J'avais six ans... et c'était pendant le Massacre de Hama..."

Ne pas la regarder... Simplement parce que le Diable du Carnage était lâche... Qu'il n'arrivait pas à faire face à cette vérité... Qu'il en prenait toute la responsabilité alors qu'il n'était qu'une simple victime de guerre. Et il serrait, inconsciemment, sa main droite contre son bras gauche. Seul signe extérieur de sa peur et de sa haine envers lui-même...
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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Sam 5 Fév - 1:33

Maintenant que Sarah avait enfin terminé de manger ce repas qui semblait totalement dégoûter son partenaire, ce dernier pourrait peut-être trouver le courage de lui raconter ce qui pouvait bien être arrivé à la peau de son bras meurtri. Elle se demandait quand même ce qui avait bien pu lui arriver puisque ce n'était pas des petites cicatrices ni même quelque chose digne d'une morsure de chien par exemple, un ours n'aurait même pas fait ça, ou du moins il lui aurait carrément arraché le bras, quitte à faire. Elle ne parvenait pas à saisir ce qui avait bien pu lui faire si mal. Mine de rien, lorsqu'elle annonça joyeusement que manger redonnait la pêche, Rutsuku lui somma de ne jamais dire ça à personne, pas même à Ylda ou Amerawrdr. Il ne voulait surtout pas qu'ils le sachent. Sarah le dévisagea en ouvrant bien les yeux, l'air de lui demander ce qui lui prenait soudainement. Pourquoi n'aurait-elle pas le droit de dire qu'elle se sentait mieux parce qu'elle avait bien mangé ? Peut-être parce qu'ils penseraient lui redonner le sourire avec de bons petits plats. Mais evidemment avec Rutsuku, elle avait bien comprit que insister serait grossier et stupide. Inutile surtout. Il ne voudrait rien savoir ensuite.

La jeune fille se contenta de se faire petite sur sa chaise. Elle ne répondit même pas à sa demande et n'hocha pas même la tête, se contentant de se faire relativement silencieuse comme si elle venait de dire quelque chose de mal lui donnant une impression assez désagréable au ventre. Fixant un point imaginaire sur le sol, elle attendit qu'il lui indique qu'ils partaient. Cependant, ce n'était pas dans les idées de Rutsuku de partir maintenant. Il était tard, et il y avait bien peu de clients. Le restaurant fermait relativement tard alors ils pouvaient encore discuter sans être fichu dehors. C'est avec cette idée en tête que le jeune homme se mit à parler. Il annonça que de toutes les tortures qu'il avait subit, parmis celles-ci, des gens avaient découpés des morceaux de sa chair. Sarah avala sa salive un peu difficilement en imaginant la scène. Ils découpaient sa chair comme ça, à vif, ils le faisaient souffrir ? Non, pas le regard de pitié ! Elle baissa les yeux, elle ne voulait pas le regarder comme ça. Il le prendrait mal. Il termina cette partie en lui disant que ses jambes étaient pires, et lui demanda ce qu'elle pensait que ces gens faisaient avec ces bouts de chair. Sarah leva le regard vers lui sans répondre.

Ils leur servaient ces morceaux de chair à manger, c'était probablement leur seul ration de nourriture. Soupe, potage, purée, nature, salade. Tout y passait. L'albinos soutint son regard sans avoir nécessairement l'air d'avoir envie de vomir même si oui, un tout petit haut le coeur lui serra la gorge. Il semblait tellement détaché en disant ça, tellement lointain de ces douleurs. Un silence s'installa, un peu gênant, et très lourd. Entre temps, le serveur vint les voir et leur demanda s'ils voulaient autre chose. Sarah sortit de ses pensées et secoua négativement la tête. Il quitta en disant qu'il reviendrait avec l'addition. Rutsuku termina alors en disant qu'il avait six ans à l'époque, et que c'était pendant un certain Massacre de Hama, chose qu'elle ne connaissait pas. Elle continuait de le fixer, de le regarder dans les yeux, le visage livide et inexpressif, mais ses yeux disaient tout. Retenant ses émotions, trouvant tout ceci plus dégoûtant et horrible qu'elle ne l'aurait pensé, Sarah porta une main tremblante à ses lèvres qu'elle essuya sans raisons. Elle se demandait quoi dire, quoi répondre. Grattant nerveusement l'arrière de sa nuque, la Serdaigle baissa le regard. Elle voyait la scène et seule de la peine en émergeait.

- C'est... c'est immonde.

Voilà tout ce qu'elle trouva à répondre et elle s'attendait déjà à entendre un de ses fameux soupirs. Elle ignorait quoi dire et avait laisser ses pensées parler. Elle ne trouvait pas ça dégueulasse dans le sens où ça la répugnait. Ce n'était pas l'image qui était répugnante, c'était le comportement humain qui avait fait ça, un être humain ! Non, ce n'était pas un humain, un monstre plutôt. Comment des gens pouvaient faire ça à un enfant ? Forcément que ça avait été dégoûtant et douloureux pour qu'il s'en souvienne ainsi mais... et depuis le temps, il ne mangeait rien de préparer ? Pas étonnant qu'il soit si peu bâtit. Si elle semblait au bord des larmes, Sarah se retenait farouchement. Pas question de pleurer comme une madeleine ! Pas encore. Elle devait se montrer forte. La jeune fille se leva de sa chaise lentement pour se rapprocher de celle sur laquelle Rutsuku se trouvait assit et ainsi mieux lui faire face. Il y avait bien peu de gens dans le restaurant puisque ça fermait d'ici trente minutes. Se faisant violence et assemblant du courage éparpillé ici et là, elle s'approcha et se hissa sur la pointe des pieds pour entourer son cou de ses bras. Oui, gros risque ! Mais elle s'en fichait. Elle avait une chose à dire.

Une chose importante pour elle.

- Si je pouvais, je les effacerais ces marques... Personne ne mérite de souffrir comme ça. J'espère que ces hommes pourrissent en enfer, ajouta-t-elle avec une pointe de hargne, chose rare provenant de sa voix innocente.
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Sam 5 Fév - 2:51

Lorsque Rutsuku avait dit de ne rien dire, ce n'était pas concernant le repas... C'était sur les révelations qui s'en suivaient. Il ne voulait absolument pas que les Dearborn le sache... Il voulait que personne d'autres que Sarah en eusse connaissance. Une preuve intérieure qui prouvait qu'il s'était fortement attaché à la Serdaigle. Lui qui ne voulait absolument pas s'attacher à quelqu'un, voilà qu'une gamine avait pu réussir cet exploit. Une gamine complètement étrangère à lui avait réussi à le rendre quelqu'un d'autre. Bien évidemment, Ylda et Amerawrdr étaient à part... Depuis toujours, l'adolescent les considèrait comme ses grand-parents... Ils avaient adopté Caradoc... Caradoc l'avait ensuite adopté. Logiquement, il avait une profonde attache avec eux...

Et il était hors de question de les attrister davantage. Il ne voulait pas évoquer son passé avec les Dearborn... Surtout pas. Sinon, ça voudrait dire qu'il devrait révélé qu'il avait tué leur fils adoptif ! Ca, non ! Même si c'était lâche, il ne voulait pas ça...

Mais, le Serpentard était persuadé qu'il avait dégoûté sa protégée. Elle ne savait pas quoi dire. Mais oui, l'Homme était un loup pour l'Homme. Ils étaient capables des pire cruautés, conscientes ou non, pour faire souffrir le plus de gens et le plus possible. Après tout, c'était toujours le domaine militaire que les hommes de tous les pays développaient le plus. Non, il n'utiliserait pas le Point Godwin, mais la Guerre Froide était un parfait exemple, avec la course à l'armement atomique.

Puis, ce n'était pas comme si le clone attendait une parole de l'Albinos. Non, il ne voulait pas de regard de pitié, il ne voulait pas de paroles. Après tout, c'était passé et il n'était qu'une poupée cassée... Une poupée qui ne valait plus rien et qui tentait, malgré tout, à faire des choses au-dessus de sa condition. Mais voilà qu'elle disait que c'était horrible. Bien évidemment, il fallait qu'elle fasse un commentaire un peu débile. Bon, il mettrat cela sur le compte de l'émotion trop forte. Même, l'ex mercenaire s'attendait à la voir pleurer. Mais elle se faisait forte.

Par contre, il n'avait pas prévu cela... Elle s'était levé. Au début, il pensait qu'elle allait se diriger vers les toilettes et vomir ses pates à peine avalées. Mais non, elle se rapprocha de lui. Cela l'avait étonné intérieurement, mais il n'allait rien faire. L'enfant-soldat s'attendait même à recevoir une giffle, parce qu'il n'avait rien dit plus tôt. Parce que si c'était simple de parler, ça serait hillarant ! Mais non, elle le prit dans ses bras. Cela le sidéra tellement qu'il avait les sourcils relevés et sa bouche légèrement ouverte. Et ses paroles, bien que le ton n'allait absolument pas à cette colombe blanche...

Il sentait qu'elle bouillait de rage... Mais il ne pouvait pas nier que ces mots lui faisaient du bien moralement. Tellement qu'il rendait l'étreinte de la Serdaigle en l'entourant, avec difficulté, de son bras gauche. Mais, l'élève le plus misanthrope de tout Poudlard se devait quand même de la rassurer. C'était son devoir en tant que son protecteur :

"Calme-toi... Ca fait dix ans maintenant...
Puis, la vengeance ne rapporte rien, si ce n'est qu'un vide... C'est lorsque Zweig les a massacré que j'ai appris ça..."


Au même moment, le serveur arriva. Celui-ci les regarda deux secondes, avant de poser la facture. Bien évidemment, son comportement était de nouveau étrange. Si le Diable du Carnage n'avait pas hacké le cerveau, sans aucun doute, il se serait poser des questions ou serait intervenu.

"Amerawrdr et Ylda ne doivent pas savoir ça... Ni même une autre personne d'ailleurs... C'était sur ce point que je voulais dire tout à l'heure..."

Tout en poussant un soupire et en gardant la main gauche contre le dos de sa protégée, il prit de son autre main la facture. Franchement, ils se faisaient bien des boules en or, ceux-là. Puis, il laissa deux billets pour règler la facture et laisser un pourboir. Enfin, il se redressa de sa chaise, tout en prenant la main de Sarah. Sans attendre un seul instant de plus, ils s'en allèrent de ce restaurant. Heureusement, devait se dire l'ancien chien de guerre... Un peu plus et il allait aux toilettes.

Maintenant, où aller ? Ils ne pouvaient plus retourner à Sainte Mangouste pour emprunter la cheminée... Ils étaient là, devant le restaurant. Pourtant, ils devaient retourner à Poudlard... La seule solution qui s'offrait était d'aller directement chez lui et d'emprunter cette cheminée sale. Lui qui s'était promi de ne pas ramener quelqu'un chez lui, outre les relations de travail... Voilà qu'il brisait sa propre règle. Idiot qu'il était.

Sans dire un seul mot, il commença à marcher. La première chose était de trouver le métro dans ce coin de Londres. Ca devrait pas être compliqué...
Mais intérieurement, il était toujours perdu dans ses pensées... Des pensées qu'il disait, pour une fois, à voix haute :

"Je sais que ça fait dix ans maintenant... Tu dois sans doute te dire qu'un gars comme moi, fort et indépendant, ait pu surmonter ça..."

Sans s'en rendre compte, il serrait fort la main de l'Albinos, au point de lui faire mal.

"Mais je n'y arrive pas..."

Soudainement, l'Humoculus se rendit compte de son geste qu'il retira expressement sa main. Il s'était arrêté en pleine rue et n'osait pas regarder l'adolescente... Il n'osait plus la regarder, en fait. Au fond, il était complètement perdu. L'hospitalisation d'Amerawrdr lui avait ramené des souvenirs qu'il évitait de penser à chaque instant. Et cela le forçait à voir sa propre faiblesse, même s'il était conscient de cette fissure interne. Surtout, pour la première fois, il dévoilait ouvertement sa propre faiblesse.

C'en était vraiment pathétique...
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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Dim 6 Fév - 2:29

Sarah était effectivement en colère contre ces gens, puisqu'elle avait toujours été profondément touché par les âneries que l'humanité était capable de faire. Elle les trouvait tous complètement stupide et ne saisissait pas du tout pourquoi ils avaient fait ça. Avaient-ils seulement une bonne raison ? Quelle question absurde, on ne pouvait pas avoir de bonnes raisons pour faire des choses pareilles ! Même la Mort qui nous pourchassait n'était pas une excuse recevable. Qu'ils crèvent, qu'ils brûlent ! Dans cette position, Sarah ne voyait que ça dans son esprit, priant pour qu'ils soient entrain de rotir sur un feu fraîchement allumé. Pourtant, Rutsuku s'obstina à lui dire que ça faisait dix ans, que ce n'était pas grave. Tien, elle venait d'apprendre son âge comme ça, seize ans. Ou tout du moins elle le devina en le prenant aux mots. Il continua en disant que la vengeance n'apportait rien de plus qu'un vide, et qu'il l'avait comprit lorsque Zweig avait tué ces gens. Sarah se sentit soudainement stupide et pathétique d'avoir ressentit un sentiment de vengeance, chose totalement nouvelle et spectaculaire provenant de son coeur si fragile. Elle décida de se taire, préférant éviter d'empirer son cas.

Il l'avait entouré d'un bras comme pour rendre l'étreinte un minimum sans vraiment faire l'effort, mais c'était déjà beaucoup de progrès et Sarah le voyait comme ça. Depuis qu'ils se connaissaient, au moins, elle savait maintenant que le prendre dans ses bras était moins risqué que les premières fois. Elle avait toujours peur avant de se faire rejeter pitoyablement comme on le ferait avec une personne nuisible, mais maintenant, elle avait davantage confiance. Entre temps, le serveur revint poser l'addition. Il dévisagea le duo mais repartit aussi net sans que Sarah s'en préoccupe réellement. Alors qu'il partait d'un pas solennel, Rutsuku reprit en lui demandant de ne rien dire à Ylda ou Amerawrdr. C'était encore une fois une chose que seule elle connaissait, avec son véritable nom. Elle ignorait pourquoi il lui disait tout ça mais dans un sens, ça lui faisait presque chaud au coeur de penser être privilégiée. Ah, c'est pour ça qu'il lui avait dit de ne jamais parler de ça à Ylda ou Amerawrdr... Aucun rapport avec le fait qu'elle aille dit que manger était bénéfique pour l'humeur. Elle hocha de la tête pour promettre qu'elle ne dirait rien. Rutsuku paya l'addition avant de se lever en prenant sa main.

Sainte-Mangouste était fermée, impossible d'y retourner pour emprunter la cheminée de laquelle ils étaient venus. Maintenant qu'ils étaient dehors, il faudrait penser à rentrer à Poudlard pour se faire taper sur les doigts - Sarah n'était pas stupide et ne se faisait pas d'idée, elle savait qu'ils allaient manger cher pour avoir quitté Poudlard sans une permission spéciale. Rutsuku ne semblait pas non plus savoir où aller mais au mieux, il commença à marcher pour rejoindre des petites rues sans réelles confidences. Il ignorait où aller. Mais Sarah suivait le pas même s'il l'amenait ailleurs que là où ils devaient se rendre. Lorsqu'ils furent dans une rue isolée, à la recherche d'un métro, il reprit soudainement la parole en disant que bien que ça faisait dix ans, bien que Sarah pourrait penser qu'un homme fort comme lui pourrait surmonter ça bien facilement, ce n'était pas le cas. Il avait resserré son étreinte sur sa main et Sarah eu tout juste le temps de lui jeter un regard inquiet qu'il se défit d'elle promptement en détournant le regard. Affligée devant un manque si flagrant d'humanité, la Serdaigle décida de foncer. Elle n'attendit pas une seconde et le prit encore une fois dans ses bras.

- Tu n'as pas à fuir juste parce que tu ressens de la douleur ! C'est normal... c'est normal de souffrir.

Elle se sentait bien petite à côté de lui mais ça ne l'empêchait pas d'avoir le coeur gros comme le monde et de vouloir l'aider franchement. Elle passait pour la pauvre idiote qui était trop compatissante mais c'était de compréhension dont il avait besoin et c'était ce que Sarah voulait lui offrir. La Serdaible avait encore de l'émotion dans la gorge alors qu'elle le serrait franchement contre elle cette fois en l'ayant entouré de ses bras autour de sa taille, parce qu'au niveau de son cou, elle devait se hisser sur la pointe des pieds et à long terme, ça devenait inconfortable. L'oreille contre son épaule, elle s'attendait à ce qu'il lui dise encore une fois de lui foutre la paix et que c'était le passé. Mais il venait de le dire ! Il ne pouvait pas le surmonter. Elle ne voulait cependant pas qu'il fuit comme ça. Il n'avait pas à se sentir ridicule juste pour ça, ni même pathétique. Elle voulait franchement l'aider, lui effacer ces douleurs et lui montrer une facette plus sympathique de cette vie monotone et complètement rongée par la cruauté. Elle voulait juste... faire ce que les autres n'avaient pas voulu faire. Ou ce qu'ils n'avaient pas prit le temps de faire. Quelques petites larmes se perdirent et allèrent mourir sur son pull.

- Je n'ai peut-être pas l'air forte comme ça mais je veux t'aider. C'est toujours la même chose depuis que je te l'ai dis la première fois, et je le veux toujours. Je ne veux pas que tu fuis comme ça juste parce que tu as honte de ressentir de la faiblesse ! C'est, c'est ce qui fait de toi quelqu'un comme moi. Tu as le droit de souffrir. Mais tu as aussi le droit de sourire et d'être heureux... Ce sourire que tu m'as montré lorsque j'ai choisi ton nom, je veux le revoir ! Mais pas forcé. Je veux le revoir sincèrement parce que tu ressentiras vraiment du bonheur...
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Lun 7 Fév - 2:45

Alors qu’il recherchait une station de métro, Rutsuku tenait encore la main de sa protégée. Après tout, les rues de Londres pouvaient vraiment être mal famé. Puis, il ne connaissait pas encore très bien la capitale anglaise. Ca ne faisait même pas trois mois qu’il s’était établi en ce lieu. Mais, en plus, il n’y vivait pas. Il arrivait à être présent tous les soirs des week-end pour son travail, mais il n’y faisait certainement pas du tourisme. Si seulement il savait où ils étaient, ça serait nettement plus facile ensuite pour lui de se repérer. Mais non, à croire que cette ville millénaire avait décidé de l’emmerder jusqu’au bout… Ou de le forcer à rester plus longtemps avec Sarah. Cette perspective ne le dérangeait pas. Il appréciait de plus en plus la compagnie de la jeune fille.

Mais cela, hors de question de le montrer. Le Serpentard avait sa fierté et il ne voulait pas abandonner son image d’antisocial.

Pourtant, le clone venait d’écorner son masque froid et insensible, en révélant ouvertement sa faiblesse. Cependant, il s’attendait, comme à chaque fois qu’il était vraiment désespéré, à être seul. Après tout, c’était ce qu’il méritait. Il n’avait aucunement le droit d’avoir un quelconque aspect de compassion ou de compréhension. Mais, à sa grande surprise et qu’il le montrait cette fois, elle l’entoura de ses bras frêles et fragiles. Ce geste l’avait tellement laissé estomaqué, mais il tourna sa tête vers elle. Il montrait clairement que l’ancien mercenaire était plus qu’étonné. C’était un mélange d’étonnement, de peur et, mystérieusement, d’apaisement…

Sa surprise était tellement grande qu’il en oubliait complètement la douleur au niveau de ses côtes…

L’ex chien de guerre était si surprit qu’il ne répliqua même pas à la première parole de Sarah. Mais surtout, en sentant ses larmes directement sur son bras, ça lui avait coupé toute parole. Il était tellement étonné, surtout qu’on pleure pour lui, que sa voix avait disparu. Il ne s’était même pas enragé quand elle lui avait dit qu’il avait le droit d’être heureux. Non, il ne disait rien, simplement dans un état de stupéfaction générale. Et il ne savait pas quoi faire…

Le silence s’installa pendant une à deux minutes. Il ne faisait que la regarder, toujours aussi bouleversé intérieurement. Puis, après un long moment de calme, Rutsuku soupira pendant une seconde, avant de se tourner vers sa protégée aux longs cheveux argentés. Il réprima sa douleur aux côtes, mais aussi à son bras gauche qui lui faisait un mal de chien sans précédent… Il venait justement de bouger ce bras endolori pour poser sa main gantée sur la joue de l’Albinos.

Il avait un faible sourire forcé sur ses lèvres, bien qu’il était invisible. Non, il n’avait pas le droit de ressentir le bonheur ou une certaine joie…

"Je n'ai absolument pas le droit de ressentir le bonheur... Puisque j'ai commis la seule chose impardonnable..."

Cela dégouttait vraiment le Serpentard. Pourquoi était-il si faible quand il était avec la Serdaigle ? Pourquoi est-ce qu’il n’arrivait pas à être lui-même… A être ce qu’il était en temps normal ? Et pourtant, sans qu’il ne puisse trouver la force de s’arrêter, il précisa ses dernières paroles :

"J'ai tué... la seule personne que je ne devais pas tuer...
Mon... père... adoptif..."


Sans doute que c'était l'aura spéciale de Sarah... L'ancien mercenaire n'arrivait pas à rester lui-même, ou même renvoyer l'image qu'il renvoyait tout le temps. Qu’il n’arrivait plus à porter ce masque si froid, si effrayant. Un jeune homme fier, se suffisant pleinement, et particulièrement distant avec les autres. Un adolescent qui n'aspirait qu'à devenir comme les autres, tout en sachant pertinemment qu'il était bien différent. Un simple étudiant à problèmes, qui se fichait complètement des conséquences de ses actes, n'ayant aucune attache avec une personne spécialement.

Autant durant leur première rencontre, il avait pu le faire... Lors de la seconde aussi, quand elle lui avait guéri les côtes. Mais, depuis qu'il avait ressenti en lui le seul sentiment de l'Albinos, lors des évènements du Carnaval, le Diable du Carnage n'y arrivait plus. Depuis qu'il avait ressenti ce profond désespoir qui habitait la Quatrième Année, il n'était plus le même. Il avait pensé qu'il était devenu son protecteur uniquement parce que son devoir en tant que Hraesvelg le lui imposait... Mais non...
Il était devenu son garde du corps parce qu'ils se ressemblaient. Il s'était davantage rapproché d'elle parce qu'elle seule pouvait le comprendre, ayant subi des souffrances psychologiques similaires.

Mais contrairement à elle, il n’avait pas cru à un avenir meilleur. Non, il n’avait pas pu croire positivement. Après tout, comment aurait-il pu le faire ? Toujours avec des massacres, des guerres, des horreurs que peu de gens voyaient… Cependant, il ne pouvait pas tout mettre sur le dos de son environnement… Il y avait aussi de sa faute. Même, c’était une grande partie de sa faute.
Vu qu’il n’arrivait presque plus à se souvenir de ce qu’il avait fait entre le Massacre de Hama et le Massacre de Sabra et Chatila. Il ne voulait plus se lier avec quelqu’un, même avec celui qu’il considérait comme un frère. En fait, l’enfant-soldat était terrifié de s’attacher…

Parce que le lendemain, il y avait de grandes chances que cette personne meure, surtout de ses propres mains. Comme avec Caradoc Dearborn…
Personne ne pouvait savoir à tel point sa culpabilité était grande… Il avait tué la seule personne qui se souciait de lui, qui s’était occupé de lui… Qui était son seul réconfort dans ce pouvoir et ce monde trop éprouvant pour un gamin.

"Je… Je ne suis qu‘un monstre…"

Ah, à ce moment-là, l’Humoculus s’esclaffait de rire intérieurement. Oui, il n’était qu’un monstre…
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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Mer 9 Fév - 13:41

Sarah s'était montré bien franche et Rutsuku comptait faire de même. Elle était au moins heureuse de ne pas lui avoir fait trop mal en le prenant ainsi dans ses bras, puisqu'elle ignorait si les douleurs de ses côtes étaient encore là. Elle avait donc fait attention avec ses mouvements pour ne pas non plus lui faire un mal de chien en ayant seulement voulu se montrer le plus compatissante possible. Elle avait tenté de le convaincre qu'il avait le droit au bonheur mais Rutsuku pensait depuis toujours qu'il n'y avait pas droit, alors à ses yeux, ce n'était pas parce que sa jeune protégée aux cheveux d'argent lui disait ça qu'il y aurait davantage droit. Mais au moins, il y avait une certaine amélioration, puisqu'il répondit encore une fois à cette étreinte, ne serait-ce qu'un minimum. Dans cette position laissant presque penser qu'ils pourraient être un couple potentiel, il lui annonça qu'il n'avait pas le droit au bonheur parce qu'il avait commit un acte impardonnable. A vrai dire, Sarah s'attendait à ce qu'il lui annonce qu'il avait tué quelqu'un maintenant qu'il disait ça. Ce ne serait pas si étonnant que ça au final vu comment il agissait avec elle aux premiers abords. Mais elle ne pensait pas savoir qui il pouvait avoir tué.

Un instant de silence s'installa, un silence inquiétant qui laissa Sarah de glace. La jeune fille attendait tout simplement qu'il lance cette fameuse action impardonnable sur le tapis pour qu'elle puisse se rendre compte elle-même de ce qu'il avait fait de si catastrophique. Elle avait bien saisit qu'il avait tué quelqu'un, venant de lui, ce n'était pas si étonnant que ça. Il avait un comportement impulsif, explosif, et c'était normal que tout nous échappe soudainement lorsqu'on est ainsi. Sarah n'était pas comme ça mais la peur avait tendance à enclencher chez elle une nature étrange, loin enfouie dans ses veines. Après un bref instant d'arrêt sur le temps, il lui dit qu'il avait tué l'unique personne qu'il ne devait pas tué : son père adoptif. Bien que Sarah s'y attendait, elle ne put empêcher ses muscles de se tendre soudainement en entendant qu'il avait tué son propre père adoptif, sans aucun doute qu'il y avait une bonne raison ! Enfin, ça ne suivait pas ses principes, elle ne pouvait pas se permettre qu'il y avait une bonne raison à tuer quelqu'un... Il n'y en avait pas. Sarah fit un effort pour se détendre en sentant son souffle se coincer dans sa poitrine. Elle l'imaginait lui dire ça avec un poignard dans le dos...

Mais il ne la menaçait pas d'une arme, puisqu'elle pouvait voir son bras le long de son corps et son autre main était contre sa joue blanche. Elle n'avait pas spécialement peur de lui actuellement mais entendre cette déclaration avait certainement fait germé dans son esprit l'idée qu'il serait apte de la tuer un jour. Mais non - curieusement, elle lui faisait confiance. Sarah avait, en effet, le sentiment qu'il ne l'attaquerait pas sauf si vraiment elle le cherchait, chose qu'elle ne se permettrait pas. Elle le tenait toujours dans ses bras même si son coeur battait si fort qu'elle aurait crut qu'il allait percer sa poitrine par ses simples battements. Cette nouvelle était choquante, elle ne pouvait pas le nier, mais elle ne voulait pas l'abandonner pour ça. Il y avait sûrement eu des circonstances, des circonstances qu'elle ignorait et qu'elle ne demanderait pas. Au fil du silence, elle cherchait quoi dire, mais au final, c'est Rutsuku qui parla le premier en disant qu'il n'était rien de plus qu'un monstre. Sarah écarquilla les yeux, comme frappée de l'intérieur en l'entendant lui dire ça. Une envie de le giffler lui passa par la tête mais elle ne le fit pas. La Serdaigle se contenta de farouchement secouer la tête de droite à gauche.

- C'est faux... C'est faux, tu n'es pas un monstre.

Elle n'avait pas vraiment de justification, pourquoi il n'était pas un monstre alors qu'il avait tué son père ? Elle n'avait pas d'idée de quoi répondre s'il lui demandait la fameuse réplique, "alors je suis quoi ?", elle ne saurait pas quoi dire. Mais Rutsuku l'avait aidé, maintes fois, il avait forcé Matthew Hawkins à payer sa dette pour avoir fait usage de son pouvoir d'incube sur lui, il l'avait sauvé des griffes de ces satanés Serpentard qui, désormais, ne l'énervaient plus. C'était des raisons suffisantes. Et elle voyait bien combien il tenait à Ylda et Amerawrdr. Alors même s'il avait été un monstre... à ses yeux, maintenant, dans le moment présent, il ne l'était pas. Sarah ignorait en vérité pourquoi elle ne le considérait pas comme tel alors qu'il avait tué son propre père adoptif mais ça lui était égal. Bon, par contre, ils ne pourraient pas rester comme ça encore des heures. Déjà qu'ils étaient dans la merde pour avoir fugué Poudlard quelques heures, ils empiraient leur cas comme ça. Sarah se recula donc pour le laisser tranquille et donc le libérer de ses bras. Elle essuya son visage d'un mouvement vif du revers de la main pour en effacer la trace des larmes avant de lui sourire avec toute la sincérité du monde.

- Le passé est le passé. C'est en se servant de ce qu'il est qu'on apprend à ne pas refaire les mêmes erreurs...
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Lun 28 Fév - 1:11

Ce qu'un jour la Serdaigle devra comprendre, c'était que le Serpentard n'était pas un individu comme les autres... Non pas par son caractère renfermé ou même misanthrope. Mais parce que Rutsuku n'avait pas eu la même enfance que la grande majorité des étudiants. Il faudra que Sarah comprenne qu'il n'avait connu que la voie cruelle des pires bassesses de l'Humanité. Mais cela, il ne lui en tenait pas rigueur... Après tout, il ne le lui avait pas dit et ne comptait absolument pas le dire. Même si ce n'était pas vraiment un secret pour ceux qui s'intéressaient un peu de sa pomme. Il avait été un enfant-soldat... Un simple gamin qui n'a pas eu d'enfance et qui avait du lutter depuis toujours pour gagner son pain et le droit de vivre. Sans doute que c'était avec ce milieu que le clone n'abandonnait jamais, qu'il était plus que têtu.

Alors, ce n'était pas parce que l'Albinos disait qu'il avait droit au bonheur qu'il allait changer d'avis. Ce n'était parce qu'elle pleurait pour lui qu'il se mettrait à verser quelques larmes ; chose qu'il a complètement oublié. Ce n'était pas parce qu'elle essayait de lui chercher des excuses qu'il allait commencer à se pardonner lui-même. Non, il fallait vraiment un véritable tour de force pour faire abandonner à l'ancien mercenaire une de ses habitudes ou de ses convictions.
Même si Sarah avait déjà réussi en certains points... Il était un peu plus ouvert, même si ce n'était qu'avec elle, Ylda et Amerawrdr. Il fumait moins, il se mutilait moins, il arrivait mieux à supporter son pouvoir éprouvant. Mais la peur de l'adolescent était décuplée. Cette peur du changement mais aussi de lui-même n'avaient fait que croître au fur et à mesure.

Qui avait atteint son paroxysme cette fois-là. Le Cinquième Année se détestait vicéralement que, quand la cadette lui affirma qu'il n'était pas un monstre, il fit :

"En quoi..."

Mais il n'arrivait même pas à finir sa phrase. A tel point il était désespéré... A tel point qu'il avait la tête constamment baissé. A tel point qu'il n'arrivait même plus à marcher ou à faire un geste. Au fond, il n'était qu'un monstre avec une apparence humaine. Un monstre qui avait fait des actes d'une rare barbarie depuis toujours. Il n'y avait qu'un monstre ou un démon pour tuer la seule personne que celui-ci avait comme repère, de martyriser, massacrer, torturer, mentir, soudoyer ou même s'introduire discrètement dans le cerveau des autres. Aucune parole ne sortait puisqu'il se voyait tel qu'il était... Un être ne méritant aucune compassion.
Après tout, avoir tué son père adoptif pour une raison futile...

Soudainement, l'ancien chien de guerre eut un violent mal de tête, à tel point qu'il avait bougé, une fois encore, rapidement son bras gauche pour se tenir les tempes. Chaque fois c'était la même chose... Quand il essayait de se souvenir de moments précis, sa tête était toujours sur le point d'exploser. Inconsciemment, c'était comme si le Diable du Carnage ne voulait pas se souvenir de ce qui s'était passé à certains moment du Massacre de Hama, mais aussi de ce qui s'était passé entre le Massacre de Hama et le Massacre de Sabra et Chatila.

Ca lui faisait tellement mal qu'il avait eu du mal à saisir la phrase de Sarah. C'était tellement soudain, ça lui faisait énormément souffrir ; en plus avec ses nerfs estrofiés au bras gauche ; qu'il n'avait pu se retenir de lancer :

"Comment se servir de cette expérience du passé quand on ne peut pas s'en souvenir ?!
Je n'arrive pas... à me souvenir pourquoi j'ai tué Zweig... Ni même que je n'ai quasiment pas de souvenir entre le Massacre de Hama et le Massacre de Sabra et Chatila...
Les seules choses que je sais pendant cette période-là... C'est où et comment j'ai enterré la seule personne qui comptait pour moi... Et que j'avais perdu ma voix à cette période-là..."


Pourquoi l'élève le plus misanthrope de toute l'Ecole de Sorcellerie disait ça ? Pourquoi était-il si faible face à Sarah ? Surtout maintenant, aujourd'hui. Pourquoi éprouvait-il le besoin de parler... de dire des choses qui allaient forcément ennuyer sa protégée ou l'écoeurer à tout jamais ? Pourquoi d'ailleurs s'attachait-il autant à elle ? Tout cela le laissait en plein questionnement ? Il perdait peu à peu le contrôle qu'il avait de lui-même... Comme si l'esprit qu'il avait ordinairement laissait place à quelqu'un d'autre... Quelqu'un qu'il n'avait pas conscience qui existait jusqu'alors...
Ou peut-être que c'était le vrai adolescent... ? Que son masque froid se brisait en mille morceaux quand il était avec elle, seul à seul.

"Tu m'avais demandé... la première fois de quoi j'avais peur..."

Sans pouvoir s'en empêcher, Rutsuku bougea ses bras pour regarder ses mains gantées. Mutilées derrière, couvertes de cicatrices en tout genre. Sans compter qu'il les voyait toujours couverte de sang, de boue et de quelque chose de sombre et visqueux. D'autant plus à ce moment précis, il ne les voyait pas en tant que mains avec des doigts, mais en tant que faucheuse pourries, rouillées, usagées, félées, écarlates et sales.

"Je suis... terrifié par moi-même... Terrifié de ce que je suis capable de faire... Terrifié par ma propore faiblesse... Terrifié de faire à Ylda et Amerawrdr la même chose qu'à leur fils adoptif... Mais surtout... Terrifié par..."

Son propre pouvoir, mais il était hors de question pour l'Humoculus de le révêler.
Surtout, il ne s'était même pas rendu compte qu'il venait de dire ouvertement qu'il avait tué Caradoc. Et, il serait facile pour Sarah de faire le lien que Zweig, le père adoptif du Serpentard, et Caradoc, le rejeton adoptif des Dearborn, n'était qu'une seule et même personne.

Tellement que l'adolescent ne pouvait plus le supporter. Il se mit cette fois à marcher, juste pour se retrouver en face d'un mur de batisse. Sans crier gare et soudainement, il se mit à frapper de toutes ses forces ce fichu mur en béton armé. Il était tellement aveuglé par la colère, la haine qu'il se portait, qu'il ne sentait même pas la douleur de ses coups. Il n'avait même pas entendu le bruit sordide des os de ses doigts de la main droite se briser. L'ex chien de guerre s'en fichait carrément ! Il ne voulait plus y penser ! Il voulait retrouver le vieux lui !
Non... Il n'avait qu'une seule envie... Se détruire lui-même... Se détruire définitivement ! Crever dans des souffrances infinies, pour expier ce crime attroce... Mais cela lui était interdit. Mourir lui était prohibé.

Il avait promi à son père de vivre... Il ne voulait pas non plus que son père soit mort pour rien... Il ne désirait pas...
Que tout ce qu'il avait fait était vain...

Le Diable du Carnage était tellement méconnaissable que son regard et son visage étaient déformés par cette haine intérieure envers sa propre personne.

"Tu ne peux pas savoir à quel point je me déteste ! Etre un de ces putains de salopard que je déteste plus que tout !"
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Jeu 10 Mar - 22:48

Sarah avait beau tenter de dire tout ce qui lui passait par la tête, Rutsuku était catégorique ; il n'était qu'un monstre et rien de plus. Il ne se voyait que comme une horrible créature souillée par le sang de ses victimes et même s'il avait tué par le passé, Sarah ne pouvait s'empêcher de ne pas le voir comme lui persistait à se voir. Néanmoins, elle avait l'impression que ses paroles, bien qu'elles se voulaient chaleureuses et attendrissantes, n'avaient pas l'effet escompté sur Rutsuku. Si elle tenta de le convaincre qu'il n'était pas un monstre, ce ne fut pas suffisant pour Rutsuku qui commença pourtant une phrase sans la terminer. Le regard de Sarah brillait d'inquiétude même si elle ne le prononçait pas et tentait, en vain évidemment, de lui égayer sa soirée. Au final, elle se sentait davantage inutile qu'autre chose tandis qu'il semblait bouillir de l'intérieur, prêt à fracasser tout ce qui bougeait. Heureusement qu'ils étaient seuls d'ailleurs. Il n'y aurait personne pour les arrêter ou les dévisager et c'était peut-être mieux ainsi. Elle aurait fort probablement eu de quoi être gênée mais là, tout ce qui l'intéressait réellement, c'était de savoir comment venir en aide à Rutsuku, chose qui semblait impossible.

L'albinos ne pouvait que le regarder en se demandant comment faire pour l'aider ne serait-ce qu'un peu. Soudain, un mal de tête sembla le tirailler, et il ne put qu'agripper sa tête entre ses mains en sentant une douleur monstre se repandre dans son cerveau. Si Sarah voulu s'approcher pour lui demander si ça allait, elle ne le fit inexplicablement pas, ses membres ne bougèrent pas, ses jambes restèrent figées. Dans la foulée des choses, Rutsuku lâcha des bribes de phrase indiqnant qu'il ne se souvenait même pas pouvoir il avait dut tuer son père mais une chose était sûre : il l'avait tué. Il ne se souvenait pas non plus de ce qui s'était passé pendant les Massacre ou du moins entre, son cerveau avait prit de sacrés coups et de ce fait, il avait la mémoire altérée. Elle avait l'impression d'être dans un cauchemar mais pas parce qu'elle avait peur – bien que oui elle avait un peu crainte des prochains événements – mais bien parce qu'elle se sentait cruellement impuissante face au mal qui semblait ronger Rutsuku de l'intérieur. Il termina ce passage en disant que son seul souvenir était l'endroit où il avait enterré cette personne lui étant si chère, et le fait qu'il avait perdu la voix peu après.

En toute franchise, Sarah ne savait pas trop quoi dire alors elle faisait ce qu'il y avait de mieux à faire : elle écoutait. Un silence s'installa et Sarah ne sut trop quoi faire. Néanmoins, Rutsuku reprit éventuellement la parole pour lui rappeler ce qu'elle lui avait demander la première fois sur le bord du lac, ce dont quoi il pouvait bien avoir peur. Sarah leva un regard triste sur lui. Oh oui, elle savait ce qu'il allait dire. Et justement il le mentionna tout en levant les mains pour les regarder comme si elles représentaient le Mal en lui-même. Refermant ses bras sur elle-même, Sarah ne se sentait pas à sa place, mais elle ne voulait pas partir. Rutsuku confirma ce qu'elle pensait en disant qu'il avait peur de lui-même et de ce qu'il pourrait faire subir aux autres. Il craignait surtout de faire subir le même sort à Ylda et Amerawrdr. Sarah renifla et avala nerveusement sa salive en se demandant par où commencer. Mais avant qu'elle ne réagisse, il se mit à marteler le mur de son poing avec une telle force qu'elle crut qu'il allait se briser les os. Elle s'approcha, alarmée, mais s'arrêta lorsqu'il lança qu'il se détestait intensément. Poussée par une envie de l'arrêter et par l'adrénaline, elle lui attrapa la main.

- Arrête ! S'il te plait, arrête ça...

Elle aurait très bien put finir dans le mur aussi si elle n'avait pas calculée ce qu'elle allait faire. En attrapant ainsi sa main déjà meurtrie par les coups qu'il avait lui-même donné dans le mur de béton armé, elle l'avait automatiquement plaquée contre elle, au niveau de son coeur, par réflexe, probablement parce que dans cette position, elle parvenait à mieux faire usage de sa force pour bloquer ses mouvements. Il pouvait clairement sentir les battements vifs et intenses qui secouaient son corps pourtant si fragile. Son regard n'était plus triste maintenant, ou pas entièrement ; on pouvait y lire une teinte de dureté et de détermination farouche. Cette fois, elle ne se ferait pas prier pour parler franchement en espérant se faire entendre et surtout comprendre. Ses cordes vocales étaient tremblantes, et se serraient tout comme sa gorge, elle savait que si elle parlait, elle risquait de s'emporter, mais elle ne pouvait rien faire de plus que ce qu'elle avait en tête : parler, essayer de le raisonner par les mots. Il avait fait des erreurs mais elle ne l'avait pas connu ainsi et ça lui était bien égal. Sarah n'avait pas peur de lui. Néanmoins elle s'emporta, et d'une voix déformée par le désespoir, elle se mit à lui parler.

- Tu n'es pas un monstre à mes yeux ! Tu m'as sauvée, tu m'as aidée à surmonter ce contre quoi j'avais si peur, grâce à toi j'ai pris de l'assurance et les gens qui se moquaient de moi peuvent bien aller chier s'ils le veulent, j'en ai rien à foutre ! Tu m'as invité au bal alors que personne ne l'aurait fait, tu m'as écoutée et soignée, tu... Tu étais là chaque fois que j'en ai eu besoin ! Un monstre n'aurait pas été là, un monstre m'aurait laissé pleurer dans mon coin, un monstre ne m'aurait pas vengé contre Matthew Hawkins, et un monstre... un monstre n'aurait pas dansé avec moi...

Le coeur battant furieusement la chamade, elle s'arrêta soudainement de parler. C'était si intense que même son souffle était altéré. A force de parler en laissant son coeur crier plutôt que sa tête, des larmes étaient venus à ses yeux rouges et avaient coulés sur ses joues. Souvent sa voix devenait plus aiguë, les mots se coupaient, elle venait de s'emporter et ça lui donna même mal à la tête. Sarah lâcha finalement sa main, le libérant de son emprise, déjà faible au début, et prit une profonde inspiration entrecoupé de spasmes émotionnels. Elle revoyait en flèche tous les passages où il l'avait aidé, chaque fois qu'ils s'étaient rencontrés à son propre bonheur mais au grand damne de Rutsuku. Il avait été méchant aux premiers abords mais c'était qu'il fallait le connaître et ça, Sarah l'avait comprit. Baissant la tête et serrant les poings, elle ajouta une chose d'une voix bien plus basse :

- Alors je t'en supplie... arrête de te faire du mal comme ça... ça me fait autant de mal que tu puisses t'en faire, termina-t-elle d'une voix étranglée.
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Mar 15 Mar - 19:58

Rutsuku était dans une colère tellement noire qu’une seule idée lui trottait dans la tête à ce moment précis. Se détruire physiquement et moralement, se marteler et se faire mal à tel point qu’il serait méconnaissable physiquement, mais aussi qu’il ne pourrait plus du tout bouger, ne plus rien penser… Simplement se laisser sombrer dans l’inconscience pure et simple. Qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour ne plus voir ce qu’il était devenu ? Qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour même… mourir ? Mais, même ce droit le lui avait été interdit, simplement parce qu’il tenait toujours ses promesses.

Alors, telle ne fut pas la surprise du Serpentard lorsque Sarah attrapa sa main, alors qu’il allait de nouveau donner un autre coup violent sur sa main droite ; avec dorénavant les os brisés à cause du mur en béton. Mais plus encore, il montrait clairement sa stupéfaction lorsqu’elle posa sa main meurtrie, sa paume, contre son cœur. Le fait de sentir sa chaleur à travers son gant et son cœur battre à tout rompre le calmait peu à peu… Bien mieux encore que se martyriser la main ou autre chose. Tandis qu’elle parlait, il gardait son air étonné devant un tel geste. A force de côtoyer l’Albinos, il savait pertinemment qu’elle ferait ce geste… Mais il n’en avait pas le droit.

Après tout, il avait commit le crime le plus impardonnable… Alors, pourquoi restait-elle à ses côtés ? Pourquoi la Serdaigle tentait encore de l’aider, de le calmer, de le raisonner ? Lui qui n’avait presque pas connu l’altruisme, c’était quelque chose qui le rendait muet à chaque fois… Le rendait encore plus perdu dans ses repères que d’habitude.

Plus encore que le geste et l’attitude, c’était les paroles de la Quatrième Année qui avait le plus marqué l’ancien mercenaire. Pour lui, tous les gestes qu’il avait fait avec Sarah, tout ceux qu’elle relatait dans ses dires, étaient des gestes déconnectés de son esprit. Il avait aidé Sarah alors qu’il ne le voulait pas… Il avait invité l’Albinos au bal pour lui prouver qu’il ne la détestait pas, uniquement qu’elle lui était indifférente ; et ça a plutôt très mal marché, autant le dire. Il avait réconforté cette gamine uniquement parce qu’il ne supportait pas les larmes, lui-même ne pouvant pas en verser.
Mais au fond, sans doute que c’était elle qui avait raison.

C’était le peu d’Humanité qui restait au Diable du Carnage qui s’était manifesté… qui s’était libéré de son côté monstrueux, à travers ses gestes. C’était peut-être le vrai lui qui s’était déclaré sous tous ces petits gestes… ces actes qu’il n’avait pas comprit, parce qu’il ignorait sciemment qu’il avait cette partie en lui… Ou plutôt qu’il ne voulait pas la voir, la voyant comme une forme de faiblesse qu’il ne désirait aucunement.
Et si c’était avec Sarah… C’était parce qu’ils se ressemblaient énormément… Mais elle le comprenait même mieux qu’il se comprenait lui-même. Cependant, l’ex chien-de-guerre pouvait se vanter d’être la personne qui connaissait le mieux la personne qui lui faisait face. Cet ange maculé, irradiant de lumière.

Soudainement, sans crier gare, il prit l’Albinos dans ses bras et la serra contre lui. Ce n’était pas un geste brusque. Au contraire, c’était un geste doux, de réconfort et de recherche de réconfort. Il avait un de ses bras autour des hanches de la Quatrième Année. La main droite était dans les longs cheveux argentés de sa protégée, contre sa tête. D’ailleurs, il plaquait gentiment le visage blanc de la quatrième année contre son torse, pour lui dire inconsciemment d’arrêter de pleurer pour lui… Il n’en valait pas la peine. Il ne méritait pas ça…

Cependant, il n’avait pas pu s’empêcher de poser ses lèvres contre ses cheveux, tout en prenant la parole :

"Au début... Je te trouvais chiante, casse-pied, insupportable et surtout qui ne regardait pas la réalité en face, comme une lunatique."

Très joli résumé de ce qu'il pensait de Sarah au début de leurs rencontres, jusqu'au moment où elle lui avait donné un nom. Mais bon, Rutsuku n’allait pas commencer à tourner autour du pot ou même être hypocrite. Il était franc de nature, même si quelque fois blessants. Ce n’était pas la peine de changer ce caractère.

"Mais maintenant... j'apprécie vraiment ta compagnie. Parce qu'au fond, tu ne juges pas... Tu essayes de comprendre et tu prends du temps pour laisser l'autre s'exprimer.
Surtout... tu prends tout à coeur, que ce soit la joie, la souffrance ou la tristesse. Les autres voient cela comme une fragilité si facilement détruite dans leur esprit sadique et dominateur, mais pour moi, c'est ta plus grande force."


Pour une fois que le Serpentard venait de lancer un compliment, sans même balancer une vacherie derrière… Il y avait un énorme progrès depuis quelques temps.
Mais c’était vrai. Depuis ce jour, il cherchait au fond à passer plus de temps avec elle, mieux la connaître, la préserver de ce monde cruel, être son ombre pour qu’elle garde sa luminosité… Pour qu’elle reste elle-même, en toute circonstance… Celle qu’il protégerait, envers et contre tout.

"Je te jure que... si quelqu'un essaye de te blesser ou de te faire souffrir, je serai là pour te protéger... si quelqu'un essaye de te donner une punition, je prendrai ta place... Cela, pour toujours.
Laisse-moi... juste un peu de temps... pour m'améliorer... et éviter de te blesser. Je ne peux pas te promettre que j'arrêterai de me blesser... tellement que la haine que je porte envers moi-même est grande...
Mais je peux te promettre d'essayer de le faire..."


C'était bien la première fois qu'il faisait une telle promesse envers quelqu'un. Au fond de l'Humoculus, il était heureux que c'était pour Sarah. Parce qu'elle était devenue irremplaçable pour lui, au même titre que les Dearborn. Elle était devenue, au fil du temps, sa seule amie…
Et sa confidente. Il fallait bien avouer qu’il n’y avait qu’à elle il arrivait à se confier. Même à Ylda ou même à Amerawrdr, il n’y arrivait pas. Pourquoi s’attachait-il autant à elle ? Il n’arrivait pas à répondre à cette question… Mais cela importait peu. Pour une fois, il ne voulait pas comprendre les dessous d’un tel sentiment. Parce que, pour la première fois depuis longtemps… Il faisait confiance à quelqu’un.
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Mar 29 Mar - 21:58

Sarah avait fait usage de tout ce qu'elle possédait pour tenter d'arrêter Rutsuku dans sa lancée. Le jeune homme était presque prêt à se défoncer le crâne dans ce mur de béton armé si seulement Sarah ne l'aurait pas arrêté à temps. Dans un sens, elle était fière d'elle, elle se disait qu'elle avait fait quelque chose de bien en l'empêchant d'empirer ses blessures, même si elles avaient toutes eu le temps de se creuser et de s'ouvrir à nouveau, autant au niveau du coeur que sur ses mains meurtries. Il se blessait considérablement, nuit et jour, avec une arme blanche ou sans, et se faisait du mal de ce fait. Il souffrait et s'infligeait une torture physique comme pour apaiser ses maux mentaux. Sarah pouvait comprendre, du moins un petit peu, étant donné qu'elle savait que son père était pareil. Il avait fait énormément de mal dans le passé, que ce soit à sa mère ou même à quiconque d'autres, le fait d'être un chasseur de démon rendant le tout assez raide. On blessait beaucoup de gens, car beaucoup de 'démons' possédaient même des familles - space hein ? - et Dante les brisait. Mais ça, on s'en foutait, tout ça pour dire que Sarah pouvait essayer de comprendre, de saisir le sens de ce mal.

Mais surtout tenter de l'apaiser.

Elle n'était pas une professionnelle et ne saurait peut-être pas vraiment le consoler, peut-être qu'il l'enverrait balader. Elle avait la gorge sèche et cherchait à comprendre pourquoi elle avait agit ainsi si promptement. Peut-être parce qu'elle ne voulait simplement pas le voir se blesser comme ça, oui c'était une raison largement suffisante. Tandis qu'elle s'attendait à recevoir une claque ou du moins de le voir retirer sa main d'un mouvement trop brusque à encaisser pour elle, Sarah eu de quoi être prise au dépourvue. Sans crier gare, en l'espace de quelques secondes, elle se retrouva plaquée contre l'ancien mercenaire. Il la serrait dans ses bras dans une étreinte presque trop soudaine pour paraître réaliste. Quoi, qu'avait-elle dit ? Après tout, elle lui avait juste dit ce qu'elle avait réellement sur le coeur, et visiblement, ça avait été suffisant. Avec précaution, Sarah répondit à son étreinte en lui entourant la taille de ses bras, bien qu'elle faisait vraiment attention, de peur de lui faire une quelconque douleur, ne serait-ce qu'un pincement. Elle ne voulait pas qu'il se blesse, elle s'en voudrait encore plus si ça venait d'elle ! Ce serait stupide. Alors autant faire attention, et profiter de ce petit moment lumineux.

Ses larmes cessèrent de couler, mais continuaient de perler son visage dans une brillance caractéristique. Les yeux encore grands ouverts par la surprise de ce geste prompt, Sarah sentit son coeur se serrer autant avec bonheur qu'avec angoisse en sentant un baiser se déposer dans le creux de ses cheveux argentés. Elle ne disait rien, elle n'osait qu'à peine bouger. Elle avait peur de dire quelque chose, de faire quelque chose d'incorrect. Alors elle l'écouta juste lui dire dans une gentillesse franchement bizarre fut le contenu de ses mots, qu'il la trouvait chiante et vraiment casse-pied au début. Sarah ne put s'empêcher de sourire, avec une certaine envie d'en rire maintenant, bien qu'elle se retint. Il était tellement franc au final, c'était bien. C'était bon. Il allait sans dire qu'il n'était pas mieux lors de leur première rencontre, bien que la seule chose que Sarah avait réellement pensée, c'était qu'il y avait une lueur de solitude dans ses beaux yeux émeraude. Mais aussi qu'il était un peu trop sur les nerfs lorsqu'elle lui parlait... Maintenant au moins, elle espérait qu'il avait changé son opinion la concernant. Elle se permettait de le penser fut sa position actuelle en tout cas.

Désormais, il appréciait sa compagnie, car elle l'écoutait et le laissait s'exprimer, elle ne jugeait personne et parlait avec son coeur. Il lui disait que le fait qu'elle prenne tout à coeur, de la déprime à l'euphorie, de la colère à l'envie, elle prenait tout à coeur et Rutsuku ne manqua pas de lui dire que, malgré certaines personnes pensant le contraire, c'était sa plus grande force. Ces paroles, inhabituelles venant du Serpentard le plus asocial qu'elle connaisse, laissèrent Sarah bouche-bé. Mais surtout, une chaleur intense lui gonfla le coeur tandis qu'elle souriait tendrement en l'écoutant, sans dire un mot, sans oser bouger. Et dire qu'il venait de lui faire un compliment ! Sans ajouter de vacheries derrière. Il y avait vraiment du progrès... Dans le processus, il lui promit de la protéger et d'être là pour elle. Il lui jura d'être celui qui lancerait les représailles contre quiconque tenterait de la blesser. A la moindre punition, il prendrait le blâme sans regrets. Rutsuku lui demanda une chose : de lui donner le temps de s'améliorer. Il ne voulait pas la blesser, il ne voulait pas courir ce risque. Mais, une chose était sûre, le jeune homme tenterait au mieux de cesser de se faire du mal. Il comptait vraiment essayer.

- Rutsuku... Merci.

Elle marqua une pause, incertaine si elle devrait prendre le risque d'en ajouter, elle ignorait quoi dire et ces simples mots lui parurent beaucoup trop banals tout d'un coup. C'était con de dire juste ça. Sarah aurait voulu lui dire tellement de choses en même temps mais quoi ? Bon sang ! C'était bête, et elle se sentit soudainement un peu ridicule. Mais elle sourit avant de doucement se reculer pour sortir de son étreinte, même si elle y était bien. Il faudrait penser rentrer. Son père disait souvent, "quitte à être dans la merde, autant s'y enfoncer profondément", mais ils avaient passés énormément de temps hors du couvre-feu de Poudlard et ils allaient vraiment se prendre très, très cher une fois sur place. Il disait qu'il prendrait les punitions à sa place, mais Sarah ne supporterait pas de le laisser tout prendre pour elle. Après tout, elle avait décidée de le suivre, et la proposition d'aller voir Amerawrdr à l'hôpital avait été sienne en premier lieu. Dans cette position, elle avait prit ses mains dans les siennes, et le regardait en souriant simplement, cherchant ses mots. Mais finalement, Sarah décida de parler comme ça venait, donc tout naturellement. Comme d'habitude en fin de compte !

- Pour moi, tu es qui tu es... Les erreurs du passé peuvent être profondément là, dans ton coeur, et te font beaucoup de mal, je sais... Mais le passé, aussi noir soit-il, fait de nous ce que nous sommes. Ton passé fait de toi qui tu es aujourd'hui... Et c'est comme ça que je te connais, comme ça que je t'apprécie. J'aimerais que tu le vois comme moi, un jour. Les erreurs du passé sont là pour qu'on ne les répète pas, non ? Et je, enfin, c'est bien ainsi.

Sarah avait bien faillit dire une sale chose qui aurait bien faillit lui faire vider le coeur tout d'un coup en disant ces deux mots de trop. Non ce n'était pas le moment, pas le moment de se faire jeter, autant attendre un autre jour, même si ce serait le moment parfait ! Mais non, ils n'étaient pas dans un film de romance à deux balles donc autant s'abstenir parce que rien ne garantissait que tout irait bien, même si des signes, ici et là, prouveraient une possible réciprocité. Ne tombe pas en amour, que maman avait dit. Trop tard, avait répondut Sarah.
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Sam 9 Avr - 15:51

Vraiment, il était stupide. Rutsuku ne voulait jamais avouer, même sous la torture, qu'il appréçiait la compagnie de la jeune fille. Mais voilà qu'il l'avait fait, et à la principale intéressée en plus ! Mais en plus, il venait carrément de lui dire ce qu'il s'était promit intérieurement dans la salle sur demande, quelques jours plus tôt. Heureusement qu'il n'avait pas en plus révélé qu'il avait jurer ce fait plus tôt, son matricule d'associal en prendrait un sérieux coup. Puis même... Son aspect antisocial était plus que détruit quand il était seul avec Sarah ou avec les Dearborn...

Peut-être alors qu'il pourrait être lui-même quand il était avec eux ? D'être le vrai lui, que de jouer ce rôle pour tenir à l'écart les autres... Au fond, ce fait dégoutait l'Humoculus. Il jouait qu'un rôle, pour éviter ces agneaux de s'approcher du loup qu'il était. Et au fond, c'était à se demander s'il était sage ou lâche d'être méfiant... Mais surtout si c'était vraiment la méthode à adopter avec un tel pouvoir éprouvant.
Cependant, il ne voulait pas tenter de nouveau le Diable avec sa capacité spéciale... Il ne voulait pas que son pire cauchemar se reproduise. Surtout pas...

Alors que l'étreinte réciproque durait, au plus grand plaisir intérieur de l'ancien chien-de-guerre, sa protégée s'éloigna quelque peu, tout en gardant ses mains dans celles de l'adolescent. Il la regardait, stupéfait au fond de lui à tel point il s'était attaché à elle, alors qu'elle parlait. Son passé avait fait de lui ce qu'il était aujourd'hui, tout comme le passé de Sarah avait fait ce qu'elle était. Pourtant, d'après toutes ses expériences, il avait tout pour devenir un salopard de première.
Mais, s'il n'avait pas si mal tourné, bien qu'il était enfoncé dans les ténèbres les plus visqueuses... C'était...

L'étudiant le plus misanthrope de tout Poudlard regarda alors droit dans les yeux écarlates Sarah. Après ce qu'elle venait de dire... Il fallait bien qu'il lui réponde...

"... Habituellement... Je n'apprécie pas les mots de remerciement ou d'excuse... Je trouve cela complètement dénué d'intérêt et de profondeur... Pour moi, si on veut vraiment remercier ou chercher le pardon... On le prouve par des gestes et des actes, qui sont bien plus parlant et plus utiles que les mots...
Mais, en attendant que je te remercie par des actes... Je peux que te dire cela avec des mots..."


Cette fois, Rutsuku avala difficilement. Bon sang, il allait carrément briser une de ses règles de survie... Cependant, c'était ainsi que fonctionnait le monde civilisé. Il devrait s'y accoutumer, tôt ou tard...

"Merci d'avoir été là pour moi aujourd'hui..."

Le Serpentard retira lentement sa main droite des mains de l'Albinos. Puis, il la posa sur les joues blanches de la Serdaigle. Effacer ses larmes, les retirer. Même si elles étaient belles, elles ne méritaient pas de figurer sur le visage de celle-ci.
Mais même quand il les avait enlevé, il avait gardé sa main gantée sur la joue de Sarah. Personne ne mériterait de poser ses sales pattes sur elle. Si quelqu'un essayerait de blesser, casser, briser cette colombe, il ne rencontrerait que le courroux de l'Humoculus.

"Tu ne sais pas... à quel point ça m'a soulagé... Ne serait-ce qu'être venue pour voir Ylda et Amerawrdr... Mais surtout d'avoir prété une oreille attentive et de ne pas m'avoir jugé...
C'était bien la première fois... depuis la mort de mon père... que..."


Quelqu'un n'avait pas essayé de chercher dessous l'histoire pour le comprendre réellement. Qu'une personne se souçiait de lui d'une autre manière qu'obligatoire. Au fond, Wotan s'était soucié de l'ancien mercenaire, que parce qu'il y était obligé... Parce que le trentenaire était légalement son tuteur... Que par respect et promesse envers Caradoc Dearborn. Pas parce qu'il se souçiait du jeune homme.

Cependant, plus le Diable du Carnage regardait derrière sa longue frange les yeux de sa protégée, plus une conviction germait dans son esprit.
Il manierait toujours une arme ou des baguettes, il continuerait toujours à exercer son travail illégal. Mais... Plus jamais... plus jamais l'adolescent tuerait, sauf s'il était dans une circonstance spéciale... Cela, il s'en fit la promesse intérieure.

Après quelques instants, l'adolescent ramena ses bras vers lui, tout en s'exclamant :

"... On ferait mieux de rentrer à Poudlard... Si ces somnifères ambulants ne te voyent pas demain matin, ça va être la panique.
Mais pour rentrer... Mieux vaut passer par chez moi. Le seul soucis est qu'il faudrait trouver une bouche de métro pour qu'on puisse y aller..."
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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Dim 17 Juil - 14:15

Sarah faisait de gros efforts pour dire les bons mots, et éviter ainsi de se prendre un quelconque regard noir ou une remarque cinglante. Mais à la manière de la belle et de la bête, elle l'attendrissait lentement mais sûrement, toutefois seulement à son égard. L'homme ne serait sûrement pas aussi calme vis-à-vis d'autres personnes, excluant bien entendu Ylda et Amerawrdr. Avec tout ça, Sarah en avait oublié de sécher les larmes qui coulaient encore sur ses joues, en même temps ses mains étaient occupées... Elles tenaient toujours celles du Serpentard, mais ce n'était pas à sens unique, puisque Rutsuku les tenait également. Si ce moment était parfait aux yeux de Serah, il était peut-être trop précipité pour penser à jouer les romantiques, surtout que connaissant Rutsuku — et elle ne le connaissait qu'un peu sans aucun doute — il ne valait mieux pas jouer à ce jeu-là, pas maintenant. Pourtant les paroles de Sarah semblèrent alors l'effet escompté : le Serpentard réalisa peut-être qu'elle avait raison après tout, et dans ses réflexions, il dut se rendre compte qu'il se devait de la remercier. Ah mais dire merci, pour Rutsuku Fushin, c'était comme s'estimer faible non ? Alors c'était impossible, ou terriblement difficile. Et pourtant Rutsuku comptait bien faire cet effort ne serait-ce qu'une fois pour lui prouver qu'il lui était reconnaissant d'avoir été présente.

Avant de le faire cependant, le jeune homme expliqua pourquoi il n'appréciait pas les remerciements ou même les demandes de pardon. Il trouvait que c'était sans intérêt et surtout sans sens profond, qu'il valait mieux remercier quelqu'un via des gestes par exemple. Bien que Sarah se demanda comment on pouvait clairement remercier quelqu'un avec des actes, outre qu'en rendant des services par exemple, elle ne posa pas la question de crainte de paraitre idiote mais aussi de couper le fil de ses pensées. Toutefois même si Rutsuku pensait tout cela, il ne pouvait pas décemment la remercier avec des gestes dans cet endroit. Il se permit donc de simplement faire usage de la parole, mais il prit quand même son souffle avant... Sarah sourit, consciente de l'effort pratiquement surhumain dont il faisait preuve seulement pour lui faire plaisir mais aussi pour être franc avec elle. Peut-être parce qu'elle l'avait été aussi ? Et enfin il prononça ces simples mots qui pourtant pour Sarah n'avaient rien de sorcier. Il la remerciait d'avoir été là pour lui ce jour-là, et malgré elle, en entendant l'étudiant dire ça, un doux sourire s'afficha sur son visage, d'autant plus lorsqu'il apposa gentiment une main contre sa joue comme pour chasser les larmes qui y coulaient encore sans même qu'elle ne s'en rende compte, trop concentrée sur ce que Rutsuku pouvait bien lui dire.

Elle aurait put lui dire que ce n'était rien mais elle n'en dit pas mot, ne voulant pas saccager ce moment avec des paroles inutiles. Sarah se contenta donc juste de sourire pour lui répondre comme quoi elle avait bien reçu ses mots et qu'elle saisissait le sens. Certes elle aurait voulu que ce moment-là ne se termine pas mais au vu de l'endroit où ils étaient, ils allaient devoir s'en aller rapidement : il faudrait rentrer à Poudlard. Mais avant ça, Rutsuku rajouta une chose. Dans un élan de confidence, il lui disait qu'il avait été fortement soulagé par sa présence ne serait-ce que pour aller rencontrer Ylda et Amerawrdr, pour aller au chevet de ce dernier. Elle avait été une oreille attentive et elle ne l'avait pas jugée... et dire que les premières fois qu'ils s'étaient croisés, il la traitait d'idiote parce qu'elle était trop gentille. Mais c'était bien sa gentillesse et son grand coeur qui lui permettait de l'aider, non ? Il commença une phrase qu'il ne termina pas, mais Sarah tenta d'imaginer la fin en se disant que, peut-être, depuis la mort de son père, c'était la première fois qu'il s'ouvrait à quelqu'un de la sorte. Ou alors que c'était la première fois qu'il s'attachait à quelqu'un. Qui sait, elle ne le saurait peut-être jamais... De toute façon, Rutsuku redevint lui-même en disant qu'ils allaient devoir retourner à Poudlard. Ce serait la panique sinon mais pour ça, ils devraient aller chez lui.

- Je ne sais pas où on pourrait en trouver une... Je ne sors pas très souvent quand je suis chez moi.

Ce n'était pas que Sarah ne voulait pas sortir, c'était surtout que vu sa fragilité flagrante avec son comportement trop gentil, elle pourrait avoir des ennuis à se balader seule dans les rues de Londres. Rutsuku devait probablement le savoir mais ce n'était pas en restant ici qu'ils allaient pouvoir trouver quoi que ce soit, si bien qu'ils se remirent en route pour tenter de dénicher cette bouche de métro. Sarah n'avait jamais prit le métro, mais à son âge, elle savait quand même ce que c'était. Ses parents ayant chacun leur voiture et même une moto en plus, ils avaient largement de quoi voyager sans devoir s'enquiquiner du métro à payer. Alors qu'ils marchaient, et qu'elle lui tenait volontairement une main pendant la marche, elle se mit à réfléchir à plusieurs choses. Comme par exemple comment ils allaient faire pour sortir de Poudlard de le samedi. Il lui tardait déjà de pouvoir rencontrer Amerawrdr mais aussi de pouvoir revoir Ylda, cette charmante jeune femme assez... spéciale comme elle avait dit ! La question lui trottina dans la tête alors qu'ils marchaient non pas à l'aveuglette puisqu'elle jugeait que Rutsuku savait où il allait. Elle scrutait les rues à la recherche de personnes douteuses. Mais ils n'étaient pas non plus à côté de l'allée des embrumes, alors pas besoin de devenir paranoïaque. Pour couper court au silence, Sarah reprit la parole.

- Comment va-t-on s'y prendre pour Samedi ? J'ai déjà hâte d'y être !
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Rutsuku Fushin
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Dim 17 Juil - 23:08

Il n'était pas faux d'annoncer haut et fort que seul la Serdaigle le changeait... presque dans le meilleur sens du terme, par rapport à ce qu'il était habituellement. Si Dumbledore ou un autre de ces professeurs verraient ces changements, il était clair qu'ils n'en croiraient pas leurx yeux... Ou alors qu'ils profiteraient de cette découverte pour le manipuler pour aller en cours. Et, le pire, il y aurait une très forte probabilité que Rutsuku accepte. Être enfermé dans une salle de classe, ressentir en lui toutes ces émotions et ces sentiments en lui, perdre complètement la tête avec ces informations parasites, subir même son pouvoir de psychométrie... Si c'était pour protéger Sarah, pour tenir sa promesse envers elle... Il le ferait. Après tout, les promesses étaient faites pour être tenues et c'était la meilleure chose que savait faire le Serpentard.

Le sourire que Sarah avait fait lorsque l'ancien chien de guerre l'avait remercié avec des mots l'étonnait intérieurement. Vraiment, même s'il venait de faire cet effort, il n'arrivait pas du tout à voir en quoi cela pouvait satisfaire une personne. Quand on rendait un service, on le rendait par un autre service. C'était tout bête. Pour chaque chose reçue, il y a un prix à payer... Parfois cher, parfois égal à la valeur de départ. C'était pareil pour le pardon... On agissait de sorte qu'on cherchait les excuses.
Comme, au fond de lui-même, le clone cherchait à s'excuser pour tout ce qu'il avait fait. Comme s'il cherchait, non pas à justifier ses actes, mais à les rectifier. Et, c'était peut-être dans cette optique là qu'il était devenu un enfoiré qu'il détestait plus que tout. Il était devenu un de ces putains de salauds pour mieux les combattre. Qu'il avait plongé dans les Ténèbres les plus visqueuses pour mieux lutter contre elles, à arme égale. Même s'il perdait peu à peu les seules choses qui le rendaient un tant soit peu humain... Ou une copie des humains, en devenant davantage un monstre à l'apparence humaine.

Enfin, c'était ce qu'il faisait jusqu'à qu'il rencontre cette colombe. Cette colombe illuminée lui avait donné une faible flamèche dans ce noir terrorisant.

Une fois encore, il prit la main de la jeune fille et se mit à marcher. Trouver une de ces fichues bouche d'égoûts. Et, bien évidemment, il n'y avait rien pour indiquer le chemin. Bien évidemment, le Diable du Carnage pouvait très bien utiliser son pouvoir de psychométrie mais.. Il ne voulait aucunement l'utiliser en face d'elle. Hors de question qu'elle sache qu'il avait un pouvoir particulier. Cela, il se le jurait intérieurement. Ce pouvoir ne lui apportait que des ennuis les plus insupportables et des souffrances exécrables. Puis, il ne voulait pas que Sarah pense qu'il était resté avec elle simplement parce qu'il avait ressenti, une seule fois, son désespoire profond. Ni même qu'habituellement, son pouvoir ne marchait pas sur elle et qu'il ne recherchait que du réconfort. L'élève le plus misanthrope de tout Poudlard voulait simplement qu'elle sache qu'il restait vers sa compagnie non par devoir, ni par réconfort... Mais simplement qu'il le voulait, rien de plus.

Alors, quand il entendit la Serdaigle qu'elle ne sortait pas souvent de chez elle, l'Humoculus ne s'était pas retenu de lui dire :

"Londres n'est pas une ville aussi mal-famée dans la journée. Normalement, tu ne risques rien, surtout si tu ne t'aventures pas dans les ruelles. Mais, la nuit, ça dépend largement dans quels quartiers tu traînes. Des quartiers comme Tottenham, Marylebone ou la Soho sont très mal réputés, tandis que Chelsea, Belgravia ou Picadilly Circus sont, au contraire, très sécurisés."

Inutile de dire d'où venait ces réputations, ça serait du gaspillage de salive pour rien.

"Après, il est clair que la sécurité n'est pas la même... Chelsea et Belgravia sont les quartiers richards par excellence.
J'ai d'ailleurs un appartement privé à Belgravia et c'est là-bas qu'on va."


Là, il s'attendait à être bombardé de questions sur comment il habitait un quartier de millionnaires en tout genre ; après tout, tout le monde à Londres savait que ce quartier avait des prix exhorbitants. Bien évidemment, Rutsuku lui répondrait avec un gros bobard. Il était inutile de préciser qu'il avait utilisé son pouvoir chez l'ancien propriétaire et qu'il l'avait eu gratis.

Finalement, au bout de quelques minutes, ils trouvèrent enfin du bouche de métro. Bien évidemment, il était inutile de préciser qu'ils descendirent. Bien entendu, c'était toujours glauque et froid dedans, à plus forte raison la nuit, à tel point qu'il vérifia toujours si sa protégée tenait bien sa main. Puis, l'adolescent regarda le plan, histoire de se diriger, et alla vers les portelles d'entrée. Enfin, il lâcha temporairement la main de l'adolescente, pour récupérer son porte-feuille et y dégotter deux tickets de métro.

C'était à ce moment précis que Sarah avait demandé sur comment faire pour la visite de Samedi. Alors que le Serpentard rangeait le porte-feuille et tendait un ticket vers la Serdaigle, il répondit le plus calmement du monde.

"Si tu as l'autorisation d'aller à Pré-Au-Lard, vu qu'il y a une sortie ce samedi toute la journée, tu m'attends vers les Trois Balais vers les 10 heures... Enfin, si je ne suis pas encore présent.
Sinon, si tu n'as pas l'autorisation, tu m'attends dans la bibliothèque, à l'endroit où on s'est rencontré la première fois. On avisera par la suite."


Entre-temps, ils étaient arrivés à la gare d'un métro. D'ailleurs, par chance, un métro venait juste d'arriver devant eux. Ils s'installèrent sur des places vides. Précision, le wagon était complètement vide... Peut-être à cause de l'heure tardive. Quoiqu'il en fusse, c'était plus agréable ainsi.

"Sarah... Je... Je peux te demander quelque chose ?"

Si quelqu'un le voyait maintenant, il serait stupéfait de voir un tel changement chez le Serpentard. Cependant, quand ce dernier avait une mauvaise impression, elle se concrétisait toujours. C'était un peu comme un sixième sens extrêmement développé qu'il avait affuté durant ses années de mercenariat. Et quand il avait ce sentiment inquiétant en lui, l'adolescent rebelle essayait par-dessus tout de sécuriser ses arrières.
Comme c'était le cas avec sa question. Et, avec le bruit du métro et comme il était vide, cette conversation serait privée entre eux deux.

Cependant, il avait soudainement une envie de recul... Une sorte de fierté à ne rien demander. Ce n'était pas parce qu'il changeait peu à peu qu'il changeait radicalement... La progression allait lentement, mais surement. Mais, il préférait...

"Non... Rien... Oublie ça..."

Mais, au fond de lui, l'ancien mercenaire avait envie qu'elle continue... Encore une fois, il ne demanderait rien, comme on lui avait toujours apprit de ne rien s'attendre aux autres... De toujours dépendre que de soi-même, pour éviter d'être déçu.
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Sarah Mikltov
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MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Jeu 21 Juil - 7:29

Rutsuku allait sûrement la prendre pour une petite trouillarde maintenant qu'elle avait avouée ne pas sortir souvent, comme si elle craignait tous les coins de rue. Ce n'était pas tout à fait le cas à vrai dire, même si Sarah n'aimait pas spécialement que ces gens la fixent de la sorte ou quoi que ce soit, c'était surtout qu'elle n'aimait pas sortir et en raison de sa fragile apparence, ses parents lui donnaient un couvre-feu très stricte. De toute façon, elle se plaisait largement à rester chez elle. Elle avait de quoi s'occuper et pouvait ainsi éviter de s'ennuyer. De toute façon, elle n'avait pas la facultée de bronzée à cause de sa peau blanche, si bien qu'on ne pourrait pas lui dire de sortir sous le prétexte qu'elle "devait prendre des couleurs". De toute façon si vraiment Sarah serait capable de bronzer, elle ne serait de un pas aussi blanche, et de deux ça lui ferait perdre de son charme. Des cheveux d'un blanc nacre avec une peau basanée, ça ne fait pas bizarre un peu ? Sans doute que ça avait un certain charme en bout de ligne, mais ça ne changeait pas que c'était étrange et de toute façon, Sarah se contentait largement de ce qu'elle avait. Pourtant, Rutsuku tenta de lui parler des quartiers du coin.

Le jeune homme possédait de grandes connaissances des quartiers de Londres mais ça n'étonnait même pas Sarah. Elle se contenta de l'écouter parler alors qu'ils marchaient tranquillement sans trop s'en faire. Il lui racontait que certaines rues n'étaient pas toutes malfamées quand même, quelques quartiers étaient bien sécurisés. Elle l'écoutait question de se renseigner mais elle savait qu'elle ne sortirait pas davantage juste parce qu'il l'aurait renseigné sur la bienfaisance de certains quartiers... Elle n'aimait juste pas trop sortir, elle n'en voyait pas l'intérêt vu qu'elle n'avait pas d'amis et qu'elle était potentiellement vulnérable. Pendant une pause, Rutsuku garda le silence avant de renchérir en disant que maintenant la sécurité n'était plus la même, et que certains quartiers étaient des coins de riches. C'était d'ailleurs dans un de ceux-là qu'ils allaient. Si Sarah haussa légèrement les sourcils en l'entendant dire ça, elle ne le bombarda pas de questions contrairement à ce qu'il pensait. Elle leva juste ses grands yeux écarlate vers son visage comme pour le questionner du regard, mais Sarah ramena rapidement son attention sur l'avant. De toute façon il ne s'occupait déjà plus de ce qu'elle pouvait penser.

Sortant son porte-feuille de sa poche, le Serpentard lâcha sa main pour pouvoir y prendre un ticket qu'il lui tendit. Sarah le cueillit avant de le regarder sous tous les angles, preuve que c'était probablement la première fois qu'elle en voyait un de si proche. Rutsuku répondit dans le même temps qu'elle l'attendrait aux Trois Balais vers dix heures si encore il n'était pas déjà présent lorsqu'elle arriverait. Mais ça, c'était seulement si elle avait l'autorisation d'aller à Pré-Au-Lard — ce qui était le cas. Sinon, elle irait à la bibliothèque où ils s'étaient rencontrés la première fois, et ils verraient ce qu'ils feraient à ce moment-là. Sarah enregistra tout et hocha de la tête. Entre temps, ils attendirent à peine quelques secondes pour que l'imposant wagon de métro se pointe devant eux. Il n'y avait pratiquement personne et tout deux entrèrent pour s'installer sur un siège. Sarah regarda partout autour d'elle en observant un peu la façon dont était fait le métro, elle n'était jamais venu dans un tel endroit si bien que tout était nouveau pour elle. Mais elle fut distraite quand Rutsuku voulu lui demander quelque chose d'une voix bien hésitante. Chose qu'il balaya rapidement en lui disant d'oublier ça.

- Ah non, pas de ça ! Tu as commencé, tu termines.

Si elle faisait mine de paraitre autoritaire avec sa petite bouille boudeuse et ses sourcils froncés, ça ne fonctionnait sûrement puisqu'elle sourit peu de temps après, preuve qu'elle faisait juste ça pour s'amuser. Mais elle pensait sérieusement ce qu'elle venait de dire par contre, ça, ça ne changeait pas. Il avait commencé à parler, il avait demandé, alors il devait finir, parce que maintenant sa curiosité était piqué à vif et s'il ne lui disait pas ce qui n'allait pas, elle allait insister longuement et ça allait devenir vraiment chiant ! Le wagon se mit justement en route, créant un balancement presque agréable avec la vibration des rails. Sarah se leva alors pour vérifier la stabilité et sa propre équilibre avant de se rasseoir comme ça, comme si de rien n'était. Après une telle soirée, elle avait bien hâte de rejoindre son lit, mais en même temps, elle n'en avait pas envie... Poussant un soupir qui pourrait être assimilé à du soulagement, Sarah se laissa doucement tomber sur le côté pour poser son oreille contre l'épaule du Serpentard en gardant ses mains sur ses cuisses, regardant dans le vide en attendant de voir ce qu'il comptait lui demander. De toute façon elle était patiente, mais elle voulait savoir ce qu'il avait à dire !

- Alors... qu'est-ce que tu veux me demander ?
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Rutsuku Fushin
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Pouvoirs: Hacking de Cerveau
Biographie:

MessageSujet: Re: Londres : Petit Moment de Répit   Dim 24 Juil - 11:47

L'adolescent avait vu le regard interrogatif de Sarah lorsqu'il avait dit qu'il habitait un quartier de friqués ; et imbéciles, en passant. Cependant, il ne comptait absolument pas lui répondre sur comment il pouvait habiter un tel lieu... Ou, du moins, lui répondre véritablement. Il ne voulait absolument pas qu'elle sache quoique ce fusse sur son pouvoir particulier et éprouvant. Uniquement parce que ça changerait leur relation. Déjà qu'elle avait changé depuis quelques instants, suite à ses révélations sur diverses expériences et surtout... sa peur de lui-même. Elle l'avait bien prit et l'avait même aidé dans sa dépression passagère.
Mais cela, il était hors de question pour Rutsuku que la Serdaigle le sache. Non seulement que c'était une sorte de fierté qui lui dictait cela... Mais aussi parce qu'il n'avait pas envie que l'adolescente pense qu'il restait avec elle uniquement parce que son pouvoir ne fonctionnait pas sur elle.

Sans compter cette mauvaise impression qui l'avait saisi depuis qu'il était rentré dans le métro. Ce n'était pas un de ses membres qui lui faisait mal, une fois encore ; mis à part la main droite martyrisée qui l'élançait attrocement... C'était comme une alerte en lui, qu'il devait faire gaffe à quelque chose. Il était vrai que, depuis quelques temps, ce sentiment le prenait. Au début, l'ancien mercenaire avait pensé que c'était les évènements du chateau qui lui donnait ces malaises... Alors, pourquoi, même en étant à Londres, ça recommençait ?

Du coup, le Diable du Carnage venait de lui demander un service, avant de lui dire d'oublier. Bien évidemment, il était en face de cette casse-pied agréable au nom de Sarah Mikltov... Bien évidemment, elle ne lui lacherait pas la grappe, la jambe et les baskets tant qu'elle n'aura pas la réponse. Le clone ne poussa qu'un long soupir, mais ne parla absolument pas. Il avait tourné sa tête de telle façon qu'il ne la voyait plus. Au moins, ça pourrait éviter de lui dire cela et qu'il comptait plutôt garder pour lui cette mauvaise impression.

Bien évidemment, l'adolescente s'assit à côté de lui et posa sa tête contre son épaule. Ce geste avait profondément étonné le Serpentard, tellement qu'il bougea sa tête. Heureusement encore que son masque de froideur ne s'était pas encore brisé, il ne l'aurait pas supporté. Réprimant un soupire, mais content intérieurement, il prit l'épaule de la Serdaigle et la colla davantage à lui. Ce fut à ce moment là qu'elle insista.

Cette fois, il poussa de nouveau un soupire. Autant le dire... Puis, une fois qu'on commence, on termine, non ?

"Est-ce que... tu pourrais... me garder des objets ?"

Réprimant une fois encore un énième soupire, il se décala quelque peu de l'adolescente pour fouiller dans sa sacoche, derrière son dos. Il en sortit un vieux cahier noir usé et rapiécé de toute part, son Desert Eagle modifié, la baguette en poigne de loup et quelques documents, dont la photo abimée et usagée qu'elle avait vu quelques heures avant. Cependant, il n'osait pas la regarder. Non, il voulait tout de même gardé un peu de fierté, même si ce n'était qu'en apparence...

"Je ne sais pas comment expliquer ça... Mais j'ai une très mauvaise impression. Et, elles se sont toutes concrétisées jusqu'à maintenant..."

Boulet... Il ne voulait pas dire concernant son malaise... Et il venait clairement de l'avouer. Pourquoi est-ce qu'il était aussi faible face à elle ? Vraiment, c'était une des plus grandes énigmes qui l'irritait intérieurement.
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